Shangri-La Frontier Tome 21 : notre avis sur le manga Glénat

Après avoir fait durer le suspense sur plusieurs volumes, Shangri-La Frontier Tome 21 arrive enfin au moment que l’on attendait : la conclusion du combat contre Kthaanid des Abysses, l’un des Sept Suprêmes.

Sunraku et ses partenaires n’ont désormais plus vraiment de marge de manœuvre. Face à la forme ultime du boss, chaque erreur peut coûter très cher. Et lorsque Saiga 0 entre à son tour dans la danse avec sa technique Armageddon, le raid prend clairement des allures de combat final.

🌊 Enfin la conclusion du raid

Il faut reconnaître que ce face-à-face aura été particulièrement long à atteindre.

Entre l’exploration de la cité engloutie, différentes étapes intermédiaires et les détours de l’aventure, Shangri-La Frontier nous a fait patienter avant de revenir au cœur du problème.

Mais cette fois, plus question de détourner le regard.

Sunraku et son équipe doivent aller jusqu’au bout contre Kthaanid et utiliser tout ce qu’ils ont appris pour espérer l’emporter.

Cette sensation de retour à une confrontation majeure m’a d’ailleurs rappelé les grands affrontements contre Lycaon ou Wethermon. On retrouve cette impression que le combat n’est pas uniquement destiné à occuper plusieurs chapitres : il doit réellement représenter une étape importante du parcours des personnages.

🧠 Dans Shangri-La Frontier, réfléchir est aussi important que frapper

Ce que j’aime particulièrement dans ce manga, c’est que les combats ne reposent jamais uniquement sur la puissance.

Bien sûr, il faut des personnages capables d’envoyer du lourd, mais comprendre le fonctionnement de l’adversaire et trouver la bonne réponse au bon moment reste indispensable.

Le combat contre Kthaanid fonctionne justement grâce à cette dimension.

Les personnages doivent composer avec leurs ressources restantes, leurs capacités et les informations qu’ils ont accumulées. On retrouve cette logique très proche de celle d’un véritable affrontement de MMORPG : on teste, on échoue parfois, on ajuste une stratégie et on tente finalement de trouver la combinaison qui permettra de faire tomber le boss.

Et même lorsqu’on pense avoir compris où tout cela va nous mener, Shangri-La Frontier conserve suffisamment d’incertitude pour maintenir la tension.

⚔️ Un tome qui privilégie clairement l’action

Ce vingt-et-unième volume laisse davantage de place aux affrontements qu’aux longues discussions.

Et ce choix fonctionne particulièrement bien ici.

Les planches sont généreuses, le mouvement est omniprésent et plusieurs doubles pages particulièrement impressionnantes donnent une vraie ampleur au combat.

Le dessin accompagne parfaitement la démesure de l’affrontement. Kthaanid impose évidemment une présence massive, tandis que les différents protagonistes enchaînent les attaques et les changements de stratégie.

Le résultat se lit avec une vraie facilité.

On avance presque comme devant une partie dont on veut absolument connaître le résultat : encore une page, puis encore une autre, jusqu’à la conclusion.

🎯 Une formule connue, mais toujours efficace

Soyons honnêtes : Shangri-La Frontier ne révolutionne pas soudainement sa recette dans ce tome.

On retrouve les ingrédients habituels du shonen : une situation désespérée, une solution difficile à trouver, un retournement, une capacité qui devient décisive et des personnages qui doivent dépasser leurs limites.

Mais la série sait très bien utiliser ces codes.

Ce qui fait la différence, c’est le fonctionnement très particulier de son univers vidéoludique. Ici, les mécaniques de jeu servent directement la narration et rendent les stratégies crédibles dans le contexte du récit.

On ne regarde donc pas uniquement des héros combattre un monstre. On suit presque une équipe de joueurs qui cherche la solution à un problème particulièrement complexe.

🔥 Une fin qui laisse forcément des questions

La conclusion de cet affrontement apporte évidemment une forme de satisfaction après tout le temps passé autour de Kthaanid.

Mais elle ne ferme pas pour autant toutes les portes.

