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Les sorties manga de la semaine

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Voici le récapitulatif des différentes sorties manga de la semaine ! Toutes les semaines retrouvez le planning complet des derniers sorties mangas de vos éditeurs manga préférés ! Toutes news de Pika, Kana, Meian, Doki-Doki, Glenat, Akata, Delcourt/tomkam sans oublier Kurokawa et Ki-oon et bien plus encore…

Sorties manga de la semaine

Barbarities / Taifu Comics

Dans le royaume de Lorraine, le vicomte Adam Cunning se voit assigné la garde du vieux seigneur Montagu. Le jeune noble, hédoniste et libertin, décide pour tromper son ennui de se rendre à une partie fine où est censé apparaître Joël, le neveu de son maître. Timide et maladroit, ce dernier n’est toutefois pas là pour prendre du bon temps, mais afin de tirer parti de la situation et de mener à bien une certaine mission. Semblant être bien moins à l’aise avec les choses de la chair qu’avec les choses de l’esprit, il aura besoin de toute l’aide que le bel Adam pourra lui apporter.

Le Dévoreur de Souvenirs – roman / Delcourt/Tonkam

Ryôichi, étudiant, mène des recherches sur les légendes urbaines. Alors que plusieurs personnes perdent subitement et étrangement la mémoire autour de lui, il entend de plus en plus parler d’un mystérieux monstre, le Kiokuya, qui est supposé se nourrir des souvenirs des gens. Mais ce Kiokuya existe-il vraiment ? Et si tel est le cas, quel est son véritable but ?

Hôtel Voynich / Noeve Grafx

Suite à de mystérieux événements, Taizô Kuzuki échoue sur la petitite île de Blefuscu, perdue en plein océan Pacififique. Indolence tranquille de la vie sous les tropiques, beauté sauvage d’une forêt centenaire, histoire à laquelle se mêlent les légendes locales, prestitige de la clientèle… Bien installé dans une suite de l’hôtel Voynich, c’est ainsi qu’on lui présente les charmes de l’île. Mais entre leurs origines obscures, leurs actitivités douteuses et leurs discutables desseins, visiteurs comme habitants semblent tous cacher de bien étranges secrets…

Monster Girls Collection / Soleil

Tout bon monstre qui se respecte doit savoir effrayer ! Pour cela, Ichika et ses camarades doivent absolument obtenir leur diplôme de monstre ! Mais dans leur classe, la plus mauvaise de toutes, étudier n’est pas une mince affaire ! Entre tricheries et règlements de comptes sanglants, Monsieur D, leur professeur principal, va avoir bien du mal à les emmener jusqu’au diplôme…

The Vampire & The Rose / Soleil

Chiyu est une lycéenne qui croit au grand amour. Dans sa classe, Yomiya fait tourner toutes les têtes. Il est séduisant, intelligent, sportif et… c’est un vampire ! Malgré tout, elle lui propose son sang lorsqu’un beau jour, elle le trouve en train de faire un malaise. Il découvre alors son goût délicieux et n’a pas l’intention de renoncer à d’autres rations…

Wakusei Closet / Noeve Grafx

Aimi fait des rêves étranges. Un autre monde, désolé, peuplé de monstres, avec pour seule compagnie humaine une jeune fille ayant oublié jusqu’à son propre nom et prisonnière de cet univers cauchemardesque. Alors qu’Aimi tente de se convaincre que ses rêves ne sont que fantaisies, l’un de ses camarades de classe disparaît sous ses yeux… et apparaît dans l’autre monde.

Les Architectes de Babel / Glénat

XVIIIe siècle avant J.-C., en Mésopotamie antique. Maintenant qu’il est parvenu à unifier une grande partie de la région, le roi de Babylone, Hammurabi, ordonne la construction d’une tour qui “atteigne le soleil” afin d’assurer une prospérité éternelle à son royaume. De son côté, Gaga, un architecte de la cour né dans une famille de militaires, se voit confier la mission d’aller chercher dans la ville de Dilmun le dénommé Nimrod, un descendant de Noé. Un châtiment impitoyable l’attend s’il ne le ramène pas au palais royal sous dix jours. Dans ce manga historique qui a pour théâtre la cité de Babylone à l’apogée de sa gloire, 4000 ans plus tôt, deux architectes de génie vont tout donner pour tenter de résoudre un problème qui semble, à première vue, insurmontable…

La Cantine de Minuit – La cuisine japonaise à la maison / Le Lézard Noir

Dans ce livre, quatre expertes de l’art culinaire se sont glissées derrière les fourneaux de la Cantine pour vous présenter leurs recettes adaptées du manga. Des plats gourmands, pour toutes les occasions, faciles et rapides à préparer !
Entre cours de cuisine, émissions télévisées et livres culinaires, ce quatuor de cuisinières bien connues des Japonais a décortiqué la série et enfilé le tablier du patron pour mieux réinventer sa cuisine.

