Derniers Articles

Les sorties manga de la semaine

Voici le récapitulatif des différentes sorties manga de la semaine ! Toutes les semaines retrouvez le planning complet des derniers sorties mangas de vos éditeurs manga préférés ! Toutes news de Pika, Kana, Meian, Doki-Doki, Glenat, Akata, Delcourt/tomkam sans oublier Kurokawa et Ki-oon et bien plus encore…

Sorties manga de la semaine

Barbarities / Taifu Comics

Dans le royaume de Lorraine, le vicomte Adam Cunning se voit assigné la garde du vieux seigneur Montagu. Le jeune noble, hédoniste et libertin, décide pour tromper son ennui de se rendre à une partie fine où est censé apparaître Joël, le neveu de son maître. Timide et maladroit, ce dernier n’est toutefois pas là pour prendre du bon temps, mais afin de tirer parti de la situation et de mener à bien une certaine mission. Semblant être bien moins à l’aise avec les choses de la chair qu’avec les choses de l’esprit, il aura besoin de toute l’aide que le bel Adam pourra lui apporter.

Le Dévoreur de Souvenirs – roman / Delcourt/Tonkam

Ryôichi, étudiant, mène des recherches sur les légendes urbaines. Alors que plusieurs personnes perdent subitement et étrangement la mémoire autour de lui, il entend de plus en plus parler d’un mystérieux monstre, le Kiokuya, qui est supposé se nourrir des souvenirs des gens. Mais ce Kiokuya existe-il vraiment ? Et si tel est le cas, quel est son véritable but ?

Hôtel Voynich / Noeve Grafx

Suite à de mystérieux événements, Taizô Kuzuki échoue sur la petitite île de Blefuscu, perdue en plein océan Pacififique. Indolence tranquille de la vie sous les tropiques, beauté sauvage d’une forêt centenaire, histoire à laquelle se mêlent les légendes locales, prestitige de la clientèle… Bien installé dans une suite de l’hôtel Voynich, c’est ainsi qu’on lui présente les charmes de l’île. Mais entre leurs origines obscures, leurs actitivités douteuses et leurs discutables desseins, visiteurs comme habitants semblent tous cacher de bien étranges secrets…

Monster Girls Collection / Soleil

Tout bon monstre qui se respecte doit savoir effrayer ! Pour cela, Ichika et ses camarades doivent absolument obtenir leur diplôme de monstre ! Mais dans leur classe, la plus mauvaise de toutes, étudier n’est pas une mince affaire ! Entre tricheries et règlements de comptes sanglants, Monsieur D, leur professeur principal, va avoir bien du mal à les emmener jusqu’au diplôme…

The Vampire & The Rose / Soleil

Chiyu est une lycéenne qui croit au grand amour. Dans sa classe, Yomiya fait tourner toutes les têtes. Il est séduisant, intelligent, sportif et… c’est un vampire ! Malgré tout, elle lui propose son sang lorsqu’un beau jour, elle le trouve en train de faire un malaise. Il découvre alors son goût délicieux et n’a pas l’intention de renoncer à d’autres rations…

Wakusei Closet / Noeve Grafx

Aimi fait des rêves étranges. Un autre monde, désolé, peuplé de monstres, avec pour seule compagnie humaine une jeune fille ayant oublié jusqu’à son propre nom et prisonnière de cet univers cauchemardesque. Alors qu’Aimi tente de se convaincre que ses rêves ne sont que fantaisies, l’un de ses camarades de classe disparaît sous ses yeux… et apparaît dans l’autre monde.

Les Architectes de Babel / Glénat

XVIIIe siècle avant J.-C., en Mésopotamie antique. Maintenant qu’il est parvenu à unifier une grande partie de la région, le roi de Babylone, Hammurabi, ordonne la construction d’une tour qui “atteigne le soleil” afin d’assurer une prospérité éternelle à son royaume. De son côté, Gaga, un architecte de la cour né dans une famille de militaires, se voit confier la mission d’aller chercher dans la ville de Dilmun le dénommé Nimrod, un descendant de Noé. Un châtiment impitoyable l’attend s’il ne le ramène pas au palais royal sous dix jours. Dans ce manga historique qui a pour théâtre la cité de Babylone à l’apogée de sa gloire, 4000 ans plus tôt, deux architectes de génie vont tout donner pour tenter de résoudre un problème qui semble, à première vue, insurmontable…

La Cantine de Minuit – La cuisine japonaise à la maison / Le Lézard Noir

Dans ce livre, quatre expertes de l’art culinaire se sont glissées derrière les fourneaux de la Cantine pour vous présenter leurs recettes adaptées du manga. Des plats gourmands, pour toutes les occasions, faciles et rapides à préparer !
Entre cours de cuisine, émissions télévisées et livres culinaires, ce quatuor de cuisinières bien connues des Japonais a décortiqué la série et enfilé le tablier du patron pour mieux réinventer sa cuisine.

L’énigme Détective Conan / Pix’n Love

La dégaine élégante d’un Sherlock Holmes vêtu de sa robe de chambre, allongé nonchalamment sur son sofa du 221B Baker Street, le regard de braise d’un Arsène Lupin qui scrute la scène avant de commettre un énième méfait avec succès, ou encore Kogoro Akechi et son inaliénable sang-froid face aux mystères les plus sombres du genre humain. Toutes ces mythologies, tous ces héros flamboyants, tous ces souvenirs sont convoqués dans l’énigme du manga : Détective Conan, de Gōshō Aoyama.

Cette oeuvre chorale aux dizaines de personnages n’est pas un simple manga au long cours, elle a renouvelé son genre : la fiction policière à énigme, en variant tous les styles. Roman noir, codes à déchiffrer et comédie romantique, crimes sanglants, vengeances impitoyables et in-compréhensions d’adolescents, parfois côté voleur, souvent côté détective, un peu James Bond, beaucoup Hercule Poirot. Les inspirations, à l’image des règles et des convenances, sont autant respectées que brisées par l’auteur.

Hong Kong, cité déchue / Rue de l’échiquier

À Hong Kong, les jours de la démocratie sont comptés. À quoi ressemblerait la ville dans un futur proche, sous la botte d’une dictature chinoise sans merci ? En nouant les fils de plusieurs récits courts, qui se nourrissent de sa propre expérience, Kwong-shing Lau dresse un tableau glaçant de l’avenir potentiel de l’ancienne colonie britannique, naguère symbole d’indépendance et de liberté.

