La fille au blouson léopard : notre avis sur la BD Delcourt

Avec La fille au blouson léopard, James Tynion IV et Elsa Charretier proposent une histoire qui ne ressemble pas tout à fait à ce qu’on attend habituellement de l’un ou de l’autre. Derrière une intrigue de tueuse à gages et de poursuites se cache surtout une histoire d’amour compliquée, construite autour de deux femmes que tout semble opposer.

Une création publiée chez Delcourt dans la collection DSTLRY, qui réussit surtout à trouver un équilibre assez séduisant entre émotions, action et humour.

❤️ Quand une tueuse rencontre une écrivaine

Jasper gagne sa vie comme tueuse professionnelle. Autrement dit, son quotidien est assez éloigné de celui de Zara, une écrivaine qui cherche désespérément l’inspiration.

Leur rencontre dans le métro new-yorkais aurait pu rester anecdotique. Elle va pourtant déboucher sur une relation amoureuse.

Mais difficile de construire une histoire tranquille quand l’une des deux personnes passe une bonne partie de son existence à risquer sa vie.

C’est cette contradiction qui donne tout son intérêt au récit.

Zara découvre progressivement une réalité qu’elle ne maîtrise pas, tandis que Jasper doit composer avec quelque chose d’au moins aussi dangereux qu’un contrat d’assassinat : les sentiments.

🔫 Une romance qui ne peut jamais vraiment être tranquille

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que La fille au blouson léopard ne transforme pas cette histoire d’amour en simple romance.

Le thriller reste constamment présent.

Les dangers qui entourent Jasper ne disparaissent jamais, et cette menace permanente donne un autre relief à la relation entre les deux femmes. Il y a quelque chose d’assez paradoxal à voir Zara tenter de comprendre ce qu’elle ressent tout en sachant que la personne dont elle tombe amoureuse évolue dans un univers où la mort fait partie du quotidien.

Le récit trouve ainsi de la place pour l’émotion, l’inquiétude et quelques touches d’ironie, ce qui évite de rendre l’ensemble trop lourd.

✍️ James Tynion IV change de registre

Pour James Tynion IV, le changement est assez intéressant.

L’auteur est particulièrement associé à des récits plus sombres, au fantastique ou au thriller. Ici, il conserve une certaine tension, mais l’intention semble beaucoup plus intime.

L’écriture s’intéresse surtout aux émotions de Zara et à la manière dont elle essaie de les comprendre.

Son activité d’écrivaine devient alors particulièrement intéressante : elle transforme sa propre vie en matière narrative, comme si écrire lui permettait de mettre de l’ordre dans une situation qu’elle ne parvient pas réellement à maîtriser.

Cette approche donne au personnage une vraie personnalité et évite que Zara soit simplement « la compagne de la tueuse ».

🗽 New York comme personnage secondaire

La ville occupe également une place importante.

Le récit ne se contente pas de placer son intrigue à New York pour profiter de quelques décors reconnaissables. Tynion IV fait sentir son attachement à la ville, à travers plusieurs lieux et ambiances qui donnent au récit une dimension presque personnelle.

Cela fonctionne particulièrement bien avec l’histoire d’amour : Jasper et Zara évoluent dans une ville immense, agitée et parfois dangereuse, qui contraste avec les moments beaucoup plus intimes qu’elles partagent.

🎨 Elsa Charretier sublime le duo

Visuellement, c’est évidemment un gros point fort.

Elsa Charretier propose ici un dessin plus épuré que dans certaines de ses précédentes productions, sans perdre ce qui fait sa personnalité.

Les personnages sont immédiatement identifiables et leur apparence correspond parfaitement à leur tempérament. Jasper et Zara n’ont pas besoin de longues explications pour exister graphiquement : leur silhouette, leur attitude et leurs expressions permettent déjà de comprendre beaucoup de choses sur elles.

La colorisation de Jordie Bellaire joue également un rôle important. Les teintes mates modifient l’atmosphère selon les scènes et donnent au récit une vraie variété visuelle.