La fin entretient au contraire une certaine curiosité pour la prochaine étape, avec suffisamment d’éléments pour donner envie de comprendre ce que cette victoire va changer pour Sunraku et les autres.

C’est une constante de la série : même lorsqu’un grand objectif est enfin atteint, l’aventure donne immédiatement l’impression qu’une nouvelle montagne attend déjà les personnages.

🏆 Un nouvel excellent passage pour Shanfro

À retenir

  • Enfin la conclusion du raid
  • Dans Shangri-La Frontier, réfléchir est aussi important que frapper
  • Un tome qui privilégie clairement l’action

Notre verdict

Avec ce Tome 21, Shangri-La Frontier conclut donc un nouvel arc important avec beaucoup d’efficacité.

J’ai particulièrement apprécié le retour à une grande confrontation qui rappelle les meilleurs combats de la série, ainsi que la place accordée à la stratégie.

Le tome est également plus direct que certains précédents : moins de discussions, davantage de spectacle, et un rythme qui permet de dévorer les pages sans vraiment avoir envie de s’arrêter.

Une conclusion très efficace pour le raid de Kthaanid, et surtout une nouvelle démonstration de ce que Shangri-La Frontier sait faire de mieux : transformer un combat de boss en véritable casse-tête spectaculaire.

Un tome 21 très efficace qui offre enfin le dénouement du combat contre Kthaanid. L’action domine largement, sans pour autant sacrifier la dimension stratégique qui fait la personnalité de Shangri-La Frontier. Les affrontements sont spectaculaires, les planches particulièrement soignées et la conclusion donne immédiatement envie de découvrir la prochaine étape de l’aventure.

Le manga Shangri-La Frontier (Tome 21), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.20€

La Belle et la Bête – Édition limitée numérotée Blu-ray 4K

Adapté du conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, ce classique du fantastique français réalisé par Jean Cocteau suit Belle, qui prend la place de son père prisonnier dans le château d’une créature mi-homme mi-fauve et découvre peu à peu la sensibilité qui se cache derrière son apparence.

Cocteau confie à Jean Marais le triple rôle d’Avenant, de la Bête et du Prince, face à la Belle de Josette Day, et déploie tout un imaginaire de bras porteurs de chandeliers et de miroirs magiques qui a durablement marqué l’histoire du cinéma. Cette édition s’appuie sur une nouvelle restauration menée d’après les notes techniques laissées par le cinéaste.

Disponibilités :
– Fnac 69,99€

Nosferatu, le fantôme de la nuit – Steelbook édition limitée Blu-ray 4K

Werner Herzog reprend le Nosferatu de Murnau non pas comme un remake mais comme une réappropriation, en rendant aux personnages les noms du roman de Bram Stoker que le film muet avait dû maquiller pour raison de droits. Jonathan Harker part en Transylvanie vendre un manoir au comte Dracula, qui découvre le portrait de sa fiancée et y reconnaît le visage de son épouse défunte, avant de gagner l’Allemagne en emportant la peste avec lui. Klaus Kinski y compose un vampire épuisé par l’immortalité plus que menaçant, face à Isabelle Adjani et Bruno Ganz, dans ce qui reste le deuxième film du tandem Herzog-Kinski après Aguirre.

Disponibilités :
– exclu Fnac 34,99€

Shin Tokyo Tome 5 : notre avis sur le manga Mangetsu

Avec Shin Tokyo Tome 5, Yomi et ses compagnons pensaient avoir trouvé un refuge dans l’arène d’Asakusa. Ils découvrent rapidement que cet endroit n’a rien d’un havre de paix. Le nouvel arc commence directement sous tension et transforme ce qui devait les protéger en un piège dont ils vont devoir s’échapper.

Et pour compliquer encore les choses, trois bourreaux particulièrement dangereux viennent leur barrer la route.

🔥 Un refuge qui devient une prison

Le lieu contrôlé par Nobunaga, l’oncle de Saikawa, devait permettre au groupe de souffler un peu.

C’est évidemment raté.