L’énigme Détective Conan / Pix’n Love

La dégaine élégante d’un Sherlock Holmes vêtu de sa robe de chambre, allongé nonchalamment sur son sofa du 221B Baker Street, le regard de braise d’un Arsène Lupin qui scrute la scène avant de commettre un énième méfait avec succès, ou encore Kogoro Akechi et son inaliénable sang-froid face aux mystères les plus sombres du genre humain. Toutes ces mythologies, tous ces héros flamboyants, tous ces souvenirs sont convoqués dans l’énigme du manga : Détective Conan, de Gōshō Aoyama.

Cette oeuvre chorale aux dizaines de personnages n’est pas un simple manga au long cours, elle a renouvelé son genre : la fiction policière à énigme, en variant tous les styles. Roman noir, codes à déchiffrer et comédie romantique, crimes sanglants, vengeances impitoyables et in-compréhensions d’adolescents, parfois côté voleur, souvent côté détective, un peu James Bond, beaucoup Hercule Poirot. Les inspirations, à l’image des règles et des convenances, sont autant respectées que brisées par l’auteur.

Hong Kong, cité déchue / Rue de l’échiquier

À Hong Kong, les jours de la démocratie sont comptés. À quoi ressemblerait la ville dans un futur proche, sous la botte d’une dictature chinoise sans merci ? En nouant les fils de plusieurs récits courts, qui se nourrissent de sa propre expérience, Kwong-shing Lau dresse un tableau glaçant de l’avenir potentiel de l’ancienne colonie britannique, naguère symbole d’indépendance et de liberté.

My capricorn friend / Delcourt/Tonkam

Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…

The Promised Neverland – Guide « Mystic Code » / Kazé Manga

Avec ce guide officiel, plongez dans les profondeurs de The Promised Neverland à travers les scènes clés des vingt tomes de la série commentée par leurs auteurs et l’éditeur !
Retrouvez également des fiches de personnage, des story-boards inédits, des pages thématiques et des interviews afin de répondre aux milles questions et secrets de TPN et de sa genèse !

The Promised Neverland – roman « Au fil des souvenirs » / Kazé Manga

Norman, Ray et les autres ont enfin retrouvé Emma, deux ans après être passés dans le monde des humains. Leur camarade, par sa promesse, a fait le choix de l’amnésie : la perte de ses souvenirs. Alors, en décryptant de vieilles photos, tous les enfants plongent dans leurs propres mémoires pour rappeler à Emma sa vie d’autrefois. De leurs fêtes d’anniversaire à la contemplation de l’étoile Polaire, en passant par les parties d’échecs contre Maman, remontez avec eux le fil de leurs souvenirs !

Un matin de ce printemps-là / Rue de l’échiquier

Le 9 avril 1975, à l’aube, dix-huit heures après avoir été condam- nés à mort, huit hommes sont exécutés dans la prison cen- trale de Séoul. Leur crime ? Être sympathisants communistes et avoir prétendument espionné pour le compte de la Corée du Nord, l’ennemi honni.

Mais personne ou presque n’est dupe du simulacre de procès dont viennent d’être victimes ces huit innocents – professeur, journaliste, étudiant ou petit chef d’entreprise. Dans la Corée du Sud répressive et autoritaire du dictateur Park Chung-hee, alors que la contestation populaire gronde, ils ont été choisis au hasard, comme boucs émissaires, pour frapper les esprits. Faire peur.

Maison Ikkoku – Perfect Edition – 10 tomes / Delcourt/Tonkam

Étudiant raté, Yusaku Godaï décide un jour de quitter la pension de famille dans laquelle il vit car les autres locataires n’arrêtent pas de faire la fête dans sa chambre. Mais ce même jour arrive Kyoko Otonashi, la nouvelle responsable. Elle est veuve à seulement 20 ans et Yusaku tombe directement amoureux d’elle…

Obscurius T1 – Lucy : une apocalypse démoniaque sous un ciel écarlate

Il y a des BD dont on comprend immédiatement l’ambiance dès les premières pages. Obscurius T1 – Lucy fait clairement partie de celles-là. Paris est méconnaissable, l’atmosphère est lourde, les rues ne sont plus vraiment fréquentables et quelque chose de profondément mauvais semble avoir pris possession de la ville.

Publié chez Soleil, ce premier tome signé Corbeyran, avec Alex Lins au dessin et Natália Marques aux couleurs, nous embarque dans un univers où l’horreur côtoie l’action et le fantastique. L’album est le premier volet d’un diptyque et pose surtout une question qui m’a rapidement intrigué : qui est réellement Lucy ?

👿 Lucy, un personnage qui intrigue

Lucy n’est pas une héroïne classique. Elle fait partie d’un groupe de résistants et possède une capacité pour le moins particulière : elle peut absorber les démons qui s’en prennent aux humains.

Sur le papier, l’idée est simple et plutôt efficace. Mais ce qui m’intéresse davantage, c’est ce que cette faculté implique pour le personnage. Lucy ne semble pas totalement comprendre son propre pouvoir, et encore moins ce qu’il pourrait révéler sur elle.

