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Les sorties manga de la semaine

Voici le récapitulatif des différentes sorties manga de la semaine ! Toutes les semaines retrouvez le planning complet des derniers sorties mangas de vos éditeurs manga préférés ! Toutes news de Pika, Kana, Meian, Doki-Doki, Glenat, Akata, Delcourt/tomkam sans oublier Kurokawa et Ki-oon et bien plus encore…

Sorties manga de la semaine

Barbarities / Taifu Comics

Dans le royaume de Lorraine, le vicomte Adam Cunning se voit assigné la garde du vieux seigneur Montagu. Le jeune noble, hédoniste et libertin, décide pour tromper son ennui de se rendre à une partie fine où est censé apparaître Joël, le neveu de son maître. Timide et maladroit, ce dernier n’est toutefois pas là pour prendre du bon temps, mais afin de tirer parti de la situation et de mener à bien une certaine mission. Semblant être bien moins à l’aise avec les choses de la chair qu’avec les choses de l’esprit, il aura besoin de toute l’aide que le bel Adam pourra lui apporter.

Le Dévoreur de Souvenirs – roman / Delcourt/Tonkam

Ryôichi, étudiant, mène des recherches sur les légendes urbaines. Alors que plusieurs personnes perdent subitement et étrangement la mémoire autour de lui, il entend de plus en plus parler d’un mystérieux monstre, le Kiokuya, qui est supposé se nourrir des souvenirs des gens. Mais ce Kiokuya existe-il vraiment ? Et si tel est le cas, quel est son véritable but ?

Hôtel Voynich / Noeve Grafx

Suite à de mystérieux événements, Taizô Kuzuki échoue sur la petitite île de Blefuscu, perdue en plein océan Pacififique. Indolence tranquille de la vie sous les tropiques, beauté sauvage d’une forêt centenaire, histoire à laquelle se mêlent les légendes locales, prestitige de la clientèle… Bien installé dans une suite de l’hôtel Voynich, c’est ainsi qu’on lui présente les charmes de l’île. Mais entre leurs origines obscures, leurs actitivités douteuses et leurs discutables desseins, visiteurs comme habitants semblent tous cacher de bien étranges secrets…

Monster Girls Collection / Soleil

Tout bon monstre qui se respecte doit savoir effrayer ! Pour cela, Ichika et ses camarades doivent absolument obtenir leur diplôme de monstre ! Mais dans leur classe, la plus mauvaise de toutes, étudier n’est pas une mince affaire ! Entre tricheries et règlements de comptes sanglants, Monsieur D, leur professeur principal, va avoir bien du mal à les emmener jusqu’au diplôme…

The Vampire & The Rose / Soleil

Chiyu est une lycéenne qui croit au grand amour. Dans sa classe, Yomiya fait tourner toutes les têtes. Il est séduisant, intelligent, sportif et… c’est un vampire ! Malgré tout, elle lui propose son sang lorsqu’un beau jour, elle le trouve en train de faire un malaise. Il découvre alors son goût délicieux et n’a pas l’intention de renoncer à d’autres rations…

Wakusei Closet / Noeve Grafx

Aimi fait des rêves étranges. Un autre monde, désolé, peuplé de monstres, avec pour seule compagnie humaine une jeune fille ayant oublié jusqu’à son propre nom et prisonnière de cet univers cauchemardesque. Alors qu’Aimi tente de se convaincre que ses rêves ne sont que fantaisies, l’un de ses camarades de classe disparaît sous ses yeux… et apparaît dans l’autre monde.

Les Architectes de Babel / Glénat

XVIIIe siècle avant J.-C., en Mésopotamie antique. Maintenant qu’il est parvenu à unifier une grande partie de la région, le roi de Babylone, Hammurabi, ordonne la construction d’une tour qui “atteigne le soleil” afin d’assurer une prospérité éternelle à son royaume. De son côté, Gaga, un architecte de la cour né dans une famille de militaires, se voit confier la mission d’aller chercher dans la ville de Dilmun le dénommé Nimrod, un descendant de Noé. Un châtiment impitoyable l’attend s’il ne le ramène pas au palais royal sous dix jours. Dans ce manga historique qui a pour théâtre la cité de Babylone à l’apogée de sa gloire, 4000 ans plus tôt, deux architectes de génie vont tout donner pour tenter de résoudre un problème qui semble, à première vue, insurmontable…

La Cantine de Minuit – La cuisine japonaise à la maison / Le Lézard Noir

Dans ce livre, quatre expertes de l’art culinaire se sont glissées derrière les fourneaux de la Cantine pour vous présenter leurs recettes adaptées du manga. Des plats gourmands, pour toutes les occasions, faciles et rapides à préparer !
Entre cours de cuisine, émissions télévisées et livres culinaires, ce quatuor de cuisinières bien connues des Japonais a décortiqué la série et enfilé le tablier du patron pour mieux réinventer sa cuisine.

L’énigme Détective Conan / Pix’n Love

La dégaine élégante d’un Sherlock Holmes vêtu de sa robe de chambre, allongé nonchalamment sur son sofa du 221B Baker Street, le regard de braise d’un Arsène Lupin qui scrute la scène avant de commettre un énième méfait avec succès, ou encore Kogoro Akechi et son inaliénable sang-froid face aux mystères les plus sombres du genre humain. Toutes ces mythologies, tous ces héros flamboyants, tous ces souvenirs sont convoqués dans l’énigme du manga : Détective Conan, de Gōshō Aoyama.

Cette oeuvre chorale aux dizaines de personnages n’est pas un simple manga au long cours, elle a renouvelé son genre : la fiction policière à énigme, en variant tous les styles. Roman noir, codes à déchiffrer et comédie romantique, crimes sanglants, vengeances impitoyables et in-compréhensions d’adolescents, parfois côté voleur, souvent côté détective, un peu James Bond, beaucoup Hercule Poirot. Les inspirations, à l’image des règles et des convenances, sont autant respectées que brisées par l’auteur.

Hong Kong, cité déchue / Rue de l’échiquier

À Hong Kong, les jours de la démocratie sont comptés. À quoi ressemblerait la ville dans un futur proche, sous la botte d’une dictature chinoise sans merci ? En nouant les fils de plusieurs récits courts, qui se nourrissent de sa propre expérience, Kwong-shing Lau dresse un tableau glaçant de l’avenir potentiel de l’ancienne colonie britannique, naguère symbole d’indépendance et de liberté.

