🎌 Shin Tokyo tome 3 : le centre commercial de l’horreur frappe fort

Avec ce troisième volume, Shin Tokyo poursuit sa descente dans l’horreur absolue. Yomi et ses camarades se retrouvent piégés dans un luxueux centre commercial de Ginza. Derrière les vitrines élégantes se cache une vérité insoutenable : chaque produit exposé est fabriqué à partir de restes humains.

Un sac en cuir, un rouge à lèvres, un gâteau… Tous portent les noms de leurs anciens camarades. La mise en scène est glaçante, jouant sur le contraste entre l’opulence lumineuse des galeries et la barbarie des créations proposées à la vente. L’effet est immédiat : malaise, tension, et une sensation d’étouffement constante.

👑 Antoinette, une antagoniste aussi théâtrale que monstrueuse

Le nouveau bourreau, Antoinette, impose instantanément sa présence. Inspirée de Marie-Antoinette dans son esthétique et sa mise en scène, elle prépare une œuvre macabre : un collier composé de membres humains. Oreille, jambe, bras, langue, tête… Le compte à rebours d’une heure transforme l’arc en véritable jeu de survie sous haute pression.

Ce qui rend Antoinette fascinante, ce n’est pas seulement sa cruauté, mais sa personnalité instable. Sensible aux compliments, capable de basculer d’une posture élégante à une violence déchaînée, elle incarne une menace imprévisible. Shinpei Funatsu réussit à lui donner une aura presque tragique grâce à un aperçu de son passé, sans jamais excuser ses actes.

🩸 Une violence frontale mais cohérente

Comme dans les tomes précédents, la série ne fait aucune concession. Membres arrachés, corps dévorés, trahisons opportunistes : la brutalité est constante. Pourtant, elle s’inscrit dans la logique impitoyable du récit. Ici, la morale n’existe plus. Seule compte la survie individuelle.

Les personnages sont poussés dans leurs retranchements. Certains révèlent leur lâcheté, d’autres une froide détermination. Cette dynamique renforce la tension et donne au volume une intensité presque suffocante.

🎯 Un troisième tome qui confirme la montée en puissance

Ce tome 3 marque un tournant. L’univers gagne en ampleur, les antagonistes en profondeur, et les jeux deviennent toujours plus pervers. Le rythme est maîtrisé, alternant scènes d’action brutales et instants de tension psychologique.

Shin Tokyo tome 3 s’impose comme un volume clé de la série : plus cruel, plus ambitieux, et visuellement marquant. Les amateurs de manga d’horreur assumé y trouveront une lecture sans filtre, dérangeante mais efficace.

L’attente pour la suite risque d’être longue, mais une chose est sûre : la spirale sanglante est loin d’avoir atteint son paroxysme.

Le manga Shin Tokyo (tome 3), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

Marty Supreme – Bande originale double vinyles

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La bande originale du film Marty Supreme comprend la bande originale acclamée de Daniel Lopatin (également connu sous le nom de Oneohtrix Point Never) pour le film de Josh Safdie mettant en vedette Timothée Chalamet, Gwyneth Paltrow, Odessa A’zion et bien d’autres.

La bande originale électronique audacieuse de Lopatin mélange synthétiseurs, maillets, cloches et textures atmosphériques pour refléter l’énergie cinétique, la vivacité et la gamme émotionnelle du film. Publiée par A24 Music sur un double vinyle noir et transparent, cette édition comprend une bande obi japonaise et une affiche double face Koto Endo / Marty Supreme Official Ball, avec un emballage conçu par Special Forces en collaboration avec Lopatin.

Remarquable pour les fans de bandes originales contemporaines innovantes et les collectionneurs de musique de film interactive, la bande originale de Marty Supreme élève l’expérience cinématographique grâce à ses compositions dynamiques et immersives.

Disponibilités :
Fnac 37,99€

📚 Avis manga – The Regalia of the Underdog tome 1 : un shōnen à contre-courant

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Dans The Regalia of the Underdog, tout semble sourire à Tarte. Fils du roi, riche, formé par les meilleurs maîtres, il vise le Tessère, le Test de Sélection du Roi censé désigner l’unique souverain légitime. Convaincu que son statut suffit à garantir sa victoire, il avance avec une arrogance presque caricaturale.

