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Les sorties manga de la semaine

Voici le récapitulatif des différentes sorties manga de la semaine ! Toutes les semaines retrouvez le planning complet des derniers sorties mangas de vos éditeurs manga préférés ! Toutes news de Pika, Kana, Meian, Doki-Doki, Glenat, Akata, Delcourt/tomkam sans oublier Kurokawa et Ki-oon et bien plus encore…

Sorties manga de la semaine

Barbarities / Taifu Comics

Dans le royaume de Lorraine, le vicomte Adam Cunning se voit assigné la garde du vieux seigneur Montagu. Le jeune noble, hédoniste et libertin, décide pour tromper son ennui de se rendre à une partie fine où est censé apparaître Joël, le neveu de son maître. Timide et maladroit, ce dernier n’est toutefois pas là pour prendre du bon temps, mais afin de tirer parti de la situation et de mener à bien une certaine mission. Semblant être bien moins à l’aise avec les choses de la chair qu’avec les choses de l’esprit, il aura besoin de toute l’aide que le bel Adam pourra lui apporter.

Le Dévoreur de Souvenirs – roman / Delcourt/Tonkam

Ryôichi, étudiant, mène des recherches sur les légendes urbaines. Alors que plusieurs personnes perdent subitement et étrangement la mémoire autour de lui, il entend de plus en plus parler d’un mystérieux monstre, le Kiokuya, qui est supposé se nourrir des souvenirs des gens. Mais ce Kiokuya existe-il vraiment ? Et si tel est le cas, quel est son véritable but ?

Hôtel Voynich / Noeve Grafx

Suite à de mystérieux événements, Taizô Kuzuki échoue sur la petitite île de Blefuscu, perdue en plein océan Pacififique. Indolence tranquille de la vie sous les tropiques, beauté sauvage d’une forêt centenaire, histoire à laquelle se mêlent les légendes locales, prestitige de la clientèle… Bien installé dans une suite de l’hôtel Voynich, c’est ainsi qu’on lui présente les charmes de l’île. Mais entre leurs origines obscures, leurs actitivités douteuses et leurs discutables desseins, visiteurs comme habitants semblent tous cacher de bien étranges secrets…

Monster Girls Collection / Soleil

Tout bon monstre qui se respecte doit savoir effrayer ! Pour cela, Ichika et ses camarades doivent absolument obtenir leur diplôme de monstre ! Mais dans leur classe, la plus mauvaise de toutes, étudier n’est pas une mince affaire ! Entre tricheries et règlements de comptes sanglants, Monsieur D, leur professeur principal, va avoir bien du mal à les emmener jusqu’au diplôme…

The Vampire & The Rose / Soleil

Chiyu est une lycéenne qui croit au grand amour. Dans sa classe, Yomiya fait tourner toutes les têtes. Il est séduisant, intelligent, sportif et… c’est un vampire ! Malgré tout, elle lui propose son sang lorsqu’un beau jour, elle le trouve en train de faire un malaise. Il découvre alors son goût délicieux et n’a pas l’intention de renoncer à d’autres rations…

Wakusei Closet / Noeve Grafx

Aimi fait des rêves étranges. Un autre monde, désolé, peuplé de monstres, avec pour seule compagnie humaine une jeune fille ayant oublié jusqu’à son propre nom et prisonnière de cet univers cauchemardesque. Alors qu’Aimi tente de se convaincre que ses rêves ne sont que fantaisies, l’un de ses camarades de classe disparaît sous ses yeux… et apparaît dans l’autre monde.

Les Architectes de Babel / Glénat

XVIIIe siècle avant J.-C., en Mésopotamie antique. Maintenant qu’il est parvenu à unifier une grande partie de la région, le roi de Babylone, Hammurabi, ordonne la construction d’une tour qui “atteigne le soleil” afin d’assurer une prospérité éternelle à son royaume. De son côté, Gaga, un architecte de la cour né dans une famille de militaires, se voit confier la mission d’aller chercher dans la ville de Dilmun le dénommé Nimrod, un descendant de Noé. Un châtiment impitoyable l’attend s’il ne le ramène pas au palais royal sous dix jours. Dans ce manga historique qui a pour théâtre la cité de Babylone à l’apogée de sa gloire, 4000 ans plus tôt, deux architectes de génie vont tout donner pour tenter de résoudre un problème qui semble, à première vue, insurmontable…

La Cantine de Minuit – La cuisine japonaise à la maison / Le Lézard Noir

Dans ce livre, quatre expertes de l’art culinaire se sont glissées derrière les fourneaux de la Cantine pour vous présenter leurs recettes adaptées du manga. Des plats gourmands, pour toutes les occasions, faciles et rapides à préparer !
Entre cours de cuisine, émissions télévisées et livres culinaires, ce quatuor de cuisinières bien connues des Japonais a décortiqué la série et enfilé le tablier du patron pour mieux réinventer sa cuisine.

L’énigme Détective Conan / Pix’n Love

La dégaine élégante d’un Sherlock Holmes vêtu de sa robe de chambre, allongé nonchalamment sur son sofa du 221B Baker Street, le regard de braise d’un Arsène Lupin qui scrute la scène avant de commettre un énième méfait avec succès, ou encore Kogoro Akechi et son inaliénable sang-froid face aux mystères les plus sombres du genre humain. Toutes ces mythologies, tous ces héros flamboyants, tous ces souvenirs sont convoqués dans l’énigme du manga : Détective Conan, de Gōshō Aoyama.

Cette oeuvre chorale aux dizaines de personnages n’est pas un simple manga au long cours, elle a renouvelé son genre : la fiction policière à énigme, en variant tous les styles. Roman noir, codes à déchiffrer et comédie romantique, crimes sanglants, vengeances impitoyables et in-compréhensions d’adolescents, parfois côté voleur, souvent côté détective, un peu James Bond, beaucoup Hercule Poirot. Les inspirations, à l’image des règles et des convenances, sont autant respectées que brisées par l’auteur.