J’ai particulièrement aimé le travail sur les ombres et les contrastes, qui renforce aussi bien les séquences d’action que les passages plus intimes.

⚡ Un mélange qui fonctionne

Le principal mérite de l’album est finalement son équilibre.

Il y a de l’action, des dangers, une vraie tension autour de Jasper, mais aussi une histoire d’amour qui prend progressivement de la place. Les auteurs ne cherchent pas à choisir entre thriller et romance : ils utilisent l’un pour nourrir l’autre.

Et cela donne un album assez agréable à lire, avec un ton qui peut passer de la tension à l’émotion puis à une petite touche d’humour sans que le mélange paraisse forcé.

🐆 Une belle surprise

À retenir

  • Quand une tueuse rencontre une écrivaine
  • Une romance qui ne peut jamais vraiment être tranquille
  • James Tynion IV change de registre

Notre verdict

La fille au blouson léopard m’a surtout plu parce que le duo créatif prend le temps de donner une vraie existence à ses deux héroïnes.

Jasper n’est pas seulement une machine à tuer et Zara n’est pas simplement une jeune femme fascinée par une vie dangereuse. Leur relation devient le véritable moteur du récit, avec ses hésitations, ses peurs et ses moments plus légers.

Le résultat n’est peut-être pas le thriller le plus brutal que James Tynion IV ait pu écrire, mais ce n’est clairement pas son objectif.

C’est une BD qui préfère faire cohabiter le danger et les sentiments, avec une belle réussite graphique derrière.

Une romance sous tension qui réussit à mélanger efficacement thriller, action, humour et émotions. James Tynion IV propose ici un récit plus intime que ses productions les plus sombres, tandis qu’Elsa Charretier offre un travail graphique particulièrement séduisant, renforcé par les couleurs de Jordie Bellaire. Le duo Jasper/Zara fonctionne très bien et donne à cette création DSTLRY une vraie personnalité.

La BD La fille au blouson léopard, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 25.50€

Sailor Suit and Machine Gun – Blu-ray 4K

Izumi Hoshi est une lycéenne ordinaire jusqu’au jour où la mort de son père lui vaut d’hériter, par la seule force des liens du sang, de la direction d’un petit clan de yakuzas plutôt mal en point. Ses nouveaux hommes de main viennent la chercher à la sortie des cours, elle passe du jour au lendemain des devoirs du soir aux règlements de comptes autour d’une cargaison d’héroïne, et le décalage entre sa candeur d’adolescente et la brutalité du milieu constitue tout le moteur du film.

Disponibilités :
– Fnac 34,99€

The Walking Dead : Streets of Survival arrive en édition Deluxe physique

Les amateurs de zombies peuvent désormais retrouver l’univers de The Walking Dead dans une nouvelle aventure orientée action. The Walking Dead: Streets of Survival bénéficie depuis le 2 octobre 2026 d’une édition physique Deluxe sur PlayStation 5, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2.

Développé par TRAILMARK Games, avec AMC Global Media et Maximum Entertainment France, le jeu propose une campagne directement inspirée de l’arc « Guerre Totale » de la série télévisée.

🔥 Un beat’em up dans l’univers de The Walking Dead

Ici, pas question de rester tranquillement caché derrière une barricade en attendant que les rôdeurs disparaissent.

Streets of Survival mise sur un gameplay beat’em up, avec des affrontements rapprochés et des attaques à distance permettant de faire face à des groupes importants d’ennemis.

Le joueur peut notamment enchaîner les coups, exploiter différentes capacités et adapter son style de combat aux adversaires rencontrés.

L’aventure propose 12 niveaux, directement inspirés de lieux emblématiques de la série, dont le Sanctuaire, la Colline et Alexandria.

🧟 Rick, Daryl, Michonne… mais aussi Negan

La campagne solo permet d’incarner plusieurs personnages connus de l’univers The Walking Dead.

Parmi eux figurent notamment Rick Grimes, Daryl Dixon, Michonne et Negan. Chaque protagoniste dispose de ses propres possibilités de combat et peut être amélioré au fil de la progression.

