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Les sorties manga de la semaine

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Voici le récapitulatif des différentes sorties manga de la semaine ! Toutes les semaines retrouvez le planning complet des derniers sorties mangas de vos éditeurs manga préférés ! Toutes news de Pika, Kana, Meian, Doki-Doki, Glenat, Akata, Delcourt/tomkam sans oublier Kurokawa et Ki-oon et bien plus encore…

Sorties manga de la semaine

Barbarities / Taifu Comics

Dans le royaume de Lorraine, le vicomte Adam Cunning se voit assigné la garde du vieux seigneur Montagu. Le jeune noble, hédoniste et libertin, décide pour tromper son ennui de se rendre à une partie fine où est censé apparaître Joël, le neveu de son maître. Timide et maladroit, ce dernier n’est toutefois pas là pour prendre du bon temps, mais afin de tirer parti de la situation et de mener à bien une certaine mission. Semblant être bien moins à l’aise avec les choses de la chair qu’avec les choses de l’esprit, il aura besoin de toute l’aide que le bel Adam pourra lui apporter.

Le Dévoreur de Souvenirs – roman / Delcourt/Tonkam

Ryôichi, étudiant, mène des recherches sur les légendes urbaines. Alors que plusieurs personnes perdent subitement et étrangement la mémoire autour de lui, il entend de plus en plus parler d’un mystérieux monstre, le Kiokuya, qui est supposé se nourrir des souvenirs des gens. Mais ce Kiokuya existe-il vraiment ? Et si tel est le cas, quel est son véritable but ?

Hôtel Voynich / Noeve Grafx

Suite à de mystérieux événements, Taizô Kuzuki échoue sur la petitite île de Blefuscu, perdue en plein océan Pacififique. Indolence tranquille de la vie sous les tropiques, beauté sauvage d’une forêt centenaire, histoire à laquelle se mêlent les légendes locales, prestitige de la clientèle… Bien installé dans une suite de l’hôtel Voynich, c’est ainsi qu’on lui présente les charmes de l’île. Mais entre leurs origines obscures, leurs actitivités douteuses et leurs discutables desseins, visiteurs comme habitants semblent tous cacher de bien étranges secrets…

Monster Girls Collection / Soleil

Tout bon monstre qui se respecte doit savoir effrayer ! Pour cela, Ichika et ses camarades doivent absolument obtenir leur diplôme de monstre ! Mais dans leur classe, la plus mauvaise de toutes, étudier n’est pas une mince affaire ! Entre tricheries et règlements de comptes sanglants, Monsieur D, leur professeur principal, va avoir bien du mal à les emmener jusqu’au diplôme…

The Vampire & The Rose / Soleil

Chiyu est une lycéenne qui croit au grand amour. Dans sa classe, Yomiya fait tourner toutes les têtes. Il est séduisant, intelligent, sportif et… c’est un vampire ! Malgré tout, elle lui propose son sang lorsqu’un beau jour, elle le trouve en train de faire un malaise. Il découvre alors son goût délicieux et n’a pas l’intention de renoncer à d’autres rations…

Wakusei Closet / Noeve Grafx

Aimi fait des rêves étranges. Un autre monde, désolé, peuplé de monstres, avec pour seule compagnie humaine une jeune fille ayant oublié jusqu’à son propre nom et prisonnière de cet univers cauchemardesque. Alors qu’Aimi tente de se convaincre que ses rêves ne sont que fantaisies, l’un de ses camarades de classe disparaît sous ses yeux… et apparaît dans l’autre monde.

Les Architectes de Babel / Glénat

XVIIIe siècle avant J.-C., en Mésopotamie antique. Maintenant qu’il est parvenu à unifier une grande partie de la région, le roi de Babylone, Hammurabi, ordonne la construction d’une tour qui “atteigne le soleil” afin d’assurer une prospérité éternelle à son royaume. De son côté, Gaga, un architecte de la cour né dans une famille de militaires, se voit confier la mission d’aller chercher dans la ville de Dilmun le dénommé Nimrod, un descendant de Noé. Un châtiment impitoyable l’attend s’il ne le ramène pas au palais royal sous dix jours. Dans ce manga historique qui a pour théâtre la cité de Babylone à l’apogée de sa gloire, 4000 ans plus tôt, deux architectes de génie vont tout donner pour tenter de résoudre un problème qui semble, à première vue, insurmontable…

La Cantine de Minuit – La cuisine japonaise à la maison / Le Lézard Noir

Dans ce livre, quatre expertes de l’art culinaire se sont glissées derrière les fourneaux de la Cantine pour vous présenter leurs recettes adaptées du manga. Des plats gourmands, pour toutes les occasions, faciles et rapides à préparer !
Entre cours de cuisine, émissions télévisées et livres culinaires, ce quatuor de cuisinières bien connues des Japonais a décortiqué la série et enfilé le tablier du patron pour mieux réinventer sa cuisine.

L’énigme Détective Conan / Pix’n Love

La dégaine élégante d’un Sherlock Holmes vêtu de sa robe de chambre, allongé nonchalamment sur son sofa du 221B Baker Street, le regard de braise d’un Arsène Lupin qui scrute la scène avant de commettre un énième méfait avec succès, ou encore Kogoro Akechi et son inaliénable sang-froid face aux mystères les plus sombres du genre humain. Toutes ces mythologies, tous ces héros flamboyants, tous ces souvenirs sont convoqués dans l’énigme du manga : Détective Conan, de Gōshō Aoyama.