My capricorn friend / Delcourt/Tonkam

Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…

The Promised Neverland – Guide « Mystic Code » / Kazé Manga

Avec ce guide officiel, plongez dans les profondeurs de The Promised Neverland à travers les scènes clés des vingt tomes de la série commentée par leurs auteurs et l’éditeur !
Retrouvez également des fiches de personnage, des story-boards inédits, des pages thématiques et des interviews afin de répondre aux milles questions et secrets de TPN et de sa genèse !

The Promised Neverland – roman « Au fil des souvenirs » / Kazé Manga

Norman, Ray et les autres ont enfin retrouvé Emma, deux ans après être passés dans le monde des humains. Leur camarade, par sa promesse, a fait le choix de l’amnésie : la perte de ses souvenirs. Alors, en décryptant de vieilles photos, tous les enfants plongent dans leurs propres mémoires pour rappeler à Emma sa vie d’autrefois. De leurs fêtes d’anniversaire à la contemplation de l’étoile Polaire, en passant par les parties d’échecs contre Maman, remontez avec eux le fil de leurs souvenirs !

Un matin de ce printemps-là / Rue de l’échiquier

Le 9 avril 1975, à l’aube, dix-huit heures après avoir été condam- nés à mort, huit hommes sont exécutés dans la prison cen- trale de Séoul. Leur crime ? Être sympathisants communistes et avoir prétendument espionné pour le compte de la Corée du Nord, l’ennemi honni.

Mais personne ou presque n’est dupe du simulacre de procès dont viennent d’être victimes ces huit innocents – professeur, journaliste, étudiant ou petit chef d’entreprise. Dans la Corée du Sud répressive et autoritaire du dictateur Park Chung-hee, alors que la contestation populaire gronde, ils ont été choisis au hasard, comme boucs émissaires, pour frapper les esprits. Faire peur.

Maison Ikkoku – Perfect Edition – 10 tomes / Delcourt/Tonkam

Étudiant raté, Yusaku Godaï décide un jour de quitter la pension de famille dans laquelle il vit car les autres locataires n’arrêtent pas de faire la fête dans sa chambre. Mais ce même jour arrive Kyoko Otonashi, la nouvelle responsable. Elle est veuve à seulement 20 ans et Yusaku tombe directement amoureux d’elle…

Suicide Red Tome 2 : Madoka se rapproche de la vérité dans un monde souterrain inquiétant

Après des débuts mouvementés, Suicide Red poursuit son exploration d’un univers post-apocalyptique où chaque expédition peut tourner au cauchemar. Dans ce deuxième tome publié chez Ki-oon, Madoka et Kid franchissent une nouvelle étape en réussissant l’examen des nettoyeurs. Leur intégration officielle à l’escouade Manabe leur ouvre alors les portes d’une mission autrement plus ambitieuse, qui pourrait bien apporter des réponses aux questions entourant la disparition du grand-père de notre héroïne.

Entre affrontements contre des créatures monstrueuses, découverte d’un mystérieux groupe et nouvelles explorations souterraines, Harimaru fait avancer son intrigue à un rythme soutenu. Un deuxième volume efficace, qui privilégie l’action et les révélations, quitte à laisser certains personnages encore un peu dans l’ombre.

🐉 Une mission officielle qui réserve de nombreuses surprises

Malgré sa dangereuse incursion dans la zone rouge, Madoka a prouvé sa valeur lors du combat contre l’hydre. Sa contribution à l’élimination de cette créature lui permet, avec Kid, de réussir l’épreuve des nettoyeurs et de rejoindre officiellement l’escouade Manabe.

Mais à peine cette étape franchie, les deux jeunes recrues se voient confier une mission particulièrement délicate. Après la découverte d’un monstre aussi redoutable dans les souterrains, la direction de l’Agence spéciale de reconstruction décide de mobiliser le groupe pour accompagner une nouvelle expédition collective. Il leur faudra assister les unités engagées sur le terrain tout en récoltant des informations sur ce qui se cache sous la surface.

Pour Madoka, cette mission représente surtout une occasion de découvrir ce qui est arrivé à son grand-père disparu. La jeune femme espère enfin trouver un indice capable de la rapprocher de son objectif, mais elle est loin d’imaginer ce que cette nouvelle exploration va lui révéler.

🕳️ Des souterrains qui cachent un inquiétant secret

La première partie du tome se concentre sur cette expédition et permet à Harimaru de faire progresser son récit assez rapidement. Une fois revenus sur le lieu où l’hydre a été éliminée, Madoka et ses compagnons découvrent plusieurs éléments troublants.

Les parois des souterrains ne semblent pas naturelles et, plus inquiétant encore, la carcasse de l’hydre a mystérieusement disparu. Ces anomalies laissent penser qu’une intervention extérieure a eu lieu. Quelqu’un aurait donc agi dans ces profondeurs, mais dans quel but ?

Cette découverte ouvre une nouvelle piste narrative particulièrement intrigante. Un groupe aux intentions obscures commence à se dessiner, sans que l’on sache encore ce qu’il cherche à accomplir ni quelle place il occupe dans cet univers.

J’ai apprécié la manière dont ces indices viennent élargir progressivement le cadre de l’histoire. Les souterrains ne sont plus seulement un terrain dangereux peuplé de monstres : ils deviennent le théâtre d’événements qui semblent cacher une vérité bien plus vaste.

L’enquête prend également une tournure personnelle pour Madoka. Les découvertes réalisées pendant la mission lui apportent des éléments concrets concernant son grand-père, avec des révélations susceptibles de bouleverser ses certitudes. Le récit n’attend donc pas plusieurs volumes avant de faire évoluer son intrigue, ce qui donne à cette suite un dynamisme appréciable.

⚔️ Madoka et Kid repartent à l’aventure

Les informations recueillies ne suffisent évidemment pas à répondre à toutes les questions. Poussés par leur volonté de comprendre ce qui se trame sous terre, Madoka et Kid finissent par reprendre le chemin des souterrains, quitte à s’affranchir une nouvelle fois des règles établies.

Cette dernière partie du volume relance efficacement l’action. La curiosité de Madoka se transforme peu à peu en une véritable détermination, alimentée par sa colère et son besoin d’obtenir des réponses. Kid l’accompagne dans cette quête, et leur duo reste le principal moteur de l’aventure.

Les péripéties s’enchaînent avec suffisamment d’intensité pour maintenir l’intérêt jusqu’aux dernières pages. L’univers post-apocalyptique conserve son attrait, notamment grâce à ses environnements souterrains inquiétants et à ses séquences de combat nerveuses.