Le jeu oppose les survivants à deux types de menaces : les hordes de rôdeurs et les Sauveurs, toujours prêts à transformer la moindre rencontre en affrontement.

Certains combats prennent également la forme de confrontations plus importantes contre des personnages ou créatures emblématiques.

💀 Des boss et des affrontements particulièrement musclés

Les joueurs devront notamment affronter plusieurs boss, parmi lesquels Winslow, le rôdeur du puits, mais aussi des figures des Sauveurs comme Negan et Simon.

Ces affrontements sont présentés comme des combats en plusieurs phases, demandant davantage que de simplement marteler les boutons.

Le jeu cherche ainsi à conserver une dimension arcade tout en ajoutant une composante stratégique, notamment grâce aux possibilités d’évolution des personnages.

🎮 Une édition Deluxe avec du contenu supplémentaire

L’édition physique Deluxe comprend le pack « Arcade Apocalypse », qui ajoute plusieurs éléments au jeu.

On y retrouve notamment :

• des apparences supplémentaires pour les personnages et les armes ;
• la bande originale numérique ;
• le mode de survie sans fin « The Walker Pit » ;
• le niveau de difficulté « Hell On Earth », sans points de contrôle.

De quoi prolonger l’expérience une fois la campagne principale terminée.

🔁 Pensé pour être rejoué

Le titre ne se limite d’ailleurs pas à une aventure à parcourir une seule fois.

Les différents personnages disposent de compétences pouvant être améliorées grâce à leurs arbres de progression, tandis que plusieurs niveaux de difficulté permettent de renouveler les affrontements.

Les amateurs de challenge pourront donc augmenter progressivement la difficulté et chercher à mieux maîtriser les enchaînements de chaque combattant.

Un mode Facile est également proposé pour ceux qui souhaitent simplement profiter de la campagne sans rechercher la performance.

📀 The Walking Dead en mode arcade

Avec The Walking Dead: Streets of Survival, l’univers de la série prend donc une orientation particulièrement musclée.

Entre pixel art rétro, combats rapprochés, armes à distance, hordes de rôdeurs et affrontements contre les Sauveurs, le jeu s’adresse avant tout aux joueurs qui apprécient les expériences d’action immédiatement accessibles.

L’édition Deluxe est désormais disponible physiquement sur PlayStation 5, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2.

Twisted Tale : les mangas Disney arrivent chez nobi nobi !

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Et si Ariel avait perdu face à Ursula ? Et si le baiser du prince Philippe n’avait pas réveillé Aurore ? C’est précisément le principe de Twisted Tale, la collection Disney qui revisite les grands classiques à partir d’un événement ayant pris une autre direction.

Après les romans, l’univers arrive désormais en manga chez nobi nobi !, avec deux premiers titres disponibles dès le 14 octobre 2026 : Twisted Tale – Profondeurs de l’océan et Twisted Tale – Il était un rêve.

🌊 Et si Ursula avait gagné ?

Dans Profondeurs de l’océan, l’histoire de La Petite Sirène est complètement bouleversée.

Cinq ans après sa victoire, Ursula règne désormais sur une partie du monde tandis qu’Ariel, privée de sa voix, occupe le trône d’Atlantica.

Tout pourrait sembler définitivement perdu, mais une information inattendue relance l’espoir : le roi Triton pourrait encore être vivant.

Ariel doit alors retourner chez les humains afin de tenter de sauver son père et son peuple, mais aussi de retrouver un prince Éric qu’elle n’a jamais oublié.

Le point de départ suffit à comprendre ce que Twisted Tale cherche à faire : prendre des personnages connus et les placer dans une situation totalement différente de celle du film original.

🌹 Et si Aurore ne se réveillait jamais ?

Le deuxième manga, Il était un rêve, s’attaque à La Belle au bois dormant.

Philippe a vaincu Maléfique et atteint enfin le château. Tout semble prêt pour le fameux réveil d’Aurore.

Sauf que le baiser ne fonctionne pas.

Pire encore : Philippe s’endort lui aussi.