Cette oeuvre chorale aux dizaines de personnages n’est pas un simple manga au long cours, elle a renouvelé son genre : la fiction policière à énigme, en variant tous les styles. Roman noir, codes à déchiffrer et comédie romantique, crimes sanglants, vengeances impitoyables et in-compréhensions d’adolescents, parfois côté voleur, souvent côté détective, un peu James Bond, beaucoup Hercule Poirot. Les inspirations, à l’image des règles et des convenances, sont autant respectées que brisées par l’auteur.

Hong Kong, cité déchue / Rue de l’échiquier

À Hong Kong, les jours de la démocratie sont comptés. À quoi ressemblerait la ville dans un futur proche, sous la botte d’une dictature chinoise sans merci ? En nouant les fils de plusieurs récits courts, qui se nourrissent de sa propre expérience, Kwong-shing Lau dresse un tableau glaçant de l’avenir potentiel de l’ancienne colonie britannique, naguère symbole d’indépendance et de liberté.

My capricorn friend / Delcourt/Tonkam

Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…

The Promised Neverland – Guide « Mystic Code » / Kazé Manga

Avec ce guide officiel, plongez dans les profondeurs de The Promised Neverland à travers les scènes clés des vingt tomes de la série commentée par leurs auteurs et l’éditeur !
Retrouvez également des fiches de personnage, des story-boards inédits, des pages thématiques et des interviews afin de répondre aux milles questions et secrets de TPN et de sa genèse !

The Promised Neverland – roman « Au fil des souvenirs » / Kazé Manga

Norman, Ray et les autres ont enfin retrouvé Emma, deux ans après être passés dans le monde des humains. Leur camarade, par sa promesse, a fait le choix de l’amnésie : la perte de ses souvenirs. Alors, en décryptant de vieilles photos, tous les enfants plongent dans leurs propres mémoires pour rappeler à Emma sa vie d’autrefois. De leurs fêtes d’anniversaire à la contemplation de l’étoile Polaire, en passant par les parties d’échecs contre Maman, remontez avec eux le fil de leurs souvenirs !

Un matin de ce printemps-là / Rue de l’échiquier

Le 9 avril 1975, à l’aube, dix-huit heures après avoir été condam- nés à mort, huit hommes sont exécutés dans la prison cen- trale de Séoul. Leur crime ? Être sympathisants communistes et avoir prétendument espionné pour le compte de la Corée du Nord, l’ennemi honni.

Mais personne ou presque n’est dupe du simulacre de procès dont viennent d’être victimes ces huit innocents – professeur, journaliste, étudiant ou petit chef d’entreprise. Dans la Corée du Sud répressive et autoritaire du dictateur Park Chung-hee, alors que la contestation populaire gronde, ils ont été choisis au hasard, comme boucs émissaires, pour frapper les esprits. Faire peur.

Maison Ikkoku – Perfect Edition – 10 tomes / Delcourt/Tonkam

Étudiant raté, Yusaku Godaï décide un jour de quitter la pension de famille dans laquelle il vit car les autres locataires n’arrêtent pas de faire la fête dans sa chambre. Mais ce même jour arrive Kyoko Otonashi, la nouvelle responsable. Elle est veuve à seulement 20 ans et Yusaku tombe directement amoureux d’elle…

No Devil : notre avis sur le manga de Senchiro chez Kana

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Avec No Devil, Senchiro revient chez Kana dans un univers qui mélange rock, chasse aux démons et vie quotidienne parisienne. Après Sweet Konkrete, l’auteur change de registre sans perdre ce qui faisait déjà le charme de son précédent travail : des personnages très marqués, une vraie énergie graphique et un goût évident pour les décors urbains.

Et ce premier tome démarre sur les chapeaux de roues.

🎶 Une héroïne qui rêvait simplement de musique

Lucie a 18 ans, joue de la guitare et ne pense à priori qu’à une chose : réussir son audition au conservatoire.

Sa vie gravite autour de la musique, de son groupe et de ses proches, notamment Fannie, Gabrielle et Oli. Rien qui puisse laisser penser qu’elle va se retrouver mêlée à une histoire de démons.

C’est pourtant exactement ce qui arrive.

Une course désespérée pour arriver à temps à son audition se termine par une collision avec Léo, jeune chasseur de démons lancé à la poursuite d’une cible. La rencontre est catastrophique pour tout le monde : Lucie rate son audition, sa guitare est détruite et Léo voit sa proie lui échapper.

Et comme si cela ne suffisait pas, Lucie découvre bientôt une conséquence autrement plus inquiétante : ses émotions peuvent provoquer chez elle une transformation démoniaque.

Tout cela arrive très rapidement et c’est l’une des grandes qualités du volume. Senchiro ne passe pas des pages et des pages à installer son univers. Il nous embarque immédiatement.

😈 Un concept qui pose beaucoup de questions

L’idée de départ fonctionne particulièrement bien : dans ce Paris contemporain, les démons existent et des professionnels sont chargés de les traquer.

Le problème, c’est que le manga conserve encore énormément de mystère autour de ces créatures.

D’où viennent-elles ? Pourquoi sont-elles considérées comme des menaces ? Depuis combien de temps existent-elles ? Et surtout, quel rapport existe-t-il entre elles et les humains ?

