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Les sorties manga de la semaine

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Voici le récapitulatif des différentes sorties manga de la semaine ! Toutes les semaines retrouvez le planning complet des derniers sorties mangas de vos éditeurs manga préférés ! Toutes news de Pika, Kana, Meian, Doki-Doki, Glenat, Akata, Delcourt/tomkam sans oublier Kurokawa et Ki-oon et bien plus encore…

Sorties manga de la semaine

Barbarities / Taifu Comics

Dans le royaume de Lorraine, le vicomte Adam Cunning se voit assigné la garde du vieux seigneur Montagu. Le jeune noble, hédoniste et libertin, décide pour tromper son ennui de se rendre à une partie fine où est censé apparaître Joël, le neveu de son maître. Timide et maladroit, ce dernier n’est toutefois pas là pour prendre du bon temps, mais afin de tirer parti de la situation et de mener à bien une certaine mission. Semblant être bien moins à l’aise avec les choses de la chair qu’avec les choses de l’esprit, il aura besoin de toute l’aide que le bel Adam pourra lui apporter.

Le Dévoreur de Souvenirs – roman / Delcourt/Tonkam

Ryôichi, étudiant, mène des recherches sur les légendes urbaines. Alors que plusieurs personnes perdent subitement et étrangement la mémoire autour de lui, il entend de plus en plus parler d’un mystérieux monstre, le Kiokuya, qui est supposé se nourrir des souvenirs des gens. Mais ce Kiokuya existe-il vraiment ? Et si tel est le cas, quel est son véritable but ?

Hôtel Voynich / Noeve Grafx

Suite à de mystérieux événements, Taizô Kuzuki échoue sur la petitite île de Blefuscu, perdue en plein océan Pacififique. Indolence tranquille de la vie sous les tropiques, beauté sauvage d’une forêt centenaire, histoire à laquelle se mêlent les légendes locales, prestitige de la clientèle… Bien installé dans une suite de l’hôtel Voynich, c’est ainsi qu’on lui présente les charmes de l’île. Mais entre leurs origines obscures, leurs actitivités douteuses et leurs discutables desseins, visiteurs comme habitants semblent tous cacher de bien étranges secrets…

Monster Girls Collection / Soleil

Tout bon monstre qui se respecte doit savoir effrayer ! Pour cela, Ichika et ses camarades doivent absolument obtenir leur diplôme de monstre ! Mais dans leur classe, la plus mauvaise de toutes, étudier n’est pas une mince affaire ! Entre tricheries et règlements de comptes sanglants, Monsieur D, leur professeur principal, va avoir bien du mal à les emmener jusqu’au diplôme…

The Vampire & The Rose / Soleil

Chiyu est une lycéenne qui croit au grand amour. Dans sa classe, Yomiya fait tourner toutes les têtes. Il est séduisant, intelligent, sportif et… c’est un vampire ! Malgré tout, elle lui propose son sang lorsqu’un beau jour, elle le trouve en train de faire un malaise. Il découvre alors son goût délicieux et n’a pas l’intention de renoncer à d’autres rations…

Wakusei Closet / Noeve Grafx

Aimi fait des rêves étranges. Un autre monde, désolé, peuplé de monstres, avec pour seule compagnie humaine une jeune fille ayant oublié jusqu’à son propre nom et prisonnière de cet univers cauchemardesque. Alors qu’Aimi tente de se convaincre que ses rêves ne sont que fantaisies, l’un de ses camarades de classe disparaît sous ses yeux… et apparaît dans l’autre monde.

Les Architectes de Babel / Glénat

XVIIIe siècle avant J.-C., en Mésopotamie antique. Maintenant qu’il est parvenu à unifier une grande partie de la région, le roi de Babylone, Hammurabi, ordonne la construction d’une tour qui “atteigne le soleil” afin d’assurer une prospérité éternelle à son royaume. De son côté, Gaga, un architecte de la cour né dans une famille de militaires, se voit confier la mission d’aller chercher dans la ville de Dilmun le dénommé Nimrod, un descendant de Noé. Un châtiment impitoyable l’attend s’il ne le ramène pas au palais royal sous dix jours. Dans ce manga historique qui a pour théâtre la cité de Babylone à l’apogée de sa gloire, 4000 ans plus tôt, deux architectes de génie vont tout donner pour tenter de résoudre un problème qui semble, à première vue, insurmontable…

La Cantine de Minuit – La cuisine japonaise à la maison / Le Lézard Noir

Dans ce livre, quatre expertes de l’art culinaire se sont glissées derrière les fourneaux de la Cantine pour vous présenter leurs recettes adaptées du manga. Des plats gourmands, pour toutes les occasions, faciles et rapides à préparer !
Entre cours de cuisine, émissions télévisées et livres culinaires, ce quatuor de cuisinières bien connues des Japonais a décortiqué la série et enfilé le tablier du patron pour mieux réinventer sa cuisine.

L’énigme Détective Conan / Pix’n Love

La dégaine élégante d’un Sherlock Holmes vêtu de sa robe de chambre, allongé nonchalamment sur son sofa du 221B Baker Street, le regard de braise d’un Arsène Lupin qui scrute la scène avant de commettre un énième méfait avec succès, ou encore Kogoro Akechi et son inaliénable sang-froid face aux mystères les plus sombres du genre humain. Toutes ces mythologies, tous ces héros flamboyants, tous ces souvenirs sont convoqués dans l’énigme du manga : Détective Conan, de Gōshō Aoyama.

