Comment soumettre un manuscrit à une maison d’édition : le guide pratique

Envoyer un roman à une maison d’édition ne consiste pas simplement à joindre son fichier à un courriel. Chaque éditeur définit ses propres critères : genres recherchés, longueur, synopsis, extrait et format du document. Et comme plusieurs services de manuscrits sont fermés à l’automne 2026, la première étape est de vérifier qu’un envoi est bien possible. Voici comment préparer une soumission sérieuse et éviter les erreurs les plus courantes.

Première étape : choisir une maison adaptée à son roman

Avant d’écrire le moindre mail, identifiez les éditeurs qui publient réellement des livres proches du vôtre. Une maison spécialisée en science-fiction ne recherche pas nécessairement la même fantasy qu’un éditeur axé sur l’imaginaire jeunesse, le fantastique contemporain ou les romans de genre. Parcourez les catalogues récents, lisez quelques quatrièmes de couverture et regardez les formats habituellement publiés.

Cette recherche permet aussi d’éviter les envois hors ligne éditoriale. Un roman peut être abouti et ne pas correspondre à la maison contactée : ce n’est pas forcément un jugement sur sa qualité. Il faut également vérifier si l’éditeur reçoit des romans complets, des premiers tomes de saga, des textes courts ou uniquement des projets répondant à un appel précis.

Vérifier que les soumissions sont ouvertes

Consultez en priorité la rubrique officielle « Manuscrits », « Auteurs » ou « Appels à textes » du site de la maison. Au 16 octobre 2026, par exemple, Albin Michel Imaginaire indique une suspension jusqu’au 30 juin 2027 inclus, tandis qu’ActuSF précise qu’aucun appel à textes n’est en cours. Mnémos, Critic, Armada et Bragelonne affichent également des restrictions ou des fermetures sur leurs pages officielles.

Ces exemples illustrent une règle essentielle : ne partez pas du principe qu’un éditeur reçoit des textes toute l’année. Une publication ancienne ou une adresse trouvée dans un forum n’a pas la même valeur que la consigne actuelle. Si la page indique une fermeture, attendez une annonce de réouverture plutôt que d’envoyer quand même le manuscrit.

Sources à vérifier avant tout envoi : Albin Michel Imaginaire, ActuSF, Mnémos, Critic, Armada et Bragelonne.

Le dossier à préparer avant l’ouverture d’un appel

Les demandes changent selon les éditeurs ; il n’existe donc pas de dossier universel. Néanmoins, plusieurs éléments reviennent régulièrement et peuvent être préparés à l’avance :

  • Le manuscrit complet : lorsqu’un roman entier est demandé, envoyez une version terminée et relue. Vérifiez les noms, la chronologie, les chapitres et la cohérence de l’intrigue.
  • Le synopsis détaillé : résumez l’histoire dans l’ordre, jusqu’au dénouement. Il permet au comité de lecture de comprendre l’architecture du récit ; ce n’est pas un résumé destiné à donner envie sans révéler la fin.
  • Le pitch : préparez une version très courte qui présente le genre, le personnage central, le conflit et l’élément distinctif du projet.
  • La présentation de l’auteur : quelques lignes suffisent généralement pour donner les informations pertinentes. Ne gonflez pas artificiellement votre expérience et ne noyez pas le lecteur dans les détails personnels.
  • Les coordonnées : si la maison les demande, veillez à les renseigner dans le courriel et dans le document joint, conformément à ses consignes.
  • Le bon format : certains éditeurs acceptent le PDF ou le DOCX, d’autres précisent un format particulier. N’imposez pas votre préférence si la page exige autre chose.

Respecter les consignes à la lettre

Le format du fichier, la longueur attendue, les pièces jointes et le mode d’envoi ne sont pas des détails secondaires. Certaines maisons demandent un roman complet ; d’autres précisent un synopsis et un extrait. D’autres encore limitent leur recherche à certains genres ou excluent les recueils de nouvelles, les romances ou les textes jeunesse. Lisez la liste jusqu’au bout avant de cliquer sur « Envoyer ».

Utilisez un objet de mail clair, par exemple « Soumission de manuscrit — titre du roman — fantasy », si l’éditeur n’impose pas de formule spécifique. Évitez les pièces jointes non demandées, les liens de téléchargement expirant et les relances répétées. Si la maison annonce un délai de réponse, respectez-le ; en l’absence d’indication, une relance immédiate ne rendra pas la lecture plus rapide.

Attention aux contrats et aux frais demandés

Un projet accepté peut encore nécessiter un travail éditorial : corrections, échanges avec l’éditeur et révisions font partie du processus. Il faut toutefois distinguer ce travail d’une prestation payante. Soyez prudent si une structure vous demande de payer pour être publié, de financer l’impression ou d’acheter obligatoirement un grand nombre d’exemplaires. Prenez le temps de lire le contrat et de vous renseigner sur le modèle économique de la maison avant de vous engager.

Organiser ses envois sans se disperser

Pour garder une vue claire, créez un tableau personnel avec le nom de chaque éditeur, sa ligne éditoriale, le statut de ses soumissions, la date de vérification, les documents requis, la date d’envoi et la réponse éventuelle. Une telle liste permet d’éviter de soumettre deux fois le même texte par erreur ou d’envoyer une version différente à chaque interlocuteur sans s’en souvenir.