Mais le récit bascule lorsqu’il est défié par Figo, simple fils de forgeron. Ce duel agit comme un électrochoc. L’humiliation est brutale, publique, et marque le véritable point de départ du manga. Là où l’on attendrait une démonstration de puissance, l’auteur choisit la désillusion.

🔄 Un shōnen qui inverse les codes

Ce premier tome se distingue par sa volonté de déconstruire le schéma classique du héros prédestiné. Tarte n’est ni charismatique, ni naturellement talentueux, ni même particulièrement courageux. Il est orgueilleux, souvent ridicule, et accumule les échecs.

Ce choix narratif apporte une fraîcheur bienvenue. Plutôt qu’un parcours initiatique triomphal, le lecteur assiste à une succession de revers. Chaque combat devient une leçon, chaque rencontre un miroir cruel de ses propres limites. Le manga interroge ainsi la notion de mérite : la naissance suffit-elle à légitimer le pouvoir ?

Derrière l’humour et les situations parfois humiliantes, on perçoit un message plus profond : la progression ne repose pas sur le talent inné, mais sur la remise en question.

💥 Des combats spectaculaires et rythmés

Si le propos surprend, l’action reste au cœur du récit. Les affrontements sont dynamiques, riches en effets visuels, et bénéficient d’un trait précis et énergique. La mise en scène donne du souffle aux duels, même lorsque l’issue paraît prévisible.

L’auteur glisse régulièrement des touches d’humour qui accentuent le contraste entre l’image que Tarte a de lui-même et la réalité. Ce décalage renforce l’aspect divertissant du volume. La lecture est fluide, presque « pop-corn », tout en conservant un fil narratif cohérent.

👑 Un anti-héros en devenir

Ce tome 1 pose les bases d’un arc centré sur l’évolution personnelle. Tarte, malgré ses défauts, intrigue. Son ego blessé devient moteur d’un voyage qui pourrait transformer ce prince prétentieux en véritable prétendant au trône.

La prise de risque est réelle : bâtir une série autour d’un protagoniste volontairement antipathique demande un équilibre délicat. Pour l’instant, le pari fonctionne. Reste à voir si la progression saura éviter la répétition des échecs systématiques.

🎯 Verdict

The Regalia of the Underdog tome 1 propose une approche rafraîchissante du shōnen fantasy. En mettant en scène un héritier incapable de répondre aux attentes placées en lui, le manga offre une réflexion intéressante sur la légitimité et l’effort.

Un début prometteur, porté par une énergie visuelle solide et une direction narrative audacieuse. La suite devra confirmer cette ambition pour transformer l’essai et inscrire la série dans la durée.

Le manga The Regalia of the Underdog (tome 1), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.90€

Chainsaw Man The movie : Reze Arc – Bande originale vinyle

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Le nouveau chapitre cinématographique de Kenshi Yonezu prend vie en vinyle. Ce single exceptionnel présente IRIS OUT, le tout dernier hit de Kenshi Yonezu, thème évocateur du film CHAINSAW MAN – THE MOVIE: REZE ARC, classé dans le Top 5 du Billboard Global 200, atteignant ainsi la position la plus haute jamais obtenue par une chanson en langue japonaise. Il est accompagné de JANE DOE, une collaboration puissante avec l’icône de la J-pop Hikaru Utada.

Alliant la production inventive de Yonezu aux voix uniques de Utada, ce morceau marque une rencontre historique entre deux des artistes les plus visionnaires du Japon. La sortie inclut également le hit mondial KICK BACK, certifié platine à l’international, accompagné de nouveaux remixes inédits signés Frost Children et deux autres artistes, chacun apportant une réinterprétation unique de ce morceau à travers leur propre prisme créatif.

Pressé sur un vinyle noir 45 tours, IRIS OUT / JANE DOE est présenté dans une pochette simple élégante avec un insert pliable de 30 x 60 cm comportant une illustration signée Kenshi Yonezu ; un objet indispensable pour les collectionneurs et les fans du son audacieux et inclassable de Kenshi Yonezu.

Disponibilités :
Fnac 24,99€

Avis Manga – ONEIRA : L’ÈRE DES SOUVERAINS Tome 1 (Kana)

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👑 Un retour événement chez Kana

Pour célébrer le lancement de L’ÈRE DES SOUVERAINS, les éditions Kana ont vu les choses en grand. Le tome 1 bénéficie d’une couverture alternative signée Reno Lemaire, l’auteur de Dreamland, et une carte de la Couronne était offerte en précommande. Une mise en avant soignée qui témoigne de l’importance de ce retour.