Harimaru sait ainsi entretenir la curiosité sans perdre trop de temps dans des développements qui freineraient la progression de l’histoire. Cette efficacité constitue l’une des principales qualités du tome, même si elle se fait parfois au détriment de l’approfondissement des personnages secondaires.

🏫 Une parenthèse scolaire plus légère

Entre deux explorations dangereuses, le manga s’accorde également une pause avec un passage consacré à la vie scolaire. Madoka et Yui doivent se plier aux examens, rappelant qu’elles restent des élèves malgré les responsabilités et les dangers auxquels elles sont confrontées.

Kid, de son côté, trouve le moyen de s’introduire dans l’établissement, apparemment davantage par curiosité que par nécessité. Cette séquence permet de relâcher momentanément la pression et d’introduire Chiharu, un nouveau personnage dont le rôle pourrait prendre de l’importance par la suite.

L’humour adopté ici risque toutefois de diviser les lecteurs. Harimaru mise notamment sur des gags scatologiques, qui contrastent assez franchement avec l’atmosphère inquiétante du reste du récit. Certains apprécieront cette rupture de ton, tandis que d’autres pourront trouver ces plaisanteries dispensables.

Cette parenthèse n’est pas désagréable en soi, mais elle apparaît moins convaincante que les passages consacrés aux mystères des souterrains et à la progression de Madoka.

⭐ Verdict : un deuxième tome rythmé qui fait avancer l’intrigue

Avec ce deuxième volume, Suicide Red confirme son efficacité en matière d’action et de suspense. L’expédition dans les souterrains permet d’introduire de nouvelles questions, de faire apparaître un groupe mystérieux et de rapprocher Madoka d’une vérité qu’elle cherche désespérément à découvrir.

J’ai apprécié le rythme de lecture, les environnements post-apocalyptiques et les combats qui ponctuent l’aventure. L’histoire progresse rapidement et ne se contente pas de répéter les événements du premier tome. Les découvertes concernant les profondeurs et le passé du grand-père de Madoka donnent notamment envie de poursuivre la série.

La principale réserve concerne le développement des personnages secondaires, qui restent encore assez peu marquants malgré quelques tentatives pour leur donner davantage de consistance. La parenthèse humoristique à l’école pourra également ne pas convaincre tout le monde.

Ces limites n’empêchent toutefois pas le manga de remplir son objectif : proposer une aventure dynamique, immersive et suffisamment mystérieuse pour entretenir l’envie de découvrir la suite.

Suicide Red tome 2 est donc une lecture divertissante et nerveuse, qui développe son univers tout en faisant progresser son intrigue plus rapidement que prévu. Madoka se rapproche de réponses importantes, mais les découvertes réalisées dans les souterrains soulèvent déjà de nouvelles interrogations.

Le manga Suicide Red (Tome 2), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

POP Funko Jumbo Bundle: Five Nights at Freddy’s

Funko réunit dans un même coffret trois des animatroniques emblématiques de la pizzeria Freddy Fazbear, avec un Freddy au format Jumbo d’environ 25 centimètres entouré de Bonnie et Chica au format Pop! classique, de quoi composer d’un seul coup une petite scène d’exposition tirée du jeu d’horreur culte. L’écart de taille entre le Jumbo et ses deux comparses donne à l’ensemble l’allure d’un trio mené par la mascotte vedette de la franchise, à placer de préférence loin de la chambre si l’on tient à garder les yeux fermés la nuit.

Disponibilités :
– Amazon 70€

Übel Blatt Tome 4 : Köinzell face à son ancien compagnon d’armes

La vengeance de Köinzell entre dans une nouvelle phase ! Publié aux éditions Ki-oon, ce quatrième tome d’Übel Blatt conduit notre semi-elfe au cœur du château du comte Schtemwölech, où l’attend l’un des hommes responsables de sa trahison. Après avoir infiltré sa forteresse, Köinzell peut enfin affronter celui qui fut autrefois son compagnon d’armes. Un duel qui promet son lot de violence, de révélations et de nouvelles surprises.

Avec ce volume presque entièrement consacré à cette confrontation, la série mise sur une action omniprésente et sur l’évolution des capacités de son héros. Mais si le combat tient ses promesses, certains personnages secondaires continuent de peiner à trouver leur place.

🩸 Un premier héros à abattre : la vengeance de Köinzell

Le cœur de ce quatrième tome repose sur l’affrontement entre Köinzell et Schtemwölech. Autrefois liés par les armes, les deux hommes se retrouvent désormais dans des camps opposés. Le comte fait partie des Sept Héros, ces figures que Köinzell tient pour responsables de son funeste destin.

La confrontation possède donc une dimension personnelle qui dépasse le simple duel entre deux combattants. Schtemwölech tente de s’appuyer sur leur passé commun, mais Köinzell n’est plus disposé à laisser ses anciens liens entraver sa vengeance. Pour lui, les actes commis ne peuvent être effacés par de vieux souvenirs d’amitié.

J’ai apprécié cette opposition, qui permet de rappeler la profondeur de la rancœur de Köinzell et la détermination qui guide son parcours. Notre héros ne cherche pas à obtenir des excuses ni à renouer avec ceux qui l’ont trahi : il veut que ses anciens compagnons répondent de leurs actes.

Ce combat réserve également plusieurs surprises, notamment grâce à de nouvelles aptitudes dévoilées par le semi-elfe. Ces capacités enrichissent les possibilités du personnage et laissent entrevoir des perspectives intéressantes pour la suite de son périple.

⚔️ De l’action presque sans interruption

Ce quatrième volume consacre l’essentiel de ses pages à la bataille contre Schtemwölech. Les affrontements s’enchaînent, ponctués de découvertes et de retournements de situation qui viennent régulièrement relancer la confrontation.

Certes, consacrer près de 190 pages à la tentative de vaincre un seul adversaire peut sembler un peu long. Le récit prend son temps pour développer le duel et multiplier les étapes qui conduisent à son dénouement. Certains lecteurs pourront donc ressentir une légère impression d’étirement.

Pour autant, je ne me suis pas ennuyé. Les différents échanges, les surprises et les nouvelles possibilités offertes à Köinzell entretiennent suffisamment l’intérêt pour que l’affrontement conserve son dynamisme. L’enjeu n’est pas seulement de savoir qui sortira vainqueur, mais aussi de découvrir jusqu’où notre héros est capable d’aller pour accomplir sa vengeance.