Adaptez aussi le message d’accompagnement à chaque maison. Une courte phrase expliquant pourquoi votre roman correspond à son catalogue est plus utile qu’un courriel générique envoyé en masse. En revanche, inutile de flatter excessivement l’éditeur ou de présenter votre livre comme un succès garanti : restez précis et professionnel.

Notre verdict

Une bonne soumission commence avant l’envoi : sélectionnez les maisons adaptées, vérifiez que leurs dépôts sont ouverts, puis préparez un manuscrit propre, un synopsis fidèle et les pièces demandées. L’actualité des soumissions pouvant changer en quelques jours, la page officielle de chaque éditeur doit rester la référence. Un dossier prêt et bien organisé vous permettra de réagir rapidement lorsqu’un appel à textes correspondant à votre roman sera annoncé.

Questions fréquentes

Faut-il envoyer le manuscrit à plusieurs maisons en même temps ?

Cela dépend des consignes des éditeurs. Vérifiez si les soumissions simultanées sont autorisées et soyez transparent si un éditeur vous pose la question. Ne supposez pas que toutes les maisons appliquent la même règle.

Le synopsis doit-il révéler la fin ?

Un synopsis destiné à un comité de lecture résume généralement l’intrigue complète, fin comprise, sauf consigne contraire. Il sert à évaluer la construction du récit, pas à préserver le suspense du lectorat.

Que faire si aucune soumission n’est ouverte ?

Finalisez le texte, préparez les documents qui pourront être demandés et suivez les annonces officielles. N’envoyez pas un manuscrit à une adresse que l’éditeur indique comme inactive ou fermée.

Appels à manuscrits : quelles maisons d’édition acceptent les textes en octobre 2026 ?

Vous avez terminé un roman et cherchez un éditeur pour votre histoire de science-fiction, de fantasy ou de fantastique ? Avant d’envoyer votre manuscrit, mieux vaut vérifier les consignes de chaque maison : plusieurs éditeurs français de l’imaginaire ont actuellement fermé leurs soumissions ou attendent un prochain appel à textes. Voici un état des lieux pratique et les bons réflexes pour ne pas envoyer votre texte au mauvais moment.

Appel à textes ou soumission spontanée : quelle différence ?

Les expressions se ressemblent, mais ne désignent pas toujours la même chose. Un appel à textes est une campagne limitée dans le temps, souvent consacrée à un genre, un thème, un format ou une collection précise. Une maison peut, par exemple, chercher des novellas inédites pour un projet déterminé. La soumission de manuscrits correspond plutôt à la procédure habituelle par laquelle un éditeur accepte — lorsqu’il le permet — de recevoir des romans à étudier.

Dans les deux cas, les règles publiées par l’éditeur priment. Une ancienne adresse e-mail ou un article datant de plusieurs années ne prouve pas qu’un dépôt est encore ouvert. Les périodes de réception peuvent changer rapidement : vérifiez toujours la page officielle le jour où vous préparez votre envoi.

Où en sont les maisons d’édition de l’imaginaire en octobre 2026 ?

Les informations publiques consultées le 16 octobre 2026 montrent que plusieurs éditeurs spécialisés n’acceptent pas de nouveaux manuscrits pour le moment :

  • Albin Michel Imaginaire : le service est suspendu jusqu’au 30 juin 2027 inclus. L’éditeur précise qu’aucun manuscrit ne sera pris en charge d’ici là. Lire les consignes officielles.
  • ActuSF : aucun appel à textes n’est actuellement en cours. La maison invite les auteurs et autrices à suivre ses annonces pour connaître les prochaines ouvertures. Consulter la page Manuscrits.
  • Mnémos : les soumissions sont indiquées comme fermées. La maison propose de prévenir les personnes intéressées lors d’une future réouverture. Consulter la page officielle.
  • Éditions Critic : le service manuscrits est fermé jusqu’à nouvel ordre ; la réouverture doit être annoncée sur le site et les réseaux de l’éditeur. Lire l’annonce.
  • Éditions Armada : la page de soumission affiche elle aussi un statut fermé. Elle précise les genres recherchés et les éléments à préparer pour une éventuelle réouverture. Lire les critères.
  • Bragelonne : l’espace manuscrits est fermé pour une durée indéterminée ; la maison indique qu’elle annoncera sa réouverture sur cette page et ses réseaux sociaux. Voir l’espace manuscrits.

Ce relevé ne représente pas l’ensemble de l’édition française et ne signifie pas que toutes les maisons refusent les nouveaux textes. Il s’agit d’un instantané vérifié à une date précise : d’autres éditeurs peuvent avoir une procédure différente, ouvrir leurs dépôts à certaines périodes ou lancer des appels thématiques.

Que faire quand les soumissions sont fermées ?

La fermeture d’un service n’est pas une invitation à envoyer son roman malgré tout. Si une maison affirme ne pas traiter les textes reçus, le dépôt risque de ne jamais être lu. Le plus utile consiste à préparer le dossier et à suivre les annonces, plutôt qu’à multiplier les messages ou à tenter plusieurs canaux en parallèle.