L’arrivée de Jeanne, Leonidas et Cao Cao fait voler en éclats toute impression de sécurité. Le groupe se retrouve confronté à des adversaires redoutables et doit rapidement trouver une manière de survivre dans un environnement devenu totalement hostile.

Ce nouveau départ fonctionne bien parce que l’auteur ne prend pas le temps de ralentir artificiellement l’histoire. La menace est immédiate, les personnages doivent réagir et le lecteur comprend rapidement que la situation peut dégénérer à tout moment.

🧨 Une succession de problèmes

Ce qui m’a particulièrement marqué dans ce volume, c’est la manière dont les difficultés s’empilent.

À peine le groupe commence-t-il à mesurer la puissance de ses adversaires qu’une nouvelle contrainte apparaît. Puis une autre. Puis encore une autre.

Trahison, compte à rebours, recherche d’informations et stratégies pour faire tomber les bourreaux viennent successivement modifier les rapports de force.

Le rythme est donc particulièrement efficace : on tourne les pages pour savoir quelle nouvelle complication va surgir.

Le seul problème, c’est que Shin Tokyo frôle parfois la surenchère.

L’auteur multiplie tellement les leviers de tension qu’on peut finir par avoir l’impression que le récit ne veut jamais laisser respirer ses personnages. Pour l’instant, cela fonctionne encore, mais il faudra veiller à ne pas transformer chaque situation en catastrophe absolue.

🧠 Yomi change complètement de dimension

Mais le véritable intérêt du tome est ailleurs.

Yomi évolue énormément.

Le personnage n’est plus simplement celui qui suit les événements ou tente de survivre avec les autres. Il prend progressivement le contrôle de la situation.

Il observe, analyse, répartit les rôles et cherche les solutions permettant à son groupe de tenir face à des adversaires beaucoup plus puissants.

Et surtout, il commence à anticiper les coups de l’ennemi.

Ce changement est particulièrement réussi parce qu’il donne enfin tout son sens à la place de Yomi dans cette histoire. On comprend progressivement pourquoi il a été choisi comme général : sa principale arme n’est pas nécessairement sa puissance physique, mais sa capacité à réfléchir lorsque tout semble partir en morceaux.

🗡️ Les combats ne sont plus qu’une question de force

C’est aussi ce qui rend les affrontements plus intéressants.

Face à des bourreaux aussi dangereux que Jeanne, Cao Cao et Leonidas, gagner uniquement grâce à la puissance paraît impossible.

Yomi doit donc chercher la faille, comprendre les mécanismes du conflit et exploiter ce dont il dispose.

Cette dimension stratégique apporte quelque chose de différent aux combats et permet au manga d’éviter de tomber uniquement dans une escalade de pouvoirs.

Pour moi, c’est précisément là que Shin Tokyo devient le plus intéressant.

👀 Akito et les promesses pour la suite

Le tome ne se contente pas de faire évoluer Yomi.

Le passé d’Akito commence également à prendre davantage de place, ce qui permet de mieux comprendre un personnage dont on attendait justement davantage.

Et comme souvent, le volume se termine sur un cliffhanger particulièrement efficace.

L’auteur a donc réussi son coup : une fois le tome refermé, plusieurs questions restent en suspens et l’envie de connaître la suite est bien présente.

⚔️ Shin Tokyo passe à la vitesse supérieure

À retenir

  • Un refuge qui devient une prison
  • Une succession de problèmes
  • Yomi change complètement de dimension

Notre verdict

Ce cinquième volume confirme finalement une chose : Shin Tokyo sait construire sa tension.

La série reste très généreuse en rebondissements et ne laisse quasiment aucun répit à ses personnages. Cette abondance peut parfois donner une légère impression de surenchère, mais elle est compensée par une évolution beaucoup plus intéressante : celle des protagonistes.

Et ici, Yomi prend enfin toute son ampleur.

Il ne se contente plus de participer aux événements. Il commence à les diriger.

C’est probablement ce que je retiendrai le plus de ce tome, bien davantage que les affrontements eux-mêmes.

