Que deviennent les Phantom Busters lorsque leur membre le plus énergique se retrouve loin de ses compagnons ? C’est précisément la situation que Neoshoco met en scène dans ce septième volume. Alors que Mogari profite de sa vie de lycéen, son grand-père décide de le faire revenir à Akita et n’hésite pas à employer des moyens plutôt radicaux pour parvenir à ses fins. Arraché à ses amis, le jeune exorciste se retrouve envoyé au mont Shishikuno pour un entraînement qui s’annonce particulièrement éprouvant.
Pendant ce temps, ses camarades doivent honorer leur engagement auprès de Sakuma et poursuivre les préparatifs du concert. Une séparation qui vient bousculer les habitudes du groupe et faire apparaître quelques tensions inattendues.

🤝 L’amitié mise à l’épreuve
Ce qui fait l’intérêt de ce tome, c’est avant tout la façon dont Neoshoco explore les relations entre ses personnages. Mogari occupe habituellement une place essentielle dans la dynamique des Phantom Busters. Son énergie et sa présence contribuent largement à l’ambiance du groupe. Sans lui, l’équilibre est forcément différent.
Kaoru vit particulièrement mal cette situation, et les désaccords ne tardent pas à apparaître entre les membres. Derrière les réactions parfois excessives et les petites disputes, on comprend surtout à quel point chacun tient aux autres. Cette séparation permet ainsi de faire ressortir des sentiments qui restent habituellement dissimulés derrière l’humour et les chamailleries.
En parallèle, le retour de Mogari dans son environnement familial apporte un éclairage différent sur le personnage. Son grand-père semble avoir des attentes bien précises concernant son avenir, tandis que le jeune homme souhaite avant tout profiter de sa vie et de ses amis. Entre les obligations familiales et ses propres aspirations, Mogari se retrouve confronté à un choix qui dépasse le simple entraînement.
👻 Une aventure qui change temporairement de rythme
L’absence du protagoniste modifie forcément la lecture. Les autres membres des Phantom Busters occupent davantage le devant de la scène et doivent gérer seuls les engagements pris par le groupe. Le concert promis à Sakuma devient ainsi un élément important de cette intrigue, mais aussi une source de pression supplémentaire.
L’occultisme, l’action et l’humour restent présents, même si ce septième volume privilégie davantage les relations humaines et les tensions internes que les affrontements surnaturels. Le récit prend le temps de développer ses personnages, sans pour autant perdre le dynamisme qui caractérise la série.
Le dessin de Neoshoco accompagne toujours aussi efficacement les différentes situations. Les expressions sont particulièrement vivantes, les réactions souvent démesurées et les émotions parfaitement retranscrites. Cette expressivité contribue beaucoup au charme du manga, notamment dans les passages où les personnages peinent à exprimer ce qu’ils ressentent réellement.
On peut toutefois regretter que Mogari soit moins présent dans cette partie de l’histoire. Son absence se fait sentir et le récit perd momentanément une partie de l’énergie qu’il apporte habituellement. Mais cette parenthèse permet aussi aux autres de montrer qu’ils ne sont pas simplement dans son ombre.
🔮 Une parenthèse qui prépare la suite
Ce volume ne cherche pas à multiplier les grands affrontements ou les révélations spectaculaires. Son intérêt réside plutôt dans l’évolution des relations et dans les conséquences de cette séparation sur la cohésion du groupe.
Les Phantom Busters doivent apprendre à avancer sans leur camarade, à gérer leurs désaccords et à tenir leurs engagements malgré les difficultés. Une étape intéressante pour une série qui repose aussi beaucoup sur la complicité de ses personnages.
Reste maintenant à découvrir comment Mogari retrouvera ses amis et ce que cet éloignement changera dans leur manière de fonctionner ensemble. Cette séparation pourrait bien laisser des traces, et c’est justement ce qui donne envie de poursuivre la lecture.
📖 Verdict : un tome plus intimiste qui fait évoluer les personnages
Avec ce septième volume, Phantom Busters propose une parenthèse différente, davantage centrée sur l’amitié, les relations familiales et les tensions au sein du groupe. L’absence de Mogari modifie la dynamique habituelle, mais permet aux autres personnages de gagner en importance et de dévoiler un peu plus leur attachement à leur compagnon.
L’humour et l’occultisme sont toujours au rendez-vous, même si les affrontements surnaturels passent au second plan. Une lecture agréable qui prend le temps de faire évoluer ses personnages et prépare le terrain pour la suite.
Un volume qui mise davantage sur l’émotion et la complicité que sur l’action, mais qui conserve tout le charme de la série !
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