Shiba Inu Rooms T3 : une boule de poils qui cache beaucoup d’émotions

Il suffit parfois d’un personnage avec une bouille irrésistible pour rendre une série immédiatement attachante. Shiba Inu Rooms en possède un particulièrement efficace : Muu, un esprit Shiba Inu aussi adorable que facilement effrayé. Et forcément, retrouver ce petit fantôme aux côtés de Kôri dans ce troisième tome publié chez Doki-Doki est un vrai plaisir.

Mais derrière son apparence de comédie légère, la série continue surtout à construire une jolie histoire autour de personnages qui apprennent progressivement à se comprendre.

🐾 Muu et Kôri, un duo toujours aussi craquant

La relation entre Kôri Momose et Muu reste évidemment au cœur de l’album.

Kôri, lycéenne de 17 ans, habite toujours dans cette résidence pas vraiment comme les autres, où les esprits et les habitants ont fini par former une drôle de petite communauté.

Muu, lui, conserve son caractère si particulier. Il peut se montrer adorable une seconde et complètement paniqué la suivante. Le contraste fonctionne toujours aussi bien et donne lieu à plusieurs situations franchement amusantes.

Ce que j’aime surtout, c’est que leur relation évolue naturellement. Ils ne sont plus simplement une jeune fille et un fantôme coincés dans le même appartement : une véritable complicité s’est installée entre eux.

Et évidemment, plus leur lien devient évident, plus il est difficile de ne pas avoir envie de prendre Muu dans ses bras.

🏠 La résidence dévoile encore quelques secrets

Ce troisième volume profite également de l’occasion pour s’intéresser davantage aux autres occupants de la résidence.

La fameuse voisine portant un masque de chien, notamment, attire enfin davantage l’attention. Une histoire de linge menacé par le vent va pousser Kôri à prendre contact avec elle, avec une découverte à la clé.

Ce genre de petite situation correspond parfaitement à l’esprit de la série : un événement totalement banal peut rapidement devenir prétexte à une rencontre surprenante.

La « maison Shiba » continue ainsi de prendre des airs de grande famille improbable, avec de nouveaux visages qui viennent enrichir les relations déjà établies.

👨 Une rencontre particulièrement amusante

Muu va également faire connaissance avec le père de Kôri.

Et là encore, le contraste est délicieux. Le personnage est plutôt du genre à prendre peur facilement, ce qui n’est pas forcément la meilleure qualité lorsque l’on doit discuter avec un esprit canin vivant dans l’appartement de sa fille.

La rencontre aurait pu rester une simple séquence humoristique, mais elle prend progressivement une autre direction.

C’est justement ce que j’apprécie dans Shiba Inu Rooms : le manga sait partir d’une situation amusante pour arriver à quelque chose de plus humain sans donner l’impression de changer brutalement de registre.

🏫 Kôri commence aussi à changer

Le troisième tome ne reste d’ailleurs pas enfermé entre les quatre murs de la résidence.

Quelques passages au lycée permettent de voir Kôri dans un environnement différent, notamment dans sa relation aux autres.

La jeune fille reste quelqu’un qui éprouve des difficultés à communiquer et à montrer ce qu’elle ressent. Mais au fil des tomes, on voit progressivement les effets de son quotidien dans la maison Shiba.

C’est discret, mais important : Kôri évolue.

Et c’est probablement cette évolution qui permet à la série de dépasser le simple manga « mignon ». Les personnages se construisent les uns au contact des autres et les liens qu’ils créent ont de véritables conséquences sur leur manière d’appréhender le monde.

😂 Et oui, Muu est toujours capable de faire fondre tout le monde

Évidemment, impossible de parler de ce tome sans revenir à Muu.

Le petit esprit reste une véritable machine à provoquer des réactions attendries. Son apparence, ses expressions et ses réactions sont exploitées avec beaucoup d’efficacité par Esu Oomori.

Mais la série sait aussi surprendre lorsqu’elle abandonne momentanément l’humour pour laisser place à une séquence plus émouvante.

