Le Mythe de l’Ossuaire : immersion dans l’horreur par Jeff Lemire et Andrea Sorrentino

Publié dans la collection Grand Format Urban d’Urban Comics, Le Mythe de l’Ossuaire – Les Résidents est la troisième incursion de Jeff Lemire et Andrea Sorrentino dans un univers horrifique et psychologique, après Le Passage et Des Milliers de Plumes Noires.

L’histoire se concentre sur dix habitants d’un immeuble, contraints de coopérer suite à des phénomènes surnaturels : invasion de mouches, hallucinations et autres manifestations glaçantes. Ce huit-clos intense mélange tension et horreur dans un cadre urbain oppressant qui cache un passage vers une dimension cauchemardesque.

Une atmosphère pesante et visuellement impressionnante

Andrea Sorrentino, maître du dessin angoissant, exploite ici un style visuel unique, qui combine effets de flou et de contraste pour un rendu presque cinématographique. Son approche, mêlant réalisme et abstrait, amplifie la tension et la confusion.

Les dessins sont ainsi un point fort, capables de capter le malaise grandissant de ce récit complexe. Les fans de l’artiste reconnaîtront son usage astucieux des cadrages et des jeux d’ombre, ce qui renforce l’immersion dans cet univers sombre et inquiétant.

Des thèmes profonds au-delà de l’horreur

Sous la surface horrifique, Lemire introduit des réflexions subtiles sur l’isolement social, le destin et les limites du libre arbitre. À mesure que l’intrigue se dévoile, l’histoire soulève des questions sur la nature humaine et la peur de l’inconnu, explorant comment des individus ordinaires affrontent des événements qui les dépassent totalement. Ce mix de suspense et de thématiques universelles donne au comics une dimension plus profonde, loin des clichés de l’horreur traditionnelle.

Points faibles : rythme lent et complexité narrative

Malgré ses qualités indéniables, Le Mythe de l’Ossuaire – Les Résidents présente certains inconvénients. Le rythme lent et la complexité de l’intrigue peuvent parfois perdre le lecteur. De plus, certains personnages manquent de développement, laissant leurs motivations floues. Cependant, ces choix artistiques peuvent aussi se lire comme une volonté des auteurs de plonger le lecteur dans un labyrinthe de mystères, où l’inconfort fait partie de l’expérience.

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En conclusion

Le Mythe de l’Ossuaire – Les Résidents est une œuvre atypique, faite pour les amateurs de récits d’horreur complexes et cryptiques. Bien que son rythme puisse décourager certains, cette BD fascine par son univers visuel et narratif riche. C’est un incontournable pour les fans de Lemire et Sorrentino, qui continuent d’affirmer leur place dans le monde du comics horrifique.

Le comics Le Mythe de l’Ossuaire – Les Résidents, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 36€

Adaptation de Mass Effect en série : Amazon MGM Studios dévoile des détails sur ce projet attendu

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Après des années d’attente, l’adaptation tant espérée du jeu vidéo Mass Effect en série prend forme chez Amazon MGM Studios. Selon Variety, cette production ambitieuse commence à prendre forme avec la désignation de Daniel Casey en tant que scénariste et producteur exécutif.

Ce dernier, reconnu pour son travail sur des projets tels que le neuvième opus de Fast & Furious, mais aussi sur le film 10 Cloverfield Lane, porte une expérience précieuse pour la réussite de cette série.

En plus de Daniel Casey, plusieurs autres noms prestigieux rejoignent le projet. Karim Zreik de Cedar Tree Productions, fort de son expérience chez Marvel Television avec des séries comme Daredevil et Jessica Jones, apportera son expertise en matière de production. L’équipe s’enrichit également de Ari Arad, producteur des adaptations de Uncharted et Borderlands, ainsi que de Michael Gamble d’Electronic Arts.

Pour plus d’informations sur les adaptations de jeux vidéo en séries, consultez notre article sur les tendances des adaptations de jeux vidéo à la télévision.

De quoi parle la série Mass Effect ?

Bien que les détails de l’intrigue restent secrets, il est certain que la série s’inspirera de l’immense univers de Mass Effect. Le jeu vidéo, lancé en 2007, se déroule au 22e siècle, où le Commandant Shepard doit sauver l’humanité d’une menace extraterrestre appelée les Moissonneurs. La série pourrait suivre cette trame originale ou s’inspirer de l’extension Mass Effect: Andromeda, qui se déroule bien plus loin dans le futur.