Un cinquième tome particulièrement nerveux qui lance efficacement un nouvel arc. Les trois bourreaux apportent un vrai danger, tandis que la multiplication des contraintes maintient une tension presque constante. La légère surenchère finit parfois par peser, mais l’évolution de Yomi en véritable stratège constitue une excellente surprise. Avec le mystère autour d’Akito et un cliffhanger qui donne immédiatement envie de continuer, Shin Tokyo confirme son potentiel.

Le manga Shin Tokyo (Tome 5), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

The Legend of Heroes: Trails through Daybreak – Édition limitée (PS5)

Sortie en 2024 et d’abord réservée aux boutiques en ligne de NIS America, l’édition limitée de Trails through Daybreak réapparaît chez Amazon. Elle accompagne le premier épisode de l’arc de Calvard, dans lequel on suit le chasseur de primes Van Arkride, d’un gros artbook de plus de 240 pages, d’une bande originale sur CD et d’un steelbook, le tout dans un coffret à fourreau. Attention, le jeu n’est pas traduit en français et l’une des deux bandes originales n’est fournie que sous forme de code à télécharger.

Disponibilités :
– Amazon 109,99€

Saint Seiya: Rerise of Poseidon Tome 1 : notre avis sur le manga Kana

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Il y a des licences qui finissent par devenir tellement vastes qu’on ne sait plus très bien pourquoi on continue à les suivre. Saint Seiya en fait un peu partie pour moi. Pourtant, ce premier tome de Rerise of Poseidon a réussi quelque chose que je n’attendais vraiment plus : me redonner envie de m’intéresser à cette partie de l’univers.

Et le plus surprenant, c’est que ce sont les Généraux des Mers qui y sont parvenus.

⚔️ Donner enfin une seconde vie aux Marinas

Dans l’œuvre originale, les Marinas disposaient d’un immense potentiel, mais leur passage dans le récit restait finalement assez bref. Quelques-uns bénéficiaient d’un véritable passé, tandis que d’autres étaient surtout définis par leur combat contre les Chevaliers de Bronze.

Rerise of Poseidon part précisément de ce manque.

Baian, Io, Krishna, Kasa, Sorrento ou Isaac ne sont plus simplement des adversaires associés à une technique et à une armure. Le manga cherche à s’intéresser à ce qu’ils sont devenus, à ce qu’ils ont vécu et surtout à la manière dont ils regardent aujourd’hui leur propre histoire.

Et cette idée fonctionne particulièrement bien avec Kanon.

Le fait de revenir sur sa trahison et sur les conséquences de ses manipulations modifie forcément la perception que les Marinas peuvent avoir de leur propre combat. Ils ne reviennent pas simplement pour recommencer la même histoire avec des pouvoirs supplémentaires : leur passé pèse sur eux.

C’est là que j’ai commencé à accrocher.

🧠 Des personnages qu’on redécouvre enfin

J’ai également apprécié la manière dont le récit crée des connexions entre les personnages.

Les relations entre Kanon, Isaac et Kasa apportent notamment une dimension supplémentaire à ces figures que l’on connaissait finalement assez peu. D’autres liens, plus inattendus, viennent également enrichir l’ensemble.

Ce que j’aime surtout, c’est que Tsunakan Suda semble avoir compris que faire revenir ces personnages obligeait à leur donner davantage qu’une nouvelle armure et quelques attaques inédites.

Leur histoire doit désormais avoir un sens.

Et même si tout n’est pas encore développé au maximum, cette volonté suffit à rendre les Marinas beaucoup plus intéressants qu’ils ne l’étaient dans mon souvenir.

🎨 Un dessin qui retrouve l’esprit de Kurumada

Autre élément qui m’a particulièrement marqué : le travail de Tsunakan Suda sur le dessin.

Le mangaka ne cherche pas à transformer Saint Seiya en quelque chose de totalement différent. Au contraire, il s’inscrit dans une continuité graphique très assumée avec Masami Kurumada.

Les visages, certaines poses, le découpage et même quelques respirations humoristiques donnent une impression de familiarité assez étonnante.

Et pour quelqu’un comme moi qui a été autant marqué par l’anime que par le manga, cette fidélité produit un effet assez particulier.