C’est finalement ce mystère qui donne envie de continuer. On comprend assez vite que son talent n’est probablement pas un simple « super-pouvoir » pratique permettant de régler les problèmes du groupe. Il y a quelque chose de plus inquiétant derrière.

Et heureusement, l’album ne cherche pas à tout expliquer immédiatement.

🌆 Une ambiance qui fait beaucoup

Ce que je retiens surtout de ce premier tome, c’est son atmosphère très particulière.

Le Paris présenté ici n’a plus grand-chose à voir avec celui que nous connaissons. La ville est ravagée et les survivants ont appris à se faire discrets. Les démons et les fantômes font désormais partie du quotidien.

J’ai particulièrement apprécié cette sensation de monde qui a basculé sans que les personnages aient réellement le temps de comprendre ce qui leur arrivait. On n’est pas dans une apocalypse spectaculaire où chaque page cherche à en mettre plein la vue. Il y a plutôt une impression de malaise permanent.

Le rouge omniprésent dans les couleurs participe énormément à cette identité visuelle. C’est sombre, violent et volontairement oppressant.

✏️ Un dessin qui assume son influence comics

Le travail d’Alex Lins ne passe pas inaperçu. Son dessin possède une vraie énergie et donne beaucoup de mouvement aux scènes d’action.

Personnellement, j’ai trouvé ce choix assez pertinent pour une histoire comme celle-ci. Les affrontements avec les créatures et les manifestations du pouvoir de Lucy gagnent en intensité grâce à ce trait très dynamique.

On sent une approche différente de celle d’une BD franco-belge plus traditionnelle. Le résultat donne à Obscurius une identité hybride intéressante.

La colorisation de Natália Marques accompagne parfaitement cette direction, même si j’ai parfois trouvé l’utilisation du rouge un peu excessive. L’effet fonctionne très bien pour installer l’ambiance, mais j’aurais apprécié davantage de variations dans certaines séquences.

🩸 Un premier tome qui mise sur le mystère

Ce qui fonctionne également, c’est que Corbeyran ne cherche pas à donner toutes les réponses dès ce premier volume.

L’album prend le temps d’installer son univers, Lucy et son entourage. Certains éléments restent volontairement dans le flou, notamment autour des origines et des capacités de l’héroïne.

C’est à double tranchant : j’ai apprécié cette volonté de garder quelques cartes en main, mais j’aurais parfois aimé que certains personnages secondaires soient davantage développés.

Pour l’instant, Lucy porte donc une grande partie de l’intérêt du récit. Il faudra voir ce que le deuxième tome fera de cette galerie de résistants et si l’histoire parviendra à donner davantage de profondeur à son univers.

⭐ Une bonne surprise, mais encore beaucoup de questions

Obscurius T1 – Lucy n’est pas forcément une BD qui révolutionne le fantastique horrifique, mais elle possède suffisamment de personnalité pour attirer l’attention.

J’ai aimé son ambiance apocalyptique, son Paris transformé en territoire hostile et surtout le mystère entourant Lucy. Le mélange entre narration franco-belge et esthétique comics apporte également quelque chose de différent.

Quelques réserves demeurent sur la colorisation très rouge et sur des personnages secondaires encore un peu en retrait. Mais pour un premier tome, l’ensemble est suffisamment efficace pour donner envie de poursuivre.

Et c’est probablement le meilleur compliment que je puisse lui faire : je veux savoir ce que Lucy va devenir.

Le pari est donc plutôt réussi pour ce début de diptyque. Reste maintenant à transformer les nombreuses promesses de ce premier volume en véritable histoire.

La BD Obscurius T1 aux éditions Soleil, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 17.50€

Lussye : une aventure mythologique drôle et décalée dans la Grèce antique

Avec Lussye, les éditions Delcourt proposent une relecture pleine d’humour et d’aventure des grands récits de la mythologie grecque. Signée Nicolas Ryser, cette bande dessinée suit une adolescente rebelle qui rêve d’un destin exceptionnel : devenir une Amazone.

Convaincue qu’elle est une enfant adoptée et que ses véritables origines cachent forcément quelque chose de plus glorieux, Lussye décide de fuguer. Son objectif est simple : rejoindre les Amazones. Pour y parvenir, elle embarque clandestinement sur l’Argos, le navire de Jason, sans mesurer les conséquences de sa décision.

🏛️ Une fugue qui déclenche la colère des dieux

Pendant que Lussye part à l’aventure, ses parents, totalement désemparés, se tournent vers l’oracle d’Athéna afin d’obtenir de l’aide pour retrouver leur fille.

Mais la mythologie grecque n’est jamais très éloignée du chaos divin. Les parents de Lussye sont transformés en étranges petits personnages qui accompagnent leur fille tout au long de son périple. Seule Lussye peut les voir et les entendre, tandis qu’ils tentent de la protéger en se présentant comme des envoyés des dieux.

Et pendant ce temps, les dieux eux-mêmes commencent à jouer avec son destin.