Et c’est là que Shiba Inu Rooms gagne vraiment des points à mes yeux. On peut passer du sourire à une émotion beaucoup plus sincère sans que cela semble artificiel.

❤️ Une série qui fait du bien

Après trois tomes, le charme de Shiba Inu Rooms ne repose donc plus uniquement sur son concept ou sur son adorable petit fantôme.

Ce qui fonctionne, c’est cette capacité à parler de famille, d’amitié, de solitude et de liens qui se construisent avec le temps, tout en conservant une vraie légèreté.

Le manga reste drôle et accessible, mais il possède suffisamment de cœur pour toucher un public beaucoup plus large que les seuls amateurs de comédies animalières.

Personnellement, c’est cette combinaison que je trouve la plus réussie. On vient pour Muu et son irrésistible bouille, mais on reste pour Kôri et tous ces personnages qui finissent par former une véritable famille.

Un troisième tome aussi tendre qu’amusant, qui confirme que Shiba Inu Rooms a largement de quoi trouver sa place dans la bibliothèque des lecteurs à la recherche d’une lecture positive et réconfortante.

Le manga Shiba Inu Rooms T3, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

Choujin X Tome 13 : la frontière entre héros et monstres continue de disparaître

Avec son univers où personne n’est véritablement tout blanc ou tout noir, Choujin X continue de jouer avec notre perception du bien et du mal. Le manga de Sui Ishida ne se contente jamais d’aligner les affrontements spectaculaires : derrière les pouvoirs et les mutations se cachent surtout des personnages aux motivations complexes, souvent contradictoires.

Ce tome 13, publié chez Glénat, poursuit cette logique et nous entraîne dans une situation où la violence semble avoir atteint un point de rupture.

⚡ Une rencontre qui pouvait tout changer

Après les événements particulièrement meurtriers qui ont précédé ce nouveau volume, les membres de Yamatomori arrivent finalement au sommet de la tour où se trouve Zora.

La situation pourrait difficilement être plus tendue. Pourtant, Tokio Kurohara fait un choix qui tranche avec ce que l’on pourrait attendre d’un héros dans une telle situation : il décide de parler plutôt que de frapper.

Cette volonté de privilégier le dialogue donne au passage une vraie portée au chapitre. Tokio ne cherche plus seulement à vaincre un adversaire. Il semble vouloir comprendre ce qui se trouve réellement derrière le conflit et tenter de briser un cycle qui paraît condamné à se répéter.

Mais dans Choujin X, les moments d’accalmie sont rarement faits pour durer.

💥 Quand l’espoir vole en éclats

Alors que Tokio tente de se rapprocher de Zora, la tension atteint soudainement un autre niveau.

Le destin de Yamatomori est par ailleurs directement lié à l’affrontement opposant Tsukiko Mado et Sora Shiruha, dont l’issue pourrait avoir des conséquences bien plus vastes que le simple sort des protagonistes présents dans la tour.

Et puis vient le choc.

Alors que Zora semble vouloir se rapprocher de Tokio, un événement d’une brutalité sidérante vient anéantir toute possibilité d’apaisement. La scène est particulièrement violente et laisse une impression très forte en refermant ce passage.

Une fois encore, l’œuvre rappelle que ses personnages évoluent dans un monde où une seconde suffit pour faire basculer une situation.

🧠 Un tome qui pousse encore plus loin la noirceur

Ce que j’apprécie particulièrement dans ce volume, c’est la manière dont Choujin X refuse les solutions simples.

La violence n’est pas seulement utilisée comme moteur d’action. Elle devient progressivement la conséquence d’une accumulation de choix, de rancœurs et d’ambitions individuelles.

Le tome pousse ainsi encore davantage ses personnages dans leurs retranchements. Certains dévoilent une facette beaucoup plus intime de leur personnalité, tandis que les rapports de force deviennent de plus en plus difficiles à interpréter.

Tokio, notamment, continue d’évoluer. Sa manière d’aborder le conflit montre qu’il n’est plus simplement question pour lui de devenir plus puissant. Comprendre ce qui pousse les autres à agir devient tout aussi important.