My capricorn friend / Delcourt/Tonkam

Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…

The Promised Neverland – Guide « Mystic Code » / Kazé Manga

Avec ce guide officiel, plongez dans les profondeurs de The Promised Neverland à travers les scènes clés des vingt tomes de la série commentée par leurs auteurs et l’éditeur !
Retrouvez également des fiches de personnage, des story-boards inédits, des pages thématiques et des interviews afin de répondre aux milles questions et secrets de TPN et de sa genèse !

The Promised Neverland – roman « Au fil des souvenirs » / Kazé Manga

Norman, Ray et les autres ont enfin retrouvé Emma, deux ans après être passés dans le monde des humains. Leur camarade, par sa promesse, a fait le choix de l’amnésie : la perte de ses souvenirs. Alors, en décryptant de vieilles photos, tous les enfants plongent dans leurs propres mémoires pour rappeler à Emma sa vie d’autrefois. De leurs fêtes d’anniversaire à la contemplation de l’étoile Polaire, en passant par les parties d’échecs contre Maman, remontez avec eux le fil de leurs souvenirs !

Un matin de ce printemps-là / Rue de l’échiquier

Le 9 avril 1975, à l’aube, dix-huit heures après avoir été condam- nés à mort, huit hommes sont exécutés dans la prison cen- trale de Séoul. Leur crime ? Être sympathisants communistes et avoir prétendument espionné pour le compte de la Corée du Nord, l’ennemi honni.

Mais personne ou presque n’est dupe du simulacre de procès dont viennent d’être victimes ces huit innocents – professeur, journaliste, étudiant ou petit chef d’entreprise. Dans la Corée du Sud répressive et autoritaire du dictateur Park Chung-hee, alors que la contestation populaire gronde, ils ont été choisis au hasard, comme boucs émissaires, pour frapper les esprits. Faire peur.

Maison Ikkoku – Perfect Edition – 10 tomes / Delcourt/Tonkam

Étudiant raté, Yusaku Godaï décide un jour de quitter la pension de famille dans laquelle il vit car les autres locataires n’arrêtent pas de faire la fête dans sa chambre. Mais ce même jour arrive Kyoko Otonashi, la nouvelle responsable. Elle est veuve à seulement 20 ans et Yusaku tombe directement amoureux d’elle…

Avis manga : Ender Geister – Tome 17, de Takashi Yomoyama (Glénat)

Le démon d’Akira est désormais libre, et rien ne semble pouvoir arrêter sa progression ! Dans ce 17e tome d’Ender Geister, Takashi Yomoyama propulse Suzu et Tomori dans une confrontation particulièrement dangereuse. Entre un adversaire capable d’exploiter les facultés de son hôte, des enjeux qui ne cessent de s’intensifier et des révélations sur le passé des personnages, ce nouveau volume possède de solides arguments pour séduire les amateurs de manga d’action et de fantastique. Mais quelques choix de narration viennent aussi freiner son efficacité.

👹 Un démon presque impossible à arrêter

Le sceau qui retenait le démon d’Akira Kurosawa a été brisé. Désormais maître du corps de son hôte, l’entité maléfique peut laisser libre cours à sa puissance, avec un objectif bien précis en tête. Sur les terres du clan Tengan, la situation devient critique : Suzu et Tomori doivent agir rapidement pour empêcher la créature de parvenir à ses fins.

Le problème ? Le démon possède les capacités physiques et intellectuelles d’Akira, ce qui en fait un adversaire particulièrement difficile à déstabiliser. Les techniques habituelles ne suffisent plus, et même les attaques empoisonnées de Suzu ne permettent pas de prendre durablement l’avantage. La créature est capable de s’adapter, d’analyser les méthodes employées contre elle et de reproduire certaines aptitudes de son hôte.

Autant dire que les chances de victoire paraissent bien minces. Akira ne peut pas intervenir normalement puisqu’il est lui-même possédé, tandis que les obstacles spirituels compliquent les possibilités de contact avec Chikage. Pour Suzu, chaque décision devient potentiellement fatale.

Le rapport de force est clairement défavorable aux héros, et c’est précisément ce qui rend cette première partie aussi prenante. Suzu ne peut pas simplement compter sur une explosion de puissance pour inverser la situation. Elle doit observer son adversaire, comprendre ses limites et gagner suffisamment de temps pour permettre aux autres de trouver une issue.

Le manga installe ainsi une tension efficace, dans laquelle le moindre faux pas peut avoir des conséquences dramatiques. L’urgence est palpable et le danger paraît suffisamment sérieux pour donner du poids aux affrontements.

⚔️ Suzu, une combattante au premier plan

Ce tome 17 offre surtout une place de choix à Suzu, qui s’impose progressivement comme l’un des personnages les plus intéressants de cette séquence. Face à une créature qui semble disposer de tous les avantages, la jeune femme doit compenser son manque d’informations par son sang-froid et sa capacité à improviser.

Son attitude contribue largement à l’intensité du récit. Elle sait que la moindre erreur pourrait lui coûter la vie, mais refuse pour autant de céder à la panique. Cette détermination ne la rend pas invincible : elle souligne plutôt la difficulté d’une confrontation où la force brute ne suffit pas.

Le volume profite également de cette situation pour dévoiler quelques éléments du passé de Suzu, notamment son rapport compliqué avec son clan d’origine. Ces retours sur son histoire personnelle apportent des nuances à son personnage et permettent de mieux comprendre certains aspects de son comportement.

Du côté de Tomori, la mission consiste notamment à ramener le chef du clan Tengan afin de soutenir les efforts engagés contre le démon. Les personnages doivent donc poursuivre des objectifs complémentaires, tandis que leurs décisions peuvent influencer l’issue de cette crise.

L’ensemble donne à cette partie une dimension stratégique appréciable. Les héros ne peuvent pas simplement foncer tête baissée : il leur faut coordonner leurs actions et composer avec des informations incomplètes.

