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Les sorties manga de la semaine

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Voici le récapitulatif des différentes sorties manga de la semaine ! Toutes les semaines retrouvez le planning complet des derniers sorties mangas de vos éditeurs manga préférés ! Toutes news de Pika, Kana, Meian, Doki-Doki, Glenat, Akata, Delcourt/tomkam sans oublier Kurokawa et Ki-oon et bien plus encore…

Sorties manga de la semaine

Barbarities / Taifu Comics

Dans le royaume de Lorraine, le vicomte Adam Cunning se voit assigné la garde du vieux seigneur Montagu. Le jeune noble, hédoniste et libertin, décide pour tromper son ennui de se rendre à une partie fine où est censé apparaître Joël, le neveu de son maître. Timide et maladroit, ce dernier n’est toutefois pas là pour prendre du bon temps, mais afin de tirer parti de la situation et de mener à bien une certaine mission. Semblant être bien moins à l’aise avec les choses de la chair qu’avec les choses de l’esprit, il aura besoin de toute l’aide que le bel Adam pourra lui apporter.

Le Dévoreur de Souvenirs – roman / Delcourt/Tonkam

Ryôichi, étudiant, mène des recherches sur les légendes urbaines. Alors que plusieurs personnes perdent subitement et étrangement la mémoire autour de lui, il entend de plus en plus parler d’un mystérieux monstre, le Kiokuya, qui est supposé se nourrir des souvenirs des gens. Mais ce Kiokuya existe-il vraiment ? Et si tel est le cas, quel est son véritable but ?

Hôtel Voynich / Noeve Grafx

Suite à de mystérieux événements, Taizô Kuzuki échoue sur la petitite île de Blefuscu, perdue en plein océan Pacififique. Indolence tranquille de la vie sous les tropiques, beauté sauvage d’une forêt centenaire, histoire à laquelle se mêlent les légendes locales, prestitige de la clientèle… Bien installé dans une suite de l’hôtel Voynich, c’est ainsi qu’on lui présente les charmes de l’île. Mais entre leurs origines obscures, leurs actitivités douteuses et leurs discutables desseins, visiteurs comme habitants semblent tous cacher de bien étranges secrets…

Monster Girls Collection / Soleil

Tout bon monstre qui se respecte doit savoir effrayer ! Pour cela, Ichika et ses camarades doivent absolument obtenir leur diplôme de monstre ! Mais dans leur classe, la plus mauvaise de toutes, étudier n’est pas une mince affaire ! Entre tricheries et règlements de comptes sanglants, Monsieur D, leur professeur principal, va avoir bien du mal à les emmener jusqu’au diplôme…

The Vampire & The Rose / Soleil

Chiyu est une lycéenne qui croit au grand amour. Dans sa classe, Yomiya fait tourner toutes les têtes. Il est séduisant, intelligent, sportif et… c’est un vampire ! Malgré tout, elle lui propose son sang lorsqu’un beau jour, elle le trouve en train de faire un malaise. Il découvre alors son goût délicieux et n’a pas l’intention de renoncer à d’autres rations…

Wakusei Closet / Noeve Grafx

Aimi fait des rêves étranges. Un autre monde, désolé, peuplé de monstres, avec pour seule compagnie humaine une jeune fille ayant oublié jusqu’à son propre nom et prisonnière de cet univers cauchemardesque. Alors qu’Aimi tente de se convaincre que ses rêves ne sont que fantaisies, l’un de ses camarades de classe disparaît sous ses yeux… et apparaît dans l’autre monde.

Les Architectes de Babel / Glénat

XVIIIe siècle avant J.-C., en Mésopotamie antique. Maintenant qu’il est parvenu à unifier une grande partie de la région, le roi de Babylone, Hammurabi, ordonne la construction d’une tour qui “atteigne le soleil” afin d’assurer une prospérité éternelle à son royaume. De son côté, Gaga, un architecte de la cour né dans une famille de militaires, se voit confier la mission d’aller chercher dans la ville de Dilmun le dénommé Nimrod, un descendant de Noé. Un châtiment impitoyable l’attend s’il ne le ramène pas au palais royal sous dix jours. Dans ce manga historique qui a pour théâtre la cité de Babylone à l’apogée de sa gloire, 4000 ans plus tôt, deux architectes de génie vont tout donner pour tenter de résoudre un problème qui semble, à première vue, insurmontable…

La Cantine de Minuit – La cuisine japonaise à la maison / Le Lézard Noir

Dans ce livre, quatre expertes de l’art culinaire se sont glissées derrière les fourneaux de la Cantine pour vous présenter leurs recettes adaptées du manga. Des plats gourmands, pour toutes les occasions, faciles et rapides à préparer !
Entre cours de cuisine, émissions télévisées et livres culinaires, ce quatuor de cuisinières bien connues des Japonais a décortiqué la série et enfilé le tablier du patron pour mieux réinventer sa cuisine.

L’énigme Détective Conan / Pix’n Love

La dégaine élégante d’un Sherlock Holmes vêtu de sa robe de chambre, allongé nonchalamment sur son sofa du 221B Baker Street, le regard de braise d’un Arsène Lupin qui scrute la scène avant de commettre un énième méfait avec succès, ou encore Kogoro Akechi et son inaliénable sang-froid face aux mystères les plus sombres du genre humain. Toutes ces mythologies, tous ces héros flamboyants, tous ces souvenirs sont convoqués dans l’énigme du manga : Détective Conan, de Gōshō Aoyama.