Hébé profite de l’absence d’Athéna pour intervenir dans l’existence de la jeune fille. Seulement voilà : Dionysos la surprend et décide d’imposer ses propres règles. Le destin de Lussye devient alors le terrain de jeu d’un véritable duel entre divinités.

⚔️ Une façon originale de découvrir la mythologie grecque

L’un des principaux atouts de l’album réside dans cette volonté de faire découvrir la mythologie grecque par le biais de l’humour et de l’aventure.

Le voyage de Lussye nous entraîne d’île en île et permet de croiser de nombreux personnages issus des récits antiques. Jason, les Argonautes, Hercule et plusieurs divinités interviennent ainsi dans cette aventure qui multiplie les références.

Cette profusion de personnages constitue cependant aussi une petite difficulté pour les jeunes lecteurs. Les dieux, les héros et les différents mythes sont nombreux, et quelques explications ou clés de lecture peuvent s’avérer utiles pour bien comprendre les relations entre tous ces protagonistes.

L’approche reste néanmoins plaisante : les auteurs présentent les dieux comme des êtres particulièrement facétieux, qui s’amusent à intervenir dans la destinée des humains et n’hésitent pas à se quereller entre eux.

🎨 Un dessin très marqué

Graphiquement, Nicolas Ryser adopte un style très expressif et volontairement décalé. Les personnages affichent des silhouettes et des expressions qui renforcent immédiatement la dimension humoristique de l’histoire.

Le résultat devrait particulièrement séduire les jeunes lecteurs et les amateurs d’un dessin proche de celui des Petits Mythos.

Pour ma part, je reste toutefois plus mitigé sur cet aspect. Ce style graphique n’est simplement pas celui que je préfère et certaines couleurs particulièrement vives m’ont parfois semblé un peu trop présentes.

Cela n’enlève rien à la cohérence de l’ensemble : le dessin accompagne parfaitement le ton léger et aventureux voulu pour l’album.

⭐ Une aventure mythologique accessible et amusante

Lussye propose finalement une porte d’entrée sympathique vers la mythologie grecque. L’album est rythmé, drôle et facile à suivre, tout en permettant de rencontrer de nombreux personnages et récits issus de l’Antiquité.

Son parti pris humoristique ne conviendra peut-être pas à tous les lecteurs, notamment sur le plan graphique, mais il fonctionne efficacement pour donner aux plus jeunes l’envie de découvrir cet univers.

Une relecture décalée de la mythologie grecque, particulièrement adaptée aux jeunes lecteurs et à celles et ceux qui apprécient les aventures humoristiques inspirées de l’Antiquité.

La BD Lussye aux éditions Delcourt est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 16.50€

The Fine Art of Rocky – Édition limitée signée (Artbook)

Le peintre John Rivoli consacre plus de soixante-dix toiles, affiches et travaux originaux à la saga Rocky, dont plusieurs réalisés en collaboration avec Sylvester Stallone et quatre inédits créés spécialement pour l’ouvrage. Chaque pièce est accompagnée d’un texte qui en détaille le sens, les techniques employées, les influences historiques et la scène des six films qui l’a inspirée, l’ensemble formant un hommage au cinquantième anniversaire du personnage.

Cette version limitée à trois cents exemplaires numérotés se distingue par une couverture propre à l’édition, un étui rigide gainé de simili-cuir avec image contrecollée et titrage doré, et un portfolio séparé réunissant quatre grands tirages signés du peintre.

Disponibilités :
exclu Insight Editions 600 $

Elden Ring : Tarnished Edition – Le monde de l’Entre-terre tient-il vraiment dans la Switch 2 ?

Faire entrer Elden Ring dans une console portable avait quelque chose de séduisant… et de franchement risqué. Le jeu de FromSoftware n’est pas exactement le genre de production que l’on imagine faire tourner sans concession sur une machine Nintendo. Pourtant, avec la Switch 2, le défi semblait enfin envisageable.

Cette Tarnished Edition ne se contente d’ailleurs pas de proposer le jeu original : elle embarque également Shadow of the Erdtree, ainsi que quelques ajouts comme deux nouvelles classes et plusieurs armes. Sur le papier, l’offre est donc particulièrement généreuse.

Mais une question reste essentielle : est-ce vraiment agréable à jouer sur Switch 2 ?

⚔️ Toujours aussi fascinant à parcourir

Commençons par ce qui ne change pas : Elden Ring reste Elden Ring.

L’immense monde imaginé par FromSoftware conserve cette capacité assez rare à donner envie de partir dans une direction complètement au hasard, simplement parce qu’un détail au loin a attiré notre regard.

Ruines, cavernes, châteaux, boss gigantesques, chemins secondaires, ennemis redoutables… l’Entre-terre regorge de choses à découvrir. Et même plusieurs années après sa sortie, son univers possède toujours une sacrée force visuelle.

