📚 Avis Manga – Oldman Nouvelle Édition Tome 1 (Glénat)

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Glénat Manga poursuit sa mise en avant du travail de Chang Sheng avec une nouvelle édition française de Oldman, série initialement publiée entre 2013 et 2015. Récompensée d’une médaille de bronze aux International Manga Awards 2013, l’œuvre avait déjà connu une première sortie en France chez Kotoji.

Cette réédition en deux volumes doubles bénéficie du même soin que Yan et Baby : grand format 148×211 mm, jaquette métallisée, treize pages couleur, papier de qualité supérieure, traduction fluide de Fabien Quesvin et lettrage propre de Yasmin Govoni. L’objet est élégant, dense (environ 350 pages) et valorise pleinement le travail graphique de l’auteur.

⚔️ Un trio atypique dans un royaume décadent

L’histoire s’ouvre dans les geôles d’un château royal. Billy Oldman, vieil homme mystérieux, annonce à son geôlier son évasion imminente et exige la présence de la Reine. Illusionniste ou véritable mage, il parvient à fuir en emmenant avec lui Rebecca, ancienne “Déesse de la guerre”, amputée de ses quatre membres. Grâce au Docteur Vincent, génial anatomiste aussi brillant que moralement douteux, Rebecca obtient des prothèses aux capacités extraordinaires.

Un an plus tard, le trio vit incognito en donnant de modestes spectacles, préparant en secret une vengeance contre la Reine, souveraine au secret troublant : elle ne vieillit pas. L’arrivée de Neleh, jeune fille excentrique se présentant comme prophétesse et autoproclamée petite amie d’Oldman, vient bouleverser leurs plans.

La première moitié du volume sert principalement d’introduction. Chang Sheng y installe un groupe de protagonistes singulier, chacun doté d’une forte personnalité et de capacités intrigantes. Les scènes d’action — mêlant illusions, combats et démonstrations de puissance — rythment efficacement la lecture. Rebecca impressionne par la brutalité et la précision de ses prothèses, Oldman intrigue par son ambiguïté permanente, tandis que Neleh oscille entre humour décalé et talent réel à l’arc.

👑 Mystères et révélations

La tension narrative repose largement sur les zones d’ombre : qui est réellement Oldman ? Quel est le secret de la Reine ? Quel rôle joue le dénommé Hammer dans le passé de Rebecca ? Et que cache Neleh derrière ses airs fantasques ?

La seconde moitié du tome opère un virage plus explicatif. À travers un long récit centré sur le passé d’Oldman, le lecteur découvre l’origine de sa magie, les fondements de la légende de la Reine et l’importance d’un personnage clé, Owen. Si ces révélations sont claires et structurées, leur concentration casse légèrement le rythme et dilue l’aura de mystère patiemment construite auparavant. Néanmoins, l’écriture reste fluide et conserve un certain dynamisme.

🎨 Une signature graphique affirmée

Graphiquement, Chang Sheng impressionne. Son trait épais et anguleux confère une forte intensité aux regards et aux expressions. Les costumes et décors, inspirés d’une esthétique élisabéthaine, renforcent l’atmosphère sombre et théâtrale. Les scènes d’action, découpées de manière classique mais lisible, gagnent en efficacité grâce à une mise en scène énergique.

Certains visages évoquent des figures connues — Oldman rappelle ouvertement Sean Connery — apportant une dimension presque cinématographique à l’ensemble.

⭐ Verdict

Cette première moitié de série séduit par ses personnages atypiques, son univers mystérieux et surtout par la puissance graphique de son auteur. Malgré une seconde partie plus explicative qui alourdit légèrement le rythme, Oldman intrigue et donne envie de poursuivre l’aventure.

Une réédition qualitative qui permet de redécouvrir une œuvre singulière de Chang Sheng dans des conditions optimales.