  • Terminez et relisez le manuscrit : corrigez les fautes, les incohérences et les répétitions, puis faites une dernière relecture après une pause.
  • Préparez un synopsis complet : présentez l’intrigue du début à la fin, dénouement compris. Il ne s’agit pas d’un texte publicitaire destiné aux lecteurs.
  • Écrivez un pitch bref : en quelques lignes, indiquez le genre, le personnage principal, le conflit et la singularité du récit.
  • Suivez chaque maison : notez l’adresse officielle, la date de vérification, les genres recherchés, les pièces exigées et la prochaine date limite annoncée.
  • Adaptez le dossier : le même fichier ne convient pas automatiquement à tous les appels. Certains éditeurs demandent un roman complet, d’autres un synopsis, un extrait ou un format particulier.

Comment repérer un appel sérieux ?

Un appel fiable est publié sur le site ou les réseaux officiels de la maison, annonce une ligne éditoriale et décrit clairement les modalités de participation. Vérifiez la date de clôture, l’originalité exigée, les genres acceptés, les formats de fichier et les conditions de réponse. Méfiez-vous des copies d’annonces qui circulent sans lien vers la source d’origine, surtout lorsqu’elles renvoient à une adresse de contact ancienne.

Autre point important : renseignez-vous sur le modèle économique proposé. Une maison travaillant à compte d’éditeur ne doit pas vous imposer de payer la publication ou d’acheter un nombre déterminé d’exemplaires comme condition à l’acceptation. Lisez le contrat et demandez conseil en cas de doute avant de signer.

Notre verdict

En octobre 2026, plusieurs maisons connues de science-fiction et de fantasy affichent des soumissions fermées ou suspendues, notamment Albin Michel Imaginaire, ActuSF, Mnémos, Critic, Armada et Bragelonne. La meilleure stratégie consiste à vérifier les pages officielles, à ne pas utiliser d’anciennes consignes et à préparer un dossier soigné pour être prêt le jour où un appel adapté s’ouvre. Ce relevé devra être revérifié avant publication et avant tout envoi réel.

Questions fréquentes

Peut-on envoyer un manuscrit même si la page indique « fermé » ?

Il vaut mieux s’abstenir lorsque l’éditeur dit ne plus accepter ou traiter les envois. Attendez une réouverture annoncée officiellement.

Quelle est la différence entre un appel à textes et un dépôt de roman ?

L’appel à textes correspond généralement à une campagne précise, limitée dans le temps ou liée à un thème ou une collection. Le dépôt de manuscrit peut désigner la procédure plus générale de réception des romans, lorsqu’elle est ouverte.

Les informations de cet article sont-elles définitives ?

Non. L’état des soumissions évolue. Consultez la page de chaque maison au moment de votre démarche et vérifiez les dates et les consignes avant tout envoi.

Narnia : Le Neveu du magicien dévoile sa bande-annonce officielle sur Netflix

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Netflix prépare le retour de l’univers de Narnia avec Le Neveu du magicien, une adaptation du roman de C. S. Lewis confiée à Greta Gerwig, la réalisatrice des Filles du docteur March et de Barbie. La plateforme a dévoilé la bande-annonce officielle de ce film attendu en 2027, qui remonte aux origines du monde fantastique de Narnia.

Cette nouvelle adaptation s’intéresse à un récit fondateur de la saga : la création de Narnia, mais aussi les événements qui éclairent l’origine de la Sorcière Blanche et de la célèbre Armoire magique.

✨ Deux enfants entraînés dans un monde inconnu

L’histoire commence à Londres, où Polly Plummer mène une existence plutôt ordinaire. Sa rencontre avec son nouveau voisin, Digory Kirke, va pourtant bouleverser son quotidien.

Le garçon vit avec sa mère, gravement malade, ainsi qu’un oncle dont le comportement devient rapidement inquiétant. Ce dernier pousse les deux enfants à expérimenter des bagues magiques capables de les transporter ailleurs. Ce qui semblait n’être qu’une expérience étrange les entraîne alors dans une aventure extraordinaire.

Au fil de leur périple, Polly et Digory découvrent un univers mystérieux dont les événements vont contribuer à façonner l’histoire de Narnia. Le Neveu du magicien permet ainsi de revenir aux origines de cet univers, avant les aventures popularisées par les précédentes adaptations.

🎥 Greta Gerwig aux commandes du film

Pour porter cette nouvelle version à l’écran, Netflix a fait appel à Greta Gerwig, connue notamment pour Barbie et Les Filles du docteur March. Le film met en vedette David McKenna, qui incarne Digory Kirke, et Beatrice Campbell, dans le rôle de Polly Plummer.

Ils seront accompagnés par plusieurs comédiens reconnus, parmi lesquels Emma Mackey, Carey Mulligan, Meryl Streep et Daniel Craig. La présence de cette distribution renforce l’intérêt autour de cette adaptation, qui s’attaque à une partie essentielle de la mythologie imaginée par C. S. Lewis.