L’action constitue clairement le principal moteur de ce tome, et les amateurs de combats brutaux devraient y trouver leur compte. L’histoire avance moins sur le plan global de l’intrigue, mais elle donne à ce face-à-face une place importante dans le parcours de Köinzell.

😤 Altea et Peepi, toujours en retrait

Tout n’est cependant pas aussi convaincant du côté des personnages secondaires. Vido, Peepi et Altea accompagnent Köinzell dans cette partie de son aventure, mais leur présence peine parfois à enrichir réellement le récit.

Altea manque encore d’impact sur le déroulement de l’histoire. Malgré les occasions qui pourraient lui permettre de jouer un rôle plus décisif, elle reste trop souvent en retrait. On aimerait la voir participer davantage aux événements, prendre des initiatives et peser sur les décisions du groupe.

Le cas de Peepi est également frustrant. Ses réactions restent largement dominées par les pleurs et l’inquiétude, au point que ses interventions finissent par se répéter. À force, le personnage peine à se distinguer autrement que par cette attitude.

C’est dommage, car un meilleur équilibre entre les protagonistes aurait donné davantage de relief à l’aventure. Alors que Köinzell bénéficie d’un affrontement développé et de nouvelles capacités, ses compagnons disposent de moins d’occasions pour évoluer ou démontrer leur utilité.

Heureusement, ces limites ne suffisent pas à gâcher le plaisir de lecture. Le duel principal reste suffisamment prenant pour porter l’ensemble du volume.

⭐ Verdict : un tome brutal et prenant malgré quelques longueurs

Avec ce quatrième tome, Übel Blatt poursuit efficacement son récit de vengeance. L’affrontement entre Köinzell et Schtemwölech occupe une place centrale, permettant de revenir sur leur passé commun tout en mettant en avant la détermination et les nouvelles capacités du héros.

J’ai apprécié l’intensité des combats, les surprises qui ponctuent la confrontation et les pistes ouvertes pour la suite. En revanche, le rythme aurait parfois gagné à être un peu plus resserré, tandis que les personnages d’Altea et de Peepi mériteraient davantage de développement pour ne pas rester en marge de l’action.

Malgré ces réserves, ce volume se révèle efficace. Les quelque 190 pages consacrées au duel ne m’ont pas empêché de prendre plaisir à suivre cette étape de la vengeance de Köinzell. L’intrigue progresse à travers cette confrontation, et les nouvelles capacités du semi-elfe donnent envie de découvrir les défis qui l’attendent.

Un quatrième tome généreux en action et en révélations, qui confirme l’intérêt de la série pour les amateurs de dark fantasy et de récits de vengeance, même si tous ses personnages ne bénéficient pas du même traitement.

Le manga Übel Blatt (Tome 4), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

James Pond Legacy: The Pond Is Not Enough (Switch 2)

System 3 rassemble toute la saga du poisson agent secret le plus célèbre des années 90 dans une compilation qui réunit douze versions de quatre jeux, James Pond: Underwater Agent, James Pond 2: RoboCod, James Pond 3: Operation Starfish et le spin-off sportif The Aquatic Games, dans leurs déclinaisons Amiga 500, Mega Drive, Super Nintendo et Commodore 64.

Les émulations s’accompagnent d’options modernes comme les sauvegardes, les scanlines, les réglages audio, les bordures personnalisées et la vibration, ainsi que d’un espace interactif baptisé Pondverse qui retrace l’histoire de la série avec ses jaquettes et sa chronologie. Les précommandes donnent droit à des morceaux de la bande originale en téléchargement, dont le nouveau titre Maybe.

Disponibilités :
– Amazon 44,99€

Avis manga : Ender Geister – Tome 17, de Takashi Yomoyama (Glénat)

Le démon d’Akira est désormais libre, et rien ne semble pouvoir arrêter sa progression ! Dans ce 17e tome d’Ender Geister, Takashi Yomoyama propulse Suzu et Tomori dans une confrontation particulièrement dangereuse. Entre un adversaire capable d’exploiter les facultés de son hôte, des enjeux qui ne cessent de s’intensifier et des révélations sur le passé des personnages, ce nouveau volume possède de solides arguments pour séduire les amateurs de manga d’action et de fantastique. Mais quelques choix de narration viennent aussi freiner son efficacité.

👹 Un démon presque impossible à arrêter

Le sceau qui retenait le démon d’Akira Kurosawa a été brisé. Désormais maître du corps de son hôte, l’entité maléfique peut laisser libre cours à sa puissance, avec un objectif bien précis en tête. Sur les terres du clan Tengan, la situation devient critique : Suzu et Tomori doivent agir rapidement pour empêcher la créature de parvenir à ses fins.

Le problème ? Le démon possède les capacités physiques et intellectuelles d’Akira, ce qui en fait un adversaire particulièrement difficile à déstabiliser. Les techniques habituelles ne suffisent plus, et même les attaques empoisonnées de Suzu ne permettent pas de prendre durablement l’avantage. La créature est capable de s’adapter, d’analyser les méthodes employées contre elle et de reproduire certaines aptitudes de son hôte.

Autant dire que les chances de victoire paraissent bien minces. Akira ne peut pas intervenir normalement puisqu’il est lui-même possédé, tandis que les obstacles spirituels compliquent les possibilités de contact avec Chikage. Pour Suzu, chaque décision devient potentiellement fatale.

Le rapport de force est clairement défavorable aux héros, et c’est précisément ce qui rend cette première partie aussi prenante. Suzu ne peut pas simplement compter sur une explosion de puissance pour inverser la situation. Elle doit observer son adversaire, comprendre ses limites et gagner suffisamment de temps pour permettre aux autres de trouver une issue.

Le manga installe ainsi une tension efficace, dans laquelle le moindre faux pas peut avoir des conséquences dramatiques. L’urgence est palpable et le danger paraît suffisamment sérieux pour donner du poids aux affrontements.

⚔️ Suzu, une combattante au premier plan

Ce tome 17 offre surtout une place de choix à Suzu, qui s’impose progressivement comme l’un des personnages les plus intéressants de cette séquence. Face à une créature qui semble disposer de tous les avantages, la jeune femme doit compenser son manque d’informations par son sang-froid et sa capacité à improviser.

Son attitude contribue largement à l’intensité du récit. Elle sait que la moindre erreur pourrait lui coûter la vie, mais refuse pour autant de céder à la panique. Cette détermination ne la rend pas invincible : elle souligne plutôt la difficulté d’une confrontation où la force brute ne suffit pas.