Cette oeuvre chorale aux dizaines de personnages n’est pas un simple manga au long cours, elle a renouvelé son genre : la fiction policière à énigme, en variant tous les styles. Roman noir, codes à déchiffrer et comédie romantique, crimes sanglants, vengeances impitoyables et in-compréhensions d’adolescents, parfois côté voleur, souvent côté détective, un peu James Bond, beaucoup Hercule Poirot. Les inspirations, à l’image des règles et des convenances, sont autant respectées que brisées par l’auteur.

Hong Kong, cité déchue / Rue de l’échiquier

À Hong Kong, les jours de la démocratie sont comptés. À quoi ressemblerait la ville dans un futur proche, sous la botte d’une dictature chinoise sans merci ? En nouant les fils de plusieurs récits courts, qui se nourrissent de sa propre expérience, Kwong-shing Lau dresse un tableau glaçant de l’avenir potentiel de l’ancienne colonie britannique, naguère symbole d’indépendance et de liberté.

My capricorn friend / Delcourt/Tonkam

Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…

The Promised Neverland – Guide « Mystic Code » / Kazé Manga

Avec ce guide officiel, plongez dans les profondeurs de The Promised Neverland à travers les scènes clés des vingt tomes de la série commentée par leurs auteurs et l’éditeur !
Retrouvez également des fiches de personnage, des story-boards inédits, des pages thématiques et des interviews afin de répondre aux milles questions et secrets de TPN et de sa genèse !

The Promised Neverland – roman « Au fil des souvenirs » / Kazé Manga

Norman, Ray et les autres ont enfin retrouvé Emma, deux ans après être passés dans le monde des humains. Leur camarade, par sa promesse, a fait le choix de l’amnésie : la perte de ses souvenirs. Alors, en décryptant de vieilles photos, tous les enfants plongent dans leurs propres mémoires pour rappeler à Emma sa vie d’autrefois. De leurs fêtes d’anniversaire à la contemplation de l’étoile Polaire, en passant par les parties d’échecs contre Maman, remontez avec eux le fil de leurs souvenirs !

Un matin de ce printemps-là / Rue de l’échiquier

Le 9 avril 1975, à l’aube, dix-huit heures après avoir été condam- nés à mort, huit hommes sont exécutés dans la prison cen- trale de Séoul. Leur crime ? Être sympathisants communistes et avoir prétendument espionné pour le compte de la Corée du Nord, l’ennemi honni.

Mais personne ou presque n’est dupe du simulacre de procès dont viennent d’être victimes ces huit innocents – professeur, journaliste, étudiant ou petit chef d’entreprise. Dans la Corée du Sud répressive et autoritaire du dictateur Park Chung-hee, alors que la contestation populaire gronde, ils ont été choisis au hasard, comme boucs émissaires, pour frapper les esprits. Faire peur.

Maison Ikkoku – Perfect Edition – 10 tomes / Delcourt/Tonkam

Étudiant raté, Yusaku Godaï décide un jour de quitter la pension de famille dans laquelle il vit car les autres locataires n’arrêtent pas de faire la fête dans sa chambre. Mais ce même jour arrive Kyoko Otonashi, la nouvelle responsable. Elle est veuve à seulement 20 ans et Yusaku tombe directement amoureux d’elle…

Castlevania: Belmont’s Curse est disponible : Paris plongée dans les ténèbres en 1499

La chasse aux vampires reprend ! Castlevania: Belmont’s Curse est désormais disponible sur PlayStation 5, Nintendo Switch, Xbox Series X|S, Xbox sur PC et Steam. Développé conjointement par Konami, Evil Empire et Motion Twin, ce nouvel épisode de la célèbre saga plonge les joueurs dans un Paris médiéval envahi par des créatures monstrueuses, avec une mission : affronter les forces des ténèbres et sauver la population.

Au programme, action, exploration en 2D et chasse aux monstres, dans une aventure qui s’inscrit dans la continuité de l’univers de Castlevania III: Dracula’s Curse.

🏰 Paris, 1499 : une nouvelle Belmont entre en scène

L’histoire se déroule 23 ans après les événements de Castlevania III: Dracula’s Curse. Cette fois, les joueurs incarnent Rose Belmont, la fille de Trevor Belmont, le héros qui a vaincu Dracula.

Équipée du célèbre fouet sacré Vampire Killer, elle doit explorer une capitale française ravagée par les flammes et envahie par des créatures inquiétantes. Au-dessus de la ville se dresse un mystérieux château qui constitue l’un des principaux lieux de cette nouvelle aventure.

Rose devra progresser dans cet environnement hostile, affronter les monstres qui se dressent sur son chemin et tenter de mettre fin à la menace qui pèse sur Paris. L’héritage des Belmont se poursuit ainsi dans une époque et un cadre différents, tout en conservant les fondations de la franchise.

⚔️ Exploration, armes et secrets à découvrir

Développé comme un jeu d’action et d’exploration en 2D, Castlevania: Belmont’s Curse met l’accent sur les déplacements, les affrontements et la découverte des environnements.