🩸 Une action brutale, mais un rythme parfois malmené

Sur le plan du spectacle, Ender Geister conserve ce qui fait sa force : des affrontements violents, des pouvoirs surnaturels et des situations où les protagonistes semblent constamment repoussés dans leurs derniers retranchements.

La progression de l’intrigue permet de maintenir une vraie pression. Même lorsque Suzu et Tomori tentent de reprendre l’initiative, le danger reste présent. Le recours à des personnages mystérieux, susceptibles de devenir des alliés sans que leurs intentions soient parfaitement claires, ajoute également une part d’incertitude à la suite des événements.

Pourtant, alors que cette confrontation semblait parfaitement lancée, Takashi Yomoyama fait plusieurs choix narratifs qui affaiblissent le rythme du volume.

Les flashbacks arrivent parfois de manière abrupte, au milieu de séquences qui avaient réussi à installer un suspense intense. Ces retours en arrière ne sont pas inutiles : ils éclairent certains événements, précisent les motivations de plusieurs personnages et offrent un nouvel éclairage sur le parcours d’Akira, autrefois connu sous le nom de Dominic.

Le problème tient davantage à leur placement et à leur durée. Au moment où l’affrontement réclame une progression continue, le récit s’interrompt pour revenir sur des éléments du passé. Ces informations peuvent être intéressantes, mais leur insertion donne parfois l’impression de couper l’élan de l’action plutôt que de l’enrichir.

Le suspense perd alors une partie de son impact, et certaines scènes auraient probablement gagné à être réparties autrement dans le récit.

🧩 Des révélations utiles, mais pas toujours bien amenées

Il serait cependant injuste de réduire ces retours en arrière à de simples détours inutiles. Ils participent à la construction de l’histoire et permettent de préciser des éléments qui prennent une nouvelle signification dans le contexte actuel.

L’évolution d’Akira et les différentes facettes de son identité restent importantes pour comprendre la menace que représente le démon. En revenant sur certains événements, l’auteur cherche à enrichir la lecture du conflit présent et à donner davantage de profondeur à ses enjeux.

Le souci vient surtout de l’équilibre entre révélation scénaristique et progression dramatique. Dans un volume porté par une menace immédiate, chaque détour devrait renforcer la tension ou préparer une conséquence importante. Or, plusieurs passages semblent arriver au mauvais moment, alors que l’action aurait mérité de conserver toute sa place.

Ce choix ne rend pas le tome inintéressant, mais il explique pourquoi cette lecture laisse une impression contrastée. Les ingrédients sont réunis pour proposer un épisode marquant, avec un ennemi particulièrement menaçant et des personnages confrontés à leurs limites. Pourtant, l’enchaînement des séquences manque parfois de fluidité.

📖 Verdict : un tome intense qui peine à maintenir son élan

Avec ce tome 17 d’Ender Geister, Takashi Yomoyama poursuit un arc narratif où les héros affrontent une menace particulièrement difficile à contenir. La possession d’Akira donne naissance à un adversaire redoutable, tandis que Suzu profite de cette situation pour affirmer son caractère et gagner en profondeur.

Les scènes d’action, la brutalité des affrontements et le danger omniprésent constituent les principaux atouts de ce volume. L’histoire personnelle de Suzu et les informations dévoilées sur Akira enrichissent également l’ensemble, même si elles ne sont pas toujours introduites au meilleur moment.

C’est finalement le rythme qui empêche ce tome de pleinement exploiter son potentiel. Les flashbacks coupent parfois l’élan narratif et atténuent la tension d’une confrontation qui semblait pourtant très bien engagée.

La situation reste suffisamment ouverte pour donner envie de découvrir la suite, d’autant que la menace du démon paraît encore loin d’avoir livré toutes ses conséquences.

Notre avis : un manga d’action fantastique qui reste prenant grâce à son antagoniste redoutable et à la présence de Suzu, mais dont la narration aurait gagné à être plus fluide. Un volume intéressant pour les lecteurs de la série, en attendant que les prochains chapitres donnent un nouvel élan à cet affrontement.

Le manga Ender Geister (Tome 17), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.90€

Avis manga : La Guilde marchande de Pandémonia – Tome 4, de Kachou Hashimoto (Glénat)

⚔️ Et si la meilleure façon de vaincre un monstre était de négocier avec lui ? Avec le quatrième et dernier tome de La Guilde marchande de Pandémonia, Kachou Hashimoto referme une fantasy qui préfère les contrats aux combats et la diplomatie aux démonstrations de force. Publié chez Glénat Manga, ce volume conclut les aventures de Lucciola Lunatria avec une confrontation où les mots peuvent se révéler plus puissants que les armes. Une conclusion originale, même si quelques raccourcis narratifs viennent en limiter la portée.

❄️ Une dernière négociation sous haute tension

Lucciola Lunatria et les membres de sa guilde atteignent enfin la route commerciale interdite. Mais le paysage qui s’offre à eux est loin d’être accueillant : des monstres sont emprisonnés dans la glace, figés au milieu de leurs mouvements. À l’origine de ce phénomène se trouve la reine de l’hiver, une créature redoutable dont les pouvoirs reposent sur un mystérieux miroir capable de tout geler.

En tentant de libérer l’une des victimes, Lucciola se retrouve à son tour immobilisée. Le temps joue désormais contre elle, tandis que Meena est emmenée au palais de la souveraine. Pour espérer sortir de cette situation, les deux jeunes femmes doivent trouver une solution sans pouvoir compter uniquement sur la force.

Ce choix narratif fonctionne particulièrement bien. Jusqu’ici, Lucciola pouvait encore s’appuyer sur ses griffes d’argent pour se défendre. Cette fois, elle est privée de toute marge de manœuvre et doit attendre qu’une solution se dessine. Pendant ce temps, Meena tente d’approcher la reine en utilisant d’abord la flatterie, avant de comprendre qu’une autre stratégie sera nécessaire.

Derrière cette souveraine glaciale se cache une enfant meurtrie par la perte de sa mère, dont la douleur s’est transformée en haine du printemps. L’affrontement prend alors une direction inattendue : plutôt que de chercher à vaincre son adversaire, il faut comprendre ce qui l’a enfermée dans sa propre souffrance.

