Avec ce tome 7 de Lili-Men, publié aux éditions Ki-oon, la série entre clairement dans une phase de confrontation totale. Big Daddy, figure monstrueuse centrale du récit, lance une attaque directe contre le quartier général de Marsa, déclenchant un carnage immédiat. Les premières pages installent une ambiance suffocante : les agents tombent les uns après les autres, victimes de créatures dont la violence ne laisse aucune place à l’espoir.
Ce début de volume a le mérite d’être efficace. Le danger est immédiat, la menace palpable, et l’auteur ne prend pas de détours pour rappeler que l’univers de Lili-Men reste profondément cruel.

👑 La directrice de Marsa, figure inattendue de charisme
L’un des moments les plus marquants du tome repose sans conteste sur l’entrée en scène de la directrice de Marsa. Alors que Big Daddy et ses fils avancent comme une force destructrice imparable, elle se dresse face à eux… enceinte, proche du terme, mais loin d’être affaiblie.
Cette confrontation fonctionne étonnamment bien. La directrice impose une autorité naturelle et une présence rare dans la série. Son calme, son assurance et sa détermination renforcent instantanément son impact. Le contraste entre son état et la brutalité de l’ennemi accentue encore la tension, offrant l’un des passages les plus mémorables du volume.
Malheureusement, cette séquence ne dure qu’un temps limité. Une fois ce face-à-face amorcé, le récit change rapidement de focale.
🧠 Une narration toujours trop éclatée
Après ce moment fort, Lili-Men tome 7 bascule vers l’intérieur du bâtiment de Marsa, où les combats se multiplient. C’est ici que le volume montre ses limites. La narration devient confuse, multipliant les points de vue et les personnages secondaires sans réelle mise en valeur.
Certaines créatures, comme cette entité amorphe capable de dissoudre les corps, apportent une dimension horrifique intéressante sur le papier, mais l’enchaînement rapide des scènes empêche toute montée dramatique durable. Le lecteur peine à s’attacher aux personnages impliqués, dont beaucoup manquent encore de caractérisation claire.
🧍♂️ Nito, un protagoniste qui peine à s’imposer
Nito, censé incarner un pilier émotionnel du récit, reste malheureusement l’un des points faibles de la série. Dans ce tome 7, malgré des enjeux importants et une confrontation directe avec l’un des fils de Big Daddy, le personnage peine toujours à susciter un véritable attachement.
Ses réactions, ses choix et sa place dans l’intrigue manquent de relief, ce qui réduit l’impact des scènes censées être décisives. La situation avance, certes, mais sans provoquer l’implication émotionnelle attendue pour un septième volume.
⚖️ Un récit qui avance, mais sans véritable déclic
Il faut néanmoins reconnaître à ce tome une qualité : l’histoire progresse. L’invasion est freinée, les affrontements posent les bases d’un conflit plus large, et le statu quo n’est pas de mise. Le récit ne stagne pas, ce qui est appréciable à ce stade de la série.
Cependant, malgré quelques fulgurances, Lili-Men peine toujours à se détacher de certaines influences trop visibles. L’ombre de séries comme Tokyo Ghoul plane encore lourdement, tant dans les thématiques que dans la construction de l’univers.
🩸 Un tome spectaculaire mais encore déséquilibré
Lili-Men tome 7 propose des scènes marquantes, une violence assumée et un univers toujours aussi sombre. Pourtant, l’ensemble reste inégal. Entre personnages peu mémorables, narration parfois brouillonne et protagoniste principal peu engageant, la série n’atteint pas encore le niveau émotionnel espéré.
Un volume qui avance les pions, mais qui laisse toujours en suspens une question centrale : Lili-Men parviendra-t-il enfin à affirmer une identité forte et durable ?
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