Les joueurs pourront s’appuyer sur un arsenal varié et différentes compétences pour affronter les forces ennemies. L’exploration occupe également une place centrale : s’éloigner des chemins les plus évidents peut permettre de découvrir des passages secrets, des améliorations puissantes et des éléments cachés dans le château de Dracula.

Le jeu entend ainsi récompenser la curiosité autant que les aptitudes au combat. Il faudra observer les environnements et fouiller les lieux pour en découvrir les possibilités, plutôt que de se contenter de suivre un parcours direct.

La bande-son a été composée par Daniel Asadi. Elle accompagne cette plongée dans un univers sombre et contribue à prolonger l’héritage musical de Castlevania, l’une des signatures historiques de la série.

🎁 Les éditions Midnight et leurs bonus

Konami propose également des éditions Midnight, en version numérique comme physique, destinées notamment aux collectionneurs et aux amateurs de contenus supplémentaires.

Les éditions Midnight comprennent :

  • Le jeu principal.
  • Une galerie numérique réunissant musiques et illustrations.
  • Le costume alternatif inspiré de Trevor Belmont.
  • Le costume alternatif inspiré de Sypha.
  • La relique en jeu Family’s Grace.

La galerie numérique contient notamment 71 morceaux du jeu. Ces bonus permettent de prolonger l’expérience au-delà de l’aventure principale.

Un costume inspiré d’Alucard est également prévu comme bonus associé à l’achat anticipé. Il est annoncé pour les précommandes numériques et les achats anticipés de l’édition physique, selon la version concernée.

Les informations communiquées ne précisent toutefois pas les tarifs des différentes éditions.

🩸 Le retour d’une saga légendaire

Avec Castlevania: Belmont’s Curse, Konami remet la famille Belmont au cœur d’une nouvelle chasse aux monstres. Le cadre parisien, les affrontements en 2D et l’importance donnée à l’exploration constituent les principaux éléments de cette aventure.

La collaboration entre Konami, Evil Empire et Motion Twin donne naissance à un nouvel épisode qui s’appuie sur l’héritage de la franchise tout en proposant une histoire située à une époque différente.

Castlevania: Belmont’s Curse est disponible dès le 15 octobre 2026 sur PS5, Nintendo Switch, Xbox Series X|S, Xbox sur PC et Steam. Les amateurs de chasse aux vampires peuvent désormais prendre le fouet Vampire Killer et partir explorer les rues dangereuses de Paris.

Les Fables de La Fontaine – Édition prestige : un classique de la littérature sublimé par la BD

Les animaux de Jean de La Fontaine n’ont pas fini de nous surprendre ! Avec cette édition prestige publiée par Delcourt Jeunesse, trente-six fables prennent vie sous le crayon d’autant de dessinateurs. Le résultat est une anthologie qui mêle littérature classique et bande dessinée, avec une ambition simple : faire redécouvrir ces textes intemporels à travers des univers graphiques très différents.

Parue le 1er octobre 2026, cette nouvelle édition mise sur une fabrication soignée et un contenu qui a déjà fait ses preuves. Mais derrière ce bel objet se cache une précision importante pour les lecteurs qui connaissent déjà l’album : il s’agit d’une réédition de La Fontaine aux fables – Intégrale, publiée par Delcourt en 2010.

🦊 Trente-six fables, trente-six visions graphiques

Le principe de cette anthologie repose sur une idée particulièrement intéressante : chaque fable est illustrée par un dessinateur différent, sans modification du texte original. Les vers de La Fontaine conservent ainsi toute leur place, tandis que les images leur donnent une nouvelle dimension.

Cette diversité constitue le principal attrait de l’ouvrage. Au fil des pages, les styles se succèdent et les représentations des animaux changent radicalement. Certains artistes privilégient une approche douce et expressive, tandis que d’autres proposent un univers plus affirmé, parfois plus proche de la bande dessinée destinée aux adultes.

Parmi les artistes réunis figurent notamment Michel Plessix, Cyril Pedrosa, Turf, Jean-Luc Masbou et Cécile Chicault. Chacun apporte sa sensibilité à ces histoires bien connues, ce qui transforme la lecture en une succession de découvertes visuelles.

J’apprécie particulièrement cette démarche, car elle rappelle que les fables peuvent être interprétées de multiples façons sans perdre leur sens. Les textes restent familiers, mais leur mise en images renouvelle le regard que l’on porte sur eux. Les différences entre les illustrations deviennent même une invitation à comparer les styles et à réfléchir à la manière dont chaque artiste comprend le récit.

🎨 Une anthologie qui célèbre la diversité du neuvième art

Avec une telle variété de dessinateurs, il serait inutile de chercher une cohérence graphique uniforme. C’est justement l’absence de style unique qui fait l’intérêt du recueil.

Les lecteurs passent d’un univers à un autre, découvrant des ambiances, des formes et des représentations animales très différentes. Cette succession donne à l’ensemble un rythme particulier et empêche la lecture de devenir monotone.

Bien entendu, toutes les contributions ne produisent pas nécessairement le même effet. Comme dans toute anthologie, certaines interprétations séduiront davantage que d’autres, selon les goûts de chacun. Mais cette inégalité fait aussi partie de l’expérience : le lecteur peut avoir ses préférences, retrouver des sensibilités qui lui parlent ou découvrir des artistes qu’il ne connaissait pas.