Aurore se retrouve alors enfermée dans une forêt de ronces née de ses propres cauchemars. Elle ne peut compter que sur elle-même pour trouver une issue et tenter de briser ce qui ressemble à la dernière étape de la malédiction.

L’histoire déplace ainsi complètement le rôle de l’héroïne : Aurore n’attend plus qu’un personnage vienne la sauver, elle doit désormais trouver en elle-même la force de se libérer.

🔀 Le principe du « Et si… ? »

C’est toute l’idée de Twisted Tale.

Chaque récit part d’un moment connu du classique Disney, puis imagine ce qui se serait produit si cet événement avait pris une autre direction.

Cette simple modification suffit à transformer complètement la suite de l’histoire.

Les personnages familiers se retrouvent confrontés à de nouveaux dangers, de nouveaux choix et des conséquences qu’ils n’avaient évidemment jamais eu à affronter dans leur aventure originale.

Le ton évolue lui aussi vers quelque chose de plus sombre, avec davantage de place accordée à la fantasy, aux dilemmes et aux situations dangereuses.

📚 Deux mangas que l’on peut lire séparément

Pas besoin d’avoir découvert les romans Twisted Tale avant de commencer.

Les deux nouveautés proposées par nobi nobi ! racontent chacune leur propre histoire et peuvent donc être lues indépendamment.

C’est plutôt une bonne chose pour ceux qui veulent simplement découvrir le concept à travers leurs personnages Disney préférés.

Les lecteurs connaissant déjà les romans retrouveront quant à eux deux histoires qu’ils connaissent sous une nouvelle forme graphique.

💎 Une édition pensée pour les collectionneurs

Nobi nobi ! a également soigné la présentation de ces deux mangas.

Chaque volume bénéficie d’une couverture cartonnée à dos rond, de dorures et de vernis sélectif, dans un format 15 x 21 cm.

Mais le détail le plus intéressant reste sans doute le travail réalisé pour les couvertures françaises : elles ont été spécialement créées pour cette édition.

Une façon de donner à ces mangas une identité visuelle propre, plutôt que de simplement reprendre les visuels associés aux romans.

🏰 Disney revisité en manga

Avec Twisted Tale, nobi nobi ! adapte donc un concept déjà installé en librairie et lui fait franchir une nouvelle étape.

Les premiers titres choisissent deux classiques particulièrement connus pour présenter la recette : prendre une histoire familière, modifier un événement essentiel et imaginer toutes les conséquences qui peuvent en découler.

Pour les amateurs de Disney, c’est évidemment une manière différente de retrouver Ariel ou Aurore. Et pour les lecteurs de manga, l’arrivée de ces univers dans ce format constitue une nouvelle porte d’entrée vers la collection.

📅 Rendez-vous le 14 octobre

Les deux premiers mangas Twisted Tale, Profondeurs de l’océan et Il était un rêve, seront disponibles en librairie le 14 octobre 2026 chez nobi nobi !

Deux classiques Disney, deux scénarios bouleversés… et une même question : et si tout s’était passé autrement ?

Shangri-La Frontier Tome 21 : notre avis sur le manga Glénat

Après avoir fait durer le suspense sur plusieurs volumes, Shangri-La Frontier Tome 21 arrive enfin au moment que l’on attendait : la conclusion du combat contre Kthaanid des Abysses, l’un des Sept Suprêmes.

Sunraku et ses partenaires n’ont désormais plus vraiment de marge de manœuvre. Face à la forme ultime du boss, chaque erreur peut coûter très cher. Et lorsque Saiga 0 entre à son tour dans la danse avec sa technique Armageddon, le raid prend clairement des allures de combat final.

🌊 Enfin la conclusion du raid

Il faut reconnaître que ce face-à-face aura été particulièrement long à atteindre.

Entre l’exploration de la cité engloutie, différentes étapes intermédiaires et les détours de l’aventure, Shangri-La Frontier nous a fait patienter avant de revenir au cœur du problème.

Mais cette fois, plus question de détourner le regard.

Sunraku et son équipe doivent aller jusqu’au bout contre Kthaanid et utiliser tout ce qu’ils ont appris pour espérer l’emporter.

