L’histoire nous transporte au 25ᵉ siècle avec la famille Rocketfellers : les grands-parents Rose et Rodney, les parents Rachel et Roland, leurs enfants Richie et Rae, sans oublier Rex, leur chien bionique.
Ce qui devait ressembler à de simples vacances se révèle être en réalité une mission de fuite vers une nacelle temporelle. La situation dégénère rapidement lorsqu’un missile frappe leur navette et les force à s’écraser sur une immense étendue glacée. Pour ne rien arranger, des poursuivants à hoverbikes se lancent à leurs trousses.
Alors que la famille tente de rejoindre la capsule temporelle, le drame frappe : la glace cède sous les pas de Rose. Consciente que leurs ennemis approchent, elle se sacrifie pour permettre aux autres de s’échapper. La famille parvient finalement à atteindre la nacelle… mais la vraie question n’est plus où ils vont se cacher, mais quand.

👨👩👧👦 Un concept familial qui rappelle un classique
Dès les premières pages, difficile de ne pas penser aux Fantastic Four. Comme dans la célèbre série de Stan Lee et Jack Kirby, l’aventure repose sur une famille de scientifiques confrontée à des menaces extraordinaires.
Le scénariste Peter J. Tomasi joue justement sur ce mélange : des dangers futuristes et des ennemis puissants, mais aussi des situations familiales plus légères, avec des dialogues ponctués d’humour.
Cependant, après un début très dynamique, le récit ralentit sensiblement. Le premier volume alterne scènes d’action et moments plus calmes destinés à installer les personnages et l’univers. Cette approche permet de poser les bases de la série, mais elle peut aussi donner l’impression que le rythme manque parfois d’intensité pour un lancement.
🎨 Le dessin spectaculaire de Francis Manapul
S’il y a bien un point qui met tout le monde d’accord, c’est le travail graphique de Francis Manapul. Son trait dynamique et détaillé apporte une vraie identité visuelle à la série.
Les planches sont très travaillées, avec une mise en page inventive et fluide qui rend la lecture particulièrement agréable. Les scènes d’action gagnent en impact et les décors futuristes profitent d’une grande richesse graphique.
⭐ Un premier tome prometteur mais encore hésitant
Au final, The Rocketfellers – tome 1 pose les bases d’un univers de science-fiction familiale qui possède de bonnes idées et un potentiel évident. L’histoire intrigue, les personnages sont attachants et les dessins de Francis Manapul constituent un véritable atout.
Reste que le récit prend peut-être un peu trop son temps pour convaincre, ce qui peut frustrer certains lecteurs en attente d’un démarrage plus percutant. La suite devra donc confirmer si la série parvient à pleinement exploiter son concept.
Le comics The Rocketfellers (Tome 1), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 18.50€