Cette dimension donne au récit une profondeur appréciable et évite que les affrontements ne deviennent de simples démonstrations de pouvoirs.

🎨 Une identité graphique toujours aussi forte

Visuellement, Sui Ishida reste fidèle à cette esthétique immédiatement reconnaissable.

Les planches savent être magnifiques, inquiétantes et parfois franchement dérangeantes. Les personnages semblent constamment au bord de la rupture et le dessin accompagne parfaitement cette impression.

J’ai particulièrement apprécié le contraste entre les moments où le récit ralentit et ceux où la violence surgit brutalement. Le découpage et les expressions des personnages renforcent considérablement l’impact émotionnel de certaines scènes.

Le graphisme participe donc pleinement à cette atmosphère étrange qui fait depuis longtemps la personnalité de Choujin X.

⭐ Une série qui continue de surprendre

Avec ce treizième tome, Choujin X confirme surtout qu’il ne souhaite pas emprunter un chemin confortable.

L’histoire devient de plus en plus sombre, mais cette noirceur n’est pas gratuite. Elle sert un récit qui s’intéresse à la responsabilité, aux conséquences de nos choix et à cette frontière toujours plus floue entre celui qui se considère comme un héros et celui que l’on désigne comme un monstre.

J’ai trouvé ce volume particulièrement efficace dans sa façon de faire monter la tension tout en laissant planer de nouvelles incertitudes. Le passage consacré à Tokio et Zora est notamment très réussi, précisément parce qu’il nous fait entrevoir une possibilité avant de la faire voler en éclats.

Un tome intense, violent et parfois dérangeant, qui donne surtout envie de connaître la suite.

Le manga Choujin X Tome 13, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.90€

Marvel Omnibus Ultimate Fantastic Four (Tome 2)

Ce second omnibus referme l’intégrale française d’Ultimate Fantastic Four en réunissant la fin de la série dans un volume relié de 880 pages, où les Quatre Fantastiques sont expédiés en 1483 face à Diablo avant que la tentative de Reed Richards de fabriquer un cube cosmique n’attire successivement le Silver Surfer et Thanos, l’Homme-Taupe et les X-Men complétant le tableau jusqu’aux conséquences d’Ultimatum. Sans être la série la plus emblématique de l’univers Ultimate, elle porte deux événements devenus structurants pour Marvel, la naissance des Marvel Zombies et la bascule de Reed Richards vers le Créateur, ce qui donne à cette édition de clôture un intérêt qui dépasse largement le seul lectorat des Fantastiques.

Disponibilités :
– Fnac 80€

MOUSE: P.I. For Hire – Artbook officiel

Lost in Cult consacre un ouvrage relié au jeu qui a marqué le début de l’année par son parti pris graphique, en réunissant les recherches visuelles ayant abouti au style rubber hose et à l’atmosphère de film noir de Mouseburg, depuis les premières esquisses de Jack Pepper jusqu’aux animatiques de production.

Les planches sont accompagnées d’entretiens avec le studio polonais Fumi Games qui reviennent sur la fabrication d’un rendu entièrement dessiné à la main, une approche assez rare pour justifier un livre à elle seule. Une édition Deluxe accompagnée d’un coffret et de goodies est proposée en parallèle, ainsi qu’un jeu de 52 cartes vendu séparément.

Disponibilités :
– Lost in Cult ~191€

Avatar Aang : le dernier maître de l’air – Blu-ray 4K

Devenu jeune adulte, Aang apprend l’existence d’un pouvoir ancestral capable de sauver la culture des Nomades de l’Air de la disparition, et se lance avec ses compagnons dans une quête aux quatre coins du monde pour mettre la main dessus avant que d’autres ne s’en emparent. Première production des studios dédiés à la franchise, ce long-métrage prolonge la série d’origine en retrouvant ses personnages plusieurs années après la fin de leur aventure initiale, et arrive ici en édition physique après une exploitation restée jusque-là exclusivement en streaming.

