Après un premier volume qui avait posé les bases de l’univers et présenté un Jim Godspeed particulièrement impressionnant, ce deuxième tome prend une direction intéressante : plutôt que de continuer à rendre son héros toujours plus puissant, Boichi choisit de lui rappeler qu’il n’est pas invincible. Et franchement, c’est une excellente idée.
Jim poursuit sa formation pour devenir Marshall, mais son passage à l’école va prendre une tournure particulièrement musclée. Trois affrontements l’attendent, chacun destiné à mettre une partie de ses capacités à l’épreuve. Une manière assez brutale de lui faire comprendre qu’avoir des aptitudes hors normes ne suffit pas forcément pour devenir le meilleur.

⚔️ Jim découvre qu’il peut perdre
C’est probablement l’aspect que j’ai préféré dans ce deuxième tome. Jim avait tendance à donner l’impression de pouvoir tout régler grâce à ses capacités physiques. Ici, il se retrouve confronté à des adversaires capables de mettre réellement ses limites en évidence.
Les trois duels ne servent donc pas uniquement à offrir de gros combats. Ils permettent aussi au personnage de progresser. Force, rapidité et endurance sont successivement sollicitées, et Jim doit commencer à réfléchir autrement que par le simple rapport de puissance.
Cette remise en question rend le héros beaucoup plus intéressant. Il lui reste encore énormément à apprendre et, surtout, il commence à comprendre que la maîtrise de ses capacités ne fait que constituer une étape dans son parcours.
La directrice de l’école joue également un rôle intéressant dans cette dynamique. Sa présence apporte un véritable répondant à Jim et contribue à enrichir les relations entre les personnages.
💥 Trois combats, trois façons de faire du spectacle
Avec Boichi aux commandes, il fallait évidemment s’attendre à ce que les affrontements soient généreux. Et le mangaka ne semble absolument pas décidé à lever le pied !
Les trois duels constituent le cœur du volume et offrent chacun leur lot de coups surpuissants, de mouvements improbables et de scènes spectaculaires. L’auteur travaille énormément la mise en scène : angles de vue, changements d’échelle, expressions et compositions donnent aux affrontements une vraie énergie.
On est parfois très loin d’une logique réaliste, mais ce n’est clairement pas ce que The Marshal King cherche à faire. Le manga assume son côté excessif et transforme cette démesure en véritable moteur de divertissement.
J’ai également retrouvé avec plaisir cette capacité à passer d’un moment très sérieux à une situation plus légère. L’humour vient régulièrement désamorcer la tension, sans empêcher les combats de conserver leur intensité.
🤖 Un Far West mécanique toujours aussi séduisant
Visuellement, ce deuxième tome reste évidemment l’un de ses principaux arguments.
Boichi peut donner libre cours à son imagination avec cet univers qui associe western et esthétique steampunk. Machines, armes, éléments mécaniques et équipements donnent énormément de matière au dessin. Les détails sont nombreux et les affrontements permettent souvent d’en profiter pleinement.
L’univers commence également à prendre davantage d’épaisseur. Les événements précédents ne sont pas oubliés et l’apparition d’un nouveau personnage vient perturber l’équilibre autour de Jim.
Ce qui fonctionne bien, c’est que le manga ne se contente pas d’enchaîner les démonstrations de puissance. Derrière cette avalanche d’action, Jim commence véritablement à évoluer. Il doit apprendre à composer avec les autres, à reconnaître ses faiblesses et à envisager son apprentissage sous un autre angle.
⭐ Mon avis sur The Marshal King Tome 2
Ce deuxième volume confirme surtout que The Marshal King sait exactement ce qu’il veut proposer : du spectacle, de l’action et une bonne dose de démesure.
Mais ce que je retiens surtout, c’est l’évolution de Jim. Le voir confronté à des adversaires qui lui résistent permet au personnage de sortir de son statut de héros presque intouchable. Les trois duels ont donc une véritable utilité narrative et ne sont pas simplement là pour remplir les pages de combats.
Le résultat reste très généreux graphiquement, avec un Boichi particulièrement à l’aise dans cet univers steampunk aux accents de Far West. C’est parfois excessif, souvent spectaculaire et assumé jusque dans ses situations les plus improbables.
Pour ma part, j’ai passé un très bon moment avec ce deuxième tome. The Marshal King commence surtout à montrer qu’il peut être autre chose qu’une succession de démonstrations de puissance : son héros a désormais des failles, et c’est précisément ce qui donne envie de voir jusqu’où il pourra aller.
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