Le gameplay, lui, repose sur les fondamentaux chers au studio : esquive, attaques rapides ou lourdes, parade, magie, gestion de l’endurance et observation minutieuse des adversaires. La possibilité de sauter apporte néanmoins une dimension supplémentaire à l’exploration et aux combats.

Ce n’est pas forcément une révolution lorsqu’on connaît déjà les Souls, mais la formule reste terriblement efficace.

🌄 Une adaptation visuellement convaincante

C’est probablement la première bonne surprise de cette version.

Je m’attendais à une grosse dégradation graphique pour permettre au jeu de fonctionner correctement sur Switch 2. Ce n’est finalement pas aussi catastrophique que l’on pouvait le craindre.

En dehors de quelques concessions évidentes, l’Entre-terre reste impressionnante. La végétation, les textures, les ombres et certains effets ont évidemment été allégés, tandis que la distance d’affichage peut également montrer ses limites.

Mais dans l’ensemble, le résultat demeure très respectable, notamment compte tenu de l’ampleur du jeu.

Le mode portable tire même plutôt bien son épingle du jeu. Sur le petit écran de la Switch 2, certaines imperfections passent davantage inaperçues et l’ensemble donne une impression assez propre.

Les chargements après une mort ou lors des téléportations sont également suffisamment courts pour ne pas devenir pénibles.

😬 Là où ça se complique : la fluidité

Malheureusement, il y a un problème que les qualités visuelles ne peuvent pas faire oublier : le framerate.

Dans les environnements plus tranquilles, tout se passe relativement bien. Mais dès que l’action s’intensifie, les choses deviennent nettement moins confortables.

Plusieurs ennemis à l’écran, environnement chargé ou affrontement contre un boss : la fluidité peut sérieusement perdre en stabilité.

Et pour Elden Ring, ce n’est pas un détail.

Dans un jeu où quelques images peuvent suffire à faire la différence entre une esquive réussie et une mort particulièrement frustrante, les baisses de performances sont forcément problématiques. On peut accepter quelques sacrifices graphiques pour obtenir une expérience portable. Il est beaucoup plus difficile de fermer les yeux lorsque la technique commence à perturber les combats.

C’est d’autant plus dommage que les affrontements contre les boss constituent précisément l’un des grands plaisirs du jeu.

🕹️ Le mode portable sauve un peu la mise

Curieusement, c’est donc en portable que je préfère cette version.

Le jeu m’a semblé plus régulier dans cette configuration, tout en conservant une qualité d’image très correcte. Et pouvoir explorer l’Entre-terre installé dans son canapé, dans son lit ou ailleurs est évidemment un argument considérable.

Mais il y a un autre élément à prendre en compte : les Joy-Con.

Pour un jeu aussi exigeant, leur prise en main n’est pas idéale. Les sticks manquent parfois de précision et les longues sessions peuvent rapidement rappeler que cette configuration n’a pas été pensée spécifiquement pour les jeux d’action les plus exigeants.

On finit par s’y habituer, mais un contrôleur plus confortable reste clairement préférable.

Autre détail à signaler : la Switch 2 semble être particulièrement sollicitée pendant les sessions portables, avec une ventilation qui se fait rapidement entendre.

💰 Une édition intéressante, mais pas irréprochable

Au final, cette Elden Ring : Tarnished Edition réussit quelque chose d’assez impressionnant : rendre l’immense aventure de FromSoftware accessible sur une machine portable sans sacrifier totalement son identité.

Le jeu reste magnifique, gigantesque et toujours aussi captivant. La possibilité d’emporter l’Entre-terre partout constitue un vrai argument, et le contenu proposé est particulièrement conséquent avec le jeu original et son extension.

Mais les problèmes de fluidité empêchent cette adaptation d’atteindre le sans-faute.

Si vous possédez déjà Elden Ring sur une autre plateforme, la question de l’achat se pose donc surtout autour de la portabilité. Pour quelqu’un qui souhaite découvrir l’aventure sur Switch 2, en revanche, cette édition reste très séduisante malgré ses imperfections.

Personnellement, je privilégierais clairement le mode portable, qui me semble offrir le meilleur compromis entre qualité visuelle et stabilité.

FromSoftware a réussi son pari sur le principe. Il reste simplement quelques coups à parer avant de pouvoir considérer cette version comme véritablement maîtrisée.

Elden Ring : Tarnished Edition, est disponible dès maintenant sur Switch 2 dans toutes les bonnes boutiques au prix de 79.99€

Rain World Anthology – Édition collector (Switch 2)

Serenity Forge réunit dans une même édition physique l’intégralité de Rain World, à savoir le jeu d’origine et ses deux extensions Downpour et The Watcher, dans un coffret collector proposé au choix sur PS5 ou sur Switch 2.

Le joueur y incarne un slugcat séparé des siens par une inondation dévastatrice, contraint de chercher nourriture et abri entre deux averses diluviennes capables de noyer toute vie, à travers les ruines d’une civilisation disparue peuplée de prédateurs et de créatures étranges. Autour du jeu, la boîte rassemble un artbook, une écharpe Slugcat à taille réelle, un standee acrylique shaker, un porte-clés, une planche de stickers holographiques, un fourreau gaufré et une jaquette intérieure illustrée, la bande originale étant pour sa part fournie sous forme de code de téléchargement.

