La vengeance de Köinzell entre dans une nouvelle phase ! Publié aux éditions Ki-oon, ce quatrième tome d’Übel Blatt conduit notre semi-elfe au cœur du château du comte Schtemwölech, où l’attend l’un des hommes responsables de sa trahison. Après avoir infiltré sa forteresse, Köinzell peut enfin affronter celui qui fut autrefois son compagnon d’armes. Un duel qui promet son lot de violence, de révélations et de nouvelles surprises.
Avec ce volume presque entièrement consacré à cette confrontation, la série mise sur une action omniprésente et sur l’évolution des capacités de son héros. Mais si le combat tient ses promesses, certains personnages secondaires continuent de peiner à trouver leur place.

🩸 Un premier héros à abattre : la vengeance de Köinzell
Le cœur de ce quatrième tome repose sur l’affrontement entre Köinzell et Schtemwölech. Autrefois liés par les armes, les deux hommes se retrouvent désormais dans des camps opposés. Le comte fait partie des Sept Héros, ces figures que Köinzell tient pour responsables de son funeste destin.
La confrontation possède donc une dimension personnelle qui dépasse le simple duel entre deux combattants. Schtemwölech tente de s’appuyer sur leur passé commun, mais Köinzell n’est plus disposé à laisser ses anciens liens entraver sa vengeance. Pour lui, les actes commis ne peuvent être effacés par de vieux souvenirs d’amitié.
J’ai apprécié cette opposition, qui permet de rappeler la profondeur de la rancœur de Köinzell et la détermination qui guide son parcours. Notre héros ne cherche pas à obtenir des excuses ni à renouer avec ceux qui l’ont trahi : il veut que ses anciens compagnons répondent de leurs actes.
Ce combat réserve également plusieurs surprises, notamment grâce à de nouvelles aptitudes dévoilées par le semi-elfe. Ces capacités enrichissent les possibilités du personnage et laissent entrevoir des perspectives intéressantes pour la suite de son périple.
⚔️ De l’action presque sans interruption
Ce quatrième volume consacre l’essentiel de ses pages à la bataille contre Schtemwölech. Les affrontements s’enchaînent, ponctués de découvertes et de retournements de situation qui viennent régulièrement relancer la confrontation.
Certes, consacrer près de 190 pages à la tentative de vaincre un seul adversaire peut sembler un peu long. Le récit prend son temps pour développer le duel et multiplier les étapes qui conduisent à son dénouement. Certains lecteurs pourront donc ressentir une légère impression d’étirement.
Pour autant, je ne me suis pas ennuyé. Les différents échanges, les surprises et les nouvelles possibilités offertes à Köinzell entretiennent suffisamment l’intérêt pour que l’affrontement conserve son dynamisme. L’enjeu n’est pas seulement de savoir qui sortira vainqueur, mais aussi de découvrir jusqu’où notre héros est capable d’aller pour accomplir sa vengeance.
L’action constitue clairement le principal moteur de ce tome, et les amateurs de combats brutaux devraient y trouver leur compte. L’histoire avance moins sur le plan global de l’intrigue, mais elle donne à ce face-à-face une place importante dans le parcours de Köinzell.
😤 Altea et Peepi, toujours en retrait
Tout n’est cependant pas aussi convaincant du côté des personnages secondaires. Vido, Peepi et Altea accompagnent Köinzell dans cette partie de son aventure, mais leur présence peine parfois à enrichir réellement le récit.
Altea manque encore d’impact sur le déroulement de l’histoire. Malgré les occasions qui pourraient lui permettre de jouer un rôle plus décisif, elle reste trop souvent en retrait. On aimerait la voir participer davantage aux événements, prendre des initiatives et peser sur les décisions du groupe.
Le cas de Peepi est également frustrant. Ses réactions restent largement dominées par les pleurs et l’inquiétude, au point que ses interventions finissent par se répéter. À force, le personnage peine à se distinguer autrement que par cette attitude.
C’est dommage, car un meilleur équilibre entre les protagonistes aurait donné davantage de relief à l’aventure. Alors que Köinzell bénéficie d’un affrontement développé et de nouvelles capacités, ses compagnons disposent de moins d’occasions pour évoluer ou démontrer leur utilité.
Heureusement, ces limites ne suffisent pas à gâcher le plaisir de lecture. Le duel principal reste suffisamment prenant pour porter l’ensemble du volume.
⭐ Verdict : un tome brutal et prenant malgré quelques longueurs
Avec ce quatrième tome, Übel Blatt poursuit efficacement son récit de vengeance. L’affrontement entre Köinzell et Schtemwölech occupe une place centrale, permettant de revenir sur leur passé commun tout en mettant en avant la détermination et les nouvelles capacités du héros.
J’ai apprécié l’intensité des combats, les surprises qui ponctuent la confrontation et les pistes ouvertes pour la suite. En revanche, le rythme aurait parfois gagné à être un peu plus resserré, tandis que les personnages d’Altea et de Peepi mériteraient davantage de développement pour ne pas rester en marge de l’action.
Malgré ces réserves, ce volume se révèle efficace. Les quelque 190 pages consacrées au duel ne m’ont pas empêché de prendre plaisir à suivre cette étape de la vengeance de Köinzell. L’intrigue progresse à travers cette confrontation, et les nouvelles capacités du semi-elfe donnent envie de découvrir les défis qui l’attendent.
Un quatrième tome généreux en action et en révélations, qui confirme l’intérêt de la série pour les amateurs de dark fantasy et de récits de vengeance, même si tous ses personnages ne bénéficient pas du même traitement.
Le manga Übel Blatt (Tome 4), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