Hashimoto transforme ainsi un combat fantastique en confrontation émotionnelle. Une idée parfaitement cohérente avec l’esprit de la série, qui considère depuis ses débuts que comprendre son interlocuteur peut s’avérer plus efficace que dégainer une arme.

🖼️ Une plongée dans l’univers graphique de la série

💰 Quand le commerce remplace les armes

Pour mesurer l’originalité de ce dernier volume, il faut revenir au point de départ de La Guilde marchande de Pandémonia. Dans ces terres où humains et monstres se côtoient, la loi du plus fort semble dicter les règles. Venue de Castrelune, Lucciola a d’abord participé à une troupe de héros chargée d’éliminer les créatures qui menacent les hommes.

Sa rencontre avec Bilkis Draco, membre d’une guilde marchande, va pourtant transformer sa vision du monde. Pourquoi continuer à combattre les monstres quand il est possible de commercer avec eux ?

Cette idée aurait pu rester une simple fantaisie de départ. Kachou Hashimoto en fait au contraire le véritable moteur de son manga. Les marchandises, les stocks, les contrats, les marges et la réputation deviennent des éléments essentiels de l’aventure. Le commerce avec les monstres n’est pas un simple prétexte : il modifie les relations entre les personnages et leur manière d’aborder les conflits.

Ce quatrième tome pousse cette logique jusqu’au bout. Pour obtenir le précieux miroir de glace, la guilde doit retrouver des archives anciennes conservées dans une base remontant à dix ans. Ces documents retracent les contrats conclus au fil du temps, mais aussi les propositions autrefois refusées.

La victoire dépend donc autant de la mémoire que de l’intelligence. Les personnages ne doivent pas frapper plus fort que leurs adversaires, mais comprendre ce qui pourrait les convaincre. Même la sincérité devient un pari risqué : parler sans calcul peut ouvrir une porte, mais expose également celui qui accepte de se dévoiler.

C’est là que cette fantasy commerciale trouve toute sa singularité. La négociation n’est pas présentée comme une solution miraculeuse qui permettrait de tout régler sans effort. Elle demande de connaître son interlocuteur, de comprendre ses besoins et d’accepter une part d’incertitude.

🎨 Kachou Hashimoto sublime les paysages glacés

Graphiquement, ce quatrième tome compte parmi les volumes les plus marquants de la série. L’environnement hivernal offre à Kachou Hashimoto un terrain particulièrement intéressant, grâce aux contrastes entre les ombres profondes, les surfaces blanches et les silhouettes prisonnières de la glace.

Les créatures emprisonnées dans ce décor impressionnent par leur diversité. Leurs formes parfois dérangeantes conservent une présence presque vivante malgré leur immobilité. L’autrice parvient à rendre ces monstres inquiétants sans les transformer en simples curiosités visuelles.

Les compositions profitent également de cet univers gelé. L’espace paraît vaste, silencieux et hostile, ce qui renforce le sentiment d’isolement entourant la reine de l’hiver. Les décors ne servent donc pas uniquement à installer une ambiance : ils participent à la narration et donnent davantage de poids à l’affrontement psychologique.

Les lecteurs qui connaissent déjà Cagaster retrouveront le goût de l’autrice pour les créatures non humaines et les univers fantastiques dans lesquels l’étrange côtoie le familier. Son dessin apporte ici une atmosphère particulière à cette ultime aventure, tout en conservant une identité graphique reconnaissable

⚖️ Une conclusion qui manque parfois de temps

Tout n’est cependant pas aussi convaincant. La principale faiblesse de la série réside dans la rapidité avec laquelle certains personnages changent de position. Un argument bien choisi suffit parfois à bouleverser une conviction pourtant solidement installée.

La reine de l’hiver illustre cette limite. Son passé permet de mieux comprendre sa haine du printemps, et la découverte de ses blessures donne une autre dimension à son comportement. Toutefois, son évolution aurait gagné à être développée davantage. L’émotion est présente, mais la résolution arrive parfois trop rapidement pour produire tout l’effet attendu.

Ce défaut est d’autant plus regrettable que le manga défend précisément l’idée qu’une relation ne se transforme pas uniquement grâce à un discours habile, mais aussi par l’écoute, la confiance et le temps accordé à l’autre.

Le format en quatre volumes montre également ses limites. L’univers imaginé par Hashimoto aurait probablement pu accueillir davantage d’aventures, de personnages et de situations commerciales. Certains développements semblent se refermer trop vite, tandis que quelques éléments auraient mérité une préparation plus solide.

La série conserve néanmoins une vraie cohérence jusqu’à son terme. Elle ne renonce pas à son idée fondatrice pour proposer un dénouement spectaculaire : le commerce, l’échange et la négociation restent au cœur de la résolution. Ce choix constitue à la fois la plus grande qualité du manga et la limite de son ambition.

📖 Verdict : une fantasy originale qui aurait mérité de durer

Avec ce quatrième tome, Kachou Hashimoto referme une aventure qui aura su trouver sa place parmi les fantasy aux concepts singuliers. En remplaçant les affrontements traditionnels par des négociations commerciales, La Guilde marchande de Pandémonia propose une autre manière d’aborder les conflits et les relations entre humains et monstres.

Son univers possède une personnalité affirmée, son héroïne évolue au contact de personnages atypiques et son approche du commerce apporte une véritable fraîcheur au récit. Le dessin, particulièrement convaincant dans les paysages glacés, contribue également au plaisir de lecture.

On regrettera surtout une conclusion parfois trop rapide et des changements psychologiques qui manquent de progression. Quatre volumes suffisent à achever l’histoire, mais laissent aussi entrevoir un monde qui aurait pu donner naissance à de nouvelles aventures.

Notre avis : une lecture recommandée aux amateurs de manga fantasy, d’univers peuplés de monstres et de récits qui préfèrent la diplomatie à la démonstration de force. Une série courte et originale, qui rappelle que toutes les batailles ne se gagnent pas avec une épée.

Le manga La Guilde marchande de Pandémonia (Tome 4), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.20€

Nosferatu – Steelbook édition limitée blu-ray 4K

Ce conte gothique raconte l’obsession qui unit une jeune femme hantée au vampire terrifiant qui s’est épris d’elle, une fascination morbide qui sème sur son passage une horreur indicible. Cette édition réunit à la fois la version cinéma et la version longue du film.