Le manga Oldman Nouvelle Édition Tome 1 (Glénat), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 15.95€

Ganbare Goemon Collection (Switch)

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La collection tant attendue est enfin là ! Le premier opus, sorti en 1986, « Go Goemon ! », comprend 13 titres pour Family Computer, Super Nintendo et Game Boy, dont les séries populaires « Yuki Princess Rescue Picturebook » (SFC), « Bizaru Shogun McGenes » (SFC) et 4 premiers jeux. Doté de fonctions pratiques telles que « Rembobinage » et « Sauvegarde/Chargement rapide ».

Il est également équipé de « Miujiku » et « Toramaki » contenant le manuel d’instructions (en anglais)

Disponibilités import :
Playasia 47,10€

🧪🎮 Test Dragon Quest VII Reimagined sur Switch 2 : le remake qui modernise un monument du JRPG

⚔️ Un remake ambitieux entre respect et modernisation

Il existe des remakes qui se contentent d’un simple lifting graphique. Dragon Quest VII Reimagined fait un choix plus audacieux : conserver l’âme du monument sorti en 2000 tout en supprimant ses lourdeurs structurelles.

Oui, j’ai adoré l’aventure. Mais je comprends aussi pourquoi certains puristes risquent de grincer des dents. Le jeu simplifie, accélère et guide davantage. L’original était réputé pour sa longueur colossale et son rythme parfois éprouvant. Cette nouvelle version reste dense, mais elle devient bien plus fluide et accessible.

🧩 Une structure narrative toujours aussi unique

La force de Dragon Quest VII repose sur sa construction fragmentée. L’aventure débute sur une île isolée qui semble constituer le monde entier. Rapidement, le joueur découvre que le monde est en réalité morcelé.

Le principe central consiste à retrouver des fragments pour faire réapparaître des terres disparues, puis explorer leur passé afin d’influencer leur présent. Cette mécanique conserve toute sa puissance émotionnelle. Chaque île raconte sa propre histoire, avec ses drames, ses personnages et ses enjeux locaux.

Le remake clarifie nettement la progression. Les objectifs sont plus lisibles, les allers-retours mieux balisés et les fragments désormais visibles sur la carte. On perd un peu du mystère originel, mais on gagne en rythme et en confort de jeu.

🛡️ Le système de vocations modernisé

Le système de vocations demeure l’un des piliers du gameplay. Reimagined introduit une évolution majeure : la possibilité de cumuler deux classes par personnage.

Le combat reste en tour par tour, fidèle à la tradition JRPG. Toutefois, la personnalisation gagne en profondeur. Les compétences sont davantage liées à la vocation active, ce qui pousse à expérimenter et à créer des synergies plutôt qu’à figer son équipe pendant des dizaines d’heures.

Cette modernisation rend la progression plus dynamique et stratégique.

🎨 Une refonte visuelle splendide

Visuellement, le remake adopte un parti pris fort avec un effet diorama accentué par la profondeur de champ. Les villages et les îles ressemblent à des maquettes vivantes. L’ensemble dégage un charme presque féerique.

La direction artistique d’Akira Toriyama est respectée tout en étant enrichie. Les personnages conservent leurs silhouettes iconiques, mais bénéficient d’un rendu plus détaillé.

La mer, omniprésente dans cette aventure fragmentée, profite particulièrement de la refonte graphique. Certaines séquences offrent un véritable effet « wahou ».

Côté musique, les compositions de Koichi Sugiyama sont réorchestrées avec soin. Les thèmes emblématiques gagnent en ampleur et renforcent l’immersion.

🎯 Une accessibilité assumée

Le point le plus clivant reste sans doute la difficulté revue à la baisse. Le jeu guide davantage, réduit certaines activités annexes et lisse la progression.

Les puristes regretteront une aventure moins rugueuse. Mais cette approche rend Dragon Quest VII Reimagined beaucoup plus accueillant pour les nouveaux joueurs.

Le remake ne cherche pas à piéger. Il cherche à embarquer. Et dans cette optique, le pari est réussi.

✅ En quelques mots

Dragon Quest VII Reimagined réussit un équilibre délicat : moderniser sans trahir. L’aventure conserve sa construction patiente et son émotion, tout en gagnant en lisibilité et en fluidité.