La transformation de Lucie laisse évidemment penser qu’il existe une logique plus complexe derrière tout cela. Mais pour l’instant, Senchiro préfère garder ses cartes en main.

Je trouve cette retenue plutôt intéressante pour un premier tome, même si j’espère que la suite apportera rapidement quelques réponses.

💥 Lucie et Léo, un duo qui fonctionne

Le véritable moteur du récit repose finalement sur la relation entre Lucie et Léo.

Leur première rencontre est franchement catastrophique et leurs intérêts ne sont pas franchement compatibles. Elle veut récupérer l’argent nécessaire pour remplacer sa guitare, lui est fauché et doit continuer à travailler pour un patron qui ne lui fait pas vraiment de cadeaux.

La situation devient encore plus drôle lorsqu’on comprend que Léo traque précisément la démone que Lucie devient lorsqu’elle perd le contrôle de ses émotions.

Ce qui pourrait n’être qu’un simple ressort comique commence cependant à évoluer vers quelque chose de plus intéressant.

Les deux personnages découvrent progressivement qu’ils ne se résument pas à l’image qu’ils avaient de l’autre au premier regard. Leurs échanges se nuancent, leurs problèmes personnels commencent à apparaître et une véritable curiosité mutuelle s’installe.

C’est probablement ce qui m’a le plus donné envie de lire la suite.

🎤 Des personnages secondaires qui ont du caractère

No Devil ne repose pas uniquement sur son duo principal.

Fannie, notamment, possède une personnalité qui fonctionne immédiatement. Directe, énergique et particulièrement franche, elle apporte une vraie dose d’énergie aux passages consacrés au groupe.

À l’inverse, certains personnages sont là pour montrer une facette beaucoup plus sombre de l’univers, comme le patron de Léo, dont le comportement toxique permet de mieux comprendre la situation précaire du jeune chasseur.

Et puis il y a les personnages plus mystérieux, notamment l’entourage de Léo, qui laissent clairement entendre que l’auteur ne nous a pas encore tout montré.

Cette galerie est déjà suffisamment variée pour donner au manga une vraie personnalité.

🏙️ Paris comme terrain de jeu

Autre gros point fort : le dessin.

Senchiro accorde énormément d’importance aux décors urbains, et cela fonctionne particulièrement bien dans les scènes de poursuite. La ville n’est pas simplement un arrière-plan : elle devient un espace que les personnages exploitent, traversent et transforment en terrain d’affrontement.

Le découpage est lui aussi particulièrement efficace. On sent que l’auteur a continué à travailler sa narration depuis Sweet Konkrete.

J’ai également beaucoup aimé une idée assez particulière autour du son : les onomatopées traditionnelles sont étonnamment discrètes, ce qui donne davantage de poids aux moments où la musique ou les bruits prennent réellement de l’importance.

Pour un manga qui place le rock au cœur de son identité, c’est particulièrement bien vu.

🎵 Une expérience qui va au-delà du manga

Et justement, Kana accompagne cette sortie d’une idée très sympathique.

Un QR code présent sur le rabat de la jaquette permet d’accéder à une playlist enregistrée par Senchiro, pensée pour accompagner la lecture.

Ce n’est évidemment pas indispensable, mais cela renforce considérablement l’identité du titre. No Devil revendique une ambiance musicale très forte, et pouvoir écouter les morceaux imaginés par l’auteur pendant la lecture crée une petite continuité supplémentaire entre l’univers du manga et son ambiance sonore.

Une initiative originale et plutôt réussie.

🔥 Un premier tome très prometteur

Ma principale réserve concerne finalement ce que le manga ne révèle pas encore.

Après un départ extrêmement rythmé, la partie consacrée à la traque ralentit légèrement. Ce n’est pas forcément négatif : cela permet à Senchiro de mieux installer ses personnages et leurs relations.

Mais l’univers démoniaque reste encore largement à découvrir.

Cela dit, les dernières pages laissent clairement entendre que cette situation ne devrait pas durer éternellement et que le deuxième volume pourrait faire évoluer sensiblement la dynamique mise en place ici.

Pour un premier tome, le bilan reste donc largement positif.

No Devil possède une vraie identité, un duo central efficace, des personnages immédiatement reconnaissables, un dessin particulièrement à l’aise avec les environnements urbains et une ambiance rock parfaitement assumée.

J’ai surtout apprécié cette impression que Senchiro sait déjà où il veut emmener ses personnages, même si le lecteur n’a pour l’instant accès qu’à une partie du tableau.

Un premier volume énergique et très accrocheur qui mélange efficacement rock, humour, action et fantastique. Le personnage de Lucie et sa relation avec Léo constituent une excellente porte d’entrée dans l’univers, tandis que le dessin urbain de Senchiro fait immédiatement la différence. Il manque encore des réponses sur les démons et leur origine, mais les bases sont suffisamment solides pour donner très envie de découvrir la suite.

Le manga No Devil est disponible aux éditions Kana dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 8.10€

Basara Star Edition Tome 3 : notre avis sur le manga Kana

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Avec ce troisième tome de Basara Star Edition, Yumi Tamura confirme que son récit ne sera jamais une simple histoire de vengeance. Sarasa poursuit sa route dans un Japon ravagé et découvre peu à peu que son combat dépasse largement sa propre histoire. Chaque étape lui apporte de nouveaux compagnons, de nouveaux adversaires et surtout une compréhension plus compliquée du monde qu’elle cherche à changer.