Bonne nouvelle : il n’est pas indispensable d’avoir lu la première partie de ONEIRA pour comprendre ce nouvel arc. Les lecteurs de longue date savoureront les références, mais l’histoire s’ouvre suffisamment pour accueillir de nouveaux venus.

⚖️ Une intrigue plus politique et religieuse

Le ton change sensiblement. Là où la première partie s’appuyait fortement sur la lutte contre les cauchemars, L’ÈRE DES SOUVERAINS adopte une dimension plus politique et religieuse.

Au cœur de la capitale, l’Ordre vacille. Les Épeires, autrefois glorifiées, sont désormais contestées. Les intrigues de pouvoir se multiplient, et l’ennemi ne se combat plus à coups d’armes, mais à travers manipulations et dogmes.

Arane poursuit sa quête de vérité autour du mystérieux Roi d’en Bas, tandis que Venus tente de maîtriser ses nouveaux pouvoirs avec l’aide d’Ovide Lydie. En parallèle, Saladin explore les Terres Sans Aube, où les révélations pourraient bouleverser les fondations mêmes du royaume.

Le scénario démarre fort, installe une tension immédiate et pose les bases d’un arc plus sombre et ambitieux.

🧩 Une galerie de personnages élargie

Retrouver Arane, Bastione ou Venus procure un réel plaisir. Mais ce premier tome introduit aussi de nombreuses nouvelles figures marquantes : Ovide, Caravage, le Decano ou encore le paladin Alisteir Tancred.

Cette multiplication des acteurs renforce la densité politique du récit. Chacun semble porteur d’un agenda, d’une loyauté ambiguë ou d’un secret enfoui. L’univers gagne ainsi en profondeur, même si certains personnages demandent encore à être développés.

🌍 Un monde qui prend de l’ampleur

L’univers d’ONEIRA s’étend au-delà des frontières connues. Les voyages vers les Terres Sans Aube et les révélations sur le passé de la Couronne ajoutent une dimension historique et mythologique captivante.

Le récit évoque des pans obscurs de l’histoire nationale, sans trop en dévoiler d’emblée. Cette construction progressive nourrit la curiosité et promet des développements majeurs dans les prochains tomes.

🎨 Une direction artistique toujours aussi maîtrisée

Visuellement, la série reste impressionnante. Le trait de Federica Di Meo demeure fin, élégant et particulièrement détaillé. Les décors sont riches, les costumes travaillés et les ambiances parfaitement posées.

Certaines inspirations symboliques, parfois qualifiées de mystiques ou ésotériques, renforcent l’atmosphère sombre et sacrée du récit. Elles participent pleinement à l’identité visuelle forte de la série.

⭐ Verdict

ONEIRA : L’ÈRE DES SOUVERAINS réussit son retour avec un premier tome dense, plus politique et plus mature. L’univers s’élargit, les enjeux se complexifient et la tension monte rapidement.

Entre dark fantasy ambitieuse, intrigues religieuses et direction artistique soignée, ce nouveau départ confirme la place d’ONEIRA parmi les séries fantasy françaises les plus solides du moment.

Le manga ONEIRA : L’ÈRE DES SOUVERAINS Tome 1 (Kana), st disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 8.10€

Zatoïchi : Les Années Daiei Partie 1 – édition Collector

Les origines de Zatoichi – Le bandit aveugle (inédit) : Avant de devenir Zatoïchi, Shintaro Katsu incarne Suginoichi, un bandit aveugle froid et ambitieux, prêt à tout pour s’emparer du pouvoir, au détriment de ceux qui l’entourent… La légende de Zatoichi – Le masseur aveugle : Le masseur aveugle Zatoïchi rend visite à un chef yakuza. Bientôt entraîné dans un conflit avec un clan rival, il se lie d’amitié avec un samouraï malade du camp adverse, tandis que la guerre entre les deux factions devient inévitable. La légende…

Disponibilités :
Fnac 79,99€

🩸 Une édition collector pour Blood-Crawling Princess tome 4

Les éditions Kurokawa ont officialisé la sortie d’une édition collector pour le tome 4 de Blood-Crawling Princess, série qui s’est imposée comme une belle surprise dans le catalogue de l’éditeur. La parution est fixée au 12 mars 2026, en simultané avec l’édition standard.