Une version plus accessible, plus directe, mais toujours profondément fidèle à l’esprit Dragon Quest. Pour les nouveaux venus, c’est une porte d’entrée idéale. Pour les anciens, c’est une relecture plus confortable d’un monument du JRPG.

Digimon Story Time Stranger (Switch)

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Digimon Story Time Stranger, est un jeu de rôle dans lequel vous pourrez entraîner votre propre équipe de Digimon et combattre à leurs côtés. Apprenez-en plus sur les liens qui unissent les humains et les Digimon au cours d’une aventure épique et touchante, afin de percer le mystère derrière l’apocalypse qui menace le monde. Partez pour un voyage qui vous conduira au-delà des frontières du monde des humains et du Digimonde . Rencontrez et faites évoluer de nombreux Digimon et entraînez-les pour livrer des combats en tour par tour palpitants.

Disponibilité :
Fnac 69,99€

🎬 Vanished : la critique de la nouvelle série avec Kaley Cuoco

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Le postulat de Vanished est efficace : une escapade romantique en France vire au cauchemar lorsque Tom Parker (Sam Claflin) disparaît mystérieusement à bord d’un train en direction du sud. Sa compagne Alice (Kaley Cuoco) se retrouve seule, livrée à elle-même dans un pays qu’elle ne connaît pas, face à une police peu encline à agir immédiatement.

Rapidement, la série installe ses codes : secrets enfouis, identité trouble, révélations progressives. Alice découvre que l’homme qu’elle pensait connaître cache des zones d’ombre. Le mécanisme narratif n’a rien de révolutionnaire : le thriller de disparition avec conjoint mystérieux est un terrain déjà largement exploré.

🎭 Kaley Cuoco, véritable moteur de la série

L’intérêt principal de Vanished repose sur l’écriture de son personnage central. Alice n’est ni une héroïne d’action ni une enquêtrice brillante. Elle est vulnérable, maladroite, parfois naïve, et prend des décisions discutables qui la mettent en danger. Ce choix apporte une dimension réaliste appréciable : elle subit les événements plus qu’elle ne les maîtrise.

Kaley Cuoco s’éloigne ici de ses rôles comiques les plus connus, notamment dans The Big Bang Theory, pour livrer une performance plus fragile et émotionnelle. Elle porte clairement la série sur ses épaules, insufflant de la crédibilité à un scénario qui, sans elle, paraîtrait bien plus convenu.

🧩 Un thriller efficace mais convenu

Sur les quatre premiers épisodes, Vanished accumule les poncifs du genre : fausses pistes, personnages ambigus, lente montée en tension. Le rythme peut sembler inégal, avec des passages un peu étirés. Certaines révélations manquent d’impact, car elles s’inscrivent dans des schémas narratifs familiers.

La mise en scène exploite correctement les décors français — trains, hôtels, ruelles — mais sans réelle identité visuelle marquante. L’ensemble reste solide, sans jamais se distinguer nettement dans un paysage sériel déjà saturé de thrillers psychologiques.

⭐ Verdict

Vanished n’invente rien, recycle beaucoup et avance parfois à un rythme trop prudent. Pourtant, la série parvient à retenir l’attention grâce à une Kaley Cuoco investie et convaincante, qui donne chair à une héroïne imparfaite et humaine.

Un thriller classique, imparfait, mais qui mérite le détour — ne serait-ce que pour la performance de son actrice principale.

🎬 James Van Der Beek, star de « Dawson », est mort à 48 ans

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🌟 Une figure emblématique des années 1990

L’acteur américain James Van Der Beek est décédé le 11 février 2026, à l’âge de 48 ans, comme l’a annoncé sa famille via son compte Instagram. Il avait révélé en 2024 être atteint d’un cancer colorectal, contre lequel il se battait depuis plusieurs mois.