Cette oeuvre chorale aux dizaines de personnages n’est pas un simple manga au long cours, elle a renouvelé son genre : la fiction policière à énigme, en variant tous les styles. Roman noir, codes à déchiffrer et comédie romantique, crimes sanglants, vengeances impitoyables et in-compréhensions d’adolescents, parfois côté voleur, souvent côté détective, un peu James Bond, beaucoup Hercule Poirot. Les inspirations, à l’image des règles et des convenances, sont autant respectées que brisées par l’auteur.

Hong Kong, cité déchue / Rue de l’échiquier

À Hong Kong, les jours de la démocratie sont comptés. À quoi ressemblerait la ville dans un futur proche, sous la botte d’une dictature chinoise sans merci ? En nouant les fils de plusieurs récits courts, qui se nourrissent de sa propre expérience, Kwong-shing Lau dresse un tableau glaçant de l’avenir potentiel de l’ancienne colonie britannique, naguère symbole d’indépendance et de liberté.

My capricorn friend / Delcourt/Tonkam

Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…

The Promised Neverland – Guide « Mystic Code » / Kazé Manga

Avec ce guide officiel, plongez dans les profondeurs de The Promised Neverland à travers les scènes clés des vingt tomes de la série commentée par leurs auteurs et l’éditeur !
Retrouvez également des fiches de personnage, des story-boards inédits, des pages thématiques et des interviews afin de répondre aux milles questions et secrets de TPN et de sa genèse !

The Promised Neverland – roman « Au fil des souvenirs » / Kazé Manga

Norman, Ray et les autres ont enfin retrouvé Emma, deux ans après être passés dans le monde des humains. Leur camarade, par sa promesse, a fait le choix de l’amnésie : la perte de ses souvenirs. Alors, en décryptant de vieilles photos, tous les enfants plongent dans leurs propres mémoires pour rappeler à Emma sa vie d’autrefois. De leurs fêtes d’anniversaire à la contemplation de l’étoile Polaire, en passant par les parties d’échecs contre Maman, remontez avec eux le fil de leurs souvenirs !

Un matin de ce printemps-là / Rue de l’échiquier

Le 9 avril 1975, à l’aube, dix-huit heures après avoir été condam- nés à mort, huit hommes sont exécutés dans la prison cen- trale de Séoul. Leur crime ? Être sympathisants communistes et avoir prétendument espionné pour le compte de la Corée du Nord, l’ennemi honni.

Mais personne ou presque n’est dupe du simulacre de procès dont viennent d’être victimes ces huit innocents – professeur, journaliste, étudiant ou petit chef d’entreprise. Dans la Corée du Sud répressive et autoritaire du dictateur Park Chung-hee, alors que la contestation populaire gronde, ils ont été choisis au hasard, comme boucs émissaires, pour frapper les esprits. Faire peur.

Maison Ikkoku – Perfect Edition – 10 tomes / Delcourt/Tonkam

Étudiant raté, Yusaku Godaï décide un jour de quitter la pension de famille dans laquelle il vit car les autres locataires n’arrêtent pas de faire la fête dans sa chambre. Mais ce même jour arrive Kyoko Otonashi, la nouvelle responsable. Elle est veuve à seulement 20 ans et Yusaku tombe directement amoureux d’elle…

Rokudenashi Mini Blues : Maeda revient dans un recueil de chapitres bonus

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Les amateurs de Rokudenashi Blues vont pouvoir retrouver Maeda et sa bande dans un registre nettement plus léger. Pika annonce la publication de Rokudenashi Mini Blues, un volume unique qui réunira les différents mini-chapitres bonus réalisés par Masanori Morita autour de sa célèbre série.

Une façon de redécouvrir les personnages de Rokudenashi Blues loin des affrontements et des rivalités qui ont marqué les 25 tomes de la série principale.

😄 Quand Maeda laisse les poings de côté

Dans Rokudenashi Mini Blues, pas question de replonger immédiatement dans les bagarres de rue ou les affrontements entre lycéens.

Les personnages passent ici dans un registre beaucoup plus humoristique. Maeda et ses camarades sont représentés en version chibi et se retrouvent impliqués dans des situations qui n’ont plus grand-chose à voir avec leurs habituelles démonstrations de force.

L’objectif est clairement de montrer une autre facette des héros de Masanori Morita, avec des séquences davantage tournées vers l’autodérision et les situations absurdes.

📚 Tous les mini-chapitres réunis en un seul volume

L’intérêt principal de cette publication est de rassembler en un même ouvrage les différents bonus disséminés dans les tomes de Rokudenashi Blues.

Pour les lecteurs qui connaissent déjà la série, le volume permettra donc de retrouver ces petites histoires sans avoir à rechercher chaque chapitre dans les différents livres de la collection.

Pour les nouveaux lecteurs, il s’agit avant tout d’un complément à une œuvre culte du manga furyo, plutôt que d’un nouveau récit destiné à remplacer la série originale.

🥊 Une autre manière de retrouver les personnages

Ces histoires courtes permettent surtout de retrouver Maeda, ses camarades et les autres figures de Rokudenashi Blues dans des situations où leur tempérament prend une dimension beaucoup plus comique.

C’est aussi l’occasion de profiter de personnages connus hors du cadre dramatique et des affrontements qui constituent l’identité principale du manga.

Après 25 tomes consacrés à cette bande de lycéens, cette parenthèse humoristique offre donc un complément plutôt sympathique à l’ensemble.