Le choix du Neveu du magicien permet également de raconter une histoire différente des aventures plus connues des enfants Pevensie. Ici, l’enjeu consiste à découvrir comment Narnia a vu le jour et comment certains éléments emblématiques de la saga ont trouvé leur origine.

🗓️ Narnia fera son retour en 2027

Avec cette bande-annonce officielle, Netflix commence à lever le voile sur l’un de ses prochains projets fantastiques. Le long-métrage doit arriver sur la plateforme en 2027, sans date précise annoncée dans les informations communiquées ici.

Pour les lecteurs des romans, cette adaptation représente l’occasion de retrouver un épisode essentiel de la chronologie de Narnia. Pour les nouveaux spectateurs, elle pourrait constituer une porte d’entrée vers cet univers peuplé de magie et de mystères.

Reste désormais à découvrir comment Greta Gerwig donnera vie à la création de Narnia et à cette aventure qui unit deux enfants face à l’inconnu.

The Art of Junji Ito Collection : dans les coulisses de l’horreur animée

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L’univers de Junji Ito ne se limite pas aux pages de ses mangas. Avec The Art of Junji Ito Collection, publié aux éditions Mangetsu, les amateurs du maître de l’horreur peuvent découvrir les coulisses de son adaptation animée de 2018. Attention toutefois : ce beau livre ne rassemble pas simplement les plus belles illustrations du mangaka. Il s’intéresse avant tout à la manière dont ses histoires ont été transposées à l’écran, entre recherches graphiques, storyboards et choix artistiques.

J’ai trouvé cette approche particulièrement intéressante, car adapter les créations de Junji Ito représente un véritable défi. Son dessin, ses expressions inquiétantes et ses transformations corporelles possèdent une force singulière sur papier. Comment retrouver cette atmosphère avec des personnages en mouvement ?

🩸 Une série animée pour explorer l’univers de Junji Ito

Diffusée en 2018, Junji Ito Collection prend la forme d’une anthologie réunissant 24 histoires réparties sur 12 épisodes. Un format qui correspond bien à l’univers du mangaka, dont la bibliographie comporte de nombreux récits courts pouvant chacun installer une atmosphère et une forme d’horreur différentes.

Le livre revient sur cette adaptation à travers plusieurs œuvres et personnages emblématiques, parmi lesquels Tomie et Soichi, sans oublier les créatures étranges et les situations où le corps humain devient une source de terreur.

Cette diversité permet de retrouver plusieurs facettes de l’imagination de Junji Ito. Son horreur ne repose pas uniquement sur les monstres : elle naît aussi des détails du quotidien, des visages déformés et de situations qui basculent progressivement dans l’angoisse.

L’ouvrage accompagne ainsi le lecteur dans une redécouverte de ces récits, tout en mettant en lumière le travail nécessaire pour les faire exister sous une autre forme.

✏️ Du trait original aux images animées

C’est clairement la partie qui m’a le plus intéressé. Les planches originales côtoient les images de l’anime, les études de personnages, les croquis préparatoires et les storyboards. Cette profusion de documents permet de mieux comprendre comment les équipes ont abordé le passage du manga à l’animation.

On découvre notamment le travail réalisé sur les couleurs, les éclairages, les designs et la mise en scène. Les commentaires de Junji Ito et des membres de l’équipe apportent des éclaircissements sur les choix effectués pour préserver l’identité des histoires.

La comparaison entre les deux supports est particulièrement révélatrice. Le dessin de Junji Ito possède une précision et une expressivité difficiles à reproduire, notamment dans les visages et les scènes de body horror. L’animation de 2018 ne parvient donc pas toujours à restituer toute la puissance visuelle des planches originales. Certaines séquences perdent en intensité lorsque les mouvements et les dessins ne retrouvent pas la même force que sur papier.

Le livre permet justement de mieux mesurer la difficulté de cette adaptation, sans se limiter à un jugement sur le résultat final. Il donne accès aux recherches et aux étapes intermédiaires, ce qui rend l’ensemble particulièrement instructif pour les lecteurs curieux des coulisses de la création.

🎤 Deux entretiens qui enrichissent la lecture

L’ouvrage ne repose pas uniquement sur ses illustrations. Il comprend également deux entretiens qui apportent un éclairage complémentaire sur le projet.

Shinobu Tagashira, réalisatrice et animatrice, revient sur sa relation avec l’œuvre de Junji Ito et sur la manière dont elle a abordé cette adaptation. Junji Ito évoque ensuite ses inspirations, certains de ses récits et personnages favoris, mais aussi le plaisir de voir ses créations prendre vie grâce au son et au mouvement.

J’aurais apprécié une analyse plus approfondie des aspects techniques de l’animation. Le livre présente surtout les images et accompagne leur découverte, sans toujours pousser très loin l’étude des procédés employés. Cette réserve reste cependant limitée, car l’ouvrage demeure agréable à consulter et la richesse de son contenu visuel compense largement cette approche moins analytique.

📖 Un beau livre pour les collectionneurs

La qualité de fabrication participe pleinement au plaisir de découverte. Le volume bénéficie d’un grand format, d’une couverture gaufrée et d’un papier qui met en valeur les reproductions.