Hong Kong, cité déchue / Rue de l’échiquier

À Hong Kong, les jours de la démocratie sont comptés. À quoi ressemblerait la ville dans un futur proche, sous la botte d’une dictature chinoise sans merci ? En nouant les fils de plusieurs récits courts, qui se nourrissent de sa propre expérience, Kwong-shing Lau dresse un tableau glaçant de l’avenir potentiel de l’ancienne colonie britannique, naguère symbole d’indépendance et de liberté.

My capricorn friend / Delcourt/Tonkam

Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…

The Promised Neverland – Guide « Mystic Code » / Kazé Manga

Avec ce guide officiel, plongez dans les profondeurs de The Promised Neverland à travers les scènes clés des vingt tomes de la série commentée par leurs auteurs et l’éditeur !
Retrouvez également des fiches de personnage, des story-boards inédits, des pages thématiques et des interviews afin de répondre aux milles questions et secrets de TPN et de sa genèse !

The Promised Neverland – roman « Au fil des souvenirs » / Kazé Manga

Norman, Ray et les autres ont enfin retrouvé Emma, deux ans après être passés dans le monde des humains. Leur camarade, par sa promesse, a fait le choix de l’amnésie : la perte de ses souvenirs. Alors, en décryptant de vieilles photos, tous les enfants plongent dans leurs propres mémoires pour rappeler à Emma sa vie d’autrefois. De leurs fêtes d’anniversaire à la contemplation de l’étoile Polaire, en passant par les parties d’échecs contre Maman, remontez avec eux le fil de leurs souvenirs !

Un matin de ce printemps-là / Rue de l’échiquier

Le 9 avril 1975, à l’aube, dix-huit heures après avoir été condam- nés à mort, huit hommes sont exécutés dans la prison cen- trale de Séoul. Leur crime ? Être sympathisants communistes et avoir prétendument espionné pour le compte de la Corée du Nord, l’ennemi honni.

Mais personne ou presque n’est dupe du simulacre de procès dont viennent d’être victimes ces huit innocents – professeur, journaliste, étudiant ou petit chef d’entreprise. Dans la Corée du Sud répressive et autoritaire du dictateur Park Chung-hee, alors que la contestation populaire gronde, ils ont été choisis au hasard, comme boucs émissaires, pour frapper les esprits. Faire peur.

Maison Ikkoku – Perfect Edition – 10 tomes / Delcourt/Tonkam

Étudiant raté, Yusaku Godaï décide un jour de quitter la pension de famille dans laquelle il vit car les autres locataires n’arrêtent pas de faire la fête dans sa chambre. Mais ce même jour arrive Kyoko Otonashi, la nouvelle responsable. Elle est veuve à seulement 20 ans et Yusaku tombe directement amoureux d’elle…

Akane-banashi – Tome 16 : un volume de transition qui donne envie d’en découvrir davantage !

Voilà déjà le seizième tome d’Akane-banashi, une série que je prends toujours autant de plaisir à retrouver ! Pourtant, malgré une nouvelle lecture de grande qualité, ce volume me laisse un petit goût de frustration. La raison ? Une intrigue principale qui se termine assez tôt, laissant une place importante à une histoire bonus. Mais avant cela, Yuki Suenaga et Takamasa Moue nous proposent de revenir sur les débuts de deux personnages essentiels : Shiguma et Issho.

🎭 Aux origines de Shiguma et d’Issho

Maître Urara accepte de raconter à Akane un épisode important du passé de Shiguma et d’Issho. On découvre ainsi comment les deux jeunes hommes ont croisé la route de Kiroku Kashiwaya, un rakugoka respecté qui va profondément influencer leur avenir.

Tout commence par une bagarre impliquant des yakuzas et un règlement de comptes qui aurait pu très mal tourner. L’intervention de Kiroku permet finalement aux deux garçons de s’en sortir. Mais c’est surtout lorsqu’ils assistent à l’une de ses représentations au Yasakatei que leur vie prend une nouvelle direction.

Cette rencontre constitue une véritable révélation pour les deux livreurs de nouilles, qui décident alors de suivre les traces de cet artiste singulier. Reste à découvrir le chemin particulièrement difficile qui les attend pour espérer atteindre leur objectif.

Ce retour dans le passé apporte un éclairage intéressant sur la formation de ces personnages et sur leur attachement au rakugo. Une plongée dans les origines qui donne une nouvelle profondeur à leur parcours, tout en enrichissant l’univers de la série.

📖 Un tome un peu trop court à mon goût

C’est ici que se situe ma petite déception. L’histoire principale s’arrête aux alentours de la page 145. La suite du volume est consacrée à une histoire bonus, inédite, issue de la première collaboration entre Yuki Suenaga et Takamasa Moue.

On y suit cette fois un duo de lycéens qui se lance dans la réalisation d’un sketch de manzai, une forme de comédie en duo qui peut rappeler l’univers de Show-ha Shoten!.

C’est évidemment intéressant de découvrir un autre travail du binôme créatif à l’origine d’Akane-banashi. Cette histoire permet aussi de retrouver leur manière de mettre en scène l’humour et les ambitions de jeunes personnages. Mais je dois bien l’avouer : j’aurais préféré profiter de davantage de pages consacrées à Akane et à son univers.

La lecture se termine donc un peu trop rapidement à mon goût. Ce n’est pas que le bonus soit inintéressant, bien au contraire, mais après seize tomes, on a forcément envie de prolonger l’aventure principale.

🌟 La fin d’un premier grand chapitre ?