Disponibilités import :
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Un Amour invisible Tome 1 : une romance délicate qui regarde au-delà des apparences

Et si une rencontre permettait de changer notre manière de voir le monde, même lorsque l’on ne peut justement pas le voir ? Avec Un Amour invisible, les éditions Doki-Doki introduisent en France un manga romantique qui aborde la cécité avec sensibilité, sans réduire son héroïne à son handicap. Au centre du récit, deux étudiants que tout semble opposer : Kakeru, qui préfère rester à l’écart des autres, et Koharu, une jeune femme aveugle dont l’enthousiasme va progressivement bouleverser son quotidien.

Ce premier volume m’a particulièrement touché par sa douceur et sa façon d’aborder les relations humaines sans tomber dans l’apitoiement. Derrière la naissance d’une possible romance se dessine surtout une rencontre qui pousse chacun à regarder autrement sa propre existence.

🌸 Koharu, une jeune femme qui refuse de laisser son handicap définir sa vie

Kakeru Sorano a appris à se faire discret. Son enfance, marquée par une situation familiale compliquée et de nombreux déménagements, l’a conduit à maintenir une certaine distance avec les autres. Il préfère ne pas attirer l’attention et évite autant que possible les relations susceptibles de bouleverser son équilibre.

Son quotidien universitaire prend pourtant une autre tournure lorsqu’il accompagne son ami et colocataire Ushio Narumi à une rencontre étudiante. Il y fait la connaissance de Yûko Hayase, mais surtout de Koharu Fuyutsuki, une jeune femme devenue aveugle à la suite d’un cancer durant son adolescence.

Koharu possède une personnalité qui tranche avec la réserve de Kakeru. Souriante, spontanée et pleine d’énergie, elle semble aborder les difficultés avec une sérénité qui intrigue le jeune homme. Grâce à Yûko, qui accompagne habituellement Koharu dans le cadre d’un dispositif d’entraide universitaire, Kakeru se retrouve bientôt chargé de la guider pendant un cours.

Cette mission, qui aurait pu rester une simple faveur, devient le point de départ d’une relation appelée à évoluer.

👁️ Un manga inclusif qui évite les pièges du récit misérabiliste

Ce qui m’a le plus intéressé dans ce premier tome, c’est la manière dont la cécité de Koharu est abordée au quotidien. Le manga ne cherche pas à transformer chaque difficulté en scène dramatique. Il montre plutôt les adaptations nécessaires, les habitudes développées par la jeune femme et les obstacles parfois créés par un environnement qui n’est pas toujours pensé pour les personnes aveugles.

Les bandes de guidage encombrées par des vélos, les gestes ordinaires qui demandent une organisation particulière ou les interactions avec les personnes voyantes donnent de la matière au récit. Le handicap n’est ni ignoré ni utilisé comme un simple ressort émotionnel : il fait partie de la réalité de Koharu, sans résumer toute son identité.

Koharu reste avant tout un personnage à part entière, avec ses envies, ses compétences et ses projets. Elle sait se débrouiller dans de nombreuses situations, utilise différents moyens pour communiquer et prendre des notes, et possède même un talent pour le piano qu’elle a développé durant son enfance. Une séquence musicale, brève mais touchante, vient d’ailleurs illustrer cette facette de sa personnalité.

La jeune femme nourrit également un rêve qui en dit long sur sa manière de vivre : assister à un feu d’artifice qu’elle pourra apprécier grâce aux sons, à l’ambiance et à la présence de ses proches, même sans voir les explosions lumineuses.

J’ai apprécié cette approche positive, d’autant que le manga ne prétend pas que tout devient facile grâce à la seule volonté. Il montre surtout qu’une vie riche et heureuse ne se limite pas à ce que l’on peut percevoir visuellement.

📖 Kakeru apprend à dépasser ses propres préjugés

La relation naissante entre les deux étudiants offre un autre axe de lecture. Au départ, Kakeru ne sait pas toujours comment se comporter avec Koharu. Il craint de mal faire, s’interroge sur les limites de son aide et prend progressivement conscience de certaines idées réductrices qu’il peut avoir sur la cécité.

Ce cheminement est particulièrement intéressant, car il ne devient pas soudainement un compagnon idéal. Kakeru doit apprendre à écouter Koharu plutôt qu’à décider systématiquement de ce qui serait bon pour elle. Sa gentillesse apparaît souvent dans des réactions instinctives, mais aussi dans sa capacité à remettre en question ses propres pensées.

En face, Koharu n’est pas là pour le transformer par magie. Sa personnalité et sa manière d’affronter les difficultés l’amènent simplement à reconsidérer sa vision de l’existence. Là où Kakeru peine à évoquer les blessures de son enfance, la jeune femme puise une part de son optimisme dans ses lectures, notamment Le Journal d’Anne Frank, qui l’a profondément marquée.

Leurs expériences sont différentes, mais chacune peut aider l’autre à avancer. Cette complémentarité donne une vraie substance à leur rencontre et évite que leur relation ne repose uniquement sur le schéma d’un personnage valide qui viendrait « sauver » une personne handicapée.

🎨 Une romance qui prend le temps de s’installer

Derrière son sujet, Un Amour invisible reste une histoire de rapprochement entre deux étudiants. Et c’est justement parce que la relation se construit sans précipitation que j’ai trouvé ce début convaincant.

Kakeru et Koharu partagent progressivement davantage de moments ensemble. Ils discutent, apprennent à se connaître et découvrent qu’ils peuvent apprécier la présence de l’autre sans devoir meubler chaque silence. Ces instants ordinaires donnent un rythme paisible à la narration et permettent aux sentiments de se dessiner naturellement.

Le dessin de hat. accompagne cette progression avec beaucoup de clarté. Les personnages sont expressifs sans exagération excessive, tandis que les décors urbains, parfois très proches de la photographie, ancrent le récit dans un quotidien crédible. Quelques touches d’humour viennent alléger l’ensemble, sans casser sa tonalité intimiste.

L’histoire ne bascule pas immédiatement dans une romance déclarée. Pour le moment, ce sont surtout les signes d’une affection naissante et l’évolution de leur complicité qui retiennent l’attention. Le manga préfère laisser les sentiments grandir plutôt que forcer artificiellement les étapes.