🎁 Un contenu exclusif pour les fans

Cette version collector comprendra :

  • Le tome 4 en édition classique

  • Deux marque-pages à effet métallisé

  • Un ex-libris exclusif

  • Un poster grand format recto-verso

Un ensemble pensé pour séduire les collectionneurs et accompagner la montée en puissance de la série.

💰 Prix et disponibilité

L’édition collector sera proposée au tarif de 11,95€, soit 4€ de plus que l’édition simple commercialisée le même jour.

Avec cette initiative, Kurokawa confirme sa volonté de soutenir le titre en lui offrant une mise en avant premium, à un prix restant relativement accessible pour une édition enrichie.

Les amateurs de dark fantasy intense et les lecteurs déjà conquis par l’univers de Blood-Crawling Princess auront donc rendez-vous en librairie le 12 mars pour compléter leur collection.

📚 Avis Manga – Colori Colore Creare Tome 4 (Ki-oon)

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Après Aria et Amanchu!, Kozue Amano poursuit l’exploration de son imaginaire avec Colori Colore Creare. Ce quatrième tome confirme l’identité singulière de la série : une fantasy contemplative, portée par la candeur d’Aka et la délicatesse visuelle de l’autrice.

🌬️ Un voyage vers l’inconnu

Suite à la nuit d’Halloween, Aka embarque pour une escapade improvisée avec son parrain, Nero Scuro, à bord d’une moto volante. Leur objectif : découvrir où disparaissent les feuilles mortes de l’île suspendue d’Onobori. Cette quête simple en apparence devient un véritable voyage initiatique lorsqu’ils franchissent le passage du vent et empruntent une route aérienne secrète menant à Néo-Venise.

Ce déplacement géographique marque un tournant subtil dans la série. Jusqu’ici ancrée dans une errance contemplative, l’histoire s’ouvre à une dimension plus aventurière. L’inquiétude de Nodoka, qui alerte la police face à la disparition d’Aka, apporte une tension légère mais bienvenue, sans jamais trahir le ton apaisé propre à l’œuvre.

✨ Entre poésie et élan narratif

Ce tome 4 séduit par sa capacité à équilibrer la douceur du quotidien et le souffle du voyage. L’exploration de Néo-Venise élargit l’horizon narratif et donne le sentiment que le monde d’Aka dépasse désormais les frontières familières d’Onobori. On ressent le vent, l’altitude, la curiosité enfantine face à l’inconnu.

Toutefois, la progression reste fidèle au style de Kozue Amano : rythme lent, dialogues délicats, instants suspendus. Ceux qui apprécient la narration contemplative et les micro-émotions y trouveront un plaisir intact. En revanche, les lecteurs en quête d’une intrigue structurée ou d’un réel crescendo dramatique pourront percevoir une certaine légèreté dans la tension.

🎨 Une identité visuelle toujours aussi raffinée

Graphiquement, le manga demeure un véritable enchantement. Chaque planche fonctionne comme un tableau aérien, mêlant machines volantes, paysages suspendus et architectures inspirées de Venise. Les compositions respirent, les regards traduisent une émotion subtile, et l’ensemble conserve cette fragilité lumineuse propre à l’autrice.

Les interactions entre Aka et les adultes qui l’entourent gagnent en nuances. La relation avec Nero Scuro apporte une dynamique nouvelle, à la fois protectrice et complice, renforçant la dimension affective du récit.

⭐ Verdict

Avec ce quatrième volume, Colori Colore Creare élargit son univers sans renier son essence. L’aventure s’intensifie légèrement, mais la série reste avant tout une expérience sensorielle et poétique. C’est une lecture apaisante, immersive, qui privilégie l’émotion à l’action.

Un tome qui confirme la singularité de Kozue Amano, et qui donne envie de prolonger encore un peu cette parenthèse suspendue entre ciel, vent et imagination.

Le manga Colori Colore Creare Tome 4 (Ki-oon), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

📚 Avis Manga – Oldman Nouvelle Édition Tome 1 (Glénat)

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Glénat Manga poursuit sa mise en avant du travail de Chang Sheng avec une nouvelle édition française de Oldman, série initialement publiée entre 2013 et 2015. Récompensée d’une médaille de bronze aux International Manga Awards 2013, l’œuvre avait déjà connu une première sortie en France chez Kotoji.