Dans un communiqué, ses proches ont salué son courage, sa foi et sa dignité face à la maladie, demandant le respect de leur intimité. Marié et père de six enfants, il laisse derrière lui l’image d’un artiste profondément attaché à sa famille et à ses valeurs.

📺 Dawson, série générationnelle

James Van Der Beek restera à jamais associé à son rôle de Dawson Leery dans la série culte Dawson’s Creek, diffusée entre 1998 et 2003 sur la chaîne américaine The WB. Créée par Kevin Williamson, la série compte 128 épisodes et a marqué toute une génération d’adolescents.

Il y incarnait un lycéen passionné de cinéma, rêvant de devenir réalisateur dans les pas de Steven Spielberg, et épris de sa voisine Joey Potter, interprétée par Katie Holmes. Aux côtés de Joshua Jackson, Michelle Williams et Katie Holmes, il devient l’un des visages incontournables de la télévision de la fin des années 1990.

La série abordait des thèmes alors encore sensibles pour le jeune public : amour, divorce, sexualité, homosexualité, addictions. Certaines intrigues avaient suscité la controverse, notamment une relation entre un lycéen et une enseignante plus âgée. Aujourd’hui, des séries comme Euphoria ou Sex Education s’inscrivent dans une continuité thématique que Dawson avait contribué à ouvrir.

🎥 Une carrière marquée par une image forte

Malgré le succès massif de la série, James Van Der Beek a eu des difficultés à s’imposer durablement au cinéma. Il apparaît notamment dans American Boys ou Les Lois de l’attraction, sans toutefois parvenir à se détacher totalement de son image de Dawson.

Conscient de cette étiquette, il choisit progressivement d’en jouer, apparaissant dans des productions plus parodiques comme Scary Movie, Jay et Bob contre-attaquent, ou la sitcom Don’t Trust the B—- in Apartment 23. Il participe également à des vidéos humoristiques pour Funny or Die et au clip Blow de Kesha, où il détourne avec autodérision son statut d’icône adolescente.

Sur les réseaux sociaux, il assumait avec humour la viralité du célèbre gif de Dawson en pleurs, devenu un mème incontournable d’Internet.

💔 Un combat contre la maladie

En novembre 2025, l’acteur avait annoncé la mise aux enchères de souvenirs issus de ses tournages afin de financer son traitement contre le cancer. Une démarche saluée par ses fans, qui y voyaient une preuve supplémentaire de sa transparence et de sa détermination.

Avec sa disparition, c’est une figure emblématique de la télévision des années 1990 qui s’éteint. Pour toute une génération, James Van Der Beek restera le visage sincère et passionné de Dawson, symbole d’une époque où les séries adolescentes gagnaient en maturité et en profondeur.

📚 Avis manga – Sharehouse Nile tome 1 (Mangetsu)

Les éditions Mangetsu lancent en France une nouvelle comédie romantique au concept intriguant : Sharehouse Nile. La série est scénarisée par Hiroo Nakamichi (After School Dice Club) et illustrée par Megumi Dorokawa. Publiée au Japon entre 2022 et 2024 dans le magazine Gessan de Shogakukan, elle comptera quatre tomes au total.

L’histoire repose sur un phénomène inexpliqué : plusieurs grandes figures historiques reviennent soudainement à la vie dans le monde contemporain. Certaines parviennent à s’adapter, d’autres non. Les plus en difficulté sont accueillies au Nile, une colocation pensée pour ces personnalités “inadaptées”.

Parmi elles, Marie-Antoinette. Derrière son apparence douce se cache toujours l’ancienne reine, attachée à ses privilèges et profondément marquée par son exécution passée. Pourtant, elle nourrit un rêve simple et universel : vivre une histoire d’amour sincère.

Son quotidien bascule avec l’arrivée d’un nouveau colocataire aussi séduisant que symboliquement opposé à elle : Che Guevara.

💡 Un concept prometteur mais sous-exploité

Mettre face à face une reine associée à l’Ancien Régime et un révolutionnaire emblématique du XXe siècle constituait une idée forte. Le potentiel narratif était évident : confrontation idéologique, choc des valeurs, évolution personnelle.