Ce seizième volume donne surtout le sentiment de refermer une première grande étape de l’histoire. Akane semble désormais prête à franchir un nouveau palier dans son parcours, avec la perspective d’accéder au rang de futatsume.

C’est particulièrement prometteur pour la suite ! Les prochains chapitres doivent nous emmener trois ans plus tard, ce qui ouvre de nombreuses possibilités pour l’évolution de notre héroïne et de son entourage. J’ai notamment hâte de découvrir ce qui s’est passé pendant cet intervalle et de voir comment Akane aura grandi, aussi bien sur le plan personnel qu’artistique.

Ce saut dans le temps pourrait donner un nouvel élan à la série, à condition que les auteurs prennent le temps de nous raconter les événements qui auront marqué ces trois années.

❤️ Une série toujours aussi géniale !

Même si ce tome ne provoque pas chez moi le même enthousiasme que certains précédents, Akane-banashi reste une excellente série. Son univers consacré au rakugo continue de me captiver, et j’apprécie toujours autant la manière dont Yuki Suenaga construit ses personnages et développe leur rapport à cet art traditionnel.

Le dessin de Takamasa Moue accompagne parfaitement cette aventure, avec une mise en scène qui donne toute sa dimension aux représentations et aux émotions des personnages.

Ce volume est donc davantage une étape de transition qu’un épisode majeur de l’histoire d’Akane. Il apporte des éléments intéressants sur le passé de Shiguma et d’Issho, mais sa construction laisse forcément un petit sentiment de frustration.

📚 Verdict : une excellente série qui prépare un nouveau départ

Ce seizième tome d’Akane-banashi reste une très bonne lecture, même si je regrette que l’intrigue principale s’achève aussi tôt. Le flash-back consacré à Shiguma et Issho est intéressant, et l’histoire bonus permet de découvrir une autre facette du travail de ses auteurs. Mais difficile de ne pas avoir envie de retrouver Akane plus longtemps !

Je considère ce volume comme la fin d’une première grande partie du manga. La perspective de retrouver notre héroïne trois ans plus tard et de la voir franchir une nouvelle étape dans son parcours est particulièrement enthousiasmante.

Un tome qui ne sera pas mon coup de cœur de la série, mais qui donne déjà très envie de découvrir la suite. Vivement le prochain !

Le manga Akane-banashi (Tome 16), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 6.95€

Phantom Busters – Tome 7 : l’absence de Mogari bouleverse le groupe !

Que deviennent les Phantom Busters lorsque leur membre le plus énergique se retrouve loin de ses compagnons ? C’est précisément la situation que Neoshoco met en scène dans ce septième volume. Alors que Mogari profite de sa vie de lycéen, son grand-père décide de le faire revenir à Akita et n’hésite pas à employer des moyens plutôt radicaux pour parvenir à ses fins. Arraché à ses amis, le jeune exorciste se retrouve envoyé au mont Shishikuno pour un entraînement qui s’annonce particulièrement éprouvant.

Pendant ce temps, ses camarades doivent honorer leur engagement auprès de Sakuma et poursuivre les préparatifs du concert. Une séparation qui vient bousculer les habitudes du groupe et faire apparaître quelques tensions inattendues.

🤝 L’amitié mise à l’épreuve

Ce qui fait l’intérêt de ce tome, c’est avant tout la façon dont Neoshoco explore les relations entre ses personnages. Mogari occupe habituellement une place essentielle dans la dynamique des Phantom Busters. Son énergie et sa présence contribuent largement à l’ambiance du groupe. Sans lui, l’équilibre est forcément différent.

Kaoru vit particulièrement mal cette situation, et les désaccords ne tardent pas à apparaître entre les membres. Derrière les réactions parfois excessives et les petites disputes, on comprend surtout à quel point chacun tient aux autres. Cette séparation permet ainsi de faire ressortir des sentiments qui restent habituellement dissimulés derrière l’humour et les chamailleries.

En parallèle, le retour de Mogari dans son environnement familial apporte un éclairage différent sur le personnage. Son grand-père semble avoir des attentes bien précises concernant son avenir, tandis que le jeune homme souhaite avant tout profiter de sa vie et de ses amis. Entre les obligations familiales et ses propres aspirations, Mogari se retrouve confronté à un choix qui dépasse le simple entraînement.

👻 Une aventure qui change temporairement de rythme

L’absence du protagoniste modifie forcément la lecture. Les autres membres des Phantom Busters occupent davantage le devant de la scène et doivent gérer seuls les engagements pris par le groupe. Le concert promis à Sakuma devient ainsi un élément important de cette intrigue, mais aussi une source de pression supplémentaire.

L’occultisme, l’action et l’humour restent présents, même si ce septième volume privilégie davantage les relations humaines et les tensions internes que les affrontements surnaturels. Le récit prend le temps de développer ses personnages, sans pour autant perdre le dynamisme qui caractérise la série.

Le dessin de Neoshoco accompagne toujours aussi efficacement les différentes situations. Les expressions sont particulièrement vivantes, les réactions souvent démesurées et les émotions parfaitement retranscrites. Cette expressivité contribue beaucoup au charme du manga, notamment dans les passages où les personnages peinent à exprimer ce qu’ils ressentent réellement.

On peut toutefois regretter que Mogari soit moins présent dans cette partie de l’histoire. Son absence se fait sentir et le récit perd momentanément une partie de l’énergie qu’il apporte habituellement. Mais cette parenthèse permet aussi aux autres de montrer qu’ils ne sont pas simplement dans son ombre.

🔮 Une parenthèse qui prépare la suite

Ce volume ne cherche pas à multiplier les grands affrontements ou les révélations spectaculaires. Son intérêt réside plutôt dans l’évolution des relations et dans les conséquences de cette séparation sur la cohésion du groupe.