Le plus important reste que le texte de Jean de La Fontaine demeure intact. Les illustrations accompagnent les fables sans chercher à remplacer leur écriture ni à simplifier leur propos. L’humour, les travers humains et la portée morale des récits conservent ainsi leur place au cœur de l’album.

🎁 Une édition prestige pensée pour être offerte

Cette nouvelle publication se distingue également par sa présentation. Dos toilé, dorure en couverture et grand format donnent au livre une allure de bel objet, particulièrement adaptée à une bibliothèque familiale ou à un cadeau.

Avec ses 136 pages, l’album peut séduire différents publics. Les enfants y trouveront une manière visuelle d’aborder un grand classique de la littérature, tandis que les adultes pourront retrouver des textes connus sous une forme différente. La présence des fables dans les programmes scolaires renforce également l’intérêt de cette adaptation pour les jeunes lecteurs.

Le prix annoncé de 22,50 € correspond à un ouvrage misant autant sur son contenu que sur sa fabrication. Il faut toutefois souligner un point essentiel : cette édition ne propose pas de nouvelles fables par rapport à l’intégrale parue en 2010. Le contenu est identique, seul le nouvel habillage distingue cette publication.

Si vous possédez déjà l’ancienne édition, l’achat se justifiera donc principalement par l’envie de profiter de cette présentation prestige ou de compléter votre collection.

⭐ Verdict : une belle porte d’entrée vers les fables de La Fontaine

Cette édition prestige des Fables de La Fontaine constitue une proposition séduisante pour les amateurs de bande dessinée et de littérature classique. La rencontre entre les textes de Jean de La Fontaine et les interprétations de trente-six dessinateurs apporte une vraie richesse visuelle à des récits qui ont traversé les générations.

J’apprécie particulièrement le respect du texte original et la variété des propositions graphiques. L’ensemble permet de redécouvrir ces histoires sous un autre angle, sans dénaturer leur écriture ni leur portée morale.

Le principal bémol concerne évidemment son positionnement : ce n’est pas une nouvelle adaptation, mais une réédition luxueuse d’un album déjà publié. Pour les lecteurs qui ne possèdent pas l’intégrale de 2010, le livre représente une belle occasion de découvrir cette anthologie. Pour les autres, le nouvel habillage ne suffira pas forcément à justifier l’achat.

Au final, Delcourt propose un bel ouvrage à offrir ou à conserver, qui associe le plaisir de la lecture à celui de découvrir des styles graphiques variés. Une manière agréable de rappeler que les fables de La Fontaine continuent de nourrir notre imagination, bien au-delà des pages des livres scolaires.

Les Fables de La Fontaine – Édition prestige, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 22.50€

Manette XBOX Nano

XBOX élargit sa gamme de manettes avec la Nano, un modèle d’entrée de gamme au format réduit pensé pour les petites mains, qui reprend la disposition classique d’une manette XBOX afin que toute la famille puisse jouer, des sessions rapides aux soirées entre amis. Rechargeable grâce à sa batterie intégrée, elle passe facilement d’un appareil à l’autre en XBOX sans fil ou en Bluetooth, de la console au PC en passant par le mobile et certaines TV connectées, et propose un bouton d’action programmable ainsi que la réattribution des touches via l’application Accessoires XBOX. Attention toutefois, le câble USB-C indispensable pour la recharger est vendu séparément.

Disponibilités :
– Amazon 49,99€

Sonic Racing: CrossWorlds – Édition Year One (PS5)

Pensée pour ceux qui n’ont pas encore pris le départ, l’édition Year One de Sonic Racing: CrossWorlds réunit en une seule boîte le jeu de base et l’ensemble des contenus payants de sa première année, à savoir le pack Sonic Prime et les six packs du premier Season Pass consacrés à Bob l’Éponge, Minecraft, Pac-Man, Mega Man, les Tortues Ninja et Avatar, chacun apportant ses pilotes et son circuit.

Attention toutefois, ces contenus additionnels ne sont pas sur le disque et doivent être téléchargés, une connexion internet étant donc indispensable pour en profiter. Côté boîte, cette édition se distingue par deux bonus réservés à la version physique, un patch brodé du logo des 35 ans de Sonic et une jaquette réversible. Le jeu reste fidèle à sa formule, avec 24 circuits, 15 CrossWorlds accessibles via les Rings de transfert, 23 personnages de l’univers Sonic au départ et une personnalisation poussée des véhicules grâce à 45 machines et 70 gadgets.

Disponibilités :
– Amazon 59,99€

Dissuasion nucléaire : une histoire française, une BD pour comprendre les choix de la France

L’arme nucléaire reste l’un des sujets les plus sensibles de notre époque. Derrière la puissance militaire qu’elle représente se cachent des décennies de recherches scientifiques, de décisions politiques et de stratégies diplomatiques. Avec Dissuasion nucléaire – Une histoire française, publié aux éditions Delcourt, le scénariste Jean-Claude Bartoll et le dessinateur Nicolas Otéro proposent de revenir sur la construction de la force nucléaire française et sur les événements qui ont façonné son histoire.

J’étais particulièrement intéressé par cette lecture, car la question nucléaire est souvent abordée à travers le cinéma ou les grandes figures scientifiques, sans que l’on connaisse forcément les choix politiques et militaires qui ont permis à la France de développer son propre arsenal. Cette BD documentaire m’a permis de découvrir plusieurs aspects de cette histoire, tout en mesurant la complexité du sujet.

