Et si le meilleur moyen de faire fortune était de manipuler la succession d’un roi mourant ? Avec La Part du Lion, édité par Gigamic et Merle Éditions, les joueurs entrent dans une cour royale où les alliances, les manœuvres et les ambitions peuvent changer le destin d’un héritage. Ce jeu de cartes signé Tore Næss et illustré par Christopher Matt propose une lutte d’influence accessible dès 8 ans, pour 2 à 4 joueurs, avec des parties d’environ 30 minutes.
Derrière son titre évocateur se cache une question essentielle : comment devenir le plus riche lorsque plusieurs héritiers convoitent la fortune royale ? Il ne suffit pas de miser sur le bon prétendant. Il faut aussi influencer la succession, préparer ses coups et savoir profiter des occasions avant qu’il ne soit trop tard.

👑 Un héritage royal qui attise toutes les convoitises
Dans La Part du Lion, le vieux roi est à l’agonie et sa fortune attire les ambitions de sept héritiers. Les joueurs incarnent des courtisans qui cherchent à tirer profit de cette situation en gagnant la loyauté des prétendants et en influençant leur place dans l’ordre de succession.
L’objectif est clair : terminer la partie avec la plus grande fortune. Pour y parvenir, il faut observer les possibilités offertes par les cartes, anticiper les changements et tenter de faire pencher le partage des richesses en sa faveur.
Mais attention : le roi peut mourir au cours de la partie. Les décisions prises auparavant peuvent alors avoir des conséquences décisives. Il faut donc trouver le bon équilibre entre les bénéfices immédiats et les plans destinés à produire leurs effets plus tard.
🃏 Deux cartes, plusieurs possibilités stratégiques
À chaque tour, les joueurs piochent deux cartes. L’une est conservée pour représenter leur influence auprès d’un héritier, tandis que l’autre peut être utilisée de deux manières : manigancer pour appliquer un effet immédiatement ou comploter en plaçant une carte dans le testament afin d’en préparer la falsification.
Ce choix constitue le cœur du jeu. Faut-il profiter tout de suite d’une action pour modifier la situation ou préparer un coup qui ne se révélera que plus tard ? Une carte peut être intéressante à court terme, mais son utilisation dans le testament peut aussi bouleverser le résultat final.
Cette mécanique donne une place importante à l’anticipation. Les joueurs doivent réfléchir à leurs propres intérêts tout en tenant compte des décisions adverses. Les intentions de chacun ne sont pas toujours évidentes, ce qui laisse une place à la ruse et à la lecture du jeu.

🎭 Bluff, influence et retournements de situation
Le thème de la succession royale se traduit par des choix qui touchent à la fois l’ordre des héritiers, leur loyauté et le partage des richesses. Les manœuvres peuvent modifier la situation, tandis que les complots inscrits dans le testament préparent les dernières surprises.
La partie ne se résume donc pas à accumuler des cartes ou à choisir systématiquement l’action la plus avantageuse sur le moment. Il faut aussi réfléchir à ce que les autres joueurs pourraient chercher à accomplir.
Le dénouement dépend de la mort du roi, de la révélation du testament et du règlement de la succession. Les pièces sont distribuées en fonction de l’ordre final des héritiers, puis l’influence des joueurs est prise en compte. Le joueur qui possède le plus de pièces remporte la partie.
📦 Que contient la boîte de La Part du Lion ?
Le jeu est proposé dans un format compact de la gamme Biseau. La boîte contient le matériel nécessaire pour préparer les parties :
- 🃏 64 cartes au format 63 × 88 mm ;
- 📜 1 tuile Testament ;
- 🎭 4 jetons Courtisan ;
- 🏁 1 jeton Premier joueur ;
- 🪙 50 pièces ;
- 📖 1 règle du jeu.
Avec une durée annoncée d’environ 30 minutes, le jeu peut trouver sa place dans une soirée ludique sans nécessiter de bloquer plusieurs heures. Son âge conseillé, dès 8 ans, le rend également envisageable pour des parties en famille, à condition d’apprécier les choix tactiques et les petits coups de théâtre.
Notre verdict
🦁 La Part du Lion repose sur une idée immédiatement compréhensible : profiter de la succession d’un roi pour s’emparer de la plus grande fortune. Sa particularité réside dans le choix entre l’influence immédiate et les complots préparés dans le testament, deux options qui invitent à réfléchir à la manière d’utiliser chaque carte.
Avec ses parties d’environ 30 minutes, son format compact et ses règles accessibles dès 8 ans, le jeu peut intéresser les amateurs de jeux de cartes où l’anticipation, la manipulation et les retournements de situation ont leur place.
Il faudra toutefois aimer les décisions tactiques et l’incertitude pour apprécier pleinement cette lutte de courtisans. Sans test personnel, difficile de juger précisément l’équilibre des parties ou leur renouvellement sur la durée. Mais sur le papier, La Part du Lion propose un concept prometteur pour celles et ceux qui aiment préparer leurs coups et tenter de rafler la mise au dernier moment.