Les Phantom Busters doivent apprendre à avancer sans leur camarade, à gérer leurs désaccords et à tenir leurs engagements malgré les difficultés. Une étape intéressante pour une série qui repose aussi beaucoup sur la complicité de ses personnages.

Reste maintenant à découvrir comment Mogari retrouvera ses amis et ce que cet éloignement changera dans leur manière de fonctionner ensemble. Cette séparation pourrait bien laisser des traces, et c’est justement ce qui donne envie de poursuivre la lecture.

📖 Verdict : un tome plus intimiste qui fait évoluer les personnages

Avec ce septième volume, Phantom Busters propose une parenthèse différente, davantage centrée sur l’amitié, les relations familiales et les tensions au sein du groupe. L’absence de Mogari modifie la dynamique habituelle, mais permet aux autres personnages de gagner en importance et de dévoiler un peu plus leur attachement à leur compagnon.

L’humour et l’occultisme sont toujours au rendez-vous, même si les affrontements surnaturels passent au second plan. Une lecture agréable qui prend le temps de faire évoluer ses personnages et prépare le terrain pour la suite.

Un volume qui mise davantage sur l’émotion et la complicité que sur l’action, mais qui conserve tout le charme de la série !

Le manga Phantom Busters (Tome 7), est dès maintenant disponible dans toutes les bonnes librairies au prix de 6.95€

Doomsday War – Tome 7 : un tournoi toujours aussi cruel !

Le tournoi de l’Annihil-Nation se poursuit dans Doomsday War, avec un quatrième affrontement particulièrement tendu opposant la représentante canadienne au combattant mongol. Si les deux adversaires sont prêts à défendre leur pays, Diana, côté canadien, refuse pourtant de tuer son opposant. Une position difficilement tenable face à un adversaire qui ne semble pas partager ses scrupules. Pour ne pas être vaincue, elle va devoir puiser dans ses propres ressources et accepter de déployer toute sa puissance.

Ce septième tome poursuit donc le tournoi avec une confrontation dont l’issue reste suffisamment incertaine pour entretenir l’intérêt, même si le résultat ne constitue pas nécessairement une grande surprise.

🩸 Des combattants qui sont aussi des victimes

La construction de ce volume suit une mécanique désormais bien installée : après avoir découvert le passé du combattant mongol, c’est au tour de la représentante canadienne de dévoiler son histoire. Et une nouvelle fois, Natsuko Uruma n’épargne absolument pas ses personnages.

Derrière les affrontements spectaculaires se cachent des parcours particulièrement douloureux. L’auteur insiste sur la cruauté de ce tournoi et sur les épreuves imposées à ces jeunes combattants. Leur passé, leurs blessures et leurs motivations permettent de mieux comprendre ce qui les pousse à se battre.

C’est d’ailleurs l’une des réussites de la série : prendre le temps de développer ses personnages pour que le lecteur puisse s’attacher à eux, y compris lorsqu’ils ne sont que de passage. Car dans cet univers, tous ne ressortent pas vivants de leur affrontement. Les combattants ne sont pas simplement des adversaires à éliminer : ce sont aussi des victimes d’un système impitoyable.

Cette dimension donne davantage de poids aux combats. On prend plaisir à suivre les confrontations pour leur mise en scène, mais leur issue peut aussi laisser un véritable sentiment de tristesse.

🇨🇦 Mongolie contre Canada : un duel sous tension

Sur le plan de l’action, ce septième opus reste fidèle à ce que la série propose depuis ses débuts. La mise en scène est toujours aussi efficace et les affrontements conservent leur intensité. Certes, la formule est désormais bien connue, mais elle fonctionne encore très bien.

Le suspense repose notamment sur l’incertitude entourant le vainqueur du duel. L’auteur entretient suffisamment le doute pour que l’on ait envie de connaître le dénouement, même si celui-ci ne réserve pas forcément une surprise renversante.

Une fois le quatrième combat terminé, le récit prépare déjà la suite du tournoi en présentant les représentants des deux prochaines nations : la France et la Norvège. Et cette fois, la tension monte avant même le début officiel de la rencontre !

L’auteur prend le parti de rendre l’un des futurs adversaires particulièrement détestable. Une manière efficace de provoquer une réaction chez le lecteur, qui ne peut qu’espérer voir ce personnage répondre de son comportement. Reste à savoir si l’auteur choisira de satisfaire cette attente ou, au contraire, de jouer une nouvelle fois avec nos nerfs.

🔥 Un tournoi qui conserve toute son efficacité

Même sans révolutionner sa formule, Doomsday War continue de nous proposer une lecture prenante. Les flash-back apportent de l’épaisseur aux combattants, les affrontements sont bien mis en scène et les conséquences de chaque rencontre donnent au tournoi une dimension dramatique appréciable.

Ce septième tome fait avancer l’histoire sans chercher à bouleverser les habitudes de la série. Et ce n’est pas forcément un défaut : la mécanique fonctionne, les personnages suscitent de l’intérêt et la présentation du prochain duel suffit à donner envie de poursuivre.

📖 Verdict : un nouvel affrontement efficace et sans temps mort

Ce septième volume de Doomsday War ne réserve pas de grande surprise, mais il remplit parfaitement son rôle. Le duel entre la Mongolie et le Canada permet de découvrir de nouveaux éléments sur les combattants, tout en rappelant à quel point ce tournoi est cruel. La mise en scène reste solide et l’arrivée des représentants français et norvégien ouvre déjà la porte à une confrontation qui s’annonce explosive.

Une lecture agréable et prenante, qui confirme l’efficacité d’une série dont le tournoi constitue le véritable moteur. On connaît désormais la formule, mais on a toujours autant envie de découvrir le prochain combat !