Le volume profite également de cette situation pour dévoiler quelques éléments du passé de Suzu, notamment son rapport compliqué avec son clan d’origine. Ces retours sur son histoire personnelle apportent des nuances à son personnage et permettent de mieux comprendre certains aspects de son comportement.

Du côté de Tomori, la mission consiste notamment à ramener le chef du clan Tengan afin de soutenir les efforts engagés contre le démon. Les personnages doivent donc poursuivre des objectifs complémentaires, tandis que leurs décisions peuvent influencer l’issue de cette crise.

L’ensemble donne à cette partie une dimension stratégique appréciable. Les héros ne peuvent pas simplement foncer tête baissée : il leur faut coordonner leurs actions et composer avec des informations incomplètes.

🩸 Une action brutale, mais un rythme parfois malmené

Sur le plan du spectacle, Ender Geister conserve ce qui fait sa force : des affrontements violents, des pouvoirs surnaturels et des situations où les protagonistes semblent constamment repoussés dans leurs derniers retranchements.

La progression de l’intrigue permet de maintenir une vraie pression. Même lorsque Suzu et Tomori tentent de reprendre l’initiative, le danger reste présent. Le recours à des personnages mystérieux, susceptibles de devenir des alliés sans que leurs intentions soient parfaitement claires, ajoute également une part d’incertitude à la suite des événements.

Pourtant, alors que cette confrontation semblait parfaitement lancée, Takashi Yomoyama fait plusieurs choix narratifs qui affaiblissent le rythme du volume.

Les flashbacks arrivent parfois de manière abrupte, au milieu de séquences qui avaient réussi à installer un suspense intense. Ces retours en arrière ne sont pas inutiles : ils éclairent certains événements, précisent les motivations de plusieurs personnages et offrent un nouvel éclairage sur le parcours d’Akira, autrefois connu sous le nom de Dominic.

Le problème tient davantage à leur placement et à leur durée. Au moment où l’affrontement réclame une progression continue, le récit s’interrompt pour revenir sur des éléments du passé. Ces informations peuvent être intéressantes, mais leur insertion donne parfois l’impression de couper l’élan de l’action plutôt que de l’enrichir.

Le suspense perd alors une partie de son impact, et certaines scènes auraient probablement gagné à être réparties autrement dans le récit.

🧩 Des révélations utiles, mais pas toujours bien amenées

Il serait cependant injuste de réduire ces retours en arrière à de simples détours inutiles. Ils participent à la construction de l’histoire et permettent de préciser des éléments qui prennent une nouvelle signification dans le contexte actuel.

L’évolution d’Akira et les différentes facettes de son identité restent importantes pour comprendre la menace que représente le démon. En revenant sur certains événements, l’auteur cherche à enrichir la lecture du conflit présent et à donner davantage de profondeur à ses enjeux.

Le souci vient surtout de l’équilibre entre révélation scénaristique et progression dramatique. Dans un volume porté par une menace immédiate, chaque détour devrait renforcer la tension ou préparer une conséquence importante. Or, plusieurs passages semblent arriver au mauvais moment, alors que l’action aurait mérité de conserver toute sa place.

Ce choix ne rend pas le tome inintéressant, mais il explique pourquoi cette lecture laisse une impression contrastée. Les ingrédients sont réunis pour proposer un épisode marquant, avec un ennemi particulièrement menaçant et des personnages confrontés à leurs limites. Pourtant, l’enchaînement des séquences manque parfois de fluidité.

📖 Verdict : un tome intense qui peine à maintenir son élan

Avec ce tome 17 d’Ender Geister, Takashi Yomoyama poursuit un arc narratif où les héros affrontent une menace particulièrement difficile à contenir. La possession d’Akira donne naissance à un adversaire redoutable, tandis que Suzu profite de cette situation pour affirmer son caractère et gagner en profondeur.

Les scènes d’action, la brutalité des affrontements et le danger omniprésent constituent les principaux atouts de ce volume. L’histoire personnelle de Suzu et les informations dévoilées sur Akira enrichissent également l’ensemble, même si elles ne sont pas toujours introduites au meilleur moment.

C’est finalement le rythme qui empêche ce tome de pleinement exploiter son potentiel. Les flashbacks coupent parfois l’élan narratif et atténuent la tension d’une confrontation qui semblait pourtant très bien engagée.

La situation reste suffisamment ouverte pour donner envie de découvrir la suite, d’autant que la menace du démon paraît encore loin d’avoir livré toutes ses conséquences.

Notre avis : un manga d’action fantastique qui reste prenant grâce à son antagoniste redoutable et à la présence de Suzu, mais dont la narration aurait gagné à être plus fluide. Un volume intéressant pour les lecteurs de la série, en attendant que les prochains chapitres donnent un nouvel élan à cet affrontement.

Le manga Ender Geister (Tome 17), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.90€

Avis manga : La Guilde marchande de Pandémonia – Tome 4, de Kachou Hashimoto (Glénat)

⚔️ Et si la meilleure façon de vaincre un monstre était de négocier avec lui ? Avec le quatrième et dernier tome de La Guilde marchande de Pandémonia, Kachou Hashimoto referme une fantasy qui préfère les contrats aux combats et la diplomatie aux démonstrations de force. Publié chez Glénat Manga, ce volume conclut les aventures de Lucciola Lunatria avec une confrontation où les mots peuvent se révéler plus puissants que les armes. Une conclusion originale, même si quelques raccourcis narratifs viennent en limiter la portée.

❄️ Une dernière négociation sous haute tension

Lucciola Lunatria et les membres de sa guilde atteignent enfin la route commerciale interdite. Mais le paysage qui s’offre à eux est loin d’être accueillant : des monstres sont emprisonnés dans la glace, figés au milieu de leurs mouvements. À l’origine de ce phénomène se trouve la reine de l’hiver, une créature redoutable dont les pouvoirs reposent sur un mystérieux miroir capable de tout geler.

En tentant de libérer l’une des victimes, Lucciola se retrouve à son tour immobilisée. Le temps joue désormais contre elle, tandis que Meena est emmenée au palais de la souveraine. Pour espérer sortir de cette situation, les deux jeunes femmes doivent trouver une solution sans pouvoir compter uniquement sur la force.

Ce choix narratif fonctionne particulièrement bien. Jusqu’ici, Lucciola pouvait encore s’appuyer sur ses griffes d’argent pour se défendre. Cette fois, elle est privée de toute marge de manœuvre et doit attendre qu’une solution se dessine. Pendant ce temps, Meena tente d’approcher la reine en utilisant d’abord la flatterie, avant de comprendre qu’une autre stratégie sera nécessaire.

