Punisher : Soviet – Un récit bien loin des autres comics Marvel…

Le Punisher apprend qu’il est redouté par la mafia russe suite à des expéditions punitives qu’il n’a pas commises. Frank Castle mène alors l’enquête et rencontre son pendant soviétique. Le début d’une belle amitié ?

New- York. Dans une planque qui appartient à Prochenko, un maffieux russe qui n’a cessé de prendre de l’importance, tout simplement parce qu’il a fait des tas de merdes que les autres ne faisaient pas. C’est comme ça qu’il a fini par bouffer un paquet de terrain aux italiens, aux dominicains et tutti quanti… Frank Castle lui présente des additions depuis cinq ans. Aller dégommer une dizaine de ses hommes à Moscou n’a pas été un problème, pas plus qu’à Vladivostok, d’ailleurs.

Mais le truc, c’était surtout de couler un de ses navires, à Sovetskaïa. Traverser le Pacifique pour rayer de la carte d’Amérique centrale son principal fournisseur, tombé d’un transporteur à 30 000 pieds d’altitude, ne fut pas non plus un souci. Mais le truc, c’était de cramer par la même occasion une demie-tonne de coke… Cinq ans à lui pourrir son business. Alors Prochenko blanchit depuis son sale fric à vitesse grand V. Ça sent le mec qui va se retirer des affaires, avec trois fils élevés comme des pitbulls pour prendre sa relève.

Mais ça ne marche pas comme ça avec le Punisher. Le voici donc entouré de cinq cadavres russes. Du boulot propre. Un seul type de munitions. Calibre 7.62. La plupart des balles ont atteint leur but. Une rafale pour allonger les cibles, une plus courte pour celui qui s’enfuit et on finit par la tête. Mais le truc, c’est que cette fois-ci, Castle arrive un peu tard : ce n’est pas lui qui a nettoyé le secteur…

Retour de Garth Ennis (The Boys, Crossed) sur son personnage fétiche ! Il est accompagné par Jacen Burrows (Providence, Moon Knight) avec qui il livre un récit en forme de numéro d’équilibriste, entre décharges de violence et moments intimistes pleins d’émotions.

Le Punisher, c’est le Punisher, nous connaissons tous bien Franck Castle et son petit penchant pour la destruction et le massacre, mais quand Garth Ennis qui écrit le scénario, prend les rênes d’une histoire avec notre héros, le spectacle promet d’être grandiose…

Et il faut dire que quand Garth Ennis est aux manettes, l’univers de Franck Castle s’est vraiment une autre dimension, après ne soyez pas étonné notre anti-héros Marvel est toujours sans pitié et celui-ci traque toujours les criminels pour les descendre, plus violent, plus cruel, mais anti-héros plus humains, beaucoup plus humains !

Et cette histoire est l’occasion de traiter sous couverture des comics l’occupation soviétique en Afghanistan, avec bien évidemment en ligne de mire les États-Unis ! Ce récit est passionnant nous confrontant à un Frank Castle et son alter ego soviétique et l’horreur de la guerre, un récit bien loin des autres comics Marvel et de leurs ambiances, un récit violent qui ne conviendra peut être pas aux habités de l’univers Marvel, mais un récit qui met KO par sa justesse et qui ne vous laissera surement pas indifférent !

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