Et plus j’avance dans cette série, plus je comprends pourquoi Basara possède une telle réputation.

🌊 Sarasa change d’horizon

Direction Kyûshû pour Sarasa, avec l’espoir de retrouver Sakurajima. Mais le voyage ne se déroule évidemment pas comme prévu et l’héroïne découvre que l’île a déjà disparu sous les eaux.

Capturée avec ses compagnons, Sarasa se retrouve alors confrontée aux pirates qui contrôlent les lieux. Une nouvelle aventure commence, mais surtout une nouvelle série de rencontres qui vont encore modifier son parcours.

J’aime beaucoup cette construction de la série : à chaque nouveau territoire apparaissent des personnages capables de transformer l’histoire, et Tamura prend le temps de leur donner une véritable existence.

👑 Le Roi rouge, impossible à réduire à un simple méchant

C’est probablement ce qui me fascine le plus dans Basara.

Le Roi rouge devrait être l’antagoniste évident, celui que Sarasa doit renverser. Pourtant, l’autrice refuse constamment de le présenter de manière aussi simple.

Son projet politique possède une véritable logique. Il veut transformer un pays figé, lui redonner de la force et imposer une nouvelle direction. Certaines de ses décisions peuvent même sembler justifiées lorsqu’on regarde les résultats recherchés.

Mais la méthode est terrifiante.

La violence, la répression et les châtiments utilisés contre ceux qui s’opposent à son pouvoir rendent le personnage profondément inquiétant. Il peut apparaître comme un réformateur et, quelques pages plus loin, comme un tyran impitoyable.

C’est cette contradiction qui fonctionne aussi bien.

Impossible de le classer définitivement dans une case, et ses proches bénéficient du même traitement. Tamura construit ainsi un univers où les intentions, les actes et leurs conséquences ne coïncident jamais parfaitement.

⚔️ Sarasa rassemble progressivement son camp

Face à ce pouvoir, Sarasa comprend aussi qu’elle ne pourra pas avancer seule.

Les indications laissées par Nagui l’orientent vers de nouveaux personnages et permettent de poursuivre la recherche des héritiers liés aux anciennes légendes.

Après Hayato, rencontré précédemment, Sarasa découvre notamment Chacha et son entourage de pirates. Le personnage possède immédiatement une forte présence. C’est une femme qui impose son autorité, qui sait ce qu’elle veut et qui ne donne certainement pas l’impression d’attendre qu’on vienne la sauver.

J’ai particulièrement aimé la relation entre Chacha et Zaku, qui apporte une vraie personnalité à ce nouveau groupe.

Mais surtout, ces rencontres permettent encore à Sarasa d’évoluer. Elle apprend des autres, observe leurs méthodes et commence progressivement à comprendre ce que signifie réellement mener un combat collectif.

🗡️ Une révolution qui devient de plus en plus politique

C’est là que Basara prend une ampleur supplémentaire.

La vengeance personnelle de Sarasa commence à se transformer en mouvement politique. Ses actions ont des répercussions sur la population et contribuent à nourrir une contestation du pouvoir du Roi rouge.

Le problème, c’est que personne ne semble avoir une vision totalement claire de ce que pourrait être l’après.

Et c’est une excellente idée.

Tamura ne présente pas simplement une héroïne vertueuse face à un régime mauvais. Elle montre des individus avec leurs propres convictions, leurs blessures, leurs ambitions et leurs contradictions.

Même les personnages secondaires semblent avoir leur histoire à raconter.

🎭 Des personnages qui donnent toute sa force au récit

C’est finalement la grande réussite de ce troisième tome.

Les combats et l’aventure sont bien présents, mais ils ne constituent jamais une fin en soi. Chaque rencontre permet d’en apprendre davantage sur quelqu’un, sur ses motivations ou sur la manière dont il envisage le monde.

Les personnages ne sont jamais totalement transparents.

On peut les apprécier, les comprendre, parfois même être d’accord avec eux, avant de découvrir un comportement qui vient tout remettre en question.

Cette écriture donne une vraie maturité au récit et évite surtout l’impression d’avoir affaire à une aventure manichéenne.

🌺 Une épopée qui gagne encore en ampleur

Après trois tomes, Basara ressemble de moins en moins à une simple quête de vengeance et de plus en plus à une vaste fresque sur le pouvoir, la révolution et la liberté.

Sarasa poursuit son objectif, mais elle rassemble également autour d’elle des individus qui ont chacun leurs propres raisons de combattre.

Et pendant ce temps, le Roi rouge continue de construire son propre projet, avec une efficacité aussi impressionnante qu’inquiétante.

Cette opposition promet des choses particulièrement intéressantes pour la suite.

Basara Star Edition Tome 3 est pour moi une nouvelle réussite, justement parce qu’il ne se contente pas de faire avancer l’aventure : il enrichit considérablement son univers humain et politique.

Plus les personnages deviennent nombreux, plus l’histoire devient difficile à prévoir. Et c’est exactement ce que j’attends d’une grande fresque.

Un troisième tome passionnant qui élargit encore le monde de Basara, introduit de nouveaux alliés marquants et complexifie davantage le conflit autour du Roi rouge. Entre aventure, légendes, révolution et politique, Yumi Tamura construit une fresque de plus en plus riche. Et surtout, ses personnages sont suffisamment nuancés pour rendre chaque camp intéressant. Une véritable épopée.