📅 Sortie en novembre chez Pika

Rokudenashi Mini Blues paraîtra le 4 novembre 2026 dans la collection Pika Masterpiece.

Il s’agira d’un tome unique, pensé avant tout comme un volume complémentaire pour les lecteurs qui souhaitent prolonger leur découverte de l’univers de Masanori Morita.

Une sortie qui devrait surtout intéresser les fans de longue date de Rokudenashi Blues et les collectionneurs de la série.

Reste : notre avis sur le roman graphique de Sara Phoebe Miller et Morgan Beem

Avec Reste, Sara Phoebe Miller et Morgan Beem s’intéressent à un moment particulièrement particulier dans la vie d’un adolescent : cette dernière année de lycée où l’on continue encore à vivre dans un quotidien familier tout en sachant qu’il va bientôt disparaître.

Pour Essie, cette année doit normalement représenter le début d’une nouvelle aventure. Elle rêve d’intégrer une prestigieuse école de théâtre à New York et prépare une audition qui pourrait changer son avenir. Mais entre les espoirs, les incertitudes et les événements qui viennent bouleverser son quotidien, cette transition vers l’âge adulte ne va évidemment pas se dérouler comme prévu.

🎭 Une année entre rêve et inquiétude

Essie entre en terminale avec un objectif très clair : réussir à intégrer l’école de théâtre dont elle rêve.

Seulement, la jeune fille doit également composer avec l’absence de sa meilleure amie, désormais à l’université. Heureusement, elle peut encore compter sur Bruno, son petit ami, qui partage déjà une partie de sa vie et semble bien la connaître.

Son professeur lui demande parallèlement de tenir un journal pendant cette dernière année de lycée. Une idée qui prend tout son sens au fil du récit puisqu’Essie traverse justement une période où elle doit essayer de mettre des mots sur ce qu’elle ressent et sur ce qui l’attend.

Et il y a beaucoup à digérer.

🏠 Une famille qui complique encore les choses

Alors qu’Essie devrait pouvoir se concentrer sur son avenir, la situation familiale vient ajouter une nouvelle couche d’inquiétude.

Le retour de son frère après une cure de désintoxication ravive des tensions à la maison et perturbe davantage l’équilibre déjà fragile de la jeune fille.

Cette dimension familiale permet au récit de dépasser la simple histoire d’une adolescente qui s’interroge sur son avenir. Essie doit apprendre à avancer alors que son environnement personnel lui-même évolue.

Et puis une rencontre va venir bouleverser encore un peu plus son quotidien.

🌱 Une histoire sur le passage à l’âge adulte

Ce qui fonctionne bien dans Reste, c’est la manière dont le roman graphique capte plusieurs préoccupations très adolescentes : la peur de l’inconnu, les choix d’avenir, la difficulté à savoir où se situer et cette impression parfois désagréable que tout va bientôt changer.

Essie se trouve précisément entre deux périodes de sa vie.

Elle n’est plus vraiment une enfant, mais elle ne sait pas encore quelle adulte elle va devenir.

Ce sentiment de flottement constitue le cœur du récit et devrait facilement parler aux lecteurs qui ont eux aussi connu cette période où chaque décision semble pouvoir déterminer la suite de leur existence.

💙 Une belle ambiance visuelle

C’est aussi par son aspect graphique que Reste m’a particulièrement séduite.

Les illustrations utilisent différentes nuances de bleu, ce qui donne à l’ensemble une atmosphère douce et légèrement mélancolique.

Ce choix visuel accompagne très bien les interrogations d’Essie et cette sensation de transition qui traverse toute l’histoire. Les planches créent une ambiance cohérente et contribuent beaucoup au plaisir de lecture.

C’est probablement ce que je retiendrai le plus de ce roman graphique : une identité visuelle simple mais très réussie.

📖 Des thèmes intéressants, mais pas assez poussés

Ma principale réserve concerne finalement le traitement des sujets abordés.

Le récit évoque plusieurs thématiques intéressantes : l’avenir, les études, les relations amoureuses, la famille, la réinsertion du frère ou encore la difficulté de trouver sa place.

Mais j’aurais aimé que certains de ces éléments soient davantage développés.

On comprend les questionnements d’Essie et les difficultés auxquelles elle est confrontée, mais plusieurs pistes donnent parfois l’impression d’être seulement effleurées avant que l’histoire ne passe à autre chose.

C’est dommage, car il y avait clairement matière à approfondir encore davantage les personnages et leurs émotions.

🌙 Une lecture agréable malgré tout

Malgré cette réserve, Reste reste une lecture agréable.

Le récit propose un portrait sensible d’une adolescente à un moment charnière, sans chercher à transformer artificiellement cette période en quelque chose d’extraordinaire. Les inquiétudes d’Essie sont au contraire assez simples et très humaines : que faire de son avenir, comment préserver ses relations, comment gérer sa famille et surtout comment trouver sa place dans un monde qui s’apprête à changer ?

J’ai apprécié cette approche, même si j’aurais aimé que certaines des pistes ouvertes soient approfondies.

Et visuellement, les différentes tonalités de bleu apportent vraiment un charme supplémentaire à l’ensemble.

Un roman graphique sensible sur les doutes et les bouleversements qui accompagnent la dernière année de lycée. Essie est confrontée à son avenir, à sa famille et à des relations qui évoluent, dans un récit initiatique intéressant mais qui aurait mérité de pousser certaines thématiques plus loin. Le travail graphique tout en nuances de bleu constitue néanmoins une vraie réussite.