Cette sensation de retour à une confrontation majeure m’a d’ailleurs rappelé les grands affrontements contre Lycaon ou Wethermon. On retrouve cette impression que le combat n’est pas uniquement destiné à occuper plusieurs chapitres : il doit réellement représenter une étape importante du parcours des personnages.

🧠 Dans Shangri-La Frontier, réfléchir est aussi important que frapper

Ce que j’aime particulièrement dans ce manga, c’est que les combats ne reposent jamais uniquement sur la puissance.

Bien sûr, il faut des personnages capables d’envoyer du lourd, mais comprendre le fonctionnement de l’adversaire et trouver la bonne réponse au bon moment reste indispensable.

Le combat contre Kthaanid fonctionne justement grâce à cette dimension.

Les personnages doivent composer avec leurs ressources restantes, leurs capacités et les informations qu’ils ont accumulées. On retrouve cette logique très proche de celle d’un véritable affrontement de MMORPG : on teste, on échoue parfois, on ajuste une stratégie et on tente finalement de trouver la combinaison qui permettra de faire tomber le boss.

Et même lorsqu’on pense avoir compris où tout cela va nous mener, Shangri-La Frontier conserve suffisamment d’incertitude pour maintenir la tension.

⚔️ Un tome qui privilégie clairement l’action

Ce vingt-et-unième volume laisse davantage de place aux affrontements qu’aux longues discussions.

Et ce choix fonctionne particulièrement bien ici.

Les planches sont généreuses, le mouvement est omniprésent et plusieurs doubles pages particulièrement impressionnantes donnent une vraie ampleur au combat.

Le dessin accompagne parfaitement la démesure de l’affrontement. Kthaanid impose évidemment une présence massive, tandis que les différents protagonistes enchaînent les attaques et les changements de stratégie.

Le résultat se lit avec une vraie facilité.

On avance presque comme devant une partie dont on veut absolument connaître le résultat : encore une page, puis encore une autre, jusqu’à la conclusion.

🎯 Une formule connue, mais toujours efficace

Soyons honnêtes : Shangri-La Frontier ne révolutionne pas soudainement sa recette dans ce tome.

On retrouve les ingrédients habituels du shonen : une situation désespérée, une solution difficile à trouver, un retournement, une capacité qui devient décisive et des personnages qui doivent dépasser leurs limites.

Mais la série sait très bien utiliser ces codes.

Ce qui fait la différence, c’est le fonctionnement très particulier de son univers vidéoludique. Ici, les mécaniques de jeu servent directement la narration et rendent les stratégies crédibles dans le contexte du récit.

On ne regarde donc pas uniquement des héros combattre un monstre. On suit presque une équipe de joueurs qui cherche la solution à un problème particulièrement complexe.

🔥 Une fin qui laisse forcément des questions

La conclusion de cet affrontement apporte évidemment une forme de satisfaction après tout le temps passé autour de Kthaanid.

Mais elle ne ferme pas pour autant toutes les portes.

La fin entretient au contraire une certaine curiosité pour la prochaine étape, avec suffisamment d’éléments pour donner envie de comprendre ce que cette victoire va changer pour Sunraku et les autres.

C’est une constante de la série : même lorsqu’un grand objectif est enfin atteint, l’aventure donne immédiatement l’impression qu’une nouvelle montagne attend déjà les personnages.

🏆 Un nouvel excellent passage pour Shanfro

À retenir

  • Enfin la conclusion du raid
  • Dans Shangri-La Frontier, réfléchir est aussi important que frapper
  • Un tome qui privilégie clairement l’action

Notre verdict

Avec ce Tome 21, Shangri-La Frontier conclut donc un nouvel arc important avec beaucoup d’efficacité.

J’ai particulièrement apprécié le retour à une grande confrontation qui rappelle les meilleurs combats de la série, ainsi que la place accordée à la stratégie.

Le tome est également plus direct que certains précédents : moins de discussions, davantage de spectacle, et un rythme qui permet de dévorer les pages sans vraiment avoir envie de s’arrêter.

