Après des débuts mouvementés, Suicide Red poursuit son exploration d’un univers post-apocalyptique où chaque expédition peut tourner au cauchemar. Dans ce deuxième tome publié chez Ki-oon, Madoka et Kid franchissent une nouvelle étape en réussissant l’examen des nettoyeurs. Leur intégration officielle à l’escouade Manabe leur ouvre alors les portes d’une mission autrement plus ambitieuse, qui pourrait bien apporter des réponses aux questions entourant la disparition du grand-père de notre héroïne.
Entre affrontements contre des créatures monstrueuses, découverte d’un mystérieux groupe et nouvelles explorations souterraines, Harimaru fait avancer son intrigue à un rythme soutenu. Un deuxième volume efficace, qui privilégie l’action et les révélations, quitte à laisser certains personnages encore un peu dans l’ombre.

🐉 Une mission officielle qui réserve de nombreuses surprises
Malgré sa dangereuse incursion dans la zone rouge, Madoka a prouvé sa valeur lors du combat contre l’hydre. Sa contribution à l’élimination de cette créature lui permet, avec Kid, de réussir l’épreuve des nettoyeurs et de rejoindre officiellement l’escouade Manabe.
Mais à peine cette étape franchie, les deux jeunes recrues se voient confier une mission particulièrement délicate. Après la découverte d’un monstre aussi redoutable dans les souterrains, la direction de l’Agence spéciale de reconstruction décide de mobiliser le groupe pour accompagner une nouvelle expédition collective. Il leur faudra assister les unités engagées sur le terrain tout en récoltant des informations sur ce qui se cache sous la surface.
Pour Madoka, cette mission représente surtout une occasion de découvrir ce qui est arrivé à son grand-père disparu. La jeune femme espère enfin trouver un indice capable de la rapprocher de son objectif, mais elle est loin d’imaginer ce que cette nouvelle exploration va lui révéler.
🕳️ Des souterrains qui cachent un inquiétant secret
La première partie du tome se concentre sur cette expédition et permet à Harimaru de faire progresser son récit assez rapidement. Une fois revenus sur le lieu où l’hydre a été éliminée, Madoka et ses compagnons découvrent plusieurs éléments troublants.
Les parois des souterrains ne semblent pas naturelles et, plus inquiétant encore, la carcasse de l’hydre a mystérieusement disparu. Ces anomalies laissent penser qu’une intervention extérieure a eu lieu. Quelqu’un aurait donc agi dans ces profondeurs, mais dans quel but ?
Cette découverte ouvre une nouvelle piste narrative particulièrement intrigante. Un groupe aux intentions obscures commence à se dessiner, sans que l’on sache encore ce qu’il cherche à accomplir ni quelle place il occupe dans cet univers.
J’ai apprécié la manière dont ces indices viennent élargir progressivement le cadre de l’histoire. Les souterrains ne sont plus seulement un terrain dangereux peuplé de monstres : ils deviennent le théâtre d’événements qui semblent cacher une vérité bien plus vaste.
L’enquête prend également une tournure personnelle pour Madoka. Les découvertes réalisées pendant la mission lui apportent des éléments concrets concernant son grand-père, avec des révélations susceptibles de bouleverser ses certitudes. Le récit n’attend donc pas plusieurs volumes avant de faire évoluer son intrigue, ce qui donne à cette suite un dynamisme appréciable.
⚔️ Madoka et Kid repartent à l’aventure
Les informations recueillies ne suffisent évidemment pas à répondre à toutes les questions. Poussés par leur volonté de comprendre ce qui se trame sous terre, Madoka et Kid finissent par reprendre le chemin des souterrains, quitte à s’affranchir une nouvelle fois des règles établies.
Cette dernière partie du volume relance efficacement l’action. La curiosité de Madoka se transforme peu à peu en une véritable détermination, alimentée par sa colère et son besoin d’obtenir des réponses. Kid l’accompagne dans cette quête, et leur duo reste le principal moteur de l’aventure.
Les péripéties s’enchaînent avec suffisamment d’intensité pour maintenir l’intérêt jusqu’aux dernières pages. L’univers post-apocalyptique conserve son attrait, notamment grâce à ses environnements souterrains inquiétants et à ses séquences de combat nerveuses.
Harimaru sait ainsi entretenir la curiosité sans perdre trop de temps dans des développements qui freineraient la progression de l’histoire. Cette efficacité constitue l’une des principales qualités du tome, même si elle se fait parfois au détriment de l’approfondissement des personnages secondaires.
🏫 Une parenthèse scolaire plus légère
Entre deux explorations dangereuses, le manga s’accorde également une pause avec un passage consacré à la vie scolaire. Madoka et Yui doivent se plier aux examens, rappelant qu’elles restent des élèves malgré les responsabilités et les dangers auxquels elles sont confrontées.
Kid, de son côté, trouve le moyen de s’introduire dans l’établissement, apparemment davantage par curiosité que par nécessité. Cette séquence permet de relâcher momentanément la pression et d’introduire Chiharu, un nouveau personnage dont le rôle pourrait prendre de l’importance par la suite.
L’humour adopté ici risque toutefois de diviser les lecteurs. Harimaru mise notamment sur des gags scatologiques, qui contrastent assez franchement avec l’atmosphère inquiétante du reste du récit. Certains apprécieront cette rupture de ton, tandis que d’autres pourront trouver ces plaisanteries dispensables.
Cette parenthèse n’est pas désagréable en soi, mais elle apparaît moins convaincante que les passages consacrés aux mystères des souterrains et à la progression de Madoka.
⭐ Verdict : un deuxième tome rythmé qui fait avancer l’intrigue
Avec ce deuxième volume, Suicide Red confirme son efficacité en matière d’action et de suspense. L’expédition dans les souterrains permet d’introduire de nouvelles questions, de faire apparaître un groupe mystérieux et de rapprocher Madoka d’une vérité qu’elle cherche désespérément à découvrir.
J’ai apprécié le rythme de lecture, les environnements post-apocalyptiques et les combats qui ponctuent l’aventure. L’histoire progresse rapidement et ne se contente pas de répéter les événements du premier tome. Les découvertes concernant les profondeurs et le passé du grand-père de Madoka donnent notamment envie de poursuivre la série.
La principale réserve concerne le développement des personnages secondaires, qui restent encore assez peu marquants malgré quelques tentatives pour leur donner davantage de consistance. La parenthèse humoristique à l’école pourra également ne pas convaincre tout le monde.
Ces limites n’empêchent toutefois pas le manga de remplir son objectif : proposer une aventure dynamique, immersive et suffisamment mystérieuse pour entretenir l’envie de découvrir la suite.
Suicide Red tome 2 est donc une lecture divertissante et nerveuse, qui développe son univers tout en faisant progresser son intrigue plus rapidement que prévu. Madoka se rapproche de réponses importantes, mais les découvertes réalisées dans les souterrains soulèvent déjà de nouvelles interrogations.
Le manga Suicide Red (Tome 2), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

