Les fans de The Big Bang Theory ont rapidement remarqué une particularité de Stuart Fails to Save the Universe : ses épisodes sont bien plus courts que la moyenne des séries diffusées en streaming. Un choix assumé par les créateurs Chuck Lorre, Bill Prady et Zak Penn, qui expliquent pourquoi ils ont volontairement abandonné les formats traditionnels.

📺 Une durée inhabituelle pour une série en streaming
Alors que la plupart des comédies proposées sur les plateformes durent entre 25 et 35 minutes, le spin-off centré sur Stuart affiche des épisodes particulièrement compacts.
Sur les dix épisodes de la première saison :
- ⏱️ 1 épisode dure 15 minutes ;
- ⏱️ 4 épisodes durent 18 minutes ;
- ⏱️ les autres affichent 20, 21, 22, 24 et 25 minutes.
Un format étonnant, d’autant que la série multiplie les réalités alternatives et les effets spéciaux.
🎬 « Nous avions raconté toute l’histoire »
Interrogé sur cette décision, Chuck Lorre assure qu’il ne s’agit absolument pas d’un problème de budget.
Selon lui, chaque épisode s’arrête dès que l’histoire est terminée.
Ajouter des scènes uniquement pour atteindre une durée prédéfinie reviendrait à rallonger artificiellement le récit, sans véritable intérêt narratif.
Pour le créateur de The Big Bang Theory, les contraintes de durée héritées de la télévision traditionnelle n’ont plus lieu d’être sur une plateforme de streaming.
📡 La fin des formats imposés par la télévision
Pendant des décennies, les sitcoms américaines devaient respecter un format d’environ 22 minutes, afin de laisser de la place aux coupures publicitaires dans un créneau de 30 minutes.
Pour Chuck Lorre, cette durée n’a jamais été un choix artistique mais une contrainte économique.
Avec le streaming, cette obligation disparaît.
L’objectif devient simplement de proposer le meilleur épisode possible, quelle que soit sa durée.
🌌 Une structure pensée pour le binge-watching
Le format court accompagne également la construction même de la série.
Chaque épisode se conclut sur l’arrivée de Stuart et de ses compagnons dans une nouvelle réalité alternative, créant immédiatement une envie de découvrir la suite.
Bill Prady explique que cette mécanique s’est imposée naturellement dès l’écriture du premier épisode.
Le principe est simple : résoudre une situation… avant de découvrir que tout va immédiatement se compliquer dans un nouvel univers.
🚀 Une nouvelle approche pour Chuck Lorre
Après The Kominsky Method sur Netflix puis Bookie sur HBO Max, Stuart Fails to Save the Universe marque la troisième expérience de Chuck Lorre dans le streaming.
Le créateur semble désormais privilégier un rythme plus libre, adapté au visionnage à la demande plutôt qu’aux anciennes règles de la télévision linéaire.
La série est diffusée sur HBO Max, avec un nouvel épisode proposé chaque semaine.