Disponibilités :
– Fnac 24,99€

Obscurius T1 – Lucy : une apocalypse démoniaque sous un ciel écarlate

Il y a des BD dont on comprend immédiatement l’ambiance dès les premières pages. Obscurius T1 – Lucy fait clairement partie de celles-là. Paris est méconnaissable, l’atmosphère est lourde, les rues ne sont plus vraiment fréquentables et quelque chose de profondément mauvais semble avoir pris possession de la ville.

Publié chez Soleil, ce premier tome signé Corbeyran, avec Alex Lins au dessin et Natália Marques aux couleurs, nous embarque dans un univers où l’horreur côtoie l’action et le fantastique. L’album est le premier volet d’un diptyque et pose surtout une question qui m’a rapidement intrigué : qui est réellement Lucy ?

👿 Lucy, un personnage qui intrigue

Lucy n’est pas une héroïne classique. Elle fait partie d’un groupe de résistants et possède une capacité pour le moins particulière : elle peut absorber les démons qui s’en prennent aux humains.

Sur le papier, l’idée est simple et plutôt efficace. Mais ce qui m’intéresse davantage, c’est ce que cette faculté implique pour le personnage. Lucy ne semble pas totalement comprendre son propre pouvoir, et encore moins ce qu’il pourrait révéler sur elle.

C’est finalement ce mystère qui donne envie de continuer. On comprend assez vite que son talent n’est probablement pas un simple « super-pouvoir » pratique permettant de régler les problèmes du groupe. Il y a quelque chose de plus inquiétant derrière.

Et heureusement, l’album ne cherche pas à tout expliquer immédiatement.

🌆 Une ambiance qui fait beaucoup

Ce que je retiens surtout de ce premier tome, c’est son atmosphère très particulière.

Le Paris présenté ici n’a plus grand-chose à voir avec celui que nous connaissons. La ville est ravagée et les survivants ont appris à se faire discrets. Les démons et les fantômes font désormais partie du quotidien.

J’ai particulièrement apprécié cette sensation de monde qui a basculé sans que les personnages aient réellement le temps de comprendre ce qui leur arrivait. On n’est pas dans une apocalypse spectaculaire où chaque page cherche à en mettre plein la vue. Il y a plutôt une impression de malaise permanent.

Le rouge omniprésent dans les couleurs participe énormément à cette identité visuelle. C’est sombre, violent et volontairement oppressant.

✏️ Un dessin qui assume son influence comics

Le travail d’Alex Lins ne passe pas inaperçu. Son dessin possède une vraie énergie et donne beaucoup de mouvement aux scènes d’action.

Personnellement, j’ai trouvé ce choix assez pertinent pour une histoire comme celle-ci. Les affrontements avec les créatures et les manifestations du pouvoir de Lucy gagnent en intensité grâce à ce trait très dynamique.

On sent une approche différente de celle d’une BD franco-belge plus traditionnelle. Le résultat donne à Obscurius une identité hybride intéressante.

La colorisation de Natália Marques accompagne parfaitement cette direction, même si j’ai parfois trouvé l’utilisation du rouge un peu excessive. L’effet fonctionne très bien pour installer l’ambiance, mais j’aurais apprécié davantage de variations dans certaines séquences.

🩸 Un premier tome qui mise sur le mystère

Ce qui fonctionne également, c’est que Corbeyran ne cherche pas à donner toutes les réponses dès ce premier volume.

L’album prend le temps d’installer son univers, Lucy et son entourage. Certains éléments restent volontairement dans le flou, notamment autour des origines et des capacités de l’héroïne.

C’est à double tranchant : j’ai apprécié cette volonté de garder quelques cartes en main, mais j’aurais parfois aimé que certains personnages secondaires soient davantage développés.

Pour l’instant, Lucy porte donc une grande partie de l’intérêt du récit. Il faudra voir ce que le deuxième tome fera de cette galerie de résistants et si l’histoire parviendra à donner davantage de profondeur à son univers.

⭐ Une bonne surprise, mais encore beaucoup de questions

Obscurius T1 – Lucy n’est pas forcément une BD qui révolutionne le fantastique horrifique, mais elle possède suffisamment de personnalité pour attirer l’attention.