📚 Une plongée dans l’histoire nucléaire française

L’album retrace les grandes étapes qui ont conduit la France à développer son indépendance nucléaire et militaire. Le parcours est dense et ne se limite pas à la création de la bombe atomique : il s’intéresse également aux enjeux diplomatiques, aux recherches scientifiques et aux orientations politiques qui ont accompagné cette évolution.

J’ai notamment apprécié de découvrir les tensions qui ont entouré les relations entre la France, les États-Unis et le Royaume-Uni. Les rivalités et les alliances jouent un rôle important dans cette histoire, où la maîtrise de l’arme nucléaire devient aussi une question de souveraineté.

La BD revient également sur Frédéric Joliot-Curie, figure majeure de la recherche nucléaire, dont les convictions sur l’utilisation militaire de l’atome apportent une dimension politique et morale au récit. Les essais menés en Algérie puis en Polynésie, les recherches plus discrètes et le développement de la dissuasion sous-marine complètent cette vaste rétrospective.

L’un des grands intérêts de l’ouvrage est de relier les avancées scientifiques aux décisions politiques. La bombe ne constitue pas seulement une prouesse technique : elle modifie les rapports de force internationaux et oblige les dirigeants à repenser la place de leur pays dans le monde.

🏛️ Une histoire faite de science, de politique et de stratégie

Au fil des pages, Dissuasion nucléaire aborde de nombreux sujets : la naissance de l’arme atomique, le développement de l’arme thermonucléaire, les choix des dirigeants français, les relations internationales et les moyens mis en œuvre pour maintenir une capacité de dissuasion.

Cette richesse constitue l’un des principaux atouts du livre. J’ai appris plusieurs éléments que je connaissais mal, notamment sur les essais nucléaires français et les rapports parfois compliqués avec les puissances alliées.

Le récit permet aussi de comprendre comment la stratégie nucléaire s’est progressivement imposée comme un élément central de la politique de défense. La dissuasion ne repose pas uniquement sur l’existence d’armes : elle implique une doctrine, des moyens techniques et une volonté politique de maintenir une capacité de riposte.

En revanche, la quantité d’informations peut rendre la lecture exigeante. Les événements s’enchaînent, les noms et les enjeux se multiplient, et certains passages demandent une attention soutenue. Ce n’est pas le genre de BD que l’on parcourt rapidement entre deux lectures légères.

🎨 Un documentaire dense, mais structuré

Pour rendre ce sujet accessible, les auteurs organisent l’album en neuf chapitres chronologiques. Cette progression permet de suivre les grandes étapes de l’histoire nucléaire française et de replacer les événements dans leur contexte.

L’alternance entre explications et dialogues aide à varier la lecture. Le dessin accompagne correctement la dimension documentaire, tandis que la présentation des textes facilite le suivi des informations. L’ensemble privilégie la clarté plutôt que les effets graphiques spectaculaires, ce qui correspond bien à la nature du projet.

Il faut toutefois accepter de prendre son temps. Une lecture en plusieurs étapes me semble préférable pour assimiler les informations et bien comprendre les liens entre les décisions politiques, les recherches et les évolutions militaires. Certains passages mériteraient presque une seconde lecture pour en retenir toutes les nuances.

Cette densité n’est donc pas nécessairement un défaut : elle reflète l’ampleur du sujet. Mais elle réserve clairement l’ouvrage aux lecteurs curieux de cette histoire ou déjà intéressés par les questions de défense et de géopolitique.

⭐ Verdict : une BD documentaire instructive et nécessaire

Avec Dissuasion nucléaire – Une histoire française, Delcourt propose un album ambitieux qui revient sur une partie importante de l’histoire contemporaine. J’ai apprécié la richesse des informations, la place accordée aux enjeux politiques et scientifiques, ainsi que la volonté de replacer le développement de l’arsenal français dans son contexte international.

Le livre m’a surtout permis de mieux comprendre la complexité des choix qui ont conduit la France à construire sa force nucléaire. Il ne s’agit pas simplement de raconter l’invention d’une arme, mais de suivre une histoire où se croisent convictions individuelles, intérêts nationaux, rivalités diplomatiques et stratégies militaires.

Sa principale limite est aussi sa grande qualité : le sujet est vaste et le contenu particulièrement dense. Tout retenir dès la première lecture est difficile, mais c’est précisément le type d’ouvrage que l’on peut reprendre pour approfondir certains passages.

Une BD documentaire recommandée aux amateurs d’histoire et de géopolitique, ainsi qu’aux lecteurs qui souhaitent mieux comprendre les origines et les enjeux de la dissuasion nucléaire française.

La BD Dissuasion nucléaire : une histoire française, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 19.50€

Silent Hill: Townfall (autocollants inclus) – PS5

Silent Hill: Townfall revient en boîte sur PS5 dans une version accompagnée d’un ensemble exclusif d’autocollants à l’effigie du jeu, seul ajout par rapport à l’édition standard. Ce nouvel épisode, pensé comme une histoire complète et indépendante du reste de la saga, quitte la ville américaine pour l’Écosse de 1996 et suit Simon Ordell, rappelé sur l’île de St. Amelia pour y régler une affaire en suspens.