Le manga Doomsday War (Tome 7), est maintenant disponible dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

Chief of War – Bande originale double vinyle

Chief of War revient sur les guerres sanglantes qui ont mené à l’unification d’Hawaï à la fin du XVIIIe siècle, en suivant le parcours de Ka’iana, un chef tiraillé entre intrigues politiques et rivalités personnelles, dans une série qui raconte cette histoire du point de vue des Hawaïens eux-mêmes.

Sa bande originale puise dans la musique traditionnelle de l’archipel, avec des instruments comme le tambour pahu, les tubes de bambou ka’eke’eke ou le pūniu, qu’elle mêle à des sonorités de grande fresque épique, et fait appel à de nombreux musiciens et chanteurs originaires d’Hawaï. Ses vingt-cinq morceaux sont répartis sur quatre faces dans cette édition limitée à 500 exemplaires.

Disponibilités :
– Fnac 34,99€

Hitman: Absolution – Édition standard (Switch 2)

Limited Run Games édite en version boîte Hitman: Absolution pour Nintendo Switch 2, une édition sans zone proposée en précommande pour une durée limitée, sans restriction de quantité par acheteur, jusqu’au 6 décembre 2026. Désigné comme traître et traqué par l’Agence qu’il a longtemps servie, l’Agent 47 y enchaîne vingt contrats où l’on peut aussi bien agir dans l’ombre que faire parler les armes, avec sur cette console une résolution et une fréquence d’affichage revues à la hausse ainsi qu’une visée à la souris grâce aux Joy-Con 2.

Disponibilités import :
– Limited Run Games 44,95€

Daybreakers – Blu-ray 4K

En 2019, les vampires sont devenus l’écrasante majorité de la population, et les quelques humains encore en vie sont pourchassés puis exploités comme réserves de sang. Mais cette ressource vitale commence à manquer et menace de faire s’effondrer toute la société. Hématologue vampire refusant de sacrifier des vies humaines, Edward Dalton cherche à mettre au point un sang de substitution, jusqu’au jour où sa rencontre avec une poignée de résistants humains lui laisse entrevoir une issue inattendue, capable de changer pour toujours le destin des deux espèces.

Disponibilités :
– Fnac 29,99€

Thief: The Dark Project Remastered – Édition Collector

Cette édition rend hommage à la grande boîte en forme de trapèze qui accompagnait la sortie PC de 1998, reproduite ici en respectant scrupuleusement ses dimensions d’origine et ornée d’une nouvelle illustration d’Alexandru Negoita. Elle renferme le jeu, un boîtier steelbook ainsi qu’un journal de remasterisation à couverture souple de 32 pages, réunissant illustrations et notes des développeurs.

Le remaster de Nightdive Studios regroupe les douze missions du jeu original, les trois missions ajoutées par Thief Gold et une campagne inédite signée par les auteurs de l’extension The Black Parade, avec des textures, modèles et animations retravaillés, une roue de sélection des armes et gadgets et un sélecteur de missions pour rejouer chaque niveau terminé.

Disponibilités import :
– Clear River Games 64,99€ (PS5)

Conqueror of the Dying Kingdom – Tome 7 : Yuri entre dans une nouvelle dimension !

Avec Conqueror of the Dying Kingdom, la fantasy ne se limite pas aux affrontements et aux prouesses de son héros. La série continue de se distinguer par ses intrigues politiques, ses rapports de force et la manière dont Yuri construit progressivement sa place dans ce monde. Dans ce septième tome, la menace d’une immense armée venue de Kura se précise aux frontières de Kiruhina.

Alors que la situation devient de plus en plus préoccupante, la reine confie une nouvelle mission à Yuri : conduire plusieurs élèves de l’académie sur le terrain des hostilités. Une décision que le jeune homme accueille avec réticence, notamment parce qu’elle risque d’exposer la princesse Carol au danger.

🦅 Un éleveur d’oiseaux devenu un personnage incontournable

Le parcours de Yuri reste l’un des grands plaisirs de cette série. Fils d’un éleveur de grands oiseaux, il a progressivement quitté le monde relativement paisible dans lequel il a grandi pour rejoindre l’académie des chevaliers, sous l’influence de considérations politiques et familiales. Mais derrière son apparence de jeune étudiant se cache un personnage qui possède un avantage considérable : les souvenirs et les connaissances de sa vie précédente.

Ces acquis lui permettent de protéger ses proches, d’anticiper certaines situations et de développer des activités qui attirent aussi bien des soutiens que des convoitises. Au fil des volumes, Yuri a su se rapprocher de personnalités influentes et se construire un réseau précieux. Sa relation avec Carol, la princesse du royaume, évolue elle aussi progressivement.

C’est d’ailleurs l’un des aspects que j’apprécie particulièrement dans le manga. Les petites attentions de Yuri, parfois inattendues, donnent lieu à des réactions de Carol toujours aussi plaisantes à suivre. Leur complicité gagne en profondeur et apporte une touche plus douce à une histoire qui ne manque pourtant pas de tensions.

♟️ Un stratège qui ne se laisse pas impressionner

Yuri a beau être encore jeune, il possède déjà une sacrée personnalité. Il sait tenir tête aux puissants, défendre ses convictions et refuser les décisions qu’il juge dangereuses, même lorsque son interlocuteur occupe une position bien supérieure à la sienne.

Cette assurance ne signifie pas pour autant qu’il agit sans réfléchir. Au contraire, il prend soin d’évaluer les conséquences de ses choix et sait parfaitement jusqu’où il peut aller. Même lorsqu’il se retrouve face à la reine, il parvient à défendre ses intérêts et à faire entendre ses conditions. Il faut dire que celle-ci lui accorde une confiance et une estime qui ne sont pas anodines.