Le manga Basara Star Edition (Tome 3), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 9.25€

Vaiana, la légende du bout du monde – Blu-ray 4K

Sur l’île de Motunui, Vaiana entend depuis toujours l’appel de l’océan, et lorsque la prospérité de son peuple se trouve menacée, la jeune fille ose enfin franchir le récif qu’aucun des siens n’a traversé depuis des générations. Rejointe par Maui, demi-dieu aussi célèbre que vaniteux, elle se lance dans une traversée périlleuse à travers le Pacifique, dans cette adaptation en prises de vues réelles du film d’animation Disney de 2016.

Disponibilités :
– Fnac 29,99€

Saru Tome 1 : notre avis sur le manga Delcourt

Avec Saru Tome 1, Daisuke Igarashi nous entraîne dans un récit où les mythes anciens, les phénomènes inexplicables et les légendes semblent se rejoindre aux quatre coins du monde. Pour une première découverte de l’auteur, je dois dire que l’expérience est assez particulière : le manga ne cherche pas immédiatement à tout expliquer, mais cette part de mystère finit justement par devenir l’un de ses principaux atouts.

🌍 Une histoire qui refuse de tout dévoiler

Le récit commence avec une série d’événements étranges liés à l’apparition d’êtres mystérieux surnommés les « singes ».

Au milieu de cette situation inquiétante, Nana se retrouve victime d’une malédiction dont elle ne comprend pas encore l’origine. Sa rencontre avec Namgyal va l’entraîner dans une quête qui dépasse rapidement son histoire personnelle.

Les indices semblent dispersés, les phénomènes se multiplient et le lecteur doit accepter de ne pas forcément comprendre immédiatement où tout cela nous mène.

Et pourtant, je n’ai pas eu l’impression que Daisuke Igarashi avançait au hasard.

🧩 Un mystère qui se construit progressivement

C’est probablement le point qui m’a le plus agréablement surprise.

Au départ, Saru peut paraître assez confus. Les informations sont nombreuses, certaines pistes semblent éloignées les unes des autres et il faut parfois accepter de patienter avant de comprendre leur importance.

Mais plus j’avançais, plus les pièces semblaient trouver leur place.

L’auteur prend son temps pour construire son histoire et laisse le lecteur reconstituer progressivement les liens entre les différents événements. Cette manière de raconter peut demander un petit effort au départ, mais elle fonctionne particulièrement bien une fois que l’on se laisse porter.

Le mystère devient alors une véritable invitation à continuer la lecture.

👥 Nana et Namgyal, un duo qui donne envie de continuer

Le voyage fonctionne également grâce aux personnages.

Nana ne sert pas uniquement de spectatrice face aux phénomènes étranges qui l’entourent. Sa situation personnelle donne une véritable raison à cette quête et permet de maintenir un lien émotionnel avec une intrigue parfois très mystérieuse.

À ses côtés, Namgyal apporte une présence différente, plus énigmatique, qui participe largement à l’atmosphère du manga.

J’ai apprécié que les personnages disposent déjà d’une certaine épaisseur dès ce premier volume. Ils ne sont pas uniquement là pour faire progresser l’enquête : on a envie de comprendre qui ils sont et ce qui les attend.

✍️ Un dessin qui possède une vraie identité

Le dessin de Daisuke Igarashi m’a également beaucoup plu.

Son trait possède quelque chose de très particulier. Les visages, notamment, s’éloignent des canons auxquels on peut être habitué dans le manga avec des formes plus anguleuses et marquées.

Cette singularité donne immédiatement une personnalité visuelle à l’ensemble.

Les planches sont également riches en détails, ce qui renforce parfaitement le côté mystérieux et parfois presque irréel de l’histoire. Il y a beaucoup de choses à regarder et le dessin accompagne efficacement cette impression de découvrir un monde où les apparences peuvent être trompeuses.

🐒 Une première rencontre très prometteuse

Ce premier tome de Saru m’a finalement convaincue malgré un démarrage qui peut demander un peu de patience.

J’ai aimé cette sensation de progression : au début, beaucoup de questions ; puis, petit à petit, certains éléments deviennent plus compréhensibles et l’histoire gagne en cohérence.

L’univers mélange mythologie, légendes, mystère et aventure avec une vraie personnalité, tandis que Nana et Namgyal constituent un duo suffisamment intéressant pour donner envie de poursuivre le voyage.

Et surtout, je suis maintenant curieuse de voir jusqu’où Daisuke Igarashi compte emmener cette histoire.

Une première découverte réussie pour ma part, et une suite que j’attends avec une vraie impatience.

Un premier tome mystérieux et intrigant, qui peut sembler déroutant au départ mais dont les différentes pièces commencent progressivement à s’assembler. L’univers est original, les personnages déjà attachants et le dessin de Daisuke Igarashi possède une identité remarquable. Une belle découverte qui donne clairement envie de poursuivre l’aventure.

Le manga Saru (Tome 1), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 15.99€

Benjamin Gates et le trésor des templiers – Steelbook blu-ray 4K

Benjamin Gates est un historien et cryptographe qui poursuit depuis toujours la piste d’un trésor légendaire caché par les francs-maçons pendant la guerre d’indépendance américaine, une quête transmise de génération en génération dans sa famille. Lorsqu’il comprend que le premier indice se trouve au dos de la Déclaration d’indépendance, il doit dérober le document le mieux gardé du pays, décrypter la carte qu’il dissimule et distancer à la fois le FBI et un aventurier rival prêt à tout pour s’emparer du magot avant lui.