Reste, le roman graphique de Sara Phoebe Miller et Morgan Beem, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 14.95€

Lupin III : La Merveille : notre avis sur la BD Kana

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Faire une nouvelle aventure de Lupin III sans trahir l’esprit de Monkey Punch n’est pas une mince affaire. Pour cette création originale publiée chez Kana, José-Luis Munuera, Kid Toussaint et Sedyas ont pourtant trouvé une formule particulièrement efficace : reprendre les personnages emblématiques de la licence, leur offrir une histoire totalement inédite et leur faire parcourir le monde à la recherche d’un trésor aussi mystérieux qu’insaisissable.

Et franchement, le résultat fonctionne très bien.

🗝️ Une chasse au trésor qui devient très personnelle

Cette fois, Lupin ne se lance pas dans un simple cambriolage.

La fameuse Merveille est un trésor que son grand-père, Arsène Lupin, aurait lui-même cherché sans jamais réussir à mettre la main dessus. Pour le petit-fils du célèbre gentleman cambrioleur, l’enjeu devient donc rapidement plus personnel.

Le point de départ est excellent parce qu’il ouvre immédiatement une multitude de possibilités : Lupin ne sait même pas précisément ce qu’est la Merveille, et il va devoir suivre les indices disséminés à travers différents pays pour tenter de la découvrir.

Londres, Moscou, Côte d’Azur, Grenade, Alcatraz, Tokyo ou Bruxelles : l’aventure change constamment de décor et entretient cette sensation de grand voyage propre aux meilleures histoires de Lupin.

🌍 Une aventure qui ne laisse jamais le lecteur s’installer

Le rythme est probablement l’une des grandes réussites de cette BD.

Entre les recherches, les courses-poursuites, les affrontements et les différentes énigmes, les auteurs ne laissent quasiment aucun temps mort. On passe d’un endroit à l’autre avec cette impression permanente que Lupin et sa bande ont toujours une longueur d’avance… jusqu’à ce que quelqu’un parvienne évidemment à leur compliquer la tâche.

Les éléments historiques utilisés dans la quête ajoutent également un petit parfum d’enquête qui fonctionne très bien.

Surtout, l’identité de la Merveille reste suffisamment mystérieuse pour que l’on ait réellement envie de connaître la réponse.

🔫 Toute la bande est là

Une aventure de Lupin III ne pourrait évidemment pas fonctionner sans son équipe.

Jigen reste le tireur redoutable que l’on connaît, avec son flegme et ses répliques bien senties. Goemon continue de manier son sabre avec cette tranquillité presque imperturbable qui le caractérise.

Et évidemment, Fujiko Mine est toujours impossible à classer définitivement dans la catégorie des alliées ou des adversaires. Elle apporte exactement ce mélange de séduction, d’intelligence et de manipulation qui fait son charme depuis toujours.

Quant à Zenigata, il poursuit encore et toujours Lupin avec cette obsession qui le caractérise. J’ai particulièrement apprécié le fait que le personnage puisse être traité à la fois avec humour et avec un côté plus sérieux lorsqu’on découvre jusqu’où peut aller cette obsession.

Et puis il y a Lupin.

Cabotin, brillant, imprévisible et capable d’improviser des plans improbables, il retrouve ici tout ce qui fait le charme du personnage sans devenir une simple caricature.

⚖️ Le bon équilibre entre les différentes facettes de Lupin

C’est peut-être ce que j’ai le plus apprécié dans cette adaptation.

Les auteurs semblent avoir compris qu’il existe plusieurs façons de raconter Lupin III. Ici, ils parviennent à mélanger le Lupin plus léger et joueur avec une dimension plus sombre lorsque l’histoire l’exige.

Le résultat est particulièrement équilibré.

Lupin peut faire le pitre avant de redevenir parfaitement sérieux quelques cases plus loin. Zenigata peut être amusant sans être constamment tourné en ridicule. Fujiko reste sexy et élégante sans que le personnage repose uniquement sur cet aspect.

Et surtout, les ennemis ajoutent suffisamment de danger pour éviter que tout cela ressemble à une simple succession de gags.

Handjager, notamment, impose une menace assez inquiétante. Son aspect presque mécanique et son côté implacable en font un adversaire particulièrement efficace.

🎨 Munuera offre un Lupin qui lui ressemble

Graphiquement, la BD est une vraie réussite.

José-Luis Munuera connaît visiblement très bien la licence et cela se ressent immédiatement. Il reprend les silhouettes, les expressions et les codes visuels de Lupin III sans abandonner pour autant sa propre personnalité graphique.

Et surtout, il comprend parfaitement que ces personnages doivent bouger.

Les courses-poursuites, les déplacements, les affrontements et les scènes d’action bénéficient d’une mise en scène très dynamique. Les décors sont également particulièrement soignés, ce qui renforce cette impression de voyage permanent.

On sent aussi que Munuera prend un vrai plaisir à faire évoluer Lupin et ses compagnons dans des environnements très différents.

🎨 Des couleurs qui renforcent l’ambiance

Le travail de Sedyas mérite lui aussi d’être souligné.

La colorisation accompagne très bien le dessin avec des jeux de lumière, d’ombre et des ambiances qui contribuent fortement à l’identité de chaque séquence.

Le choix de teintes évoquant les grandes années de la licence renforce également cette impression de retrouver un Lupin fidèle à son âge d’or, tout en bénéficiant d’une réalisation contemporaine.