Il y découvre une ville engloutie sous un brouillard épais, en apparence désertée mais loin d’être tranquille, et à mesure qu’il s’enfonce dans ses rues, des pans d’un passé enfoui ressurgissent et éclairent peu à peu ce qui le lie à cet endroit et à ses habitants. Entièrement joué à la première personne, le jeu mise sur l’exploration et la survie avec un équipement volontairement limité, dont le CRTV, une petite télévision portative capable de capter des signaux instables.

Disponibilités :
– Amazon 49,99€

Le Battement des cils : Shuzo Oshimi se livre sur le drame qui a marqué sa vie

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Connu pour ses récits psychologiques troublants, notamment avec Les Liens du sang, Shuzo Oshimi s’apprête à dévoiler une facette beaucoup plus personnelle de son travail. Les éditions Ki-oon annonceront prochainement en librairie Le Battement des cils, un manga dans lequel l’auteur s’éloigne de la fiction pour revenir sur un événement douloureux de son existence : la mort de son frère.

Le premier tome est attendu en France le 21 janvier 2027. Une publication qui promet une plongée particulièrement intime dans le parcours du mangaka, habitué à explorer les émotions humaines jusque dans leurs aspects les plus sombres.

🖋️ Shuzo Oshimi face à son histoire personnelle

Les œuvres de Shuzo Oshimi ont souvent été marquées par une dimension intime, avec des personnages confrontés à des émotions complexes, à des traumatismes et à des relations parfois difficiles. Avec Le Battement des cils, l’auteur franchit toutefois une nouvelle étape en se confrontant directement à son propre passé.

Cette fois, il ne s’agit plus de faire passer ses questionnements par l’intermédiaire de personnages fictifs. Le mangaka choisit de raconter une expérience personnelle particulièrement douloureuse, liée à la disparition de son frère.

Cette démarche donne au projet une dimension différente de ses précédents mangas. L’autobiographie devient ici le cœur même du récit, offrant aux lecteurs un accès plus direct à ce qui a pu façonner la sensibilité de l’auteur et sa manière d’aborder certains thèmes.

💔 Un manga autour du deuil et des traumatismes

La disparition d’un proche peut laisser des traces durables, et Le Battement des cils s’annonce comme une œuvre profondément liée à cette réalité. Selon la présentation des éditions Ki-oon, Shuzo Oshimi aborde son histoire avec une franchise inhabituelle, sans se réfugier derrière les mécanismes habituels de la fiction.

Le manga promet ainsi une exploration émotionnelle du deuil et des blessures personnelles, portée par le regard de celui qui les a vécus. L’éditeur met notamment en avant la capacité de l’auteur à retranscrire les sentiments avec justesse et à traiter des sujets intimes sans en atténuer la violence émotionnelle.

Pour les lecteurs qui suivent son travail depuis plusieurs années, cette nouvelle publication pourrait également apporter un éclairage différent sur ses précédentes créations. Ki-oon présente d’ailleurs ce titre comme une œuvre essentielle pour mieux comprendre l’univers de Shuzo Oshimi.

📅 Rendez-vous en librairie en janvier 2027

Avec Le Battement des cils, Shuzo Oshimi semble vouloir proposer l’un de ses projets les plus personnels. Le manga intéressera autant ses lecteurs habituels que ceux qui apprécient les récits autobiographiques abordant le deuil, la mémoire et les conséquences d’un traumatisme.

Il faudra attendre la publication du premier volume pour découvrir comment l’auteur transforme cette expérience en récit dessiné. Une chose est certaine : après avoir exploré les tourments de personnages fictifs, Shuzo Oshimi choisit cette fois de se placer lui-même au centre de l’histoire.

Le premier tome du Battement des cils paraîtra le 21 janvier 2027 aux éditions Ki-oon.

Blue Giant Momentum Tome 4 : Dai trouve un nouveau souffle à Harlem

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Les aventures américaines de Dai Miyamoto se poursuivent dans ce quatrième tome de Blue Giant Momentum, publié aux éditions Glénat. Toujours animé par son ambition de devenir un grand saxophoniste de jazz, le jeune musicien doit pourtant composer avec une réalité bien moins enthousiasmante que ses rêves : l’argent manque, les occasions de jouer se font rares et son groupe peine à trouver sa place à New York.

J’apprécie particulièrement cette étape du récit, car Dai doit enfin se confronter aux difficultés du quotidien. Après avoir vu son talent lui ouvrir plusieurs portes, le voici face à des obstacles qui ne se règlent pas simplement en soufflant plus fort dans son saxophone. Et c’est justement ce qui rend ce quatrième volume intéressant.

🏙️ Harlem, un nouveau départ pour Dai et son groupe

Dai commence à comprendre que son groupe risque de tourner en rond dans le quartier où il s’est installé. Pour continuer à avancer, il lui faut trouver un environnement différent, de nouvelles rencontres et des occasions de se faire connaître. C’est finalement vers Harlem que ses pas vont le conduire.

J’ai beaucoup aimé cette évolution. Ce changement de quartier ne constitue pas une solution miracle, mais il apporte une nouvelle perspective à l’histoire. L’auteur prend le temps de montrer les difficultés auxquelles les musiciens sont confrontés, tout en présentant un lieu riche de sa culture et de la solidarité de ses habitants.