La question qui se pose : quel sera le ton de cette série ? Si la trilogie originale plonge dans des dilemmes éthiques profonds et des choix complexes, les créateurs chercheront-ils à retranscrire cette ambiance ou à adopter une approche plus grand public ?

Pourquoi choisir le format série pour Mass Effect ?

Le format série semble plus adapté pour l’adaptation de Mass Effect. En effet, les jeux vidéo de la saga, avec leurs nombreux rebondissements et univers riches, pourraient difficilement être condensés dans un simple film. Le format série permet une exploration plus détaillée de l’univers et des personnages. En outre, la franchise Mass Effect a déjà prouvé sa polyvalence, avec des romans, des comics et même un film d’animation, offrant une base solide pour cette adaptation.

Avec Cedar Tree Productions en charge de la production, le projet bénéficie d’une solide structure pour garantir la qualité de cette nouvelle série très attendue. Pour explorer d’autres adaptations de jeux vidéo, n’hésitez pas à lire notre dernier article sur les séries inspirées de jeux vidéo à ne pas manquer.

Une adaptation dans un contexte favorable

L’essor des adaptations de jeux vidéo en séries n’a jamais été aussi marqué. Après les succès de productions comme The Witcher ou The Last of Us, l’univers de Mass Effect pourrait bien offrir une expérience immersive unique aux fans. En outre, la série pourrait attirer un public plus large, familiarisé avec l’univers à travers les jeux et les autres supports.

Nous attendons avec impatience les prochaines annonces concernant la série Mass Effect, dont la production est supervisée par Cedar Tree Productions et Amazon MGM Studios.

Klaus : La Véritable Histoire du Père Noël selon Grant Morrison

Le comics Klaus, publié par Urban Comics et imaginé par Grant Morrison et Dan Mora, réinvente l’origine de Santa Claus, le dotant d’une histoire aussi fascinante que sombre.

Dans cette version revisitée, le Père Noël n’est pas le personnage bienveillant que nous connaissons, mais un guerrier intrépide et solitaire, luttant contre une société oppressive. À travers cette saga féérique et mythologique, Morrison revisite l’archétype de Santa Claus en le transformant en un personnage complexe et puissant, faisant écho à nos préoccupations contemporaines.

Un Santa Claus héroïque et mythologique

Contrairement à l’image douce et sage du Père Noël, Klaus est un personnage rude, proche de la nature et connecté à un passé ancestral. Grant Morrison imagine un Santa Claus dont les origines plongent dans le folklore nordique et chamanique. Le récit commence dans un village dominé par un tyran qui interdit le jeu et la joie. Face à cet environnement froid et inhumain, Klaus incarne l’esprit de résistance et de générosité. Il devient ainsi un symbole de lutte contre les oppressions et les interdits, incarnant des valeurs positives, de compassion et de résilience.

Une critique sociale et écologique sous-jacente

Grant Morrison utilise Klaus pour explorer des thématiques modernes, notamment l’impact de la consommation excessive et les enjeux écologiques. Dans Klaus and the Witch of Winter et Crisis in Xmasville, Morrison s’attaque au matérialisme et à la société de consommation, personnifiant une entreprise fictive, la « Pola Cola Company », comme une parodie de grandes multinationales. À travers ces récits, Morrison critique la marchandisation des fêtes et la perte du sens originel de la générosité.

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Cette approche permet à Morrison de transformer Klaus en un héros écologiste et visionnaire, combattant des forces qui menacent la planète et la nature. Dans une de ses aventures, Klaus lutte contre la « Reine des Glaces », une entité symbolisant le réchauffement climatique, ce qui ajoute une dimension environnementale au personnage. Morrison montre ainsi que Klaus n’est pas seulement un héros de Noël, mais un mythe vivant, capable de s’adapter aux défis du monde moderne.

Un style visuel remarquable grâce à Dan Mora

Le dessin de Dan Mora est l’un des atouts majeurs de Klaus. Les planches sont riches en couleurs et les contrastes renforcent l’ambiance mythique du récit. Mora parvient à insuffler à Klaus une prestance héroïque et une allure mystique, accentuant ses traits puissants et ses mouvements dynamiques. Le style de Mora s’accorde parfaitement avec le ton épique du récit de Morrison, créant une immersion visuelle intense qui fait de Klaus une expérience visuelle captivante.