Il s’agit clairement d’un ouvrage pensé pour être conservé et parcouru à plusieurs reprises. Les illustrations invitent à prendre son temps, à comparer les versions et à revenir sur les passages qui nous ont le plus marqués.

Les amateurs de Junji Ito y trouveront une manière différente d’explorer son univers, tandis que les passionnés d’animation pourront s’intéresser au processus d’adaptation. En revanche, ceux qui recherchent avant tout une vaste galerie d’illustrations indépendantes risquent d’être surpris : le livre privilégie les coulisses de la série animée plutôt qu’une anthologie générale des œuvres graphiques du mangaka.

⭐ Verdict : une plongée visuelle dans les coulisses de l’horreur

The Art of Junji Ito Collection est une publication qui devrait trouver sa place dans la bibliothèque des admirateurs du mangaka. J’ai particulièrement apprécié la possibilité de confronter les planches originales aux images animées, ainsi que les nombreux documents préparatoires qui dévoilent les différentes étapes du travail artistique.

Les analyses techniques auraient pu aller plus loin, mais la variété des illustrations et les entretiens donnent au livre un véritable intérêt. Il permet de redécouvrir les histoires adaptées en 2018 sous un autre angle et d’appréhender les difficultés que représente la transposition d’un dessin aussi singulier.

Au final, Mangetsu propose un bel artbook généreux et soigné, davantage centré sur une adaptation précise que sur l’ensemble de la carrière de Junji Ito. Une belle acquisition pour les collectionneurs et les lecteurs qui souhaitent prolonger leur découverte de son univers dérangeant.

L’Artbook The Art of Junji Ito Collection aux éditions Mangetsu, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 34.95€

Castlevania: Belmont’s Curse est disponible : Paris plongée dans les ténèbres en 1499

La chasse aux vampires reprend ! Castlevania: Belmont’s Curse est désormais disponible sur PlayStation 5, Nintendo Switch, Xbox Series X|S, Xbox sur PC et Steam. Développé conjointement par Konami, Evil Empire et Motion Twin, ce nouvel épisode de la célèbre saga plonge les joueurs dans un Paris médiéval envahi par des créatures monstrueuses, avec une mission : affronter les forces des ténèbres et sauver la population.

Au programme, action, exploration en 2D et chasse aux monstres, dans une aventure qui s’inscrit dans la continuité de l’univers de Castlevania III: Dracula’s Curse.

🏰 Paris, 1499 : une nouvelle Belmont entre en scène

L’histoire se déroule 23 ans après les événements de Castlevania III: Dracula’s Curse. Cette fois, les joueurs incarnent Rose Belmont, la fille de Trevor Belmont, le héros qui a vaincu Dracula.

Équipée du célèbre fouet sacré Vampire Killer, elle doit explorer une capitale française ravagée par les flammes et envahie par des créatures inquiétantes. Au-dessus de la ville se dresse un mystérieux château qui constitue l’un des principaux lieux de cette nouvelle aventure.

Rose devra progresser dans cet environnement hostile, affronter les monstres qui se dressent sur son chemin et tenter de mettre fin à la menace qui pèse sur Paris. L’héritage des Belmont se poursuit ainsi dans une époque et un cadre différents, tout en conservant les fondations de la franchise.

⚔️ Exploration, armes et secrets à découvrir

Développé comme un jeu d’action et d’exploration en 2D, Castlevania: Belmont’s Curse met l’accent sur les déplacements, les affrontements et la découverte des environnements.

Les joueurs pourront s’appuyer sur un arsenal varié et différentes compétences pour affronter les forces ennemies. L’exploration occupe également une place centrale : s’éloigner des chemins les plus évidents peut permettre de découvrir des passages secrets, des améliorations puissantes et des éléments cachés dans le château de Dracula.

Le jeu entend ainsi récompenser la curiosité autant que les aptitudes au combat. Il faudra observer les environnements et fouiller les lieux pour en découvrir les possibilités, plutôt que de se contenter de suivre un parcours direct.

La bande-son a été composée par Daniel Asadi. Elle accompagne cette plongée dans un univers sombre et contribue à prolonger l’héritage musical de Castlevania, l’une des signatures historiques de la série.

🎁 Les éditions Midnight et leurs bonus

Konami propose également des éditions Midnight, en version numérique comme physique, destinées notamment aux collectionneurs et aux amateurs de contenus supplémentaires.

Les éditions Midnight comprennent :

  • Le jeu principal.
  • Une galerie numérique réunissant musiques et illustrations.
  • Le costume alternatif inspiré de Trevor Belmont.
  • Le costume alternatif inspiré de Sypha.
  • La relique en jeu Family’s Grace.

La galerie numérique contient notamment 71 morceaux du jeu. Ces bonus permettent de prolonger l’expérience au-delà de l’aventure principale.

Un costume inspiré d’Alucard est également prévu comme bonus associé à l’achat anticipé. Il est annoncé pour les précommandes numériques et les achats anticipés de l’édition physique, selon la version concernée.

Les informations communiquées ne précisent toutefois pas les tarifs des différentes éditions.