C’est particulièrement réussi lorsqu’on feuillette les planches : la BD possède une vraie identité visuelle et ne donne jamais l’impression d’être une simple adaptation opportuniste.

📚 Une édition collector qui mérite le détour

Kana propose en parallèle une édition collector qui pousse encore plus loin le travail éditorial.

Grand format, couverture alternative avec effet doré, fourreau rigide et surtout un conséquent cahier de bonus : les lecteurs intéressés par les coulisses de fabrication ont de quoi faire.

Croquis, storyboards, recherches graphiques, illustrations et explications sur la conception du projet permettent notamment de comprendre comment Munuera, Toussaint et Sedyas ont construit cette nouvelle aventure.

Ce supplément est particulièrement intéressant pour les fans de la licence, puisqu’il montre aussi comment une équipe européenne peut s’approprier un univers japonais mythique sans chercher à le reproduire mécaniquement.

❤️ Lupin peut encore surprendre

Au final, Lupin III : La Merveille réussit là où ce type de projet est parfois délicat : on reconnaît immédiatement l’univers de Monkey Punch, mais on ne lit jamais une simple copie de ce qui existe déjà.

L’intrigue est suffisamment aventureuse, les personnages suffisamment fidèles et le dessin suffisamment personnel pour que cette BD possède sa propre existence.

J’ai particulièrement aimé cette idée d’une quête presque intime autour d’un trésor qu’Arsène Lupin lui-même n’était jamais parvenu à trouver. Elle donne une motivation supplémentaire au personnage tout en permettant de multiplier les péripéties.

Une vraie aventure de Lupin III, pensée comme une bande dessinée d’action, d’enquête et de voyage, avec beaucoup de respect pour les personnages.

Et à l’arrivée, c’est probablement ce qui compte le plus.

Une excellente nouvelle aventure de Lupin III qui réussit à respecter l’ADN de la licence tout en proposant sa propre identité. Le scénario joue parfaitement avec le mystère, le voyage et les personnages historiques de la saga, tandis que le dessin de Munuera et la colorisation de Sedyas donnent à l’ensemble une énergie formidable. Une très belle surprise, particulièrement recommandée aux fans de Lupin III.

La BD Lupin III : La Merveille, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 21.95€

The X-Files – LEGO ideas #21369

La vérité est ailleurs – revivez l’action de The X-Files avec le set 21369. Lauréat du défi LEGO Ideas Nostalgie des années 90, le design original de ce set a été créé par un fan concepteur et élu par des fans de LEGO®. Combinant une reconstitution détaillée du bureau de Fox Mulder et l’arrivée de l’extraterrestre dans son OVNI, il constitue une décoration spectaculaire. Explorez le bureau riche en détails authentiques. Fixé sur la tige transparente, l’OVNI semble survoler la forêt.

Exposez ledécor de forêt séparément et retirez la section de bureau pour observer les détails à l’intérieur. Donnez vie au set The X-Files avec 8 minifigurines, dont Mulder, Dana Scully et Mr X. Ce set est un fabuleux cadeau pour les adultes fans de science-fiction et les collectionneurs de produits dérivés X-Files. L’application LEGO Builder propose une expérience de construction enrichie avec visualisation en 3D, suivi de la progression et instructions numériques étape par étape.

Disponibilités :
– exclu boutique LEGO 199,99€

Backrooms – Bande originale double vinyle

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Après son passage remarqué au cinéma, Backrooms, le film d’horreur produit par A24 et tiré de la websérie devenue phénomène, voit sa bande originale pressée en double vinyle noir chez A24 Music. Ses 27 morceaux, qui tiennent davantage de l’album d’électronique expérimentale que de la musique de film traditionnelle, prolongent l’angoisse sourde des couloirs jaunâtres et sans fin de l’univers, avec en prime une pochette triple gatefold percée de découpes sur mesure qui donne à l’objet une vraie présence en collection.

Disponibilités :
– Amazon 52,93€

LEGO Icons – Dragon Ball : Shenron & Goku

LEGO officialise l’arrivée de Dragon Ball à son catalogue avec un premier set qui met en scène le dragon éternel invoqué par la réunion des sept boules, dressé au-dessus d’elles dans une posture spectaculaire. Le corps est construit pour donner l’illusion du mouvement, avec des écailles qui ondulent le long du serpent et des griffes sculptées, la tête et les serres restant orientables pour recomposer la scène à volonté. Goku enfant complète l’ensemble sous forme de minifigurine juchée sur son nuage magique, que l’on peut détacher et replacer où l’on veut autour du dragon.

Disponibilités :
– boutique LEGO 139,99€

Manette sans fil Turtle Beach Rematch Glow Grand Prix Mario

Habillée aux couleurs de Mario en tenue de pilote, cette manette sans fil sous licence officielle Nintendo se recharge après exposition à la lumière pour briller dans le noir, et propose la détection de mouvement pour les jeux qui l’exploitent ainsi que deux boutons arrière à programmer pour enchaîner plus vite les actions. Elle fonctionne aussi sur Switch 2, mais sans le bouton C propre à la nouvelle console.

Disponibilités :
– Fnac 29,99€

Treasure Island : la bande-annonce dévoile une nouvelle adaptation du roman de Stevenson

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Le célèbre roman de Robert Louis Stevenson s’offre une nouvelle adaptation avec Treasure Island, une série d’aventure en six épisodes produite pour MGM+. Une première bande-annonce vient d’être dévoilée et présente une relecture qui semble vouloir donner davantage de place à la relation entre Jim Hawkins et sa mère, tout en conservant les ingrédients essentiels du récit maritime.