J’ai aimé son ambiance apocalyptique, son Paris transformé en territoire hostile et surtout le mystère entourant Lucy. Le mélange entre narration franco-belge et esthétique comics apporte également quelque chose de différent.

Quelques réserves demeurent sur la colorisation très rouge et sur des personnages secondaires encore un peu en retrait. Mais pour un premier tome, l’ensemble est suffisamment efficace pour donner envie de poursuivre.

Et c’est probablement le meilleur compliment que je puisse lui faire : je veux savoir ce que Lucy va devenir.

Le pari est donc plutôt réussi pour ce début de diptyque. Reste maintenant à transformer les nombreuses promesses de ce premier volume en véritable histoire.

La BD Obscurius T1 aux éditions Soleil, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 17.50€

Lussye : une aventure mythologique drôle et décalée dans la Grèce antique

Avec Lussye, les éditions Delcourt proposent une relecture pleine d’humour et d’aventure des grands récits de la mythologie grecque. Signée Nicolas Ryser, cette bande dessinée suit une adolescente rebelle qui rêve d’un destin exceptionnel : devenir une Amazone.

Convaincue qu’elle est une enfant adoptée et que ses véritables origines cachent forcément quelque chose de plus glorieux, Lussye décide de fuguer. Son objectif est simple : rejoindre les Amazones. Pour y parvenir, elle embarque clandestinement sur l’Argos, le navire de Jason, sans mesurer les conséquences de sa décision.

🏛️ Une fugue qui déclenche la colère des dieux

Pendant que Lussye part à l’aventure, ses parents, totalement désemparés, se tournent vers l’oracle d’Athéna afin d’obtenir de l’aide pour retrouver leur fille.

Mais la mythologie grecque n’est jamais très éloignée du chaos divin. Les parents de Lussye sont transformés en étranges petits personnages qui accompagnent leur fille tout au long de son périple. Seule Lussye peut les voir et les entendre, tandis qu’ils tentent de la protéger en se présentant comme des envoyés des dieux.

Et pendant ce temps, les dieux eux-mêmes commencent à jouer avec son destin.

Hébé profite de l’absence d’Athéna pour intervenir dans l’existence de la jeune fille. Seulement voilà : Dionysos la surprend et décide d’imposer ses propres règles. Le destin de Lussye devient alors le terrain de jeu d’un véritable duel entre divinités.

⚔️ Une façon originale de découvrir la mythologie grecque

L’un des principaux atouts de l’album réside dans cette volonté de faire découvrir la mythologie grecque par le biais de l’humour et de l’aventure.

Le voyage de Lussye nous entraîne d’île en île et permet de croiser de nombreux personnages issus des récits antiques. Jason, les Argonautes, Hercule et plusieurs divinités interviennent ainsi dans cette aventure qui multiplie les références.

Cette profusion de personnages constitue cependant aussi une petite difficulté pour les jeunes lecteurs. Les dieux, les héros et les différents mythes sont nombreux, et quelques explications ou clés de lecture peuvent s’avérer utiles pour bien comprendre les relations entre tous ces protagonistes.

L’approche reste néanmoins plaisante : les auteurs présentent les dieux comme des êtres particulièrement facétieux, qui s’amusent à intervenir dans la destinée des humains et n’hésitent pas à se quereller entre eux.

🎨 Un dessin très marqué

Graphiquement, Nicolas Ryser adopte un style très expressif et volontairement décalé. Les personnages affichent des silhouettes et des expressions qui renforcent immédiatement la dimension humoristique de l’histoire.

Le résultat devrait particulièrement séduire les jeunes lecteurs et les amateurs d’un dessin proche de celui des Petits Mythos.

Pour ma part, je reste toutefois plus mitigé sur cet aspect. Ce style graphique n’est simplement pas celui que je préfère et certaines couleurs particulièrement vives m’ont parfois semblé un peu trop présentes.

Cela n’enlève rien à la cohérence de l’ensemble : le dessin accompagne parfaitement le ton léger et aventureux voulu pour l’album.

⭐ Une aventure mythologique accessible et amusante

Lussye propose finalement une porte d’entrée sympathique vers la mythologie grecque. L’album est rythmé, drôle et facile à suivre, tout en permettant de rencontrer de nombreux personnages et récits issus de l’Antiquité.