🩸 Le retour d’une saga légendaire

Avec Castlevania: Belmont’s Curse, Konami remet la famille Belmont au cœur d’une nouvelle chasse aux monstres. Le cadre parisien, les affrontements en 2D et l’importance donnée à l’exploration constituent les principaux éléments de cette aventure.

La collaboration entre Konami, Evil Empire et Motion Twin donne naissance à un nouvel épisode qui s’appuie sur l’héritage de la franchise tout en proposant une histoire située à une époque différente.

Castlevania: Belmont’s Curse est disponible dès le 15 octobre 2026 sur PS5, Nintendo Switch, Xbox Series X|S, Xbox sur PC et Steam. Les amateurs de chasse aux vampires peuvent désormais prendre le fouet Vampire Killer et partir explorer les rues dangereuses de Paris. Pour découvrir une autre actualité horrifique côté jeux vidéo, retrouvez aussi les informations sur Hellraiser: Revival.

Questions fréquentes

Sur quelles plateformes jouer à Castlevania: Belmont’s Curse ?

Le jeu est annoncé sur PlayStation 5, Nintendo Switch, Xbox Series X|S, Xbox sur PC et Steam.

Quel type de jeu est Belmont’s Curse ?

Il s’agit d’un jeu d’action et d’exploration en 2D, centré sur les combats, les déplacements et la découverte des niveaux.

Qui est le personnage principal ?

L’aventure met en scène Rose Belmont, présentée dans cet article comme la fille de Trevor Belmont.

Les Fables de La Fontaine – Édition prestige : un classique de la littérature sublimé par la BD

Les animaux de Jean de La Fontaine n’ont pas fini de nous surprendre ! Avec cette édition prestige publiée par Delcourt Jeunesse, trente-six fables prennent vie sous le crayon d’autant de dessinateurs. Le résultat est une anthologie qui mêle littérature classique et bande dessinée, avec une ambition simple : faire redécouvrir ces textes intemporels à travers des univers graphiques très différents.

Parue le 1er octobre 2026, cette nouvelle édition mise sur une fabrication soignée et un contenu qui a déjà fait ses preuves. Mais derrière ce bel objet se cache une précision importante pour les lecteurs qui connaissent déjà l’album : il s’agit d’une réédition de La Fontaine aux fables – Intégrale, publiée par Delcourt en 2010.

🦊 Trente-six fables, trente-six visions graphiques

Le principe de cette anthologie repose sur une idée particulièrement intéressante : chaque fable est illustrée par un dessinateur différent, sans modification du texte original. Les vers de La Fontaine conservent ainsi toute leur place, tandis que les images leur donnent une nouvelle dimension.

Cette diversité constitue le principal attrait de l’ouvrage. Au fil des pages, les styles se succèdent et les représentations des animaux changent radicalement. Certains artistes privilégient une approche douce et expressive, tandis que d’autres proposent un univers plus affirmé, parfois plus proche de la bande dessinée destinée aux adultes.

Parmi les artistes réunis figurent notamment Michel Plessix, Cyril Pedrosa, Turf, Jean-Luc Masbou et Cécile Chicault. Chacun apporte sa sensibilité à ces histoires bien connues, ce qui transforme la lecture en une succession de découvertes visuelles.

J’apprécie particulièrement cette démarche, car elle rappelle que les fables peuvent être interprétées de multiples façons sans perdre leur sens. Les textes restent familiers, mais leur mise en images renouvelle le regard que l’on porte sur eux. Les différences entre les illustrations deviennent même une invitation à comparer les styles et à réfléchir à la manière dont chaque artiste comprend le récit.

🎨 Une anthologie qui célèbre la diversité du neuvième art

Avec une telle variété de dessinateurs, il serait inutile de chercher une cohérence graphique uniforme. C’est justement l’absence de style unique qui fait l’intérêt du recueil.

Les lecteurs passent d’un univers à un autre, découvrant des ambiances, des formes et des représentations animales très différentes. Cette succession donne à l’ensemble un rythme particulier et empêche la lecture de devenir monotone.

Bien entendu, toutes les contributions ne produisent pas nécessairement le même effet. Comme dans toute anthologie, certaines interprétations séduiront davantage que d’autres, selon les goûts de chacun. Mais cette inégalité fait aussi partie de l’expérience : le lecteur peut avoir ses préférences, retrouver des sensibilités qui lui parlent ou découvrir des artistes qu’il ne connaissait pas.

Le plus important reste que le texte de Jean de La Fontaine demeure intact. Les illustrations accompagnent les fables sans chercher à remplacer leur écriture ni à simplifier leur propos. L’humour, les travers humains et la portée morale des récits conservent ainsi leur place au cœur de l’album.

🎁 Une édition prestige pensée pour être offerte

Cette nouvelle publication se distingue également par sa présentation. Dos toilé, dorure en couverture et grand format donnent au livre une allure de bel objet, particulièrement adaptée à une bibliothèque familiale ou à un cadeau.

Avec ses 136 pages, l’album peut séduire différents publics. Les enfants y trouveront une manière visuelle d’aborder un grand classique de la littérature, tandis que les adultes pourront retrouver des textes connus sous une forme différente. La présence des fables dans les programmes scolaires renforce également l’intérêt de cette adaptation pour les jeunes lecteurs.