🗺️ Une chasse au trésor qui va bouleverser la vie de Jim

L’histoire suit Jim Hawkins, adolescent encore protégé du monde extérieur, dont la vie bascule lorsqu’il met la main sur une mystérieuse carte au trésor.

Mais dans cette version, sa mère Bess Hawkins occupe également une place importante dans l’aventure. Ses décisions permettent à Jim de conserver des informations précieuses, mais elles exposent rapidement tous les deux à de sérieux dangers.

Le voyage qui s’annonce va ainsi devenir pour Jim un véritable passage à l’âge adulte. Entre les secrets, les trahisons et les alliances changeantes, le jeune garçon va devoir apprendre très rapidement à se débrouiller dans un environnement où il ne peut plus compter sur la protection de son ancienne vie.

☠️ Long John Silver face à Aaron Graham

Le périple à bord de l’Hispaniola place Jim et Bess au milieu de plusieurs figures particulièrement dangereuses.

Parmi elles, Long John Silver, incarné par David Oyelowo, apparaît comme une présence aussi séduisante qu’inquiétante. Face à lui, Aaron Graham, interprété par Jack Huston, représente un tout autre type de menace : celle d’un agent britannique présenté comme élégant, manipulateur et difficile à cerner.

Cette opposition devrait constituer l’un des axes importants de la série.

Entre ces deux hommes, Jim va devoir apprendre à distinguer les véritables alliés des adversaires qui savent parfaitement donner le change.

🌊 Des Caraïbes au bord de la révolution

Cette adaptation ne se limitera pas à un simple voyage vers une île mystérieuse.

L’action se déroule dans des Caraïbes au bord de la révolution, avant de conduire les protagonistes jusqu’à la redoutable Île du Squelette.

La série semble donc vouloir donner davantage d’ampleur à son contexte et faire de l’environnement historique et politique une partie intégrante de l’aventure.

Pour Jim, ce monde est évidemment très différent de celui qu’il connaissait. Sa survie va rapidement dépendre de sa capacité à comprendre les rapports de force qui l’entourent.

🎬 Un casting particulièrement ambitieux

La distribution réunit plusieurs visages connus.

David Oyelowo incarne Long John Silver, tandis que Tom Sweet joue Jim Hawkins et Hayley Atwell interprète Bess Hawkins.

Ils seront notamment accompagnés de Jack Huston, Tomer Capone, Tristan Sturrock et Craige Els, respectivement dans les rôles d’Aaron Graham, Billy Bones, du capitaine Smollett et de M. Arrow.

La série a été créée pour la télévision par Robert Murphy et mise en scène par Jeremy Lovering, William McGregor et Paul Walker.

⚔️ Une histoire d’aventure, mais aussi de survie

La bande-annonce semble mettre l’accent sur l’action, mais cette nouvelle Treasure Island entend également raconter la transformation de son jeune héros.

Jim devra affronter la peur, la trahison et l’incertitude, tout en découvrant progressivement qui il est réellement.

La promesse est donc celle d’une aventure qui conserve les fondamentaux du roman de Stevenson tout en proposant une approche centrée sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte.

📺 Pas encore de date française

Treasure Island débutera aux États-Unis sur MGM+ le 11 octobre 2026, avant son arrivée le lendemain sur Paramount+ dans les territoires concernés par cette diffusion.

En revanche, aucune date de sortie française n’a été annoncée au moment où cet article est publié.

Il faudra donc encore patienter pour découvrir cette nouvelle version de l’aventure de Jim Hawkins, Long John Silver et de l’Île du Squelette.

No Devil : notre avis sur le manga de Senchiro chez Kana

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Avec No Devil, Senchiro revient chez Kana dans un univers qui mélange rock, chasse aux démons et vie quotidienne parisienne. Après Sweet Konkrete, l’auteur change de registre sans perdre ce qui faisait déjà le charme de son précédent travail : des personnages très marqués, une vraie énergie graphique et un goût évident pour les décors urbains.

Et ce premier tome démarre sur les chapeaux de roues.

🎶 Une héroïne qui rêvait simplement de musique

Lucie a 18 ans, joue de la guitare et ne pense à priori qu’à une chose : réussir son audition au conservatoire.

Sa vie gravite autour de la musique, de son groupe et de ses proches, notamment Fannie, Gabrielle et Oli. Rien qui puisse laisser penser qu’elle va se retrouver mêlée à une histoire de démons.

C’est pourtant exactement ce qui arrive.

Une course désespérée pour arriver à temps à son audition se termine par une collision avec Léo, jeune chasseur de démons lancé à la poursuite d’une cible. La rencontre est catastrophique pour tout le monde : Lucie rate son audition, sa guitare est détruite et Léo voit sa proie lui échapper.

Et comme si cela ne suffisait pas, Lucie découvre bientôt une conséquence autrement plus inquiétante : ses émotions peuvent provoquer chez elle une transformation démoniaque.

Tout cela arrive très rapidement et c’est l’une des grandes qualités du volume. Senchiro ne passe pas des pages et des pages à installer son univers. Il nous embarque immédiatement.

😈 Un concept qui pose beaucoup de questions

L’idée de départ fonctionne particulièrement bien : dans ce Paris contemporain, les démons existent et des professionnels sont chargés de les traquer.

Le problème, c’est que le manga conserve encore énormément de mystère autour de ces créatures.

D’où viennent-elles ? Pourquoi sont-elles considérées comme des menaces ? Depuis combien de temps existent-elles ? Et surtout, quel rapport existe-t-il entre elles et les humains ?