Parce que le Saint Seiya que j’ai en tête est aussi celui de Shingo Araki, Michi Himeno ou Eisaku Inoue. Retrouver ici une approche beaucoup plus proche de Kurumada me ramène donc à une autre mémoire de la série.

Je trouve néanmoins que Suda réussit à éviter le simple exercice de reproduction. C’est proche de l’original sans donner l’impression de regarder un décalque.

🛡️ Les Arch-Scales, entre plaisir et méfiance

Et puis il y a les nouvelles armures.

Je dois reconnaître que ma première réaction face aux Arch-Scales n’a pas été franchement enthousiaste. Mon long passé de collectionneur de Myth Cloth m’a immédiatement fait penser à une nouvelle occasion de ressortir la carte bancaire.

Saint Seiya a depuis longtemps développé une relation très particulière avec ses produits dérivés, et les nouvelles versions d’armures peuvent forcément donner cette impression.

Mais le manga apporte ici une vraie justification.

Les Arch-Scales ne sont pas simplement présentées comme des versions encore plus puissantes des armures existantes. Elles possèdent leur propre place dans la mythologie de Poséidon, puisqu’elles correspondent à une forme ancienne des Scales.

J’ai aussi apprécié que Suda ne cherche pas à en faire de nouvelles God Cloths. Le concept conserve ainsi une identité propre.

Le fait que leur conception ait été pensée assez tôt avec la perspective de leur adaptation en trois dimensions montre toutefois clairement que Saint Seiya reste aussi une licence pensée autour de ses objets dérivés. Au moins, ici, les deux approches semblent fonctionner ensemble plutôt que de se contredire.

💥 Le vrai défaut : tout va parfois trop vite

Tout n’est cependant pas parfait.

Rerise of Poseidon est conçu comme une aventure relativement courte et cela se ressent sur le rythme. Les combats avancent parfois très rapidement et certaines situations auraient gagné à bénéficier de davantage de place.

C’est d’autant plus frustrant que les Marinas disposent enfin d’un récit qui leur est consacré.

J’aurais volontiers passé plus de temps avec eux, approfondi certains liens et laissé davantage respirer les scènes avant de passer à l’étape suivante.

Le manga choisit clairement l’efficacité plutôt que la longueur.

Et même si ce choix rend la lecture fluide, il donne parfois l’impression que l’auteur tient entre ses mains davantage de matière qu’il ne peut réellement développer.

🌊 Une vraie bonne surprise pour les fans de Saint Seiya

À retenir

  • Donner enfin une seconde vie aux Marinas
  • Des personnages qu’on redécouvre enfin
  • Un dessin qui retrouve l’esprit de Kurumada

Notre verdict

Voilà probablement ce qui me surprend le plus avec ce premier tome.

Objectivement, Rerise of Poseidon ne révolutionne pas Saint Seiya. On y retrouve des personnages qui reviennent, de nouvelles armures, une nouvelle menace et une structure de combats parfaitement familière.

Mais je n’avais justement pas besoin qu’on révolutionne encore la licence.

Ce que j’avais envie de retrouver, sans forcément le savoir, c’était une raison de m’intéresser de nouveau à ces personnages que je connaissais depuis des décennies.

Et c’est exactement ce que ce premier tome m’a offert.

Les Marinas deviennent enfin autre chose que des obstacles sur le chemin de Seiya et des autres. Ils ont désormais une histoire à défendre, des relations à explorer et un passé qui mérite d’être raconté.

Je n’ai donc pas refermé ce tome en me demandant si Rerise of Poseidon allait sauver Saint Seiya.

Je me suis simplement dit : dommage de ne pas avoir la suite sous la main.

Et venant de moi, c’est probablement le meilleur compliment que ce spin-off pouvait recevoir.

Une très bonne surprise qui redonne de l’intérêt aux Généraux des Mers en leur offrant enfin un véritable espace narratif. Le dessin de Tsunakan Suda joue intelligemment avec l’héritage de Kurumada et les Arch-Scales apportent une évolution intéressante à la mythologie de Poséidon. Le rythme parfois trop rapide empêche l’ensemble d’atteindre encore un niveau supérieur, mais ce premier tome réussit surtout l’essentiel : donner envie de replonger dans Saint Seiya.