⭐ Verdict : un premier tome lumineux et profondément humain

Avec Un Amour invisible, Doki-Doki propose une romance qui se distingue par son approche attentive du handicap et par l’évolution de ses deux protagonistes. Koharu est une héroïne lumineuse, mais jamais réduite à un symbole de courage. Kakeru, de son côté, gagne progressivement en profondeur à mesure qu’il apprend à dépasser sa réserve et à questionner son regard sur les autres.

J’ai particulièrement apprécié l’équilibre entre inclusion, émotion et naissance des sentiments. Le manga évoque les difficultés liées à la cécité sans enfermer son héroïne dans une posture de victime, et développe en parallèle une relation qui repose sur l’écoute, la confiance et la découverte mutuelle.

Le sujet pourrait parfois sembler délicat à traiter, mais ce premier volume privilégie la nuance et la simplicité des interactions. Le résultat est une lecture tendre, accessible et encourageante, qui donne envie de suivre l’évolution de Kakeru et Koharu.

Une belle découverte pour les amateurs de romances intimistes, avec une héroïne attachante et une histoire qui rappelle que comprendre quelqu’un demande parfois de dépasser ses propres certitudes.

Le manga Un Amour invisible (Tome 1), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

Date A Live: Rio Reincarnation – Édition limitée (PS4)

Ce visual novel rassemble en un seul jeu l’univers de Date A Live sur console, puisqu’il intègre les deux épisodes jusqu’ici réservés à la PlayStation 3, Rinne Utopia et Arusu Install, en plus d’un nouveau récit centré sur Rio Sonogami, une mystérieuse jeune fille qui appelle Shido « papa ». Le joueur peut y séduire onze héroïnes à travers plus de 150 rendez-vous, chaque choix influençant le destin de Shido jusqu’à la véritable fin de l’héroïne de son choix. Cette édition limitée réunit le jeu dans un boîtier steelbook glissé dans un coffret collector, accompagné de la bande originale, d’une housse de dakimakura double face et d’un artbook à couverture rigide qui rassemble profils de personnages, croquis et strips humoristiques, ainsi que trois light novels inédits jusqu’ici en dehors du Japon.

Disponibilités :
– Amazon 94,99€

Frisco King : Samuel L. Jackson reprend du service dans le spin-off de Tulsa King

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Samuel L. Jackson s’apprête à prendre les commandes d’un nouvel empire criminel avec Frisco King, une série dérivée de Tulsa King dont Paramount+ vient de dévoiler un premier teaser. Porté par l’interprète de Russell Lee Washington Jr., ce nouveau projet promet de mêler règlements de comptes, rivalités mafieuses et retour aux sources. Le rendez-vous est fixé au 18 décembre 2026, exclusivement sur Paramount+.

Derrière cette nouvelle série, on retrouve Taylor Sheridan, le créateur de Tulsa King, également connu pour Lioness, Landman et l’univers Yellowstone.

🎬 De NOLA King à Frisco King : un spin-off qui change de destination

Lorsque Paramount+ a commandé cette nouvelle série en juillet 2025, le projet portait le nom de NOLA King. Russell devait alors poursuivre son parcours à La Nouvelle-Orléans. Mais en février 2026, la plateforme a officialisé un changement de titre et de destination : la série est devenue Frisco King.

Taylor Sheridan écrira les huit épisodes de cette première saison, avec Samuel L. Jackson dans le rôle principal. La distribution comprend également Asa Germann (Gen V), Kai Caster (Yellowstone), Lilah Pate (Outer Banks) et Savanna Gann (English Teacher).

Ce changement d’orientation place désormais l’intrigue dans la ville que Russell a quittée quarante ans auparavant. Pour le personnage, il ne s’agira pas seulement de reprendre le contrôle d’un territoire : il devra aussi renouer avec son passé et affronter les conséquences de ses choix.

🔥 Russell Washington tourne le dos à la mafia

L’histoire de Frisco King prend racine dans les événements de Tulsa King. Pendant ses dix années de détention dans une prison fédérale, Russell Lee Washington Jr. s’est lié d’amitié avec Dwight Manfredi, le personnage incarné par Sylvester Stallone.

Une fois libéré, Russell reçoit une mission de la famille mafieuse new-yorkaise Renzetti : se rendre à Tulsa et éliminer Dwight. Mais cette rencontre ne se déroule pas comme prévu.

Sur place, Russell découvre l’organisation que son ancien compagnon de détention a construite. L’empire criminel de Dwight repose sur une conception particulière de la loyauté, du respect et de la justice. Cette découverte pousse Russell à reconsidérer ses priorités et, finalement, à abandonner la mission qui lui a été confiée.

Sa décision marque un tournant. Plutôt que d’obéir à la famille Renzetti, il choisit de retourner à Frisco pour reprendre en main son ancien territoire.

🕵️ Un retour chargé de menaces et de vieilles rancunes

Revenir dans une ville après quatre décennies d’absence ne garantit pas de retrouver sa place. Russell devra renouer avec sa famille, retrouver d’anciens alliés et faire face à ceux qui n’ont jamais oublié son départ.

Sa défection vis-à-vis de la famille Renzetti complique encore la situation. Considéré comme un traître par ses anciens commanditaires, il risque de devenir une cible. Au Texas, ses adversaires d’hier, parmi lesquels figurent des criminels et des policiers, ne voient pas non plus son retour d’un bon œil.

La série devrait ainsi placer Russell au centre de plusieurs conflits simultanés : reconstruire sa position, gérer les relations laissées derrière lui et résister aux représailles suscitées par sa décision.

Le point de départ offre une nouvelle perspective sur l’univers de Tulsa King. Cette fois, l’histoire ne suit plus seulement un mafieux qui construit son réseau dans un environnement inattendu : elle s’intéresse à un homme qui décide de revenir sur ses terres après avoir changé de regard sur le pouvoir et la loyauté.

📅 Frisco King arrive le 18 décembre sur Paramount+

Avec Samuel L. Jackson en tête d’affiche et Taylor Sheridan à l’écriture, Frisco King poursuit l’expansion de l’univers policier de Tulsa King. Le premier teaser accompagne l’annonce de la date de diffusion et présente les prémices d’une aventure dans laquelle le passé de Russell risque de compliquer sérieusement ses ambitions.