Malheureusement, ce premier tome reste en surface.

Les personnages historiques sont présentés à travers des stéréotypes appuyés. Marie-Antoinette est cantonnée au rôle de princesse capricieuse. Yang Guifei est réduite à son pouvoir de séduction. Jeanne d’Arc et Takeru Yamato sont presque invisibles. Même Che Guevara manque encore de profondeur et d’incarnation.

L’Histoire est davantage un décor qu’un véritable moteur dramatique.

❤️ Une romance trop classique

La dynamique amoureuse repose sur un schéma attendu : coup de foudre, incompatibilité idéologique, rejet excessif, puis retour des sentiments.

Marie-Antoinette alterne attirance et déni sans progression marquée. Quelques tentatives d’évolution apparaissent, mais elles restent timides et souvent annulées par un retour au statu quo.

La série opte pour une romance légère, mais sans réel détournement des codes. Le manque de surprise nuit à l’engagement émotionnel.

🎨 Un dessin propre mais sans identité forte

Le trait de Megumi Dorokawa est clair, fluide et expressif. La lecture est agréable, les émotions sont bien rendues.

Cependant, le design des personnages manque de personnalité. Les figures historiques modernisées conservent peu d’éléments distinctifs. En dehors de quelques indices superficiels, rien ne permet réellement de ressentir leur poids historique.

Dans une œuvre dont le concept repose précisément sur ces identités, cette neutralité graphique affaiblit l’ensemble.

📦 Une édition française soignée

Du côté de l’édition, Mangetsu propose une copie solide : jaquette bien adaptée, papier correct, impression propre, lettrage soigné et traduction fluide.

L’objet est maîtrisé, même si le contenu narratif laisse une impression plus mitigée.

⭐ Verdict

Ce premier tome de Sharehouse Nile donne le sentiment d’un potentiel insuffisamment exploité. L’idée de départ était forte, mais son traitement reste trop lisse et prévisible.

La lecture n’est pas désagréable, mais elle manque de relief et d’audace. Reste à voir si les prochains volumes sauront enrichir les personnages et exploiter pleinement les possibilités offertes par ce concept hybride entre romance et Histoire.

Le manga Sharehouse Nile, tome 1 (Mangetsu) est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

🗡️ Deadpool / Batman : un crossover explosif mais frustrant chez Urban Comics

Voir Deadpool débarquer à Gotham avait tout du fantasme geek devenu réalité. Le mercenaire le plus provocateur de l’univers Marvel engagé pour une mission dans la ville du Chevalier Noir ? Sur le papier, le concept est irrésistible. Évidemment, Batman n’est pas du genre à laisser un intrus masqué perturber l’équilibre fragile de sa cité.

Le duel est immédiat : katanas contre batarangs, chaos contre stratégie, humour méta contre silence calculé. Les auteurs maîtrisent parfaitement les codes de leurs personnages. On retrouve un Batman froid, analytique et méthodique, face à un Deadpool cabotin, briseur du quatrième mur, toujours prompt à enchaîner les blagues douteuses.

L’opposition fonctionne, les dialogues sont truffés de références fines et de clins d’œil, notamment autour de la relation complexe entre Batman et le Joker. Les lecteurs attentifs apprécieront également les hommages plus subtils, comme la fameuse flèche gant de boxe de Green Arrow.

🌍 Des team-ups réjouissants… mais trop courts

Ce premier tome de Deadpool / Batman chez Urban Comics ne se limite pas à l’affrontement principal. Il enchaîne plusieurs mini tie-in mettant en scène des duos aussi improbables que séduisants :

Daredevil & Green Arrow, Captain America & Wonder Woman, ou encore Krypto & Jeff le Requin Terrestre.

Chaque association est pensée avec intelligence. Les tempéraments se répondent bien, les univers se croisent sans trahir leurs fondations. Les auteurs montrent une vraie connaissance de la mythologie Marvel et DC.