Disponibilités :
– Fnac 29,99€

Spider Man Édition Limitée Vinyle Marbré Rouge et Bleu

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Paru en 1966 chez Prestige, Spider Man du vibraphoniste Freddie McCoy est devenu culte autant pour sa musique, un soul-jazz nerveux teinté de grooves latins, que pour sa pochette où trône l’homme-araignée de Marvel, présentée à l’époque comme la première d’une série de collaborations entre le label et l’éditeur de comics qui ne verra finalement jamais le jour. Pour ses 60 ans, l’album revient dans un pressage entièrement analogique sur un vinyle transparent traversé de volutes rouges et bleues aux couleurs du super-héros, de quoi ravir aussi bien les amateurs de jazz que les collectionneurs de Spider-Man.

Disponibilités :
– Fnac 31,99€

Les Ailes de l’enfer – Steelbook blu-ray 4K

Cameron Poe est un ancien Ranger qui a purgé huit années de prison pour un homicide involontaire commis en défendant sa femme, et qui embarque enfin sur un avion de transfert de détenus pour rentrer chez lui et rencontrer la fille qu’il n’a jamais vue. Le vol tourne au cauchemar lorsque les criminels les plus dangereux du pays, emmenés par Cyrus Grissom, prennent le contrôle de l’appareil, laissant Poe seul à bord pour empêcher le massacre pendant qu’au sol les autorités songent déjà à abattre l’avion.

Disponibilités :
– Fnac 29,99€

The Ark saison 3 : la bande-annonce dévoile la suite de la mission spatiale

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Après avoir échappé à une catastrophe qui aurait pu mettre fin à leur voyage, les survivants de The Ark s’apprêtent à repartir pour une nouvelle série d’épreuves. Universal+ vient de dévoiler la bande-annonce de la saison 3 et confirme surtout son arrivée prochaine en France.

La série de science-fiction poursuit ainsi son histoire avec une situation qui a changé depuis les précédents épisodes : l’équipage de l’Ark One a enfin trouvé une planète capable de les accueillir, mais ce nouveau refuge est loin d’être aussi rassurant qu’espéré.

🌌 Une nouvelle étape pour l’Ark One

L’action se déroule toujours dans un futur où la survie de l’humanité dépend de missions spatiales capables d’établir de nouvelles colonies.

Après leur périlleux voyage, les passagers de l’Ark One sont parvenus à s’installer sur Trappist-1b. Une première victoire qui aurait pu permettre à l’équipage de souffler un peu.

Mais The Ark n’entend visiblement pas laisser ses personnages tranquilles.

Une partie des survivants repart dans l’espace afin de rechercher d’éventuels autres humains. Pendant ce temps, les événements sur leur nouvelle planète commencent à soulever de nouvelles interrogations.

🔎 Trappist-1b cache encore des secrets

Cette troisième saison semble vouloir développer davantage le mystère entourant leur nouvelle planète.

Certaines découvertes pourraient remettre en question ce que les survivants pensaient savoir sur leur environnement et leur mission. Exploration, phénomènes inconnus et nouveaux dangers devraient donc accompagner la suite du récit.

La série conserve ainsi son mélange de survie et de science-fiction tout en ouvrant une nouvelle phase pour ses personnages.

Après les difficultés rencontrées durant le voyage, trouver un monde où vivre n’était finalement que le début de l’aventure.

👨‍🚀 Une partie de l’équipage reprend la route

La saison 3 ne restera d’ailleurs pas uniquement sur Trappist-1b.

Une partie de l’équipage va de nouveau prendre la direction de l’espace pour tenter de retrouver d’éventuels survivants. Un choix qui promet de multiplier les lieux et les situations, tout en maintenant cette idée centrale de recherche d’un avenir pour l’espèce humaine.

Mais chaque nouveau voyage comporte évidemment son lot de risques.

Et à mesure que les personnages découvrent de nouvelles informations, leurs décisions pourraient devenir particulièrement difficiles à prendre.

🎭 Le casting de retour

La série retrouve notamment Christie Burke, Tiana Upcheva, Richard Fleeshman, Reece Ritchie, Stacey Read, Ryan Adams, Pavle Jerinić et Shalini Peiris.

Aux commandes de la production, on retrouve notamment Dean Devlin, connu pour Stargate, Independence Day et Godzilla, ainsi que Jonathan Glassner, associé notamment à Stargate SG-1.

📺 Quand voir The Ark saison 3 en France ?

La bonne nouvelle pour les spectateurs français est désormais officielle : la saison 3 de The Ark débutera le 27 octobre 2026.

Les nouveaux épisodes seront diffusés chaque mardi à 21 heures sur SciFi et Universal+.

Entre la découverte de Trappist-1b, les recherches de nouveaux survivants et les mystères qui entourent cette planète, cette troisième saison s’annonce donc comme une nouvelle étape importante pour l’équipage de l’Ark One.

La survie de l’humanité n’a décidément pas fini de leur donner du fil à retordre.

Avis manga : One Piece (Tome 113)

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Avec One Piece Tome 113, Eiichiro Oda poursuit l’aventure sur Elbaf avec une situation qui devient particulièrement dangereuse pour les géants. Les enfants d’Erbaf sont retenus en otage par les Chevaliers divins, tandis que leurs ravisseurs disposent manifestement de pouvoirs capables de mettre les défenseurs de l’île en grande difficulté.