On pourrait presque croire que rien ne peut véritablement lui résister. Mais Yuri bénéficie aussi d’une longueur d’avance grâce à son expérience antérieure et à des connaissances qui lui permettent d’aborder certaines situations sous un angle différent. Son intelligence, son sang-froid et son sens de la stratégie font de lui un protagoniste particulièrement charismatique, que l’on prend plaisir à voir évoluer.

⚔️ Quand les jeunes découvrent la réalité de la guerre

Ce septième volume marque une étape importante avec la menace qui se rapproche de Kiruhina. L’arrivée d’une armée considérable venue de Kura place les personnages dans une situation particulièrement délicate. La reine souhaite envoyer plusieurs élèves observer les hostilités, mais Yuri refuse une mission qui pourrait mettre Carol en péril.

Derrière cette décision se dessinent des questions qui dépassent largement le simple cadre militaire : jusqu’où peut-on aller pour éviter une guerre ? Quels sacrifices accepter pour protéger son pays et ceux auxquels on tient ? Les élèves de l’académie, qui n’ont encore jamais été confrontés à la réalité du champ de bataille, vont devoir découvrir un monde bien différent de celui qu’ils connaissent.

L’expression de « diable », associée à Yuri dans le récit de son avenir, prend ici une résonance particulière. Le personnage semble entrer dans une nouvelle phase de son parcours, où ses choix et ses responsabilités pourraient avoir des conséquences bien plus lourdes.

❤️ Une série qui reste un véritable coup de cœur

C’est toujours avec autant de plaisir que je retrouve Conqueror of the Dying Kingdom. La richesse de son scénario, son rythme et la sophistication de ses intrigues me captivent volume après volume. J’apprécie tout particulièrement sa dimension géopolitique, qui donne de l’épaisseur à l’univers, mais aussi le développement de Yuri et les relations qu’il construit progressivement autour de lui.

Les dessins sont également un vrai point fort. Les expressions des personnages sont particulièrement réussies, qu’il s’agisse des moments de tendresse, des échanges plus légers ou des passages où la tension devient palpable. Cette capacité à faire passer les émotions renforce l’attachement que l’on peut éprouver pour les différents protagonistes.

L’arc consacré à l’académie arrive à son terme et laisse entrevoir une suite qui pourrait prendre une tournure nettement plus dramatique. De quoi donner encore davantage envie de découvrir ce que les auteurs réservent à Yuri et à ses compagnons !

📖 Verdict : une fantasy ambitieuse et toujours aussi captivante

Ce septième tome confirme tout le bien que je pense de Conqueror of the Dying Kingdom. Entre les tensions politiques, les préparatifs militaires, les décisions délicates de Yuri et les moments plus touchants avec Carol, la lecture reste particulièrement prenante.

La série possède ce petit quelque chose qui donne envie d’enchaîner les volumes : un univers travaillé, des enjeux qui dépassent les simples combats et un héros aussi intelligent que déterminé. Yuri est un protagoniste charismatique, capable de faire face aux puissants sans perdre de vue ceux qu’il souhaite protéger.

Une série que je recommande chaleureusement aux amateurs de fantasy mêlant stratégie, politique et aventure, avec un héros particulièrement redoutable !

Le manga Conqueror of the Dying Kingdom (Tome 7), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

Why Nobody Remembers My World ? – Tome 14 : une conclusion qui laisse un goût amer

Avec ce quatorzième volume, Why Nobody Remembers My World ? arrive au terme de son adaptation en manga. Kai doit enfin affronter Rathiet, l’Empereur des Crocs et dernier héros des cinq grandes races. Un adversaire particulièrement redoutable, qui ne tarde pas à démontrer que les Bêtes Mythiques sont bien plus organisées et intelligentes que ce que les humains pouvaient imaginer. Le combat s’annonce difficile, et les surprises ne manquent pas. Malheureusement, derrière ce volume riche en révélations se cache une réalité beaucoup moins réjouissante : l’histoire s’arrête sans véritable conclusion.

⚔️ Un affrontement intense face à Rathiet

L’affrontement contre les Bêtes Mythiques atteint ici un tournant décisif. Rathiet ne se contente pas d’être un adversaire doté d’une puissance physique impressionnante : il fait également preuve d’une véritable intelligence tactique. Sa résistance aux armes humaines et sa capacité à anticiper les événements compliquent sérieusement la tâche de Kai et de ses compagnons.

Le travail graphique d’Arikan accompagne efficacement cette confrontation. Son trait ample, froid et intense s’accorde parfaitement avec l’atmosphère de la série et donne une belle ampleur aux affrontements. Le combat bénéficie ainsi d’une mise en scène prenante, qui contribue largement au rythme de ce tome.

Les alliées de Kai ne sont pas oubliées. Six Luminess trouve sa place dans cette bataille, mais c’est surtout Rinne qui retient l’attention. Sa détermination à protéger le protagoniste la pousse à prendre des risques considérables. Son sens du sacrifice et certaines révélations concernant son personnage viennent également questionner la confiance que Kai et Jeen peuvent encore lui accorder.

🐺 Rathiet, un adversaire qui change la donne

S’il y a bien un personnage qui marque ce volume, c’est Rathiet. L’Empereur des Crocs ne se résume pas à sa force démesurée : il possède une connaissance étonnante de ce monde et semble avoir préparé ses stratégies depuis bien longtemps.

Ses échanges avec Kai apportent surtout leur lot de révélations. Les origines du personnage, le Lasteraser, Sid et la renaissance du monde sont autant de sujets qui viennent éclairer différemment les événements précédents. Ces informations ne se contentent pas de compléter ce que l’on connaissait déjà : elles remettent en perspective plusieurs éléments fondamentaux de l’univers et ouvrent de nouvelles pistes pour la suite.