La transformation de Lucie laisse évidemment penser qu’il existe une logique plus complexe derrière tout cela. Mais pour l’instant, Senchiro préfère garder ses cartes en main.

Je trouve cette retenue plutôt intéressante pour un premier tome, même si j’espère que la suite apportera rapidement quelques réponses.

💥 Lucie et Léo, un duo qui fonctionne

Le véritable moteur du récit repose finalement sur la relation entre Lucie et Léo.

Leur première rencontre est franchement catastrophique et leurs intérêts ne sont pas franchement compatibles. Elle veut récupérer l’argent nécessaire pour remplacer sa guitare, lui est fauché et doit continuer à travailler pour un patron qui ne lui fait pas vraiment de cadeaux.

La situation devient encore plus drôle lorsqu’on comprend que Léo traque précisément la démone que Lucie devient lorsqu’elle perd le contrôle de ses émotions.

Ce qui pourrait n’être qu’un simple ressort comique commence cependant à évoluer vers quelque chose de plus intéressant.

Les deux personnages découvrent progressivement qu’ils ne se résument pas à l’image qu’ils avaient de l’autre au premier regard. Leurs échanges se nuancent, leurs problèmes personnels commencent à apparaître et une véritable curiosité mutuelle s’installe.

C’est probablement ce qui m’a le plus donné envie de lire la suite.

🎤 Des personnages secondaires qui ont du caractère

No Devil ne repose pas uniquement sur son duo principal.

Fannie, notamment, possède une personnalité qui fonctionne immédiatement. Directe, énergique et particulièrement franche, elle apporte une vraie dose d’énergie aux passages consacrés au groupe.

À l’inverse, certains personnages sont là pour montrer une facette beaucoup plus sombre de l’univers, comme le patron de Léo, dont le comportement toxique permet de mieux comprendre la situation précaire du jeune chasseur.

Et puis il y a les personnages plus mystérieux, notamment l’entourage de Léo, qui laissent clairement entendre que l’auteur ne nous a pas encore tout montré.

Cette galerie est déjà suffisamment variée pour donner au manga une vraie personnalité.

🏙️ Paris comme terrain de jeu

Autre gros point fort : le dessin.

Senchiro accorde énormément d’importance aux décors urbains, et cela fonctionne particulièrement bien dans les scènes de poursuite. La ville n’est pas simplement un arrière-plan : elle devient un espace que les personnages exploitent, traversent et transforment en terrain d’affrontement.

Le découpage est lui aussi particulièrement efficace. On sent que l’auteur a continué à travailler sa narration depuis Sweet Konkrete.

J’ai également beaucoup aimé une idée assez particulière autour du son : les onomatopées traditionnelles sont étonnamment discrètes, ce qui donne davantage de poids aux moments où la musique ou les bruits prennent réellement de l’importance.

Pour un manga qui place le rock au cœur de son identité, c’est particulièrement bien vu.

🎵 Une expérience qui va au-delà du manga

Et justement, Kana accompagne cette sortie d’une idée très sympathique.

Un QR code présent sur le rabat de la jaquette permet d’accéder à une playlist enregistrée par Senchiro, pensée pour accompagner la lecture.

Ce n’est évidemment pas indispensable, mais cela renforce considérablement l’identité du titre. No Devil revendique une ambiance musicale très forte, et pouvoir écouter les morceaux imaginés par l’auteur pendant la lecture crée une petite continuité supplémentaire entre l’univers du manga et son ambiance sonore.

Une initiative originale et plutôt réussie.

🔥 Un premier tome très prometteur

Ma principale réserve concerne finalement ce que le manga ne révèle pas encore.

Après un départ extrêmement rythmé, la partie consacrée à la traque ralentit légèrement. Ce n’est pas forcément négatif : cela permet à Senchiro de mieux installer ses personnages et leurs relations.

Mais l’univers démoniaque reste encore largement à découvrir.

Cela dit, les dernières pages laissent clairement entendre que cette situation ne devrait pas durer éternellement et que le deuxième volume pourrait faire évoluer sensiblement la dynamique mise en place ici.

Pour un premier tome, le bilan reste donc largement positif.

No Devil possède une vraie identité, un duo central efficace, des personnages immédiatement reconnaissables, un dessin particulièrement à l’aise avec les environnements urbains et une ambiance rock parfaitement assumée.

J’ai surtout apprécié cette impression que Senchiro sait déjà où il veut emmener ses personnages, même si le lecteur n’a pour l’instant accès qu’à une partie du tableau.

Un premier volume énergique et très accrocheur qui mélange efficacement rock, humour, action et fantastique. Le personnage de Lucie et sa relation avec Léo constituent une excellente porte d’entrée dans l’univers, tandis que le dessin urbain de Senchiro fait immédiatement la différence. Il manque encore des réponses sur les démons et leur origine, mais les bases sont suffisamment solides pour donner très envie de découvrir la suite.

Le manga No Devil est disponible aux éditions Kana dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 8.10€

Basara Star Edition Tome 3 : notre avis sur le manga Kana

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Avec ce troisième tome de Basara Star Edition, Yumi Tamura confirme que son récit ne sera jamais une simple histoire de vengeance. Sarasa poursuit sa route dans un Japon ravagé et découvre peu à peu que son combat dépasse largement sa propre histoire. Chaque étape lui apporte de nouveaux compagnons, de nouveaux adversaires et surtout une compréhension plus compliquée du monde qu’elle cherche à changer.