Une réinvention qui divise

Malgré ses aspects audacieux, Klaus divise les lecteurs. Certains regrettent le manque de profondeur du scénario, qui reste parfois simpliste malgré l’intention initiale de revisiter le mythe. Cette approche peut déstabiliser les fans de Morrison, habitués à des récits plus métaphysiques et psychologiques. Cependant, pour d’autres, Klaus est un hommage réussi, un mélange de fantasy et d’aventure qui offre une nouvelle vision de Noël, plus brute mais inspirante, qui parle à notre époque.

Klaus de Grant Morrison est bien plus qu’une simple histoire de Noël ; c’est une relecture engagée et inventive de ce que pourrait représenter Santa Claus aujourd’hui.

Le comics Klaus : La Véritable Histoire du Père Noël selon Grant Morrison, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 42€

Little Big Adventure Twinsen’s Quest – édition limitée (PS5)

– Twinsen’s Little Big Adventure vous fait revivre le Little Big Adventure de 1994 comme vous ne l’avez jamais vu : nouvelle direction artistique, musique HD et gameplay amélioré. Twinsen est de retour !

– Expérimentez Twinsun comme jamais auparavant, grâce à des visuels époustouflants dirigés par Paulo Torinno et Didier Chanfray, le créateur original de Twinsen. Des animations fluides, un nouveau système de caméra suivante et des visuels haute résolution jusqu’à 4K donnent vie au monde. -Complétant les visuels, une bande-son remastérisée HD par Philippe Vachey, garantissant que les îles de Twinsun sonnent aussi bien qu’elles en ont l’air.

– Le jeu introduit des commandes analogiques pour un contrôle plus nuancé sur Twinsen, ainsi que de nouvelles capacités telles que l’esquive et le changement d’arme instantané.

Disponibilités :
Fnac 39,99€

Little Big Adventure Twinsen’s Quest – édition limitée (Switch)

(Re)Découvrez le jeu d’action-aventure culte des années 90 dans une version modernisée lorsque Little Big Adventure – Twinsen’s Quest sera lancé sur PlayStation 5 et PlayStation 4 à l’automne 2024 ! Twinsen est de retour dans un remake doté d’un nouveau relooking stylisé et d’un gameplay actualisé.

Combinant une approche nouvelle et le respect du jeu original, Little Big Adventure – Twinsen’s Quest est parfait pour découvrir ou redécouvrir ce chef-d’œuvre du jeu vidéo classique. L’histoire se déroule sur un planétoïde à deux soleils, où quatre espèces vivaient en parfaite harmonie… Jusqu’au jour où le Dr Funfrock, un brillant scientifique, invente le clonage et la téléportation, amenant peu à peu les habitants sous son contrôle total. Armé de votre mystérieuse Boule Magique, qui devient de plus en plus puissante au fil de l’aventure, vous êtes le seul à pouvoir renverser les pouvoirs en place…

Disponibilités :
Fnac 39,99€

Jojo’S Bizarre Adventure : Steel Ball Run (Coffret tome 1 à 12)

1890, en Amérique, la plus grande course du siècle, la « Steel Ball Run » est sur le point de commencer. Les participants doivent chevaucher de San Diego Beach à New York, ce qui équivaut à un périple de 6 000 kilomètres, sans jamais changer de monture ! À la clef pour le grand vainqueur : un prix de 50 millions de dollars ! Bien des aventuriers sont prêts à tout pour une telle somme !

Disponibilités :
Fnac 89,95€

Extrait comics – Conan / Dragonero : Les gemmes d’Aquilonie (Tome 1) chez Panini Comics

Il était inévitable que Conan le Barbare et Dragonero, deux icônes de la bande dessinée fantasy, se rencontrent un jour. De l’Erondár au continent hyborien, découvrez le voyage incroyable du Cimmérien et d’Ian Aranill, sur les traces d’un terrible dragon et des gemmes qu’il a volées…

Extrait comics – Conan / Dragonero : Les gemmes d’Aquilonie (Tome 1) chez Panini Comics

Luca Enoch, Stefano Vietti, Lorenzo Nuti I 192 pages, 30,00 € (édition régulière), 45,00€ (édition collector N&B)

Mayfair Witches : La saison 2 dévoile sa bande-annonce envoûtante avant son retour en janvier 2025 !

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La série Mayfair Witches, basée sur l’univers des sorcières et portée par Alexandra Daddario, reviendra pour une seconde saison le 5 janvier 2025 aux États-Unis sur AMC.

Cette nouvelle saison continue de suivre Rowan Fielding (interprétée par Daddario), une neurochirurgienne aux pouvoirs surnaturels, qui devra affronter le mystérieux Lasher (joué par Jack Huston).