Derrière cette souveraine glaciale se cache une enfant meurtrie par la perte de sa mère, dont la douleur s’est transformée en haine du printemps. L’affrontement prend alors une direction inattendue : plutôt que de chercher à vaincre son adversaire, il faut comprendre ce qui l’a enfermée dans sa propre souffrance.

Hashimoto transforme ainsi un combat fantastique en confrontation émotionnelle. Une idée parfaitement cohérente avec l’esprit de la série, qui considère depuis ses débuts que comprendre son interlocuteur peut s’avérer plus efficace que dégainer une arme.

🖼️ Une plongée dans l’univers graphique de la série

💰 Quand le commerce remplace les armes

Pour mesurer l’originalité de ce dernier volume, il faut revenir au point de départ de La Guilde marchande de Pandémonia. Dans ces terres où humains et monstres se côtoient, la loi du plus fort semble dicter les règles. Venue de Castrelune, Lucciola a d’abord participé à une troupe de héros chargée d’éliminer les créatures qui menacent les hommes.

Sa rencontre avec Bilkis Draco, membre d’une guilde marchande, va pourtant transformer sa vision du monde. Pourquoi continuer à combattre les monstres quand il est possible de commercer avec eux ?

Cette idée aurait pu rester une simple fantaisie de départ. Kachou Hashimoto en fait au contraire le véritable moteur de son manga. Les marchandises, les stocks, les contrats, les marges et la réputation deviennent des éléments essentiels de l’aventure. Le commerce avec les monstres n’est pas un simple prétexte : il modifie les relations entre les personnages et leur manière d’aborder les conflits.

Ce quatrième tome pousse cette logique jusqu’au bout. Pour obtenir le précieux miroir de glace, la guilde doit retrouver des archives anciennes conservées dans une base remontant à dix ans. Ces documents retracent les contrats conclus au fil du temps, mais aussi les propositions autrefois refusées.

La victoire dépend donc autant de la mémoire que de l’intelligence. Les personnages ne doivent pas frapper plus fort que leurs adversaires, mais comprendre ce qui pourrait les convaincre. Même la sincérité devient un pari risqué : parler sans calcul peut ouvrir une porte, mais expose également celui qui accepte de se dévoiler.

C’est là que cette fantasy commerciale trouve toute sa singularité. La négociation n’est pas présentée comme une solution miraculeuse qui permettrait de tout régler sans effort. Elle demande de connaître son interlocuteur, de comprendre ses besoins et d’accepter une part d’incertitude.

🎨 Kachou Hashimoto sublime les paysages glacés

Graphiquement, ce quatrième tome compte parmi les volumes les plus marquants de la série. L’environnement hivernal offre à Kachou Hashimoto un terrain particulièrement intéressant, grâce aux contrastes entre les ombres profondes, les surfaces blanches et les silhouettes prisonnières de la glace.

Les créatures emprisonnées dans ce décor impressionnent par leur diversité. Leurs formes parfois dérangeantes conservent une présence presque vivante malgré leur immobilité. L’autrice parvient à rendre ces monstres inquiétants sans les transformer en simples curiosités visuelles.

Les compositions profitent également de cet univers gelé. L’espace paraît vaste, silencieux et hostile, ce qui renforce le sentiment d’isolement entourant la reine de l’hiver. Les décors ne servent donc pas uniquement à installer une ambiance : ils participent à la narration et donnent davantage de poids à l’affrontement psychologique.

Les lecteurs qui connaissent déjà Cagaster retrouveront le goût de l’autrice pour les créatures non humaines et les univers fantastiques dans lesquels l’étrange côtoie le familier. Son dessin apporte ici une atmosphère particulière à cette ultime aventure, tout en conservant une identité graphique reconnaissable

⚖️ Une conclusion qui manque parfois de temps

Tout n’est cependant pas aussi convaincant. La principale faiblesse de la série réside dans la rapidité avec laquelle certains personnages changent de position. Un argument bien choisi suffit parfois à bouleverser une conviction pourtant solidement installée.

La reine de l’hiver illustre cette limite. Son passé permet de mieux comprendre sa haine du printemps, et la découverte de ses blessures donne une autre dimension à son comportement. Toutefois, son évolution aurait gagné à être développée davantage. L’émotion est présente, mais la résolution arrive parfois trop rapidement pour produire tout l’effet attendu.

Ce défaut est d’autant plus regrettable que le manga défend précisément l’idée qu’une relation ne se transforme pas uniquement grâce à un discours habile, mais aussi par l’écoute, la confiance et le temps accordé à l’autre.

Le format en quatre volumes montre également ses limites. L’univers imaginé par Hashimoto aurait probablement pu accueillir davantage d’aventures, de personnages et de situations commerciales. Certains développements semblent se refermer trop vite, tandis que quelques éléments auraient mérité une préparation plus solide.

La série conserve néanmoins une vraie cohérence jusqu’à son terme. Elle ne renonce pas à son idée fondatrice pour proposer un dénouement spectaculaire : le commerce, l’échange et la négociation restent au cœur de la résolution. Ce choix constitue à la fois la plus grande qualité du manga et la limite de son ambition.

📖 Verdict : une fantasy originale qui aurait mérité de durer

Avec ce quatrième tome, Kachou Hashimoto referme une aventure qui aura su trouver sa place parmi les fantasy aux concepts singuliers. En remplaçant les affrontements traditionnels par des négociations commerciales, La Guilde marchande de Pandémonia propose une autre manière d’aborder les conflits et les relations entre humains et monstres.

Son univers possède une personnalité affirmée, son héroïne évolue au contact de personnages atypiques et son approche du commerce apporte une véritable fraîcheur au récit. Le dessin, particulièrement convaincant dans les paysages glacés, contribue également au plaisir de lecture.

On regrettera surtout une conclusion parfois trop rapide et des changements psychologiques qui manquent de progression. Quatre volumes suffisent à achever l’histoire, mais laissent aussi entrevoir un monde qui aurait pu donner naissance à de nouvelles aventures.

Notre avis : une lecture recommandée aux amateurs de manga fantasy, d’univers peuplés de monstres et de récits qui préfèrent la diplomatie à la démonstration de force. Une série courte et originale, qui rappelle que toutes les batailles ne se gagnent pas avec une épée.