Et plus j’avance dans cette série, plus je comprends pourquoi Basara possède une telle réputation.

🌊 Sarasa change d’horizon

Direction Kyûshû pour Sarasa, avec l’espoir de retrouver Sakurajima. Mais le voyage ne se déroule évidemment pas comme prévu et l’héroïne découvre que l’île a déjà disparu sous les eaux.

Capturée avec ses compagnons, Sarasa se retrouve alors confrontée aux pirates qui contrôlent les lieux. Une nouvelle aventure commence, mais surtout une nouvelle série de rencontres qui vont encore modifier son parcours.

J’aime beaucoup cette construction de la série : à chaque nouveau territoire apparaissent des personnages capables de transformer l’histoire, et Tamura prend le temps de leur donner une véritable existence.

👑 Le Roi rouge, impossible à réduire à un simple méchant

C’est probablement ce qui me fascine le plus dans Basara.

Le Roi rouge devrait être l’antagoniste évident, celui que Sarasa doit renverser. Pourtant, l’autrice refuse constamment de le présenter de manière aussi simple.

Son projet politique possède une véritable logique. Il veut transformer un pays figé, lui redonner de la force et imposer une nouvelle direction. Certaines de ses décisions peuvent même sembler justifiées lorsqu’on regarde les résultats recherchés.

Mais la méthode est terrifiante.

La violence, la répression et les châtiments utilisés contre ceux qui s’opposent à son pouvoir rendent le personnage profondément inquiétant. Il peut apparaître comme un réformateur et, quelques pages plus loin, comme un tyran impitoyable.

C’est cette contradiction qui fonctionne aussi bien.

Impossible de le classer définitivement dans une case, et ses proches bénéficient du même traitement. Tamura construit ainsi un univers où les intentions, les actes et leurs conséquences ne coïncident jamais parfaitement.

⚔️ Sarasa rassemble progressivement son camp

Face à ce pouvoir, Sarasa comprend aussi qu’elle ne pourra pas avancer seule.

Les indications laissées par Nagui l’orientent vers de nouveaux personnages et permettent de poursuivre la recherche des héritiers liés aux anciennes légendes.

Après Hayato, rencontré précédemment, Sarasa découvre notamment Chacha et son entourage de pirates. Le personnage possède immédiatement une forte présence. C’est une femme qui impose son autorité, qui sait ce qu’elle veut et qui ne donne certainement pas l’impression d’attendre qu’on vienne la sauver.

J’ai particulièrement aimé la relation entre Chacha et Zaku, qui apporte une vraie personnalité à ce nouveau groupe.

Mais surtout, ces rencontres permettent encore à Sarasa d’évoluer. Elle apprend des autres, observe leurs méthodes et commence progressivement à comprendre ce que signifie réellement mener un combat collectif.

🗡️ Une révolution qui devient de plus en plus politique

C’est là que Basara prend une ampleur supplémentaire.

La vengeance personnelle de Sarasa commence à se transformer en mouvement politique. Ses actions ont des répercussions sur la population et contribuent à nourrir une contestation du pouvoir du Roi rouge.

Le problème, c’est que personne ne semble avoir une vision totalement claire de ce que pourrait être l’après.

Et c’est une excellente idée.

Tamura ne présente pas simplement une héroïne vertueuse face à un régime mauvais. Elle montre des individus avec leurs propres convictions, leurs blessures, leurs ambitions et leurs contradictions.

Même les personnages secondaires semblent avoir leur histoire à raconter.

🎭 Des personnages qui donnent toute sa force au récit

C’est finalement la grande réussite de ce troisième tome.

Les combats et l’aventure sont bien présents, mais ils ne constituent jamais une fin en soi. Chaque rencontre permet d’en apprendre davantage sur quelqu’un, sur ses motivations ou sur la manière dont il envisage le monde.

Les personnages ne sont jamais totalement transparents.

On peut les apprécier, les comprendre, parfois même être d’accord avec eux, avant de découvrir un comportement qui vient tout remettre en question.

Cette écriture donne une vraie maturité au récit et évite surtout l’impression d’avoir affaire à une aventure manichéenne.

🌺 Une épopée qui gagne encore en ampleur

Après trois tomes, Basara ressemble de moins en moins à une simple quête de vengeance et de plus en plus à une vaste fresque sur le pouvoir, la révolution et la liberté.

Sarasa poursuit son objectif, mais elle rassemble également autour d’elle des individus qui ont chacun leurs propres raisons de combattre.

Et pendant ce temps, le Roi rouge continue de construire son propre projet, avec une efficacité aussi impressionnante qu’inquiétante.

Cette opposition promet des choses particulièrement intéressantes pour la suite.

Basara Star Edition Tome 3 est pour moi une nouvelle réussite, justement parce qu’il ne se contente pas de faire avancer l’aventure : il enrichit considérablement son univers humain et politique.

Plus les personnages deviennent nombreux, plus l’histoire devient difficile à prévoir. Et c’est exactement ce que j’attends d’une grande fresque.

Un troisième tome passionnant qui élargit encore le monde de Basara, introduit de nouveaux alliés marquants et complexifie davantage le conflit autour du Roi rouge. Entre aventure, légendes, révolution et politique, Yumi Tamura construit une fresque de plus en plus riche. Et surtout, ses personnages sont suffisamment nuancés pour rendre chaque camp intéressant. Une véritable épopée.

Le manga Basara Star Edition (Tome 3), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 9.25€