Une conclusion très efficace pour le raid de Kthaanid, et surtout une nouvelle démonstration de ce que Shangri-La Frontier sait faire de mieux : transformer un combat de boss en véritable casse-tête spectaculaire.

Un tome 21 très efficace qui offre enfin le dénouement du combat contre Kthaanid. L’action domine largement, sans pour autant sacrifier la dimension stratégique qui fait la personnalité de Shangri-La Frontier. Les affrontements sont spectaculaires, les planches particulièrement soignées et la conclusion donne immédiatement envie de découvrir la prochaine étape de l’aventure.

Le manga Shangri-La Frontier (Tome 21), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.20€

La Belle et la Bête – Édition limitée numérotée Blu-ray 4K

Adapté du conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, ce classique du fantastique français réalisé par Jean Cocteau suit Belle, qui prend la place de son père prisonnier dans le château d’une créature mi-homme mi-fauve et découvre peu à peu la sensibilité qui se cache derrière son apparence.

Cocteau confie à Jean Marais le triple rôle d’Avenant, de la Bête et du Prince, face à la Belle de Josette Day, et déploie tout un imaginaire de bras porteurs de chandeliers et de miroirs magiques qui a durablement marqué l’histoire du cinéma. Cette édition s’appuie sur une nouvelle restauration menée d’après les notes techniques laissées par le cinéaste.

Disponibilités :
– Fnac 69,99€

Nosferatu, le fantôme de la nuit – Steelbook édition limitée Blu-ray 4K

Werner Herzog reprend le Nosferatu de Murnau non pas comme un remake mais comme une réappropriation, en rendant aux personnages les noms du roman de Bram Stoker que le film muet avait dû maquiller pour raison de droits. Jonathan Harker part en Transylvanie vendre un manoir au comte Dracula, qui découvre le portrait de sa fiancée et y reconnaît le visage de son épouse défunte, avant de gagner l’Allemagne en emportant la peste avec lui. Klaus Kinski y compose un vampire épuisé par l’immortalité plus que menaçant, face à Isabelle Adjani et Bruno Ganz, dans ce qui reste le deuxième film du tandem Herzog-Kinski après Aguirre.

Disponibilités :
– exclu Fnac 34,99€

Shin Tokyo Tome 5 : notre avis sur le manga Mangetsu

Avec Shin Tokyo Tome 5, Yomi et ses compagnons pensaient avoir trouvé un refuge dans l’arène d’Asakusa. Ils découvrent rapidement que cet endroit n’a rien d’un havre de paix. Le nouvel arc commence directement sous tension et transforme ce qui devait les protéger en un piège dont ils vont devoir s’échapper.

Et pour compliquer encore les choses, trois bourreaux particulièrement dangereux viennent leur barrer la route.

🔥 Un refuge qui devient une prison

Le lieu contrôlé par Nobunaga, l’oncle de Saikawa, devait permettre au groupe de souffler un peu.

C’est évidemment raté.

L’arrivée de Jeanne, Leonidas et Cao Cao fait voler en éclats toute impression de sécurité. Le groupe se retrouve confronté à des adversaires redoutables et doit rapidement trouver une manière de survivre dans un environnement devenu totalement hostile.

Ce nouveau départ fonctionne bien parce que l’auteur ne prend pas le temps de ralentir artificiellement l’histoire. La menace est immédiate, les personnages doivent réagir et le lecteur comprend rapidement que la situation peut dégénérer à tout moment.

🧨 Une succession de problèmes

Ce qui m’a particulièrement marqué dans ce volume, c’est la manière dont les difficultés s’empilent.

À peine le groupe commence-t-il à mesurer la puissance de ses adversaires qu’une nouvelle contrainte apparaît. Puis une autre. Puis encore une autre.

Trahison, compte à rebours, recherche d’informations et stratégies pour faire tomber les bourreaux viennent successivement modifier les rapports de force.

Le rythme est donc particulièrement efficace : on tourne les pages pour savoir quelle nouvelle complication va surgir.

Le seul problème, c’est que Shin Tokyo frôle parfois la surenchère.