Le manga La Guilde marchande de Pandémonia (Tome 4), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.20€

Nosferatu – Steelbook édition limitée blu-ray 4K

Ce conte gothique raconte l’obsession qui unit une jeune femme hantée au vampire terrifiant qui s’est épris d’elle, une fascination morbide qui sème sur son passage une horreur indicible. Cette édition réunit à la fois la version cinéma et la version longue du film.

Disponibilités import :
– Amazon.uk ~54€

Un Amour invisible Tome 1 : une romance délicate qui regarde au-delà des apparences

Et si une rencontre permettait de changer notre manière de voir le monde, même lorsque l’on ne peut justement pas le voir ? Avec Un Amour invisible, les éditions Doki-Doki introduisent en France un manga romantique qui aborde la cécité avec sensibilité, sans réduire son héroïne à son handicap. Au centre du récit, deux étudiants que tout semble opposer : Kakeru, qui préfère rester à l’écart des autres, et Koharu, une jeune femme aveugle dont l’enthousiasme va progressivement bouleverser son quotidien.

Ce premier volume m’a particulièrement touché par sa douceur et sa façon d’aborder les relations humaines sans tomber dans l’apitoiement. Derrière la naissance d’une possible romance se dessine surtout une rencontre qui pousse chacun à regarder autrement sa propre existence.

🌸 Koharu, une jeune femme qui refuse de laisser son handicap définir sa vie

Kakeru Sorano a appris à se faire discret. Son enfance, marquée par une situation familiale compliquée et de nombreux déménagements, l’a conduit à maintenir une certaine distance avec les autres. Il préfère ne pas attirer l’attention et évite autant que possible les relations susceptibles de bouleverser son équilibre.

Son quotidien universitaire prend pourtant une autre tournure lorsqu’il accompagne son ami et colocataire Ushio Narumi à une rencontre étudiante. Il y fait la connaissance de Yûko Hayase, mais surtout de Koharu Fuyutsuki, une jeune femme devenue aveugle à la suite d’un cancer durant son adolescence.

Koharu possède une personnalité qui tranche avec la réserve de Kakeru. Souriante, spontanée et pleine d’énergie, elle semble aborder les difficultés avec une sérénité qui intrigue le jeune homme. Grâce à Yûko, qui accompagne habituellement Koharu dans le cadre d’un dispositif d’entraide universitaire, Kakeru se retrouve bientôt chargé de la guider pendant un cours.

Cette mission, qui aurait pu rester une simple faveur, devient le point de départ d’une relation appelée à évoluer.

👁️ Un manga inclusif qui évite les pièges du récit misérabiliste

Ce qui m’a le plus intéressé dans ce premier tome, c’est la manière dont la cécité de Koharu est abordée au quotidien. Le manga ne cherche pas à transformer chaque difficulté en scène dramatique. Il montre plutôt les adaptations nécessaires, les habitudes développées par la jeune femme et les obstacles parfois créés par un environnement qui n’est pas toujours pensé pour les personnes aveugles.

Les bandes de guidage encombrées par des vélos, les gestes ordinaires qui demandent une organisation particulière ou les interactions avec les personnes voyantes donnent de la matière au récit. Le handicap n’est ni ignoré ni utilisé comme un simple ressort émotionnel : il fait partie de la réalité de Koharu, sans résumer toute son identité.

Koharu reste avant tout un personnage à part entière, avec ses envies, ses compétences et ses projets. Elle sait se débrouiller dans de nombreuses situations, utilise différents moyens pour communiquer et prendre des notes, et possède même un talent pour le piano qu’elle a développé durant son enfance. Une séquence musicale, brève mais touchante, vient d’ailleurs illustrer cette facette de sa personnalité.

La jeune femme nourrit également un rêve qui en dit long sur sa manière de vivre : assister à un feu d’artifice qu’elle pourra apprécier grâce aux sons, à l’ambiance et à la présence de ses proches, même sans voir les explosions lumineuses.

J’ai apprécié cette approche positive, d’autant que le manga ne prétend pas que tout devient facile grâce à la seule volonté. Il montre surtout qu’une vie riche et heureuse ne se limite pas à ce que l’on peut percevoir visuellement.

📖 Kakeru apprend à dépasser ses propres préjugés

La relation naissante entre les deux étudiants offre un autre axe de lecture. Au départ, Kakeru ne sait pas toujours comment se comporter avec Koharu. Il craint de mal faire, s’interroge sur les limites de son aide et prend progressivement conscience de certaines idées réductrices qu’il peut avoir sur la cécité.

Ce cheminement est particulièrement intéressant, car il ne devient pas soudainement un compagnon idéal. Kakeru doit apprendre à écouter Koharu plutôt qu’à décider systématiquement de ce qui serait bon pour elle. Sa gentillesse apparaît souvent dans des réactions instinctives, mais aussi dans sa capacité à remettre en question ses propres pensées.

En face, Koharu n’est pas là pour le transformer par magie. Sa personnalité et sa manière d’affronter les difficultés l’amènent simplement à reconsidérer sa vision de l’existence. Là où Kakeru peine à évoquer les blessures de son enfance, la jeune femme puise une part de son optimisme dans ses lectures, notamment Le Journal d’Anne Frank, qui l’a profondément marquée.

Leurs expériences sont différentes, mais chacune peut aider l’autre à avancer. Cette complémentarité donne une vraie substance à leur rencontre et évite que leur relation ne repose uniquement sur le schéma d’un personnage valide qui viendrait « sauver » une personne handicapée.

🎨 Une romance qui prend le temps de s’installer

Derrière son sujet, Un Amour invisible reste une histoire de rapprochement entre deux étudiants. Et c’est justement parce que la relation se construit sans précipitation que j’ai trouvé ce début convaincant.

Kakeru et Koharu partagent progressivement davantage de moments ensemble. Ils discutent, apprennent à se connaître et découvrent qu’ils peuvent apprécier la présence de l’autre sans devoir meubler chaque silence. Ces instants ordinaires donnent un rythme paisible à la narration et permettent aux sentiments de se dessiner naturellement.

Le dessin de hat. accompagne cette progression avec beaucoup de clarté. Les personnages sont expressifs sans exagération excessive, tandis que les décors urbains, parfois très proches de la photographie, ancrent le récit dans un quotidien crédible. Quelques touches d’humour viennent alléger l’ensemble, sans casser sa tonalité intimiste.

L’histoire ne bascule pas immédiatement dans une romance déclarée. Pour le moment, ce sont surtout les signes d’une affection naissante et l’évolution de leur complicité qui retiennent l’attention. Le manga préfère laisser les sentiments grandir plutôt que forcer artificiellement les étapes.