Disponibilités import :
Serenity Forge 119,99$

Arrête de me chauffer, Nagatoro : Partie 1 – Coffret édition limitée numérotée (tomes 1 à 5)

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Noeve Grafx relance sa série phare dans un coffret numéroté à 3 000 exemplaires qui reprend les cinq premiers tomes en Perfect Edition, un format agrandi de 148 par 210 millimètres différent de celui des volumes vendus à l’unité. L’histoire est celle de Nagatoro, lycéenne de première année aussi moqueuse que cruelle, qui a fait de son Senpai timide et complexé son passe-temps quotidien, jusqu’à ce que les taquineries laissent deviner autre chose qu’une simple envie de le tourmenter.

Le coffret est accompagné d’un boîtier en métal destiné à ranger les goodies, d’un poster grand format, d’un stand acrylique, de cinq ex-libris au format A5, d’un porte-clés et d’un marque-page, et il constitue la première des quatre boîtes prévues pour couvrir les vingt tomes de la série.

Disponibilités :
Fnac 39,75€

Super World War (Switch)

Le Président du monde est mort et six dirigeants aussi excentriques les uns que les autres se disputent sa succession dans une guerre mondiale volontairement absurde, chacun pour des motifs allant de la quête de paix à l’ennui pur et simple. Ce jeu de stratégie au tour par tour sur cartes hexagonales reprend la grammaire des Advance Wars, avec gestion des munitions, système d’embuscade et cinq conditions météorologiques évolutives qui permettent de dissimuler ses troupes dans le brouillard ou de franchir des rivières gelées.

Le mode Histoire propose quarante missions réparties sur les six campagnes, pour vingt à trente heures de jeu, et le multijoueur accepte jusqu’à quatre joueurs en local comme en ligne sur plus de quatre-vingts cartes, en chacun pour soi ou en équipes.

Disponibilités :
Amazon 34,99€

The Beast : Samuel L. Jackson reprend le rôle du président dans une bande-annonce explosive

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Samuel L. Jackson est de retour à la Maison-Blanche… mais cette fois, le président des États-Unis dispose d’un moyen de transport particulièrement musclé. Avec The Beast, l’acteur retrouve le costume présidentiel pour un film d’action qui semble vouloir mélanger véhicule blindé, humour irrévérencieux et grosse dose d’explosions.

La première bande-annonce donne déjà le ton : ça risque d’être aussi spectaculaire qu’absurde.

🚙 The Beast, une voiture présidentielle pas comme les autres

Après avoir incarné le président William Alan Moore dans Big Game en 2014, Samuel L. Jackson joue à nouveau le chef de l’État américain dans The Beast.

Le titre fait directement référence à la célèbre limousine blindée présidentielle. Sauf que dans le film, cette dernière semble avoir quelques fonctionnalités particulièrement… offensives.

La bande-annonce laisse notamment entrevoir des mitrailleuses Gatling escamotables dissimulées dans le véhicule, ainsi qu’un équipement beaucoup plus inattendu : un bar.

Autant dire que cette version de The Beast ne semble pas vraiment avoir été conçue uniquement pour transporter le président d’un point A à un point B.

💥 Samuel L. Jackson en président badass

La bande-annonce, qui ne dure qu’environ une minute, mise énormément sur la personnalité de Samuel L. Jackson.

L’acteur retrouve ici un registre qu’il maîtrise parfaitement : celui du personnage autoritaire, irrévérencieux et capable de lâcher quelques jurons avec une décontraction absolue.

Son président n’hésite manifestement pas à exploiter toutes les possibilités offertes par son véhicule lorsque la situation dégénère.

Même son agent des services secrets, interprété par Joel Kinnaman, semble impressionné par son langage particulièrement fleuri. Une séquence qui donne immédiatement une idée de l’humour revendiqué par le film.

🔫 Renny Harlin aux commandes

Pour mettre en scène cette nouvelle aventure présidentielle, la production a fait appel à Renny Harlin, réalisateur associé à plusieurs grands films d’action des années 1990.

On lui doit notamment Die Hard 2 et Cliffhanger, deux références du cinéma d’action de cette période. Plus récemment, le cinéaste a également réalisé le thriller Deep Water.

La collaboration entre Harlin et Samuel L. Jackson ne constitue d’ailleurs pas une première. Les deux hommes avaient déjà travaillé ensemble sur Cleaner, sorti en 2007, ainsi que sur Au revoir à jamais et Peur bleue, réalisés par Harlin.

🎞️ Une nouvelle collaboration à surveiller

Avec The Beast, Renny Harlin et Samuel L. Jackson se retrouvent donc plusieurs années après leur précédente collaboration.

La bande-annonce laisse entrevoir un film qui ne semble pas chercher la subtilité : action décomplexée, humour, arsenal improbable et président américain particulièrement énervé semblent constituer les principaux ingrédients.