Luffy et ses compagnons se retrouvent donc face à une situation où foncer tête baissée ne semble pas forcément suffire. Un nouveau tome qui poursuit les grands enjeux de l’aventure tout en étant accompagné, pour les collectionneurs, d’une édition particulièrement généreuse chez Glénat.

⚔️ Une situation qui continue de se tendre sur Elbaf

Ce tome 113 place les géants dans une position particulièrement inconfortable. Leur volonté de sauver leurs enfants se heurte à des adversaires qui semblent évoluer à un niveau largement supérieur.

Et c’est justement ce qui rend la situation intéressante : la force brute ne paraît plus être la seule réponse possible.

L’équipage de Luffy doit composer avec un rapport de force compliqué, alors que le conflit continue de prendre de l’ampleur. Le tome entretient ainsi cette impression de montée en puissance qui accompagne les aventures actuelles de One Piece.

Après autant de volumes, Oda parvient encore à faire ressentir cette idée que chaque nouvel événement peut potentiellement ouvrir une étape supplémentaire dans la quête du One Piece.

🗺️ Un volume qui s’inscrit dans une aventure devenue gigantesque

Ce qui fonctionne particulièrement bien avec One Piece, c’est évidemment cette capacité à faire cohabiter aventure, personnages et construction d’un monde devenu immense.

Le voyage reste au cœur de l’identité de la série. Les îles, les peuples rencontrés et les conflits successifs donnent toujours cette impression de parcourir un univers qui ne cesse de s’étendre.

C’est aussi ce qui rend intéressante l’idée du journal de bord proposé dans l’édition collector du tome 113. Le bonus n’est pas simplement décoratif : il reprend directement cette notion de voyage qui accompagne la série depuis ses débuts.

🧰 Une édition collector qui porte bien son nom

Et c’est finalement l’autre grande particularité de cette sortie.

Le tome 113 est ici présenté dans un coffre au trésor, un choix particulièrement cohérent pour une œuvre construite autour de la recherche du trésor ultime.

À l’intérieur, Glénat multiplie les petits éléments destinés aux lecteurs les plus fidèles : jaquette réversible, trois ex-libris, quatorze intercalaires, journal de bord, pochette de rangement pour manga et petit théâtre consacré aux Chapeaux de paille.

L’ensemble ne donne pas l’impression d’avoir simplement ajouté deux ou trois goodies à un volume classique. Les différents bonus reprennent réellement l’imagerie de l’aventure et du voyage.

🎭 Le petit théâtre, bonne idée ou gadget ?

Parmi les bonus, le petit théâtre consacré aux Chapeaux de paille est probablement celui qui apporte le plus de fantaisie.

On est clairement dans l’objet ludique, avec un dépliant et une silhouette permettant de créer une petite scène. Ce n’est évidemment pas indispensable à la lecture du manga, mais c’est justement le genre de détail qui peut donner à une édition collector une vraie personnalité.

Les intercalaires, de leur côté, auront une utilité plus concrète pour ceux qui possèdent une importante collection de volumes.

📚 Une édition surtout pensée pour les collectionneurs

Il faut néanmoins être clair : cette édition ne s’adresse pas à tout le monde.

Pour quelqu’un qui souhaite simplement découvrir la suite de l’histoire, l’intérêt principal reste évidemment le manga lui-même. Les nombreux bonus prennent véritablement leur sens lorsqu’on suit One Piece depuis longtemps et que l’on apprécie de voir sa collection évoluer.

Et après 113 tomes, cette dimension collection devient presque une aventure parallèle.

Le choix du coffre, le journal de bord ou encore les intercalaires jouent avec cette idée : on ne possède pas uniquement un nouveau volume, on continue de construire son propre petit morceau de l’univers de Luffy.

🏆 One Piece, toujours capable de créer l’événement

Ce tome 113 montre finalement deux visages de One Piece.

D’un côté, l’histoire poursuit ses enjeux autour d’Elbaf, des Chevaliers divins et des enfants d’Erbaf, avec une situation qui semble de plus en plus difficile à gérer pour les héros.

De l’autre, Glénat transforme cette sortie en véritable rendez-vous pour les collectionneurs avec une édition qui assume pleinement son côté généreux.

J’ai surtout apprécié la cohérence de l’ensemble : le coffret ne cherche pas seulement à empiler des cadeaux, il reprend les thèmes fondamentaux de One Piece — le voyage, le trésor, l’aventure et l’équipage.

Après autant d’années, réussir à donner encore cette impression d’événement autour d’un nouveau tome n’est pas si simple.

Et ce coffre au trésor remplit plutôt bien cette mission.

Un tome qui poursuit une situation tendue sur Elbaf et une édition collector particulièrement soignée. Le contenu supplémentaire est suffisamment varié pour intéresser les collectionneurs, avec une belle cohérence autour de l’univers de One Piece. Une sortie qui s’adresse avant tout aux lecteurs fidèles, mais qui sait transformer un nouveau volume en véritable objet de collection.

Le manga One Piece (Tome 113), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.20€

HE – The Hunt for Energy : notre avis sur l’intégrale des 3 tomes

Il y a des mangas qui veulent simplement divertir et d’autres qui cherchent aussi à faire réfléchir. HE – The Hunt for Energy appartient clairement à la seconde catégorie. Avec cette série en trois volumes publiée chez Delcourt/Tonkam, Boichi s’attaque à un sujet rarement traité dans le manga : notre rapport à l’énergie et les conséquences de nos choix sur l’environnement.