L’auteur multiplie tellement les leviers de tension qu’on peut finir par avoir l’impression que le récit ne veut jamais laisser respirer ses personnages. Pour l’instant, cela fonctionne encore, mais il faudra veiller à ne pas transformer chaque situation en catastrophe absolue.

🧠 Yomi change complètement de dimension

Mais le véritable intérêt du tome est ailleurs.

Yomi évolue énormément.

Le personnage n’est plus simplement celui qui suit les événements ou tente de survivre avec les autres. Il prend progressivement le contrôle de la situation.

Il observe, analyse, répartit les rôles et cherche les solutions permettant à son groupe de tenir face à des adversaires beaucoup plus puissants.

Et surtout, il commence à anticiper les coups de l’ennemi.

Ce changement est particulièrement réussi parce qu’il donne enfin tout son sens à la place de Yomi dans cette histoire. On comprend progressivement pourquoi il a été choisi comme général : sa principale arme n’est pas nécessairement sa puissance physique, mais sa capacité à réfléchir lorsque tout semble partir en morceaux.

🗡️ Les combats ne sont plus qu’une question de force

C’est aussi ce qui rend les affrontements plus intéressants.

Face à des bourreaux aussi dangereux que Jeanne, Cao Cao et Leonidas, gagner uniquement grâce à la puissance paraît impossible.

Yomi doit donc chercher la faille, comprendre les mécanismes du conflit et exploiter ce dont il dispose.

Cette dimension stratégique apporte quelque chose de différent aux combats et permet au manga d’éviter de tomber uniquement dans une escalade de pouvoirs.

Pour moi, c’est précisément là que Shin Tokyo devient le plus intéressant.

👀 Akito et les promesses pour la suite

Le tome ne se contente pas de faire évoluer Yomi.

Le passé d’Akito commence également à prendre davantage de place, ce qui permet de mieux comprendre un personnage dont on attendait justement davantage.

Et comme souvent, le volume se termine sur un cliffhanger particulièrement efficace.

L’auteur a donc réussi son coup : une fois le tome refermé, plusieurs questions restent en suspens et l’envie de connaître la suite est bien présente.

⚔️ Shin Tokyo passe à la vitesse supérieure

À retenir

  • Un refuge qui devient une prison
  • Une succession de problèmes
  • Yomi change complètement de dimension

Notre verdict

Ce cinquième volume confirme finalement une chose : Shin Tokyo sait construire sa tension.

La série reste très généreuse en rebondissements et ne laisse quasiment aucun répit à ses personnages. Cette abondance peut parfois donner une légère impression de surenchère, mais elle est compensée par une évolution beaucoup plus intéressante : celle des protagonistes.

Et ici, Yomi prend enfin toute son ampleur.

Il ne se contente plus de participer aux événements. Il commence à les diriger.

C’est probablement ce que je retiendrai le plus de ce tome, bien davantage que les affrontements eux-mêmes.

Un cinquième tome particulièrement nerveux qui lance efficacement un nouvel arc. Les trois bourreaux apportent un vrai danger, tandis que la multiplication des contraintes maintient une tension presque constante. La légère surenchère finit parfois par peser, mais l’évolution de Yomi en véritable stratège constitue une excellente surprise. Avec le mystère autour d’Akito et un cliffhanger qui donne immédiatement envie de continuer, Shin Tokyo confirme son potentiel.

Le manga Shin Tokyo (Tome 5), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

The Legend of Heroes: Trails through Daybreak – Édition limitée (PS5)

Sortie en 2024 et d’abord réservée aux boutiques en ligne de NIS America, l’édition limitée de Trails through Daybreak réapparaît chez Amazon. Elle accompagne le premier épisode de l’arc de Calvard, dans lequel on suit le chasseur de primes Van Arkride, d’un gros artbook de plus de 240 pages, d’une bande originale sur CD et d’un steelbook, le tout dans un coffret à fourreau. Attention, le jeu n’est pas traduit en français et l’une des deux bandes originales n’est fournie que sous forme de code à télécharger.