Et alors que l’on pourrait penser que le récit se dirige vers la résolution de son conflit principal, le volume introduit encore de nouveaux personnages et des enjeux supplémentaires. Les dernières pages vont même jusqu’à questionner la place de Kai dans cette histoire. De quoi attiser sérieusement la curiosité… et rendre la suite d’autant plus attendue.

🚨 Une fin brutale et frustrante

C’est malheureusement là que le bât blesse. Le tome 14 est le dernier de l’adaptation manga, et cette annonce prend le lecteur de court au regard de la direction que prend le récit. Le combat contre Rathiet reste en suspens, les nouvelles pistes ne sont pas développées et plusieurs questions demeurent sans réponse.

La postface apporte un éclairage sur cette situation : les révélations distillées dans ce volume ont notamment pour objectif d’inciter les lecteurs à poursuivre l’aventure à travers les romans d’origine. Une intention compréhensible du point de vue éditorial, mais particulièrement frustrante pour le public français, puisque ces romans ne sont pas disponibles en France.

Le problème n’est donc pas simplement celui d’une fin ouverte ou d’un dernier chapitre laissant volontairement planer quelques interrogations. L’adaptation s’interrompt sans même conclure son arc narratif principal. On referme le volume avec le sentiment que l’histoire vient tout juste de franchir une nouvelle étape, alors qu’elle n’ira pas plus loin sous cette forme.

📖 Verdict : une lecture prenante, mais une conclusion difficile à accepter

Difficile de nier les qualités de ce quatorzième tome. L’affrontement contre Rathiet est intéressant, les personnages secondaires ont droit à des moments importants et les révélations enrichissent considérablement l’univers de Why Nobody Remembers My World ?. Le dessin d’Arikan reste également un véritable atout, et le récit parvient à maintenir l’intérêt jusqu’aux dernières pages.

Mais comment être pleinement satisfait lorsque l’on découvre que l’histoire s’arrête en plein élan, sans résolution du conflit qui constitue son principal enjeu ? Cette interruption laisse forcément un goût amer, d’autant plus que la poursuite de l’aventure passe par des romans auxquels les lecteurs français n’ont pas accès.

Un dernier volume qui conserve un réel intérêt à la lecture, mais qui laisse une frustration considérable. Une série qui méritait mieux qu’un arrêt aussi abrupt.

Le manga Why Nobody Remembers My World ? (Tome 14), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

Avis comics : DC & Marvel Present – Superman and Spider-Man (1981), une rencontre historique chez Urban Comics !

Quand les deux plus grands univers de super-héros se rencontrent, le spectacle est forcément au rendez-vous ! Avec DC & Marvel Present : Superman and Spider-Man, Urban Comics nous propose de redécouvrir une aventure publiée à l’origine en 1981, réunissant deux figures incontournables de la bande dessinée américaine : Superman et Spider-Man.

Signé par le scénariste Jim Shooter et illustré par le regretté John Buscema, ce crossover confronte les deux héros à une alliance particulièrement dangereuse entre le Docteur Fatalis et Parasite. Une aventure vintage qui permet surtout de profiter du magnifique travail d’un artiste majeur de Marvel, dans une édition grand format qui met ses planches à l’honneur.

🌍 Quand Marvel et DC réunissent leurs super-héros

Les rencontres entre les personnages de Marvel et DC Comics ont toujours quelque chose de particulier. Voir évoluer dans une même histoire des héros appartenant à deux univers éditoriaux différents reste un événement peu ordinaire, même pour les lecteurs habitués aux grandes aventures de super-héros.

Dans cette histoire publiée en 1981 sous le titre DC and Marvel Present: Superman and Spider-Man, les deux éditeurs réunissent une nouvelle fois leurs personnages autour d’une menace commune.

Le Docteur Fatalis et Parasite mettent en place un plan susceptible de placer la Terre sous leur contrôle. Face à cette alliance, Superman et Spider-Man doivent unir leurs forces pour empêcher la catastrophe.

Le duo fonctionne d’autant mieux que les deux héros possèdent des personnalités et des capacités très différentes. Superman dispose d’une puissance considérable, tandis que Spider-Man doit régulièrement compter sur son intelligence, ses réflexes et sa capacité à improviser.

Mais même l’Homme d’acier possède une faiblesse : la kryptonite. Lorsque celle-ci entre en jeu, notre sympathique Peter Parker a l’occasion de démontrer qu’il n’est pas nécessaire de posséder une force surhumaine pour faire la différence.

Spider-Man parvient ainsi à tirer son épingle du jeu et à venir au secours d’un Superman affaibli.

🕷️ Peter Parker et Clark Kent : deux héros plus proches qu’il n’y paraît

Au-delà du plaisir de voir deux icônes partager une aventure, cette histoire repose également sur certaines similitudes entre leurs identités civiles.

D’un côté, nous retrouvons Peter Parker, photographe de presse timide et réservé. De l’autre, Clark Kent, journaliste dont la maladresse apparente contraste avec les capacités extraordinaires de Superman.

Tous deux évoluent donc dans un quotidien professionnel qui les place au contact de l’actualité, tout en dissimulant leur véritable identité derrière une personnalité relativement discrète.

Cette proximité donne une dimension sympathique à leur rencontre. Malgré leurs différences physiques et leurs pouvoirs, les deux personnages partagent des préoccupations qui les rendent finalement assez proches.

L’histoire accueille également Wonder Woman et l’Incroyable Hulk, deux autres figures majeures de leurs univers respectifs.