Et le plus intéressant, c’est que le propos ne se contente pas de désigner un responsable ou de présenter une solution miracle.

🌍 Un manga qui prend l’écologie au sérieux

L’histoire suit Hiro Narushima, un jeune homme capable depuis son enfance de percevoir les différentes formes d’énergie. Après l’accident de Fukushima, cette capacité prend une tout autre dimension.

Narushima découvre progressivement l’ampleur des problèmes liés aux radiations, aux hydrocarbures et à la pollution. Sa mission devient alors particulièrement ambitieuse : trouver une alternative capable de répondre aux besoins énergétiques de demain.

Mais évidemment, changer les habitudes énergétiques ne dépend pas uniquement de découvertes scientifiques. Les intérêts économiques, les entreprises et les rapports de force viennent rapidement compliquer la tâche.

C’est justement cette dimension qui donne au manga une vraie richesse.

🔬 Des solutions passées au crible

L’une des grandes qualités de l’intégrale est de ne pas présenter les énergies renouvelables comme une solution magique.

Au fil des trois volumes, l’équipe va s’intéresser à différentes possibilités, notamment le photovoltaïque, l’électricité ou encore l’éolien, en étudiant leurs avantages mais aussi leurs limites.

Cette approche m’a particulièrement intéressé. Chaque technologie est examinée selon plusieurs paramètres et les personnages confrontent leurs observations au terrain.

On sent derrière tout cela un important travail de documentation. Le manga cherche véritablement à faire comprendre les problématiques énergétiques plutôt qu’à simplement utiliser l’écologie comme décor.

Et même lorsque certaines discussions deviennent très techniques, elles restent suffisamment intégrées au récit pour ne pas transformer l’ensemble en simple cours théorique.

👊 Une équipe improbable pour une mission essentielle

Pour mener cette recherche, Narushima n’est évidemment pas seul.

Le projet réunit des employés que l’entreprise avait plutôt tendance à mettre de côté. Nobuyuki Sakuragi, surnommé « tête de brocolis », et Hirosue viennent ainsi compléter une équipe assez improbable.

Le contraste entre leurs personnalités fonctionne bien et permet au récit de respirer entre deux séquences plus sérieuses.

Narushima possède quant à lui une capacité particulièrement originale : il distingue visuellement les flux énergétiques, avec notamment une opposition entre les énergies propres et celles associées à la pollution. Les petites créatures qu’il appelle affectueusement les « entropotes » deviennent ainsi un élément important de son pouvoir et de l’identité graphique du manga.

💰 Quand les intérêts financiers entrent dans la danse

La recherche d’une nouvelle source d’énergie ne pouvait évidemment pas se dérouler tranquillement.

La JEC, grande entreprise au centre du récit, décide de lancer ce projet tout en mettant en place une équipe concurrente. Le propre fils du dirigeant va ainsi se retrouver en opposition avec le groupe de Narushima.

À partir de là, la recherche scientifique se transforme également en guerre économique et stratégique.

Pressions, financement, concurrence et manœuvres déloyales viennent rappeler une évidence : une transition énergétique ne concerne pas seulement la technologie. Elle touche aussi à des intérêts considérables.

Cette dimension donne au manga une portée plus large que son simple sujet écologique.

⚙️ Boichi reste Boichi

Même avec un sujet aussi sérieux, Boichi ne renonce évidemment pas à son style.

On retrouve son dessin très expressif, ses personnages immédiatement reconnaissables et une mise en scène qui conserve une vraie énergie. Le contraste entre cette esthétique et la dimension presque documentaire du récit peut d’ailleurs surprendre, mais il participe au charme de l’ensemble.

Le manga ne cherche donc pas à devenir austère sous prétexte qu’il parle d’environnement.

🌱 Trois tomes pour réfléchir à l’énergie de demain

Ce que je retiens surtout de HE – The Hunt for Energy, c’est sa volonté de poser les bonnes questions plutôt que de fournir une réponse toute faite.

Faut-il miser sur une seule technologie ? Quelles sont réellement les limites des différentes solutions ? Comment concilier besoins énergétiques, environnement et intérêts économiques ? Et surtout, qui acceptera de payer aujourd’hui pour éviter de transmettre certaines conséquences aux générations futures ?

Le manga aborde ces questions à travers une aventure accessible, avec suffisamment d’action, d’humour et de personnages pour éviter de tomber dans un discours purement démonstratif.

HE – The Hunt for Energy est une œuvre engagée, documentée et étonnamment actuelle dans les questions qu’elle soulève. Trois tomes seulement, mais une quantité impressionnante de pistes de réflexion.

Personnellement, c’est précisément ce que j’attends d’un manga de ce type : me divertir tout en me donnant envie de réfléchir et d’aller plus loin.

Une série originale et intelligente qui réussit à transformer une question aussi complexe que l’avenir énergétique en véritable aventure. Les informations scientifiques et économiques enrichissent réellement le récit, tandis que le trio de personnages apporte suffisamment de personnalité pour maintenir l’intérêt. Une excellente lecture pour qui souhaite découvrir un manga qui sort franchement des sentiers battus.

Le manga intégrale HE – The Hunt for Energy, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 19.99€