Le prix annoncé de 22,50 € correspond à un ouvrage misant autant sur son contenu que sur sa fabrication. Il faut toutefois souligner un point essentiel : cette édition ne propose pas de nouvelles fables par rapport à l’intégrale parue en 2010. Le contenu est identique, seul le nouvel habillage distingue cette publication.

Si vous possédez déjà l’ancienne édition, l’achat se justifiera donc principalement par l’envie de profiter de cette présentation prestige ou de compléter votre collection.

⭐ Verdict : une belle porte d’entrée vers les fables de La Fontaine

Cette édition prestige des Fables de La Fontaine constitue une proposition séduisante pour les amateurs de bande dessinée et de littérature classique. La rencontre entre les textes de Jean de La Fontaine et les interprétations de trente-six dessinateurs apporte une vraie richesse visuelle à des récits qui ont traversé les générations.

J’apprécie particulièrement le respect du texte original et la variété des propositions graphiques. L’ensemble permet de redécouvrir ces histoires sous un autre angle, sans dénaturer leur écriture ni leur portée morale.

Le principal bémol concerne évidemment son positionnement : ce n’est pas une nouvelle adaptation, mais une réédition luxueuse d’un album déjà publié. Pour les lecteurs qui ne possèdent pas l’intégrale de 2010, le livre représente une belle occasion de découvrir cette anthologie. Pour les autres, le nouvel habillage ne suffira pas forcément à justifier l’achat.

Au final, Delcourt propose un bel ouvrage à offrir ou à conserver, qui associe le plaisir de la lecture à celui de découvrir des styles graphiques variés. Une manière agréable de rappeler que les fables de La Fontaine continuent de nourrir notre imagination, bien au-delà des pages des livres scolaires.

Les Fables de La Fontaine – Édition prestige, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 22.50€

Manette XBOX Nano

XBOX élargit sa gamme de manettes avec la Nano, un modèle d’entrée de gamme au format réduit pensé pour les petites mains, qui reprend la disposition classique d’une manette XBOX afin que toute la famille puisse jouer, des sessions rapides aux soirées entre amis. Rechargeable grâce à sa batterie intégrée, elle passe facilement d’un appareil à l’autre en XBOX sans fil ou en Bluetooth, de la console au PC en passant par le mobile et certaines TV connectées, et propose un bouton d’action programmable ainsi que la réattribution des touches via l’application Accessoires XBOX. Attention toutefois, le câble USB-C indispensable pour la recharger est vendu séparément.

Disponibilités :
– Amazon 49,99€

Sonic Racing: CrossWorlds – Édition Year One (PS5)

Pensée pour ceux qui n’ont pas encore pris le départ, l’édition Year One de Sonic Racing: CrossWorlds réunit en une seule boîte le jeu de base et l’ensemble des contenus payants de sa première année, à savoir le pack Sonic Prime et les six packs du premier Season Pass consacrés à Bob l’Éponge, Minecraft, Pac-Man, Mega Man, les Tortues Ninja et Avatar, chacun apportant ses pilotes et son circuit.

Attention toutefois, ces contenus additionnels ne sont pas sur le disque et doivent être téléchargés, une connexion internet étant donc indispensable pour en profiter. Côté boîte, cette édition se distingue par deux bonus réservés à la version physique, un patch brodé du logo des 35 ans de Sonic et une jaquette réversible. Le jeu reste fidèle à sa formule, avec 24 circuits, 15 CrossWorlds accessibles via les Rings de transfert, 23 personnages de l’univers Sonic au départ et une personnalisation poussée des véhicules grâce à 45 machines et 70 gadgets.

Disponibilités :
– Amazon 59,99€

Dissuasion nucléaire : une histoire française, une BD pour comprendre les choix de la France

L’arme nucléaire reste l’un des sujets les plus sensibles de notre époque. Derrière la puissance militaire qu’elle représente se cachent des décennies de recherches scientifiques, de décisions politiques et de stratégies diplomatiques. Avec Dissuasion nucléaire – Une histoire française, publié aux éditions Delcourt, le scénariste Jean-Claude Bartoll et le dessinateur Nicolas Otéro proposent de revenir sur la construction de la force nucléaire française et sur les événements qui ont façonné son histoire.

J’étais particulièrement intéressé par cette lecture, car la question nucléaire est souvent abordée à travers le cinéma ou les grandes figures scientifiques, sans que l’on connaisse forcément les choix politiques et militaires qui ont permis à la France de développer son propre arsenal. Cette BD documentaire m’a permis de découvrir plusieurs aspects de cette histoire, tout en mesurant la complexité du sujet.

📚 Une plongée dans l’histoire nucléaire française

L’album retrace les grandes étapes qui ont conduit la France à développer son indépendance nucléaire et militaire. Le parcours est dense et ne se limite pas à la création de la bombe atomique : il s’intéresse également aux enjeux diplomatiques, aux recherches scientifiques et aux orientations politiques qui ont accompagné cette évolution.

J’ai notamment apprécié de découvrir les tensions qui ont entouré les relations entre la France, les États-Unis et le Royaume-Uni. Les rivalités et les alliances jouent un rôle important dans cette histoire, où la maîtrise de l’arme nucléaire devient aussi une question de souveraineté.