Reste maintenant à découvrir si cette formule parviendra à tenir sur la durée et à transformer ce concept explosif en véritable divertissement.

The Beast sortira dans les salles américaines le 9 octobre 2026. À ce jour, aucune date de sortie française n’a encore été annoncée.

Tortues Ninja : Armageddon Game – Un énorme crossover aussi ambitieux que complexe

Avec Tortues Ninja : Armageddon Game, Hi-Comics propose le troisième et dernier volume français consacré à cet immense événement de l’univers TMNT. Et cette fois, les lecteurs retrouvent enfin les huit chapitres de la mini-série centrale, véritable point culminant d’une intrigue construite pendant de nombreux épisodes.

Au programme : combats démesurés, voyages interdimensionnels, alliances improbables, révélations et multiples retournements de situation. Bref, tout ce qu’on peut attendre d’un grand crossover… avec parfois le risque de se perdre dans une mécanique particulièrement dense.

🎲 Une partie qui prend enfin toute son ampleur

Après Ouverture & Alliances, qui posait les bases de l’événement, puis Début de partie, davantage consacré à ses conséquences dans la série régulière, ce troisième volume entre véritablement dans le vif du sujet.

Tom Waltz reprend ici les commandes de la mini-série principale. Le scénariste, déjà largement associé au renouveau des Tortues Ninja en comics, orchestre un récit qui joue volontairement sur plusieurs tableaux.

Une partie des héros, dont Shredder, se retrouve dans la Dimension X afin de rechercher d’anciens alliés. Pendant ce temps, d’autres personnages tentent de protéger la population mutante dans les rues de New York, tandis qu’une troisième intrigue prend une direction beaucoup plus mystique.

Et pendant que tout ce petit monde essaie de survivre, l’alliance formée par Madame Null, le Maire, Krang et le Roi des Rats poursuit son propre plan.

🌌 Entre ninjas, science-fiction et mythologie

C’est probablement ce qui impressionne le plus dans Armageddon Game : son changement permanent d’échelle.

Le récit peut passer d’un combat urbain à une excursion dans une dimension extraterrestre, puis bifurquer vers une intrigue presque cosmique. Tom Waltz mélange ainsi action ninja, science-fiction, aventure interdimensionnelle et éléments mystiques sans véritablement se fixer de limites.

Les lecteurs les plus familiers avec l’histoire récente des TMNT apprécieront également les nombreux retours de personnages secondaires et les références à des événements parfois anciens.

Mais cette richesse constitue aussi la principale faiblesse du volume.

🧩 Un crossover qui demande de s’accrocher

Armageddon Game est un récit particulièrement dense.

Certaines ellipses ou ramifications ne deviennent réellement compréhensibles qu’en ayant lu les autres volumes consacrés à l’événement. Les nombreuses références à des épisodes antérieurs et les renvois vers d’autres publications peuvent également donner l’impression de devoir constamment reconstituer le puzzle.

Les mentions invitant à consulter tel ou tel autre tome ne facilitent pas toujours la lecture.

Le résultat alterne donc entre des passages très excitants et spectaculaires et d’autres nettement plus laborieux. L’ambition est indéniable, mais l’histoire donne parfois le sentiment de crouler sous son propre poids.

Cela reste néanmoins révélateur de la formidable capacité des Tortues Ninja à se renouveler, même après plusieurs décennies d’existence.

🎨 Vincenzo Federici donne une identité particulière aux Tortues

Visuellement, Vincenzo Federici apporte une vraie personnalité à cette conclusion.

L’artiste italien propose notamment des Tortues aux silhouettes plus longilignes, accompagnées de contours légèrement brossés et d’une esthétique qui peut parfois évoquer une approche presque impressionniste.

Le dessin mélange également des éléments très sérieux avec quelques délires plus cartoonesques. Une combinaison qui ne cherche pas systématiquement à reproduire l’esthétique du blockbuster américain classique.

Les scènes d’action privilégient davantage le mouvement, les expressions et l’énergie des personnages que la recherche d’une démonstration spectaculaire permanente.

Ce choix peut surprendre dans un crossover de cette ampleur, mais il apporte justement une petite dose d’inattendu bienvenue.

⭐ Notre avis sur Tortues Ninja : Armageddon Game

Armageddon Game est un véritable morceau de bravoure pour les Tortues Ninja.

Le scénario de Tom Waltz brasse énormément d’éléments et témoigne d’une volonté évidente de proposer un événement à la hauteur de l’histoire récente de la franchise. L’univers s’étend, les personnages se multiplient et les enjeux deviennent considérables.

Tout n’est cependant pas parfaitement maîtrisé. La complexité du récit, ses ramifications et ses nombreux renvois rendent parfois l’ensemble difficile à suivre, particulièrement pour les lecteurs qui ne connaissent pas parfaitement les publications précédentes.