Mais c’est précisément là que le bât blesse.

🤔 Un humour efficace… mais un manque d’ampleur

Si l’ensemble est divertissant, chaque segment donne davantage l’impression d’une vitrine promotionnelle que d’un récit pleinement développé. Les histoires s’enchaînent sans réelle montée dramatique. On sourit, parfois franchement, mais l’impact émotionnel reste limité.

Le duo Batman / Deadpool avait un potentiel immense : exploration psychologique, confrontation idéologique, satire des codes super-héroïques… Or, le récit effleure ces pistes sans jamais les creuser véritablement. Certains passages paraissent même légèrement décousus.

Peut-être que l’attente était trop élevée. Peut-être aussi que le format contraint empêche toute véritable prise de risque.

🎨 Un niveau graphique irréprochable

Heureusement, le versant artistique relève nettement le niveau. Greg Capullo livre un travail solide, dynamique, parfaitement adapté à l’énergie de Deadpool comme à la noirceur de Gotham. Les scènes d’action sont fluides, lisibles et spectaculaires.

Mention spéciale également à Adam Kubert sur le segment impliquant Green Arrow. Les décors sont détaillés, les expressions soignées, et la chorégraphie des combats donne une vraie intensité visuelle à l’ensemble.

⚖️ Verdict : un rendez-vous partiellement manqué

En définitive, Deadpool / Batman reste une lecture agréable pour les amateurs de crossover Marvel DC. L’humour fonctionne, les références abondent, et le dessin est au rendez-vous.

Mais difficile de ne pas ressentir une pointe de frustration. Avec un tel concept, l’ambition aurait pu être plus forte, plus marquante, plus mémorable.

Un divertissement efficace… mais qui laisse une impression de potentiel inabouti.

Le comics Deadpool / Batman, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 13.90€

Terminator – Blu-ray 4K

Un Terminator, robot d’aspect humain, est envoyé d’un futur où sa race livre aux hommes une guerre sans merci. Sa mission est de trouver et d’éliminer Sarah Connor avant qu’elle ne donne naissance à John, appelé à devenir le chef de la résistance. Cette dernière envoie un de ses membres, Reese, aux trousses du cyborg.

Disponibilités :
Fnac 24,99€

🇯🇵 Passion Japon : l’exposition immersive à La Villette dès le 19 mars 2026

À partir du 19 mars 2026, l’Espace Chapiteaux de La Villette accueille Passion Japon, une exposition immersive pensée comme un véritable voyage au cœur de la culture japonaise.

Accessible à tous les publics, l’événement promet un dépaysement total sans quitter Paris.

🏯 Des décors grandeur nature

Le parcours invite les visiteurs à déambuler dans un quartier traditionnel de Kyoto, à parcourir les rues animées de Tokyo, puis à s’accorder une pause dans un jardin zen.

Samouraïs, cérémonie du thé, architecture, gastronomie, mode, mangas ou encore cosplay : les grands incontournables du Japon sont mis en scène à travers des décors à taille réelle, des objets authentiques et des ambiances sonores et visuelles recréant l’atmosphère du pays.

🎨 Une immersion dans l’ukiyoe

L’expérience se poursuit avec une séquence spectaculaire consacrée aux maîtres de l’ukiyoe.

Les œuvres de Hokusai, Hiroshige et d’autres artistes majeurs prennent vie grâce à des projections monumentales et des animations numériques. Cette plongée visuelle revisite les estampes japonaises avec les technologies immersives contemporaines.

🍵 Boutique et espace Food & Beverage

À la fin du parcours, une boutique thématique et un espace Food & Beverage d’inspiration japonaise permettront de prolonger l’expérience.

Entre traditions et modernité, Passion Japon se présente comme une sortie culturelle idéale pour les familles comme pour les passionnés du Japon.

📍 Informations pratiques

Adresse
La Villette – Espace Chapiteaux
211 Avenue Jean Jaurès
75019 Paris

Dates
Du 19 mars au 23 août 2026