La BD revient également sur Frédéric Joliot-Curie, figure majeure de la recherche nucléaire, dont les convictions sur l’utilisation militaire de l’atome apportent une dimension politique et morale au récit. Les essais menés en Algérie puis en Polynésie, les recherches plus discrètes et le développement de la dissuasion sous-marine complètent cette vaste rétrospective.

L’un des grands intérêts de l’ouvrage est de relier les avancées scientifiques aux décisions politiques. La bombe ne constitue pas seulement une prouesse technique : elle modifie les rapports de force internationaux et oblige les dirigeants à repenser la place de leur pays dans le monde.

🏛️ Une histoire faite de science, de politique et de stratégie

Au fil des pages, Dissuasion nucléaire aborde de nombreux sujets : la naissance de l’arme atomique, le développement de l’arme thermonucléaire, les choix des dirigeants français, les relations internationales et les moyens mis en œuvre pour maintenir une capacité de dissuasion.

Cette richesse constitue l’un des principaux atouts du livre. J’ai appris plusieurs éléments que je connaissais mal, notamment sur les essais nucléaires français et les rapports parfois compliqués avec les puissances alliées.

Le récit permet aussi de comprendre comment la stratégie nucléaire s’est progressivement imposée comme un élément central de la politique de défense. La dissuasion ne repose pas uniquement sur l’existence d’armes : elle implique une doctrine, des moyens techniques et une volonté politique de maintenir une capacité de riposte.

En revanche, la quantité d’informations peut rendre la lecture exigeante. Les événements s’enchaînent, les noms et les enjeux se multiplient, et certains passages demandent une attention soutenue. Ce n’est pas le genre de BD que l’on parcourt rapidement entre deux lectures légères.

🎨 Un documentaire dense, mais structuré

Pour rendre ce sujet accessible, les auteurs organisent l’album en neuf chapitres chronologiques. Cette progression permet de suivre les grandes étapes de l’histoire nucléaire française et de replacer les événements dans leur contexte.

L’alternance entre explications et dialogues aide à varier la lecture. Le dessin accompagne correctement la dimension documentaire, tandis que la présentation des textes facilite le suivi des informations. L’ensemble privilégie la clarté plutôt que les effets graphiques spectaculaires, ce qui correspond bien à la nature du projet.

Il faut toutefois accepter de prendre son temps. Une lecture en plusieurs étapes me semble préférable pour assimiler les informations et bien comprendre les liens entre les décisions politiques, les recherches et les évolutions militaires. Certains passages mériteraient presque une seconde lecture pour en retenir toutes les nuances.

Cette densité n’est donc pas nécessairement un défaut : elle reflète l’ampleur du sujet. Mais elle réserve clairement l’ouvrage aux lecteurs curieux de cette histoire ou déjà intéressés par les questions de défense et de géopolitique.

⭐ Verdict : une BD documentaire instructive et nécessaire

Avec Dissuasion nucléaire – Une histoire française, Delcourt propose un album ambitieux qui revient sur une partie importante de l’histoire contemporaine. J’ai apprécié la richesse des informations, la place accordée aux enjeux politiques et scientifiques, ainsi que la volonté de replacer le développement de l’arsenal français dans son contexte international.

Le livre m’a surtout permis de mieux comprendre la complexité des choix qui ont conduit la France à construire sa force nucléaire. Il ne s’agit pas simplement de raconter l’invention d’une arme, mais de suivre une histoire où se croisent convictions individuelles, intérêts nationaux, rivalités diplomatiques et stratégies militaires.

Sa principale limite est aussi sa grande qualité : le sujet est vaste et le contenu particulièrement dense. Tout retenir dès la première lecture est difficile, mais c’est précisément le type d’ouvrage que l’on peut reprendre pour approfondir certains passages.

Une BD documentaire recommandée aux amateurs d’histoire et de géopolitique, ainsi qu’aux lecteurs qui souhaitent mieux comprendre les origines et les enjeux de la dissuasion nucléaire française.

La BD Dissuasion nucléaire : une histoire française, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 19.50€

Silent Hill: Townfall (autocollants inclus) – PS5

Silent Hill: Townfall revient en boîte sur PS5 dans une version accompagnée d’un ensemble exclusif d’autocollants à l’effigie du jeu, seul ajout par rapport à l’édition standard. Ce nouvel épisode, pensé comme une histoire complète et indépendante du reste de la saga, quitte la ville américaine pour l’Écosse de 1996 et suit Simon Ordell, rappelé sur l’île de St. Amelia pour y régler une affaire en suspens.

Il y découvre une ville engloutie sous un brouillard épais, en apparence désertée mais loin d’être tranquille, et à mesure qu’il s’enfonce dans ses rues, des pans d’un passé enfoui ressurgissent et éclairent peu à peu ce qui le lie à cet endroit et à ses habitants. Entièrement joué à la première personne, le jeu mise sur l’exploration et la survie avec un équipement volontairement limité, dont le CRTV, une petite télévision portative capable de capter des signaux instables.

Disponibilités :
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