La première saison comptera huit épisodes et sera disponible dès le 18 décembre 2026, exclusivement sur Paramount+.

Vin et Fromage : avis sur le jeu de stratégie de Gigamic

Vin et Fromage, distribué en France par Gigamic et édité à l’origine par Deep Print Games, propose un duel de gestion autour de deux savoir-faire bourguignons : produire du vin et affiner des fromages.

Créé par Scott Almes et illustré par Michael Menzel et Alexander Jung, ce jeu de stratégie s’adresse à deux joueurs dès 12 ans pour des parties annoncées d’environ 45 minutes. Sa particularité ? Il ne suffit pas de réussir dans une seule spécialité : il faut équilibrer les deux.

Vin et Fromage : la fiche du jeu

  • Nom : Vin et Fromage (Vin & Fromage)
  • Édition originale : Deep Print Games ; version française distribuée par Gigamic
  • Auteur : Scott Almes
  • Illustrations : Michael Menzel et Alexander Jung
  • Joueurs : 2 exclusivement
  • Âge conseillé : à partir de 12 ans
  • Durée annoncée : environ 45 minutes
  • Contenu indiqué par l’éditeur : 1 plateau, 60 cartes, 95 marqueurs et pions en bois, 1 bloc de scores, 4 boîtes de rangement et les règles.

Ces caractéristiques sont reprises de la fiche officielle de Vin et Fromage chez Gigamic, qui propose également le livret de règles et une vidéo d’explication.

Un duel de domaines au cœur de la Bourgogne

Dans Vin et Fromage, chaque joueur dirige sa propre exploitation et cherche à développer deux productions en parallèle. La partie se déroule sur deux années découpées en saisons. Au fil de cette période, il faut envoyer ses ouvriers récolter les ingrédients adaptés, les utiliser pour fabriquer ses produits, puis organiser leur maturation et leur vente.

La mécanique centrale repose sur la pose d’ouvriers et la gestion des ressources. Le plateau partagé crée une interaction constante : choisir une action ne consiste pas seulement à améliorer son domaine, cela influence aussi les possibilités qui resteront à l’adversaire. Les travailleurs sont liés par leur couleur, ce qui rend chaque choix plus délicat qu’une simple prise de ressources. Il faut réfléchir à ce dont on a besoin, mais aussi à ce que l’on autorise l’autre joueur à faire ensuite.

Le vrai défi : équilibrer le vin et le fromage

La règle qui donne son identité au jeu est son principe de score final : le résultat dépend de la plus faible des deux productions. Autrement dit, développer un domaine viticole très rentable tout en négligeant les fromages ne suffit pas pour l’emporter. La même logique vaut dans l’autre sens.

Cette contrainte oblige à maintenir un équilibre tout au long de la partie. Une bonne opportunité dans un secteur peut être tentante, mais elle ne doit pas faire prendre trop de retard à l’autre. Les ressources disponibles, le calendrier des saisons et les actions de l’adversaire invitent donc à ajuster sa stratégie en permanence.

Le vieillissement des produits ajoute un autre niveau de décision. Produire ne représente qu’une partie du travail : il faut aussi choisir quand faire mûrir puis vendre ses cartes. Se précipiter peut limiter la valeur des produits, tandis qu’attendre trop longtemps risque de faire perdre une occasion ou de détériorer une production. Cette gestion du tempo semble être l’un des principaux ressorts tactiques du jeu.

Notre avis : un jeu pour les duellistes qui aiment planifier

Sur le papier, Vin et Fromage possède un angle stratégique clair : les deux joueurs se disputent des possibilités sur un plateau commun, doivent anticiper les effets de leurs actions et ne peuvent pas se contenter d’optimiser une seule piste. Le thème viticole et fromager sert directement les mécaniques plutôt que de rester un simple décor.

Le principe du score basé sur la spécialité la moins développée est particulièrement intéressant, car il empêche une stratégie unique de dominer trop facilement. La maturation des produits introduit aussi une question de timing : les ressources récoltées ne deviennent pas automatiquement des points, et leur valeur dépend de la manière dont on les gère au fil des saisons.

En revanche, ce n’est pas le type de jeu que l’on conseillerait en priorité pour une partie familiale très légère ou une soirée d’ambiance. La pose d’ouvriers, la gestion de plusieurs ressources et les décisions liées au calendrier demandent de l’attention. L’âge conseillé de 12 ans et plus reflète mieux ce positionnement que celui d’un jeu d’initiation immédiat. Les personnes qui recherchent un duel tactique à deux devraient davantage y trouver leur compte.

Un matériel fourni pour un jeu exclusivement à deux

La boîte réunit notamment un plateau, 60 cartes et 95 marqueurs et pions en bois. Quatre boîtes de rangement sont également annoncées dans le contenu officiel. Ce matériel accompagne les différentes étapes de production et de maturation, avec une place importante donnée au suivi des ressources et des progrès de chaque domaine.

Le jeu ne se joue qu’à deux : ce choix permet de concentrer l’expérience sur la lecture du jeu adverse et la compétition pour les actions disponibles. Il conviendra donc davantage aux duos qui aiment se retrouver autour d’un jeu de stratégie qu’aux groupes cherchant un titre adaptable à trois ou quatre participants.

Notre verdict

Vin et Fromage repose sur une idée facile à résumer, mais riche en arbitrages : développer deux activités complémentaires sans laisser l’une prendre trop de retard sur l’autre. La pose d’ouvriers liée aux choix adverses, la maturation des produits et le calcul du score à partir de la production la plus faible forment un ensemble cohérent pour les amateurs de stratégie à deux. À retenir pour les joueurs dès 12 ans qui aiment planifier plusieurs tours à l’avance et accepter qu’une bonne décision immédiate ne soit pas toujours la meilleure à long terme. Si vous cherchez plutôt un jeu rapide et sans réflexion, son profil est probablement moins adapté.

Questions fréquentes

Combien de joueurs peuvent jouer à Vin et Fromage ?

Le jeu est conçu pour exactement deux joueurs.