Son parti pris humoristique ne conviendra peut-être pas à tous les lecteurs, notamment sur le plan graphique, mais il fonctionne efficacement pour donner aux plus jeunes l’envie de découvrir cet univers.

Une relecture décalée de la mythologie grecque, particulièrement adaptée aux jeunes lecteurs et à celles et ceux qui apprécient les aventures humoristiques inspirées de l’Antiquité.

La BD Lussye aux éditions Delcourt est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 16.50€

The Fine Art of Rocky – Édition limitée signée (Artbook)

Le peintre John Rivoli consacre plus de soixante-dix toiles, affiches et travaux originaux à la saga Rocky, dont plusieurs réalisés en collaboration avec Sylvester Stallone et quatre inédits créés spécialement pour l’ouvrage. Chaque pièce est accompagnée d’un texte qui en détaille le sens, les techniques employées, les influences historiques et la scène des six films qui l’a inspirée, l’ensemble formant un hommage au cinquantième anniversaire du personnage.

Cette version limitée à trois cents exemplaires numérotés se distingue par une couverture propre à l’édition, un étui rigide gainé de simili-cuir avec image contrecollée et titrage doré, et un portfolio séparé réunissant quatre grands tirages signés du peintre.

Disponibilités :
– exclu Insight Editions 600 $

Elden Ring : Tarnished Edition – Le monde de l’Entre-terre tient-il vraiment dans la Switch 2 ?

Faire entrer Elden Ring dans une console portable avait quelque chose de séduisant… et de franchement risqué. Le jeu de FromSoftware n’est pas exactement le genre de production que l’on imagine faire tourner sans concession sur une machine Nintendo. Pourtant, avec la Switch 2, le défi semblait enfin envisageable.

Cette Tarnished Edition ne se contente d’ailleurs pas de proposer le jeu original : elle embarque également Shadow of the Erdtree, ainsi que quelques ajouts comme deux nouvelles classes et plusieurs armes. Sur le papier, l’offre est donc particulièrement généreuse.

Mais une question reste essentielle : est-ce vraiment agréable à jouer sur Switch 2 ?

⚔️ Toujours aussi fascinant à parcourir

Commençons par ce qui ne change pas : Elden Ring reste Elden Ring.

L’immense monde imaginé par FromSoftware conserve cette capacité assez rare à donner envie de partir dans une direction complètement au hasard, simplement parce qu’un détail au loin a attiré notre regard.

Ruines, cavernes, châteaux, boss gigantesques, chemins secondaires, ennemis redoutables… l’Entre-terre regorge de choses à découvrir. Et même plusieurs années après sa sortie, son univers possède toujours une sacrée force visuelle.

Le gameplay, lui, repose sur les fondamentaux chers au studio : esquive, attaques rapides ou lourdes, parade, magie, gestion de l’endurance et observation minutieuse des adversaires. La possibilité de sauter apporte néanmoins une dimension supplémentaire à l’exploration et aux combats.

Ce n’est pas forcément une révolution lorsqu’on connaît déjà les Souls, mais la formule reste terriblement efficace.

🌄 Une adaptation visuellement convaincante

C’est probablement la première bonne surprise de cette version.

Je m’attendais à une grosse dégradation graphique pour permettre au jeu de fonctionner correctement sur Switch 2. Ce n’est finalement pas aussi catastrophique que l’on pouvait le craindre.

En dehors de quelques concessions évidentes, l’Entre-terre reste impressionnante. La végétation, les textures, les ombres et certains effets ont évidemment été allégés, tandis que la distance d’affichage peut également montrer ses limites.

Mais dans l’ensemble, le résultat demeure très respectable, notamment compte tenu de l’ampleur du jeu.

Le mode portable tire même plutôt bien son épingle du jeu. Sur le petit écran de la Switch 2, certaines imperfections passent davantage inaperçues et l’ensemble donne une impression assez propre.

Les chargements après une mort ou lors des téléportations sont également suffisamment courts pour ne pas devenir pénibles.