Harlem ne se résume pas à l’image parfois négative qu’on peut lui associer. Le manga s’intéresse aussi à la richesse humaine et culturelle du quartier, aux liens qui peuvent se créer et aux possibilités qu’il offre à ceux qui cherchent leur place. Cette découverte apporte une dimension immersive au récit et donne envie de voir comment Dai et ses compagnons vont réussir à s’intégrer.

💸 Des galères qui rendent le parcours plus humain

L’un des aspects les plus appréciables de ce tome est la manière dont les difficultés matérielles reprennent leurs droits. Le groupe manque d’argent, la nourriture devient une préoccupation et la fatigue s’accumule. Sans véritable occasion de monter sur scène, les musiciens doivent continuer à avancer sans savoir quand leur situation pourra s’améliorer.

J’ai trouvé ce passage important pour la série. Dai possède un talent indéniable, mais cela ne signifie pas que le monde de la musique va lui dérouler le tapis rouge. Le voir chercher des solutions, s’interroger sur ses choix et persévérer malgré les obstacles donne davantage de consistance à son parcours.

Le récit ne se contente donc pas de célébrer le jazz et les performances musicales. Il raconte aussi le prix humain de l’ambition, les sacrifices nécessaires et les périodes où il faut continuer à croire en son projet sans en voir immédiatement les résultats.

Cette dimension donne du relief à l’aventure américaine de Dai. Son cheminement paraît moins évident, mais aussi plus crédible et touchant.

🎷 Un concours de saxophone pourrait tout changer

Alors que les perspectives semblent plutôt limitées, une rencontre va permettre à Dai d’entrevoir une nouvelle possibilité. Un concours destiné à désigner le meilleur musicien de jazz dans chaque catégorie d’instrument est annoncé, et cette année, le saxophone est à l’honneur.

Difficile d’imaginer une occasion plus adaptée à notre héros ! Une victoire pourrait lui ouvrir de nouvelles portes et lui offrir une visibilité bienvenue dans un parcours jusque-là semé d’embûches.

J’aime la manière dont Shinichi Ishizuka renouvelle les étapes de l’histoire. Au lieu de répéter inlassablement le même schéma, l’auteur propose à son personnage des perspectives différentes en fonction des lieux qu’il découvre, des musiciens qu’il rencontre et des groupes avec lesquels il évolue.

Ce concours représente donc une nouvelle piste prometteuse, même si elle ne correspond pas nécessairement à la direction que l’on pouvait imaginer pour la suite. Le récit sait surprendre sans perdre de vue l’objectif de Dai, et c’est une qualité que j’apprécie beaucoup.

❤️ Elvin, la rencontre qui donne une autre saveur au tome

Si ce volume m’a peut-être moins fait vibrer musicalement que certains précédents, il m’a néanmoins touché par sa dimension humaine. La relation qui se noue entre Dai et Elvin, un jeune garçon du quartier, constitue l’un des passages que je retiens le plus.

À travers cette rencontre, le manga rappelle que le parcours du musicien ne se résume pas à la recherche de la scène idéale ou à la prochaine performance. Les personnes croisées en chemin participent elles aussi à son évolution et enrichissent son expérience.

C’est une force majeure de Blue Giant Momentum. La musique reste au cœur du récit, mais les rencontres donnent toute sa profondeur à l’aventure. Les personnages ne sont pas seulement là pour accompagner Dai dans son ascension : ils lui permettent aussi de découvrir d’autres réalités et de construire des liens qui comptent.

⭐ Verdict : un tome plus humain, qui prépare la suite

Ce quatrième volume de Blue Giant Momentum m’a peut-être moins transporté par ses moments musicaux, mais il m’a convaincu par le chemin parcouru par Dai et son groupe. L’arrivée à Harlem renouvelle agréablement le décor, tandis que les difficultés financières et l’absence d’occasions de jouer rappellent que la réussite ne se construit pas sans obstacles.

La dimension humaine reste la grande force de la série. La rencontre avec Elvin, la solidarité découverte dans ce nouveau quartier et l’espoir suscité par le concours de saxophone donnent au récit un équilibre intéressant entre difficultés quotidiennes et nouvelles perspectives.

J’ai hâte de découvrir les conséquences de ce changement d’environnement et de voir si cette compétition permettra à Dai de franchir une nouvelle étape. En attendant, ce tome rappelle que le parcours d’un musicien est fait autant de notes que de rencontres, de doutes et de persévérance.

Un volume qui fait avancer l’aventure avec sensibilité et qui donne envie de retrouver Dai pour la suite.

Le manga Blue Giant Momentum (Tome 4), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.90€

Animal Human Tome 2 : une fable horrifique qui perd de sa force

Avec Animal Human, Takuya Okada imagine une société où les rapports entre humains et animaux ont été totalement bouleversés. Ici, les hommes peuvent devenir des proies, tandis que les animaux occupent à leur tour la place des prédateurs. Publié chez Mangetsu, ce deuxième tome poursuit cette exploration dérangeante avec des scènes de body horror qui n’épargnent pas le lecteur.

Pourtant, malgré une entrée en matière particulièrement marquante, cette suite peine à conserver toute la portée de son propos. La violence reste omniprésente, mais la réflexion sur notre rapport aux autres espèces s’efface progressivement derrière une lutte plus générale pour la survie.