Le manga Saint Seiya: Rerise of Poseidon (Tome 1), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 8.10€

Dragon Ball Full Color – Arc Freezer Tome 2 : notre avis sur l’édition Glénat

Avec ce deuxième tome de Dragon Ball Full Color consacré à l’arc Freezer, la situation sur Namek devient nettement plus tendue. Le long jeu de traque entre les différents camps touche progressivement à sa fin et tout le monde comprend que le temps des affrontements approche.

Et malgré le nombre d’années qui nous séparent de la publication originale de Dragon Ball, Akira Toriyama réussit encore à faire fonctionner cette montée de pression avec une efficacité redoutable.

⚡ Sur Namek, la situation devient explosive

Krilin cherche toujours à progresser dans sa quête des Dragon Balls, tandis que Goku poursuit son propre chemin. De son côté, Vegeta se retrouve dans une situation particulièrement délicate après avoir été gravement blessé.

Mais le Saiyan n’est évidemment pas du genre à rester tranquillement à attendre.

Son passage entre la vie et la mort ne l’a clairement pas rendu plus raisonnable. Au contraire, Vegeta semble encore plus dangereux, aussi bien pour les ennemis qui l’entourent que pour ses propres ambitions.

Pendant ce temps, l’armée de Freezer resserre son étau.

Et cette fois, chacun comprend que les prochaines rencontres risquent de faire beaucoup plus mal.

👀 Le calme avant les vrais combats

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce volume, c’est cette impression permanente que quelque chose de beaucoup plus violent se prépare.

Les personnages se déplacent, cherchent les Dragon Balls, essaient d’éviter leurs adversaires ou profitent des faiblesses du camp opposé. Mais tout converge progressivement vers un affrontement qui paraît désormais inévitable.

Toriyama maîtrise parfaitement ce principe de tension.

Les rebondissements arrivent régulièrement, permettant de conserver quelques possibilités de retournement et surtout une petite lueur d’espoir pour les héros, même lorsque la situation semble franchement mal engagée.

Cela donne au tome un rythme particulièrement agréable et évite l’impression d’attendre simplement le début des combats.

👑 Freezer commence lui aussi à douter

Le tyran n’est évidemment pas du genre à paniquer facilement.

Pourtant, la présence des Saiyans sur Namek commence à devenir suffisamment préoccupante pour qu’il envisage une éventualité qui va forcément faire réagir les lecteurs : celle du Super Saiyan.

Ce genre de détail est passionnant parce qu’il enrichit directement ce qui entoure Freezer sans avoir besoin de tout expliquer immédiatement.

Toriyama distille les informations au fil du récit, ouvre des pistes et laisse surtout suffisamment de place à l’imagination.

C’est l’un des grands plaisirs de cet arc : chaque nouvelle information semble pouvoir avoir des conséquences importantes quelques chapitres plus tard.

🌱 Namek et son histoire gagnent encore en profondeur

Le tome ne se contente pas non plus de faire progresser l’action.

Il permet d’apporter davantage d’informations concernant les Nameks, leur histoire et surtout le lien entre Piccolo et le Tout-Puissant.

Ces éléments donnent un peu plus de profondeur à un univers qui pourrait facilement se contenter d’enchaîner les combats.

Même aujourd’hui, je trouve assez impressionnant de constater à quel point Toriyama savait enrichir son monde tout en gardant les explications intégrées à l’aventure.

🎨 La Full Color sublime les paysages de Namek

Et puis il y a évidemment l’intérêt principal de cette édition : la couleur.

Les environnements de Namek profitent particulièrement de ce traitement. Les paysages et les différentes ambiances gagnent immédiatement en relief et permettent d’apprécier autrement certaines planches.

L’édition apporte également son lot de notes de traduction, qui réservent parfois de petites informations amusantes.

Personnellement, j’ai notamment découvert l’origine des noms associés au commando Ginyu, qui font référence à des produits laitiers. Comme quoi, même après toutes ces années, Dragon Ball arrive encore à nous apprendre des choses.