Mais malgré ces réserves, difficile de ne pas saluer l’ampleur du projet. Entre Dimension X, ninjas, mutants, extraterrestres, dieux et super-vilains, les Tortues Ninja prouvent une nouvelle fois qu’elles peuvent évoluer dans pratiquement tous les registres.

Et le travail graphique de Vincenzo Federici, avec son style singulier, apporte une véritable personnalité à cette imposante conclusion.

Un crossover généreux, parfois laborieux, mais incontestablement ambitieux.

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Falstaff : une adaptation de Shakespeare aussi drôle que truculente

Roi de la vantardise, prince de la débauche et maître incontesté du mensonge, Falstaff est probablement l’un des personnages les plus savoureux imaginés par William Shakespeare. Adapter son histoire en bande dessinée représentait pourtant un véritable défi. Avec Falstaff, publié aux éditions Delcourt, le pari se révèle particulièrement convaincant.

🍺 Un chevalier plus à l’aise dans les tavernes que sur les champs de bataille

Inspiré des pièces Henry IV de Shakespeare, l’album nous entraîne dans le Londres médiéval aux côtés de John Falstaff, un chevalier aussi bedonnant que hâbleur, qui semble avoir fait de la mauvaise foi et de la débauche de véritables arts de vivre.

Falstaff préfère largement les auberges douteuses, les tripots et les bordels aux champs de bataille. Toujours endetté, rarement capable de payer ses dettes et constamment occupé à enjoliver ses exploits, il possède surtout un talent extraordinaire pour raconter des histoires auxquelles personne ne devrait croire.

À ses côtés se trouve Hal, le futur roi Henri V. L’héritier de la Couronne passe une partie de son temps à profiter des plaisirs de la vie en compagnie de ce chevalier qui exerce sur lui une influence pour le moins discutable.

Mais la guerre approche et le roi Henri IV, dont la santé décline, rappelle brutalement au jeune homme les responsabilités qui l’attendent.

🎭 Falstaff, un personnage aussi ridicule qu’attachant

Le principal atout de l’album reste évidemment son personnage principal.

Falstaff est un menteur, un lâche, un narcissique et un formidable bonimenteur. Il se considère comme un grand séducteur alors que la réalité est évidemment beaucoup moins flatteuse. Pourtant, difficile de ne pas finir par s’attacher à ses combines et à ses tentatives désespérées pour tirer son épingle du jeu.

Le plus amusant est peut-être de constater que Falstaff, qui pense manipuler son entourage, découvre rapidement qu’il existe des joueurs beaucoup plus habiles que lui.

À malin, malin et demi.

Son rapport avec le futur Henri V est particulièrement intéressant. Le jeune prince n’est certes pas présenté comme un modèle de sagesse, mais il possède suffisamment de ruse pour comprendre les mécanismes qui l’entourent.

✍️ Une adaptation qui modernise Shakespeare sans le trahir

L’adaptation et le scénario sont signés Pierre Boisserie, tandis que Goho assure le dessin et que Isabelle Merlet et Jean-Jacques Rouger s’occupent des couleurs.

Adapter Shakespeare, écrit il y a plus de quatre siècles, pouvait facilement donner naissance à une BD trop académique ou difficile d’accès. Ce n’est heureusement pas le cas ici.

Le scénario parvient à rendre le récit plus contemporain, notamment grâce à un rythme efficace et à une approche qui met pleinement en avant la dimension comique de Falstaff.

Quelques libertés sont prises avec le matériau original, mais elles restent suffisamment maîtrisées pour ne jamais donner l’impression de dénaturer l’œuvre de Shakespeare.

🎨 Un dessin classique parfaitement adapté au récit

J’ai également apprécié le choix esthétique de l’album.

Le dessin de Goho adopte une approche plutôt classique, mais c’est justement ce qui fonctionne ici. Cette esthétique accompagne efficacement le contexte historique tout en laissant suffisamment de place à l’expressivité des personnages.

Falstaff bénéficie évidemment d’une attention particulière : son physique, ses attitudes et ses expressions participent énormément à l’humour de l’ensemble.

L’album réussit ainsi à trouver un équilibre intéressant entre récit historique, comédie et adaptation littéraire.

⭐ Mon avis sur Falstaff

Avec Falstaff, Delcourt propose une adaptation accessible et particulièrement agréable d’un personnage emblématique de Shakespeare.

Le pari n’était pas gagné d’avance : transformer une pièce vieille de plusieurs siècles en bande dessinée tout en conservant son esprit comique pouvait rapidement devenir artificiel. Ici, l’adaptation fonctionne grâce à un personnage principal irrésistible, un scénario qui sait moderniser le récit et une direction artistique cohérente avec l’époque.

Falstaff est certes laid, lâche, menteur, vaniteux et profondément narcissique, mais il possède cette qualité rare des grands personnages comiques : on finit par prendre plaisir à le voir s’enfoncer dans ses propres mensonges.

Une BD drôle, accessible et respectueuse de Shakespeare, qui constitue une belle porte d’entrée vers l’univers du dramaturge anglais.

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