🥩 Une horreur qui met le lecteur face à ses contradictions

Dès les premières pages, Animal Human cherche à provoquer un véritable malaise. Le manga reprend le principe du renversement des rôles en confrontant le lecteur à une situation où un animal se retrouve au cœur d’un repas dans des conditions profondément dérangeantes.

La scène fonctionne parce qu’elle oblige à changer de perspective. Les gestes et les expressions des consommateurs prennent une dimension inquiétante, tandis que la victime devient le centre d’une situation qui rappelle certaines pratiques humaines sous un angle inversé.

J’ai trouvé cette ouverture particulièrement efficace. Le dégoût ne repose pas uniquement sur les images, mais sur ce qu’elles nous renvoient de nos propres comportements. Le trait précis de Takuya Okada accentue cette impression et donne à la séquence une dimension presque insoutenable.

C’est précisément là que le manga se montre le plus intéressant : l’horreur visuelle ne sert pas seulement à choquer, elle permet d’interroger la manière dont une société décide quelles vies méritent d’être protégées et lesquelles peuvent être sacrifiées.

⚖️ Quand la loi du plus fort prend le dessus

Le problème apparaît lorsque le récit élargit son propos. Peu à peu, la confrontation entre humains et animaux laisse place à une lutte où chacun peut devenir la proie de son semblable. Les humanimaux comme les humains s’en prennent à leurs congénères, et la frontière entre les deux camps devient de moins en moins importante.

Cette évolution n’est pas dénuée d’intérêt, mais elle modifie profondément la portée de l’œuvre. Le récit s’oriente davantage vers une réflexion sur la domination, la violence et l’instinct de survie que sur le rapport entre l’être humain et l’animal.

J’ai trouvé ce changement moins convaincant. En devenant une lutte généralisée entre prédateurs et victimes, la fable perd une partie de sa singularité. Le lecteur reste confronté à des situations brutales, mais celles-ci produisent progressivement moins d’effet, car le contraste qui faisait la force du premier propos s’atténue.

La violence finit alors par prendre davantage de place que la réflexion qu’elle était censée nourrir. C’est dommage, car le concept initial possédait un potentiel particulièrement intéressant pour questionner nos habitudes et nos contradictions.

🐾 Chikka ouvre de nouvelles perspectives

Heureusement, la seconde moitié du tome apporte un élément susceptible de renouveler l’intérêt de la série : le retour de Chikka. Sous une nouvelle apparence et privée de ses souvenirs, elle permet au récit de changer de perspective.

Jusqu’ici, l’histoire restait largement centrée sur la ferme et sur les relations qui s’y nouaient. Avec cette nouvelle étape, le manga laisse entrevoir un univers bien plus vaste, dans lequel les humanimaux ne représentent qu’une partie d’une réalité encore largement inconnue.

Cette ouverture arrive à point nommé. Elle donne une nouvelle direction à l’intrigue et laisse espérer que les prochains volumes retrouveront une réflexion plus singulière, au-delà de la simple opposition entre ceux qui dominent et ceux qui subissent.

Les éléments dévoilés autour de Chikka ne suffisent pas encore à effacer les limites de ce deuxième tome, mais ils apportent une raison supplémentaire de poursuivre la lecture.

⭐ Verdict : un manga toujours dérangeant, mais moins percutant

Ce deuxième volume d’Animal Human devrait séduire les amateurs de body horror grâce au travail graphique de Takuya Okada et à certaines scènes particulièrement éprouvantes. L’ouverture illustre parfaitement la capacité du manga à provoquer le malaise tout en donnant un sens à sa violence.

Cependant, la réflexion perd progressivement en profondeur lorsque l’histoire délaisse son jeu de miroir entre les espèces au profit d’une lutte plus universelle pour la survie. Le choc visuel demeure, mais il semble moins étroitement lié au propos de départ.

Le retour de Chikka et l’élargissement de l’univers constituent néanmoins des pistes encourageantes. La série possède encore des possibilités intéressantes, à condition de retrouver ce qui rendait son concept initial si dérangeant : sa capacité à nous forcer à regarder autrement des comportements que nous considérons habituellement comme normaux.

Un tome inégal, donc, qui conserve une vraie efficacité horrifique mais laisse planer quelques doutes sur la direction prise par la série.

Le manga Animal Human (Tome 2), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 9.95€

Panorama de Marvel – LEGO Marvel

LEGO applique à l’univers Marvel le principe de ses panoramas urbains en réunissant sur un même socle, à micro-échelle, les bâtiments les plus connus des comics, des films et des séries. Les repaires des héros y côtoient les sièges des grands méchants, de la tour des Avengers au Baxter Building en passant par Oscorp et la tour Fisk, tandis que de minuscules véhicules comme le X-Jet ou la Spider-Mobile viennent animer les rues.

Galactus domine l’ensemble sous la forme d’une minifigurine, ce qui donne une idée de l’échelle retenue, accompagné de deux figurines trophées de Spider-Man et de la Torche humaine. Pensé comme un objet d’exposition pour les collectionneurs adultes, le set mesure 40 cm de large et peut se monter à plusieurs grâce au mode Construire ensemble de l’application LEGO Builder.

Disponibilités :
– boutique LEGO 99,99€