Et c’est précisément ce que j’aime dans ce type de réédition.

🔥 Le prochain tome risque de faire très mal

À retenir

  • Sur Namek, la situation devient explosive
  • Le calme avant les vrais combats
  • Freezer commence lui aussi à douter

Notre verdict

Ce deuxième volume ressemble finalement à une charnière.

La phase d’observation et de poursuite touche à sa fin, les différents camps se rapprochent et les informations distillées par Toriyama annoncent clairement une suite beaucoup plus brutale.

Les héros vont devoir affronter des adversaires dont la puissance les dépasse largement, tandis que les enjeux autour des Dragon Balls deviennent de plus en plus importants.

Je me retrouve donc avec une seule véritable conclusion après cette lecture : maintenant, on veut les combats.

Et vu tout ce que ce tome met en place, ils ont intérêt à être mémorables.

Un deuxième tome particulièrement efficace qui fait monter la tension avant de laisser place aux affrontements. Le développement du lore autour des Saiyans, de Freezer et des Nameks enrichit encore l’arc, tandis que l’édition Full Color offre une très belle mise en valeur de Namek. Une nouvelle lecture qui confirme à quel point l’arc Freezer reste redoutablement efficace.

Le manga Dragon Ball Full Color – Arc Freezer (Tome 2), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 14.95€

Nkya Gal Revolution ! Tome 2 : notre avis sur le manga Mangetsu

Avec Nkya Gal Revolution ! Tome 2, le duo Ichiko-Kuran poursuit son petit bonhomme de chemin, et confirme surtout ce qui fait le charme particulier de cette série : ici, ce ne sont pas les événements qui comptent le plus, mais les conversations que deux lycéennes peuvent avoir à partir de presque n’importe quoi.

Et après deux tomes, cette formule fonctionne toujours aussi bien.

💬 Quand deux lycéennes refont le monde

Ichiko et Kuran restent les deux seules membres de leur Club de recherches sur les cultures alternatives. Toutes deux aiment les objets geek, les choses kawaï et tout ce qui sort un peu de l’ordinaire, mais leur personnalité introvertie rend les relations avec les autres élèves assez compliquées.

Le manga préfère donc les observer dans leur quotidien et surtout les laisser discuter.

Et c’est là que je trouve la série particulièrement réussie.

Elles peuvent partir d’un sujet anodin et dériver rapidement vers des considérations beaucoup plus larges. Leur manière d’analyser la société est parfois naïve, souvent décalée, mais rarement superficielle.

🧐 Des discussions qui cachent de vraies réflexions

Films d’horreur, musiciens douteux, méthodes commerciales douteuses… Les thèmes abordés dans ce tome sont variés, mais le véritable intérêt réside dans la façon dont Ichiko et Kuran les décortiquent.

Elles ne sont pas forcément expertes et ne prétendent pas l’être. Leur regard est celui de deux adolescentes qui essaient simplement de comprendre comment fonctionne le monde autour d’elles.

C’est justement ce décalage qui rend leurs échanges intéressants.

Le ton peut être léger, voire franchement drôle, mais derrière certaines remarques se cachent de vraies interrogations sur les comportements collectifs, la consommation ou encore les mécanismes qui permettent à certaines pratiques de fonctionner.

J’aime beaucoup ce mélange entre apparente innocence et réflexion plus adulte.

💸 Suzuki découvre les joies du commerce…

Le tome permet également de retrouver Suzuki, à la tête du club de marketing stratégique.

Cette fois, son ambition de gagner facilement de l’argent va quelque peu lui revenir en pleine figure. Persuadée de pouvoir réaliser une bonne opération en achetant puis en revendant des barres énergétiques Médical Strong, elle se retrouve finalement avec un stock conséquent sur les bras lorsqu’elle découvre qu’elle a mis les pieds dans une arnaque.

La situation est évidemment assez ironique.

Mais surtout, cette intrigue rejoint parfaitement les thèmes du manga : comment peut-on se faire piéger par un système qui semble, au départ, parfaitement avantageux ?

