Il suffit parfois d’un personnage avec une bouille irrésistible pour rendre une série immédiatement attachante. Shiba Inu Rooms en possède un particulièrement efficace : Muu, un esprit Shiba Inu aussi adorable que facilement effrayé. Et forcément, retrouver ce petit fantôme aux côtés de Kôri dans ce troisième tome publié chez Doki-Doki est un vrai plaisir.
Mais derrière son apparence de comédie légère, la série continue surtout à construire une jolie histoire autour de personnages qui apprennent progressivement à se comprendre.

🐾 Muu et Kôri, un duo toujours aussi craquant
La relation entre Kôri Momose et Muu reste évidemment au cœur de l’album.
Kôri, lycéenne de 17 ans, habite toujours dans cette résidence pas vraiment comme les autres, où les esprits et les habitants ont fini par former une drôle de petite communauté.
Muu, lui, conserve son caractère si particulier. Il peut se montrer adorable une seconde et complètement paniqué la suivante. Le contraste fonctionne toujours aussi bien et donne lieu à plusieurs situations franchement amusantes.
Ce que j’aime surtout, c’est que leur relation évolue naturellement. Ils ne sont plus simplement une jeune fille et un fantôme coincés dans le même appartement : une véritable complicité s’est installée entre eux.
Et évidemment, plus leur lien devient évident, plus il est difficile de ne pas avoir envie de prendre Muu dans ses bras.
🏠 La résidence dévoile encore quelques secrets
Ce troisième volume profite également de l’occasion pour s’intéresser davantage aux autres occupants de la résidence.
La fameuse voisine portant un masque de chien, notamment, attire enfin davantage l’attention. Une histoire de linge menacé par le vent va pousser Kôri à prendre contact avec elle, avec une découverte à la clé.
Ce genre de petite situation correspond parfaitement à l’esprit de la série : un événement totalement banal peut rapidement devenir prétexte à une rencontre surprenante.
La « maison Shiba » continue ainsi de prendre des airs de grande famille improbable, avec de nouveaux visages qui viennent enrichir les relations déjà établies.
👨 Une rencontre particulièrement amusante
Muu va également faire connaissance avec le père de Kôri.
Et là encore, le contraste est délicieux. Le personnage est plutôt du genre à prendre peur facilement, ce qui n’est pas forcément la meilleure qualité lorsque l’on doit discuter avec un esprit canin vivant dans l’appartement de sa fille.
La rencontre aurait pu rester une simple séquence humoristique, mais elle prend progressivement une autre direction.
C’est justement ce que j’apprécie dans Shiba Inu Rooms : le manga sait partir d’une situation amusante pour arriver à quelque chose de plus humain sans donner l’impression de changer brutalement de registre.
🏫 Kôri commence aussi à changer
Le troisième tome ne reste d’ailleurs pas enfermé entre les quatre murs de la résidence.
Quelques passages au lycée permettent de voir Kôri dans un environnement différent, notamment dans sa relation aux autres.
La jeune fille reste quelqu’un qui éprouve des difficultés à communiquer et à montrer ce qu’elle ressent. Mais au fil des tomes, on voit progressivement les effets de son quotidien dans la maison Shiba.
C’est discret, mais important : Kôri évolue.
Et c’est probablement cette évolution qui permet à la série de dépasser le simple manga « mignon ». Les personnages se construisent les uns au contact des autres et les liens qu’ils créent ont de véritables conséquences sur leur manière d’appréhender le monde.
😂 Et oui, Muu est toujours capable de faire fondre tout le monde
Évidemment, impossible de parler de ce tome sans revenir à Muu.
Le petit esprit reste une véritable machine à provoquer des réactions attendries. Son apparence, ses expressions et ses réactions sont exploitées avec beaucoup d’efficacité par Esu Oomori.
Mais la série sait aussi surprendre lorsqu’elle abandonne momentanément l’humour pour laisser place à une séquence plus émouvante.
Et c’est là que Shiba Inu Rooms gagne vraiment des points à mes yeux. On peut passer du sourire à une émotion beaucoup plus sincère sans que cela semble artificiel.
❤️ Une série qui fait du bien
Après trois tomes, le charme de Shiba Inu Rooms ne repose donc plus uniquement sur son concept ou sur son adorable petit fantôme.
Ce qui fonctionne, c’est cette capacité à parler de famille, d’amitié, de solitude et de liens qui se construisent avec le temps, tout en conservant une vraie légèreté.
Le manga reste drôle et accessible, mais il possède suffisamment de cœur pour toucher un public beaucoup plus large que les seuls amateurs de comédies animalières.
Personnellement, c’est cette combinaison que je trouve la plus réussie. On vient pour Muu et son irrésistible bouille, mais on reste pour Kôri et tous ces personnages qui finissent par former une véritable famille.
Un troisième tome aussi tendre qu’amusant, qui confirme que Shiba Inu Rooms a largement de quoi trouver sa place dans la bibliothèque des lecteurs à la recherche d’une lecture positive et réconfortante.
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