⭐ Verdict : un premier tome lumineux et profondément humain

Avec Un Amour invisible, Doki-Doki propose une romance qui se distingue par son approche attentive du handicap et par l’évolution de ses deux protagonistes. Koharu est une héroïne lumineuse, mais jamais réduite à un symbole de courage. Kakeru, de son côté, gagne progressivement en profondeur à mesure qu’il apprend à dépasser sa réserve et à questionner son regard sur les autres.

J’ai particulièrement apprécié l’équilibre entre inclusion, émotion et naissance des sentiments. Le manga évoque les difficultés liées à la cécité sans enfermer son héroïne dans une posture de victime, et développe en parallèle une relation qui repose sur l’écoute, la confiance et la découverte mutuelle.

Le sujet pourrait parfois sembler délicat à traiter, mais ce premier volume privilégie la nuance et la simplicité des interactions. Le résultat est une lecture tendre, accessible et encourageante, qui donne envie de suivre l’évolution de Kakeru et Koharu.

Une belle découverte pour les amateurs de romances intimistes, avec une héroïne attachante et une histoire qui rappelle que comprendre quelqu’un demande parfois de dépasser ses propres certitudes.

Le manga Un Amour invisible (Tome 1), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

Date A Live: Rio Reincarnation – Édition limitée (PS4)

Ce visual novel rassemble en un seul jeu l’univers de Date A Live sur console, puisqu’il intègre les deux épisodes jusqu’ici réservés à la PlayStation 3, Rinne Utopia et Arusu Install, en plus d’un nouveau récit centré sur Rio Sonogami, une mystérieuse jeune fille qui appelle Shido « papa ». Le joueur peut y séduire onze héroïnes à travers plus de 150 rendez-vous, chaque choix influençant le destin de Shido jusqu’à la véritable fin de l’héroïne de son choix. Cette édition limitée réunit le jeu dans un boîtier steelbook glissé dans un coffret collector, accompagné de la bande originale, d’une housse de dakimakura double face et d’un artbook à couverture rigide qui rassemble profils de personnages, croquis et strips humoristiques, ainsi que trois light novels inédits jusqu’ici en dehors du Japon.

Disponibilités :
– Amazon 94,99€

Frisco King : Samuel L. Jackson reprend du service dans le spin-off de Tulsa King

0

Samuel L. Jackson s’apprête à prendre les commandes d’un nouvel empire criminel avec Frisco King, une série dérivée de Tulsa King dont Paramount+ vient de dévoiler un premier teaser. Porté par l’interprète de Russell Lee Washington Jr., ce nouveau projet promet de mêler règlements de comptes, rivalités mafieuses et retour aux sources. Le rendez-vous est fixé au 18 décembre 2026, exclusivement sur Paramount+.

Derrière cette nouvelle série, on retrouve Taylor Sheridan, le créateur de Tulsa King, également connu pour Lioness, Landman et l’univers Yellowstone.

🎬 De NOLA King à Frisco King : un spin-off qui change de destination

Lorsque Paramount+ a commandé cette nouvelle série en juillet 2025, le projet portait le nom de NOLA King. Russell devait alors poursuivre son parcours à La Nouvelle-Orléans. Mais en février 2026, la plateforme a officialisé un changement de titre et de destination : la série est devenue Frisco King.

Taylor Sheridan écrira les huit épisodes de cette première saison, avec Samuel L. Jackson dans le rôle principal. La distribution comprend également Asa Germann (Gen V), Kai Caster (Yellowstone), Lilah Pate (Outer Banks) et Savanna Gann (English Teacher).

Ce changement d’orientation place désormais l’intrigue dans la ville que Russell a quittée quarante ans auparavant. Pour le personnage, il ne s’agira pas seulement de reprendre le contrôle d’un territoire : il devra aussi renouer avec son passé et affronter les conséquences de ses choix.

🔥 Russell Washington tourne le dos à la mafia

L’histoire de Frisco King prend racine dans les événements de Tulsa King. Pendant ses dix années de détention dans une prison fédérale, Russell Lee Washington Jr. s’est lié d’amitié avec Dwight Manfredi, le personnage incarné par Sylvester Stallone.

Une fois libéré, Russell reçoit une mission de la famille mafieuse new-yorkaise Renzetti : se rendre à Tulsa et éliminer Dwight. Mais cette rencontre ne se déroule pas comme prévu.

Sur place, Russell découvre l’organisation que son ancien compagnon de détention a construite. L’empire criminel de Dwight repose sur une conception particulière de la loyauté, du respect et de la justice. Cette découverte pousse Russell à reconsidérer ses priorités et, finalement, à abandonner la mission qui lui a été confiée.

Sa décision marque un tournant. Plutôt que d’obéir à la famille Renzetti, il choisit de retourner à Frisco pour reprendre en main son ancien territoire.

🕵️ Un retour chargé de menaces et de vieilles rancunes

Revenir dans une ville après quatre décennies d’absence ne garantit pas de retrouver sa place. Russell devra renouer avec sa famille, retrouver d’anciens alliés et faire face à ceux qui n’ont jamais oublié son départ.

Sa défection vis-à-vis de la famille Renzetti complique encore la situation. Considéré comme un traître par ses anciens commanditaires, il risque de devenir une cible. Au Texas, ses adversaires d’hier, parmi lesquels figurent des criminels et des policiers, ne voient pas non plus son retour d’un bon œil.

La série devrait ainsi placer Russell au centre de plusieurs conflits simultanés : reconstruire sa position, gérer les relations laissées derrière lui et résister aux représailles suscitées par sa décision.

Le point de départ offre une nouvelle perspective sur l’univers de Tulsa King. Cette fois, l’histoire ne suit plus seulement un mafieux qui construit son réseau dans un environnement inattendu : elle s’intéresse à un homme qui décide de revenir sur ses terres après avoir changé de regard sur le pouvoir et la loyauté.

📅 Frisco King arrive le 18 décembre sur Paramount+

Avec Samuel L. Jackson en tête d’affiche et Taylor Sheridan à l’écriture, Frisco King poursuit l’expansion de l’univers policier de Tulsa King. Le premier teaser accompagne l’annonce de la date de diffusion et présente les prémices d’une aventure dans laquelle le passé de Russell risque de compliquer sérieusement ses ambitions.

La première saison comptera huit épisodes et sera disponible dès le 18 décembre 2026, exclusivement sur Paramount+.