À partir de quel âge est-il recommandé ?

Gigamic indique un âge conseillé à partir de 12 ans.

Combien de temps dure une partie ?

La fiche officielle annonce environ 45 minutes.

Faut-il développer à la fois le vin et le fromage ?

Oui. Le principe du décompte final prend en compte la spécialité qui a rapporté le moins : négliger une production peut donc compromettre toute la stratégie.

À lire aussi : Minikin City : notre avis sur un autre jeu édité par Gigamic.

Prix > 28.50€ – Français – à partir de 12 ans – 45 min – 2 joueurs

The Greatest : Muhammad Ali se dévoile dans la bande-annonce de la série Prime Video

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Muhammad Ali revient sur le devant de la scène à travers The Greatest, une nouvelle série consacrée à l’une des figures les plus emblématiques de la boxe. Produite notamment par Michael B. Jordan, cette fiction entend dépasser les exploits sportifs du champion pour explorer l’homme derrière la légende. Prime Video a dévoilé la bande-annonce officielle, avant une diffusion prévue le 4 novembre 2026.

Composée de huit épisodes, la série s’intéresse aussi bien à la carrière du boxeur qu’à sa vie personnelle, avec la volonté de montrer une personnalité bien plus complexe que l’icône connue du grand public.

🥊 Jaalen Best incarne le légendaire boxeur

Pour donner vie à Muhammad Ali, la production a choisi Jaalen Best, chargé d’incarner le champion dans les différentes étapes de son parcours.

À ses côtés, plusieurs comédiens interprètent des personnes importantes de son entourage. Omari Hardwick joue son père, tandis que Dana Gourrier incarne sa mère. Amin Joseph prête ses traits à Sonny Liston, Kai Parham interprète Rudy Clay et Michael Ealy se glisse dans la peau de Malcolm X.

Cette distribution accompagne une histoire qui ne se limite pas aux combats sur le ring. Le projet entend également explorer les liens familiaux, les relations personnelles et les moments vécus loin des projecteurs.

🎬 Une série qui veut montrer l’homme derrière le champion

L’ambition de The Greatest est de proposer un regard plus intime sur une personnalité dont l’image publique a souvent été associée aux exploits sportifs et aux grands rendez-vous de boxe.

La série souhaite ainsi raconter l’homme derrière la légende : un mari, un père, un frère et un fils, confronté à des expériences qui dépassent largement le cadre du sport professionnel.

Ce parti pris doit permettre de découvrir plusieurs aspects de la vie de Muhammad Ali, entre sa trajectoire publique et les réalités plus personnelles qui l’ont accompagnée. La bande-annonce officielle constitue un premier aperçu de cette approche, avant la mise en ligne de l’ensemble des épisodes.

📺 Josh Wakely et Ben Watkins aux commandes

La série a été créée par Josh Wakely, dont le travail précédent comprend notamment La Magie de Motown. Il s’agit ici d’un projet consacré à une personnalité réelle, avec une approche centrée sur les différentes dimensions de son existence.

La réalisation est assurée par Ben Watkins, connu pour son travail sur Cross. La production compte également Michael B. Jordan parmi ses participants.

Avec cette nouvelle série, Prime Video propose donc un portrait de Muhammad Ali qui entend associer les moments marquants de sa carrière à une exploration de son intimité.

📅 Rendez-vous le 4 novembre sur Prime Video

Les amateurs de sport et les spectateurs intéressés par les grandes figures historiques pourront découvrir The Greatest à partir du 4 novembre 2026 sur Prime Video. La série comptera huit épisodes consacrés au parcours du champion, sur et en dehors du ring.

Reste à voir comment cette fiction parviendra à restituer les différentes facettes d’un homme dont l’héritage dépasse largement le monde de la boxe. Avec son approche centrée sur la vie privée autant que sur la carrière sportive, The Greatest entend rappeler qu’au-delà du champion se trouvait une personnalité aux multiples dimensions.

MIO: Memories In Orbit – édition First (Switch 2)

– Explorez un univers captivant, plein de merveilles et de curiosités artistiques. Interagissez avec les environnements du Vaisseau pour en savoir plus sur son passé et ses souvenirs.
– Acquérez des capacités révolutionnaires pour aider MIO à progresser dans cet espace tortueux et interconnecté. Grimpez aux murs comme une araignée ou flottez dans les airs grâce à votre pouvoir de glisse. Maîtrisez la précision, le rythme et le timing pour trouver le flux parfait !
– Affrontez plus de 30 unités ennemies et 15 redoutables boss gardiens. Utilisez votre arsenal de pouvoirs pour vous adapter à chaque rencontre. Évitez vos ennemis à l’aide de votre crochet, lancez des orbes comme de puissants projectiles et créez même des clones leurres pour attaquer sous des angles inattendus. C’est toujours vous qui choisissez !
– Améliorez et personnalisez les capacités de MIO en récupérant des composants. Pimentez vos compétences de combat avec de nombreux modificateurs et transformez MIO en une force redoutable adaptée à votre style de jeu.

Disponibilités :
– exclu Pix’n Love 49,90€

Planet of Lana II: Children of the Leaf – Kindred Spirits Edition (PS5)

Trois ans après le premier épisode, le studio suédois Wishfully ramène Lana et sa petite compagne Mui sur la planète Novo, où l’arrivée d’une nouvelle technologie apporte le progrès mais réveille aussi la convoitise et déséquilibre la cohabitation entre les tribus. Le jeu reste un platformer cinématographique en deux dimensions bâti sur la coopération entre les deux personnages, avec des énigmes, des passages de furtivité et un monde peint à la main où la nature et la machine s’entremêlent, le tout porté par la musique de Takeshi Furukawa, déjà compositeur du premier volet et de The Last Guardian.

La narration se passe entièrement de dialogues compréhensibles puisque les personnages s’expriment dans une langue inventée, ce qui laisse aux images et à la bande-son le soin de raconter l’histoire. Sorti uniquement en dématérialisé le 5 mars 2026, alors qu’aucune version boîte n’était annoncée, le jeu trouve donc sa première édition physique grâce à Microids, qui l’accompagne d’un artbook, de trois lithographies et d’une planche de stickers.

Disponibilités :
– Fnac 39,99€