Et le fait que Suzuki soit elle-même très sûre de son coup rend le retournement encore plus amusant.

🎀 Des héroïnes discrètes mais très attachantes

Ce que j’apprécie toujours autant chez Ichiko et Kuran, c’est qu’elles ne correspondent pas forcément au portrait classique de lycéennes exubérantes.

Elles sont plutôt réservées, ont leurs petites obsessions et semblent souvent beaucoup plus à l’aise dans leurs discussions à deux qu’au milieu des autres.

Pourtant, leur personnalité ressort énormément à travers leurs dialogues.

Le manga n’a pas besoin de grands événements pour nous permettre de mieux les connaître. Une remarque, une réaction ou un désaccord suffit parfois à révéler une nouvelle facette de leur caractère.

Et c’est probablement la raison pour laquelle leurs longues conversations ne m’ennuient pas.

🌸 Une série qui assume sa simplicité

Ce deuxième tome confirme aussi que Nkya Gal Revolution ! n’est pas une série qui cherche à multiplier les rebondissements.

Son plaisir vient ailleurs : observer deux personnages discuter, réfléchir, se chamailler et regarder leur environnement avec un regard souvent différent du nôtre.

Certains lecteurs pourront trouver la formule très bavarde. Personnellement, c’est précisément ce qui me plaît.

Parce que derrière ce côté très léger, très kawaii et parfois presque enfantin, il y a une vraie curiosité pour le fonctionnement de la société.

⭐ Une suite toujours aussi agréable

À retenir

  • Quand deux lycéennes refont le monde
  • Des discussions qui cachent de vraies réflexions
  • Suzuki découvre les joies du commerce…

Notre verdict

Ce deuxième volume ne révolutionne évidemment pas la formule, mais ce n’est pas forcément ce que j’en attendais.

Je retrouve ici ce qui m’avait plu dans le premier tome : des personnages attachants, des conversations savoureuses et cette capacité à transformer des sujets parfois anodins en petites réflexions sur le monde qui nous entoure.

Et le retour de Suzuki apporte une touche comique supplémentaire avec une mésaventure commerciale particulièrement bien trouvée.

Une lecture légère en apparence, mais finalement plus intelligente qu’elle n’en a l’air.

Un deuxième tome dans la continuité du précédent, porté avant tout par les échanges entre Ichiko et Kuran. Leurs discussions sont drôles, décalées et souvent étonnamment pertinentes, tandis que l’histoire de Suzuki apporte une petite dose de comédie supplémentaire. Nkya Gal Revolution ! confirme ainsi son charme singulier : une série qui parle de choses parfois très simples, mais qui sait en tirer de vraies questions sur notre société.

Le manga Nkya Gal Revolution ! (Tome 2), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 9.95€

Sanglante paranoïa – Steelcase collector édition limitée Blu-ray

Pour faire progresser ses recherches et sa carrière, Rex Martin, neurologue de renom, accepte de mener pour le compte d’une mystérieuse société une opération risquée sur le cerveau d’un mathématicien rongé par une paranoïa aiguë et coupable du massacre de sa propre famille, mais si l’intervention semble d’abord réussie, le chirurgien ne tarde pas à comprendre que les visions qui ont fait sombrer son patient dans la folie sont désormais devenues les siennes. Le film est proposé dans une restauration 2K, en version intégrale non censurée.

Disponibilités :
– Fnac 24,99€

Kingdom Come: Deliverance II – Royal Edition (Switch 2)

Le RPG médiéval de Warhorse arrive sur Switch 2 dans sa version la plus complète, celle qui réunit le jeu de base et l’intégralité du contenu additionnel paru depuis sa sortie. On y suit Henry dans une Bohême du quinzième siècle reconstituée avec un souci d’authenticité qui a fait la réputation de la série, entre vengeance personnelle, trahisons et découverte d’un monde ouvert où chaque geste du quotidien demande son apprentissage. Les trois extensions narratives prolongent considérablement l’aventure, tandis que les trois kits d’équipement complètent la panoplie du héros.

Disponibilités :
– Amazon 59,99€