Dans cette saison, Rowan est déterminée à découvrir la véritable nature de Lasher, se demandant s’il est humain ou monstre, et souhaite comprendre comment utiliser ce lien pour accomplir son rôle de guérisseuse. Cependant, face à une tragédie inattendue, elle est contrainte de mettre de côté ses ambitions personnelles pour défendre et protéger sa famille contre de nouvelles menaces.

Le casting de cette saison 2 s’étoffe avec l’arrivée de Ben Feldman (Superstore), dans le rôle de Sam Larkin, un PDG influent dans le domaine de la génétique et ex-petit ami d’une sorcière Mayfair, ajoutant une nouvelle dimension aux enjeux de la série. Parmi les autres acteurs, on retrouvera également Tongayi Chirisa, Ted Levine et Harry Hamlin, ainsi que Alyssa Jirrels (Fatal Attraction) et Thora Birch (Hocus Pocus).

La bande-annonce de cette saison 2 promet une atmosphère toujours aussi mystérieuse, mêlant surnaturel et drame familial, dans un univers envoûtant qui explore les dangers du pouvoir et les mystères de la famille Mayfair. Cette suite s’annonce pleine de rebondissements et ravira les amateurs de fantastique.

Back to Business : Le nouveau film d’action explosif signé 87North !

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Les studios 87North, à l’origine de succès comme Nobody, Violent Night, Bullet Train, Atomic Blonde et The Fall Guy, reviennent avec un film d’action intense : Back to Business.

Ce long-métrage met en scène un casting de haut vol, avec Ke Huy Quan (Oscar pour Everything Everywhere All at Once), Ariana DeBose (West Side Story, Argylle) et Daniel Wu (Tomb Raider, Warcraft).

Le film marque également les débuts en tant que réalisateur de JoJo Eusebio, un expert de l’action et des cascades. Reconnu pour son travail de coordinateur de cascades sur des blockbusters tels que Black Panther, Avengers, la saga John Wick, Matrix Resurrections, et Deadpool 2, Eusebio a également été réalisateur de seconde équipe sur des films comme Birds of Prey. Fort de son expérience, il promet une réalisation au rythme haletant et des scènes de combat percutantes.

Back to Business suit l’histoire de Marvin Gable, un agent immobilier de Milwaukee, qui voit sa vie tranquille basculer en recevant une mystérieuse enveloppe rouge signée Rose, une ancienne collaboratrice qu’il croyait morte depuis longtemps. Rattrapé par un passé sombre, Marvin est entraîné dans un univers de trahison et de tueurs impitoyables, où il est traqué par son propre frère Knuckles, un criminel redoutable et instable. Pour survivre, Marvin devra affronter ses erreurs passées et se confronter à une histoire qu’il n’a jamais pu oublier.

Attendu avec impatience, Back to Business sortira au cinéma le 26 février 2025 et promet de redéfinir l’action avec des séquences spectaculaires et une intrigue prenante.

Minasoko : Kotoyama revient avec une histoire inédite en deux parties !

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Après la conclusion de Call of the Night en janvier dernier, l’auteur Kotoyama dévoile un nouveau projet. Intitulée Minasoko, cette histoire courte en deux parties est publiée dans le magazine Shônen Sunday de l’éditeur Shôgakukan. La première partie, sortie aujourd’hui dans le 50e numéro de l’année, sera suivie par la seconde partie prévue le 13 novembre.

Avec un total de 90 pages pour cette première partie, Kotoyama offre à ses fans des illustrations soignées, incluant plusieurs pages en couleur. Le Shônen Sunday décrit l’ambiance de cette nouvelle intrigue avec une accroche mystérieuse : « J’avais l’impression que si je détournais le regard, j’allais être attaqué. » Un message qui laisse présager une atmosphère captivante et angoissante.

Kotoyama est particulièrement connu pour sa série Call of the Night (ou Yofukashi no Uta), qui s’est achevée au Japon après 20 volumes. En France, cette œuvre est publiée par les éditions Kurokawa, qui en ont sorti 10 tomes. Le 11e tome, très attendu par les fans, sera disponible le 14 novembre avec une édition collector spéciale.

Avant Call of the Night, Kotoyama s’était illustré avec Dagashi Kashi, une série humoristique très appréciée mais qui n’a malheureusement pas encore été publiée en France.

Avec Minasoko, Kotoyama prouve une nouvelle fois son talent pour captiver son public, en proposant une œuvre intense et intrigante. Restez à l’affût pour la suite de cette histoire prometteuse !