Cette réédition en deux volumes doubles bénéficie du même soin que Yan et Baby : grand format 148×211 mm, jaquette métallisée, treize pages couleur, papier de qualité supérieure, traduction fluide de Fabien Quesvin et lettrage propre de Yasmin Govoni. L’objet est élégant, dense (environ 350 pages) et valorise pleinement le travail graphique de l’auteur.

⚔️ Un trio atypique dans un royaume décadent

L’histoire s’ouvre dans les geôles d’un château royal. Billy Oldman, vieil homme mystérieux, annonce à son geôlier son évasion imminente et exige la présence de la Reine. Illusionniste ou véritable mage, il parvient à fuir en emmenant avec lui Rebecca, ancienne “Déesse de la guerre”, amputée de ses quatre membres. Grâce au Docteur Vincent, génial anatomiste aussi brillant que moralement douteux, Rebecca obtient des prothèses aux capacités extraordinaires.

Un an plus tard, le trio vit incognito en donnant de modestes spectacles, préparant en secret une vengeance contre la Reine, souveraine au secret troublant : elle ne vieillit pas. L’arrivée de Neleh, jeune fille excentrique se présentant comme prophétesse et autoproclamée petite amie d’Oldman, vient bouleverser leurs plans.

La première moitié du volume sert principalement d’introduction. Chang Sheng y installe un groupe de protagonistes singulier, chacun doté d’une forte personnalité et de capacités intrigantes. Les scènes d’action — mêlant illusions, combats et démonstrations de puissance — rythment efficacement la lecture. Rebecca impressionne par la brutalité et la précision de ses prothèses, Oldman intrigue par son ambiguïté permanente, tandis que Neleh oscille entre humour décalé et talent réel à l’arc.

👑 Mystères et révélations

La tension narrative repose largement sur les zones d’ombre : qui est réellement Oldman ? Quel est le secret de la Reine ? Quel rôle joue le dénommé Hammer dans le passé de Rebecca ? Et que cache Neleh derrière ses airs fantasques ?

La seconde moitié du tome opère un virage plus explicatif. À travers un long récit centré sur le passé d’Oldman, le lecteur découvre l’origine de sa magie, les fondements de la légende de la Reine et l’importance d’un personnage clé, Owen. Si ces révélations sont claires et structurées, leur concentration casse légèrement le rythme et dilue l’aura de mystère patiemment construite auparavant. Néanmoins, l’écriture reste fluide et conserve un certain dynamisme.

🎨 Une signature graphique affirmée

Graphiquement, Chang Sheng impressionne. Son trait épais et anguleux confère une forte intensité aux regards et aux expressions. Les costumes et décors, inspirés d’une esthétique élisabéthaine, renforcent l’atmosphère sombre et théâtrale. Les scènes d’action, découpées de manière classique mais lisible, gagnent en efficacité grâce à une mise en scène énergique.

Certains visages évoquent des figures connues — Oldman rappelle ouvertement Sean Connery — apportant une dimension presque cinématographique à l’ensemble.

⭐ Verdict

Cette première moitié de série séduit par ses personnages atypiques, son univers mystérieux et surtout par la puissance graphique de son auteur. Malgré une seconde partie plus explicative qui alourdit légèrement le rythme, Oldman intrigue et donne envie de poursuivre l’aventure.

Une réédition qualitative qui permet de redécouvrir une œuvre singulière de Chang Sheng dans des conditions optimales.

Le manga Oldman Nouvelle Édition Tome 1 (Glénat), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 15.95€

Ganbare Goemon Collection (Switch)

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La collection tant attendue est enfin là ! Le premier opus, sorti en 1986, « Go Goemon ! », comprend 13 titres pour Family Computer, Super Nintendo et Game Boy, dont les séries populaires « Yuki Princess Rescue Picturebook » (SFC), « Bizaru Shogun McGenes » (SFC) et 4 premiers jeux. Doté de fonctions pratiques telles que « Rembobinage » et « Sauvegarde/Chargement rapide ».

Il est également équipé de « Miujiku » et « Toramaki » contenant le manuel d’instructions (en anglais)

Disponibilités import :
Playasia 47,10€