Le tournoi de l’Annihil-Nation continue et un quatrième duel oppose cette fois Diana Kissinger, représentante du Canada, à Narsidurgu, le champion venu de Mongolie. Deux combattants que tout semble opposer, mais qui partagent un passé particulièrement difficile.
En parallèle de l’affrontement, Hasuichi fait une rencontre pour le moins étrange. Un garçon mystérieux répondant au nom de Gopher affirme que Gaïa est sa mère. Une révélation qui pourrait bien remettre en question ce que l’on pensait savoir sur l’intelligence artificielle à l’origine du tournoi.
⚔️ Un nouveau duel qui ne se contente pas de faire parler les poings
Avec ce sixième volume, Doomsday War poursuit son concept de tournoi mondial avec un nouvel affrontement particulièrement attendu.
Diana Kissinger et Narsidurgu vont donc s’affronter pour défendre leurs pays respectifs, mais Natsuko Uruma ne se contente pas de nous envoyer directement au cœur de la bataille.
Comme dans les précédents volumes, le mangaka prend le temps de présenter ses combattants et surtout de revenir sur ce qui les a conduits jusqu’ici.
Et c’est encore une fois une formule qui fonctionne très bien.
Même si nous savons parfaitement que le tournoi doit forcément aboutir à la victoire de l’un des deux participants, le passé des combattants vient constamment brouiller notre jugement. On peut commencer le combat avec une préférence pour l’un des deux avant de découvrir son histoire et de comprendre les motivations de son adversaire.
C’est finalement ce qui permet à la série de dépasser le simple manga de combats.

💥 Deux combattants, deux styles
Le duel proposé dans ce volume bénéficie également de capacités très différentes.
Diana semble initialement disposer d’un avantage particulièrement important avec son taux de résonance impressionnant. De quoi imaginer une confrontation relativement déséquilibrée.
Mais Narsidurgu va rapidement démontrer qu’il ne faut surtout pas le sous-estimer.
Le rapport de force évolue constamment, avec plusieurs retournements qui permettent au combat de conserver une véritable tension. On retrouve donc ce que l’on apprécie depuis le début de la série : des pouvoirs originaux, des affrontements spectaculaires et une mise en scène suffisamment claire pour que l’on comprenne les stratégies utilisées.
Après six tomes, la mécanique commence évidemment à nous être familière, mais elle reste diablement efficace.
Chaque champion possède ses propres capacités et sa propre manière de combattre, ce qui permet aux affrontements de ne pas devenir totalement interchangeables.
🤖 Gopher, la véritable surprise du tome ?
Mais ce qui m’a probablement le plus intéressé dans ce volume se déroule finalement en dehors du tournoi.
La rencontre entre Hasuichi et Gopher apporte une nouvelle interrogation particulièrement intrigante.
Le jeune garçon appelle Gaïa « maman » et semble entretenir un lien très particulier avec l’intelligence artificielle qui supervise l’Annihil-Nation.
Forcément, cette information fait immédiatement naître de nombreuses questions.
Qui est réellement Gopher ? Quel est son lien avec Gaïa ? Et surtout, quelles sont les véritables intentions de cette dernière ?
Depuis le début de Doomsday War, le rôle de Gaïa est évidemment au centre de nombreuses interrogations. Confier à une intelligence artificielle la responsabilité de décider du sort de l’humanité était déjà particulièrement inquiétant.
Avec l’apparition de Gopher, cette inquiétude prend une toute autre dimension.
J’aurais d’ailleurs apprécié que cette intrigue bénéficie d’un peu plus de place dans ce tome. Elle reste finalement assez secondaire par rapport au combat, alors qu’elle constitue probablement la piste narrative la plus intéressante pour la suite.
🔥 Une formule qui commence à montrer ses limites
C’est aussi là que se situe ma principale réserve concernant ce sixième volume.
Doomsday War reste efficace, mais sa mécanique commence à être bien installée.
Un nouveau pays entre en scène, deux champions sont présentés, leurs passés sont dévoilés, le combat démarre, les retournements s’enchaînent et l’un des deux participants finit par tomber.
La recette fonctionne toujours, mais elle devient forcément plus prévisible au fil des volumes.
Heureusement, l’intrigue autour de Gaïa et de Gopher arrive au bon moment pour apporter une véritable possibilité d’évolution.
Si cette piste prend davantage d’importance dans les prochains tomes, elle pourrait permettre à la série de sortir progressivement de la simple succession de combats et de donner davantage d’ampleur à son intrigue générale.
❤️ Le mot de la fin
Doomsday War reste une série particulièrement efficace dans ce sixième tome. Le combat entre Diana et Narsidurgu fonctionne grâce à deux personnages intéressants et à des parcours qui permettent une nouvelle fois de créer de l’attachement, même lorsque l’on connaît les règles du tournoi.
Les affrontements sont toujours aussi spectaculaires et la mise en scène permet de profiter pleinement des capacités de chaque combattant.
Mais après six volumes, la formule commence forcément à montrer quelques signes de répétition. C’est pourquoi l’arrivée de Gopher et les nouvelles interrogations autour de Gaïa sont particulièrement bienvenues.
Cette intrigue pourrait justement permettre au manga de prendre une nouvelle direction et de nous surprendre davantage.
Un sixième tome solide et agréable à lire, mais qui devra désormais réussir à faire évoluer sa mécanique pour continuer à nous captiver sur la durée.
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