😬 Là où ça se complique : la fluidité

Malheureusement, il y a un problème que les qualités visuelles ne peuvent pas faire oublier : le framerate.

Dans les environnements plus tranquilles, tout se passe relativement bien. Mais dès que l’action s’intensifie, les choses deviennent nettement moins confortables.

Plusieurs ennemis à l’écran, environnement chargé ou affrontement contre un boss : la fluidité peut sérieusement perdre en stabilité.

Et pour Elden Ring, ce n’est pas un détail.

Dans un jeu où quelques images peuvent suffire à faire la différence entre une esquive réussie et une mort particulièrement frustrante, les baisses de performances sont forcément problématiques. On peut accepter quelques sacrifices graphiques pour obtenir une expérience portable. Il est beaucoup plus difficile de fermer les yeux lorsque la technique commence à perturber les combats.

C’est d’autant plus dommage que les affrontements contre les boss constituent précisément l’un des grands plaisirs du jeu.

🕹️ Le mode portable sauve un peu la mise

Curieusement, c’est donc en portable que je préfère cette version.

Le jeu m’a semblé plus régulier dans cette configuration, tout en conservant une qualité d’image très correcte. Et pouvoir explorer l’Entre-terre installé dans son canapé, dans son lit ou ailleurs est évidemment un argument considérable.

Mais il y a un autre élément à prendre en compte : les Joy-Con.

Pour un jeu aussi exigeant, leur prise en main n’est pas idéale. Les sticks manquent parfois de précision et les longues sessions peuvent rapidement rappeler que cette configuration n’a pas été pensée spécifiquement pour les jeux d’action les plus exigeants.

On finit par s’y habituer, mais un contrôleur plus confortable reste clairement préférable.

Autre détail à signaler : la Switch 2 semble être particulièrement sollicitée pendant les sessions portables, avec une ventilation qui se fait rapidement entendre.

💰 Une édition intéressante, mais pas irréprochable

Au final, cette Elden Ring : Tarnished Edition réussit quelque chose d’assez impressionnant : rendre l’immense aventure de FromSoftware accessible sur une machine portable sans sacrifier totalement son identité.

Le jeu reste magnifique, gigantesque et toujours aussi captivant. La possibilité d’emporter l’Entre-terre partout constitue un vrai argument, et le contenu proposé est particulièrement conséquent avec le jeu original et son extension.

Mais les problèmes de fluidité empêchent cette adaptation d’atteindre le sans-faute.

Si vous possédez déjà Elden Ring sur une autre plateforme, la question de l’achat se pose donc surtout autour de la portabilité. Pour quelqu’un qui souhaite découvrir l’aventure sur Switch 2, en revanche, cette édition reste très séduisante malgré ses imperfections.

Personnellement, je privilégierais clairement le mode portable, qui me semble offrir le meilleur compromis entre qualité visuelle et stabilité.

FromSoftware a réussi son pari sur le principe. Il reste simplement quelques coups à parer avant de pouvoir considérer cette version comme véritablement maîtrisée.

Elden Ring : Tarnished Edition, est disponible dès maintenant sur Switch 2 dans toutes les bonnes boutiques au prix de 79.99€

Rain World Anthology – Édition collector (Switch 2)

Serenity Forge réunit dans une même édition physique l’intégralité de Rain World, à savoir le jeu d’origine et ses deux extensions Downpour et The Watcher, dans un coffret collector proposé au choix sur PS5 ou sur Switch 2.

Le joueur y incarne un slugcat séparé des siens par une inondation dévastatrice, contraint de chercher nourriture et abri entre deux averses diluviennes capables de noyer toute vie, à travers les ruines d’une civilisation disparue peuplée de prédateurs et de créatures étranges. Autour du jeu, la boîte rassemble un artbook, une écharpe Slugcat à taille réelle, un standee acrylique shaker, un porte-clés, une planche de stickers holographiques, un fourreau gaufré et une jaquette intérieure illustrée, la bande originale étant pour sa part fournie sous forme de code de téléchargement.

Disponibilités import :
– Serenity Forge 119,99$