Leur présence constitue évidemment un petit événement supplémentaire pour les amateurs de crossovers. On pourra néanmoins regretter que leurs rôles soient assez secondaires : ils interviennent dans l’aventure, mais ne bénéficient pas du même développement que Superman et Spider-Man, et disparaissent relativement rapidement du récit.

⚔️ Le Docteur Fatalis et Parasite : une alliance dangereuse

Pour faire face à nos deux héros, Jim Shooter a choisi de réunir deux adversaires bien connus.

Parasite représente une menace particulièrement adaptée à Superman, puisqu’il possède la capacité d’absorber l’énergie et les pouvoirs de ses adversaires. Quant au Docteur Fatalis, le redoutable souverain de Latvérie, il constitue un ennemi de premier plan pour Spider-Man et les autres héros Marvel.

Leur association autour du mystérieux Projet Omega permet de construire une aventure où chaque protagoniste retrouve un adversaire qui lui correspond.

Ce jeu de confrontations constitue l’un des plaisirs du crossover. Les lecteurs peuvent ainsi apprécier les différentes manières dont les héros réagissent face à des menaces qui ne reposent pas sur les mêmes mécanismes.

L’affrontement n’est pas simplement une démonstration de puissance. Il faut également composer avec les faiblesses des personnages et trouver des solutions lorsque les capacités habituelles ne suffisent plus.

C’est notamment ce qui permet à Spider-Man de s’illustrer lorsque Superman se retrouve affaibli par la kryptonite.

📅 Une aventure de 1981 qui a forcément un peu vieilli

Il faut tout de même replacer cette histoire dans son époque. Publiée en 1981, elle porte naturellement les marques de la bande dessinée de super-héros de cette période.

Le rythme, les dialogues et certaines situations pourront sembler un peu datés aux lecteurs habitués aux comics contemporains. On retrouve une narration qui prend le temps de présenter les personnages, les dangers et les différentes étapes de l’affrontement.

Mais c’est aussi ce qui fait le charme de cette lecture.

On découvre une aventure qui appartient à une autre époque des comics, avec ses codes, sa manière de construire les confrontations et son approche plus directe des super-héros.

Les lecteurs qui connaissent déjà cette histoire auront certainement un petit sentiment de nostalgie. Elle avait notamment été publiée en France chez Lug en 1982, dans la collection Une aventure de l’Araignée, au numéro 14.

Pour les autres, cette édition constitue une occasion de découvrir un crossover historique réunissant deux personnages dont les chemins se croisent rarement.

Il ne faut donc pas chercher ici une narration moderne ou une déconstruction complexe des héros. Le plaisir vient avant tout de cette rencontre, de son contexte historique et de la possibilité de redécouvrir une aventure devenue emblématique des collaborations entre Marvel et DC.

🎨 John Buscema : le véritable point fort de cette édition

S’il y a une excellente raison de s’intéresser à cet album, c’est bien le travail graphique de John Buscema.

Le dessinateur fait partie des grands noms de l’histoire de Marvel, et cette aventure permet de profiter pleinement de son talent. Son trait donne vie aux personnages, accompagne les affrontements et met en valeur les compositions spectaculaires propres aux grandes histoires de super-héros.

Le très grand format choisi par Urban Comics permet d’apprécier davantage les planches et les détails du dessin.

Les amateurs de Spider-Man et de Superman pourront ainsi retrouver les deux héros dans des compositions généreuses, qui rendent particulièrement bien hommage au travail de l’artiste.

John Buscema est incontestablement la grande attraction de cette réédition. Même si le scénario porte les marques de son époque, ses illustrations conservent un intérêt évident et donnent à l’album une véritable valeur patrimoniale.

C’est précisément ce qui rend cette publication intéressante : elle ne cherche pas à moderniser artificiellement une histoire ancienne, mais à remettre en lumière le travail d’un dessinateur majeur dans des conditions de lecture particulièrement agréables.

📚 Une édition grand format pour les amateurs de comics vintage

Urban Comics poursuit avec cette publication son travail de redécouverte de grandes aventures américaines dans des éditions grand format.

Ce volume appartient à la collection DC Silver Books et reprend l’intégralité de DC and Marvel Present: Superman and Spider-Man, initialement publié dans le Marvel Treasury Edition #28.

Avec ses 64 pages et son format généreux, l’album permet de profiter pleinement des illustrations de John Buscema.

Une publication qui s’adresse avant tout aux amateurs de comics historiques, aux collectionneurs et aux lecteurs souhaitant découvrir les anciennes collaborations entre les deux grandes maisons américaines.

⭐ Notre avis sur DC & Marvel Present : Superman and Spider-Man (1981)

Avec cette réédition, Urban Comics remet à l’honneur une rencontre historique entre Marvel et DC, réunissant Superman et Spider-Man dans une aventure qui conserve un charme certain malgré ses plus de quarante ans.

Le scénario de Jim Shooter propose une confrontation efficace entre les héros et leurs adversaires respectifs. La présence de Wonder Woman et de Hulk apporte un supplément d’intérêt, même si leurs interventions restent malheureusement assez limitées.

Il faut néanmoins accepter une narration qui a pris quelques rides. Les dialogues et le rythme appartiennent clairement à leur époque, ce qui pourra demander un petit effort d’adaptation aux lecteurs habitués aux comics modernes.

Mais l’essentiel est ailleurs : le plaisir de retrouver Superman et Spider-Man réunis et surtout de profiter du magnifique travail de John Buscema.

Ses illustrations constituent le véritable argument de cette publication et justifient largement l’intérêt de cette édition grand format.

Un comics vintage à découvrir pour son importance historique et son superbe dessin, particulièrement recommandé aux amateurs de John Buscema et aux collectionneurs de crossovers Marvel/DC.

Le comics DC & Marvel Present – Superman and Spider-Man (1981), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 15€