Disponibilités :
– Amazon 109,99€

Saint Seiya: Rerise of Poseidon Tome 1 : notre avis sur le manga Kana

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Il y a des licences qui finissent par devenir tellement vastes qu’on ne sait plus très bien pourquoi on continue à les suivre. Saint Seiya en fait un peu partie pour moi. Pourtant, ce premier tome de Rerise of Poseidon a réussi quelque chose que je n’attendais vraiment plus : me redonner envie de m’intéresser à cette partie de l’univers.

Et le plus surprenant, c’est que ce sont les Généraux des Mers qui y sont parvenus.

⚔️ Donner enfin une seconde vie aux Marinas

Dans l’œuvre originale, les Marinas disposaient d’un immense potentiel, mais leur passage dans le récit restait finalement assez bref. Quelques-uns bénéficiaient d’un véritable passé, tandis que d’autres étaient surtout définis par leur combat contre les Chevaliers de Bronze.

Rerise of Poseidon part précisément de ce manque.

Baian, Io, Krishna, Kasa, Sorrento ou Isaac ne sont plus simplement des adversaires associés à une technique et à une armure. Le manga cherche à s’intéresser à ce qu’ils sont devenus, à ce qu’ils ont vécu et surtout à la manière dont ils regardent aujourd’hui leur propre histoire.

Et cette idée fonctionne particulièrement bien avec Kanon.

Le fait de revenir sur sa trahison et sur les conséquences de ses manipulations modifie forcément la perception que les Marinas peuvent avoir de leur propre combat. Ils ne reviennent pas simplement pour recommencer la même histoire avec des pouvoirs supplémentaires : leur passé pèse sur eux.

C’est là que j’ai commencé à accrocher.

🧠 Des personnages qu’on redécouvre enfin

J’ai également apprécié la manière dont le récit crée des connexions entre les personnages.

Les relations entre Kanon, Isaac et Kasa apportent notamment une dimension supplémentaire à ces figures que l’on connaissait finalement assez peu. D’autres liens, plus inattendus, viennent également enrichir l’ensemble.

Ce que j’aime surtout, c’est que Tsunakan Suda semble avoir compris que faire revenir ces personnages obligeait à leur donner davantage qu’une nouvelle armure et quelques attaques inédites.

Leur histoire doit désormais avoir un sens.

Et même si tout n’est pas encore développé au maximum, cette volonté suffit à rendre les Marinas beaucoup plus intéressants qu’ils ne l’étaient dans mon souvenir.

🎨 Un dessin qui retrouve l’esprit de Kurumada

Autre élément qui m’a particulièrement marqué : le travail de Tsunakan Suda sur le dessin.

Le mangaka ne cherche pas à transformer Saint Seiya en quelque chose de totalement différent. Au contraire, il s’inscrit dans une continuité graphique très assumée avec Masami Kurumada.

Les visages, certaines poses, le découpage et même quelques respirations humoristiques donnent une impression de familiarité assez étonnante.

Et pour quelqu’un comme moi qui a été autant marqué par l’anime que par le manga, cette fidélité produit un effet assez particulier.

Parce que le Saint Seiya que j’ai en tête est aussi celui de Shingo Araki, Michi Himeno ou Eisaku Inoue. Retrouver ici une approche beaucoup plus proche de Kurumada me ramène donc à une autre mémoire de la série.

Je trouve néanmoins que Suda réussit à éviter le simple exercice de reproduction. C’est proche de l’original sans donner l’impression de regarder un décalque.

🛡️ Les Arch-Scales, entre plaisir et méfiance

Et puis il y a les nouvelles armures.

Je dois reconnaître que ma première réaction face aux Arch-Scales n’a pas été franchement enthousiaste. Mon long passé de collectionneur de Myth Cloth m’a immédiatement fait penser à une nouvelle occasion de ressortir la carte bancaire.

Saint Seiya a depuis longtemps développé une relation très particulière avec ses produits dérivés, et les nouvelles versions d’armures peuvent forcément donner cette impression.

Mais le manga apporte ici une vraie justification.

Les Arch-Scales ne sont pas simplement présentées comme des versions encore plus puissantes des armures existantes. Elles possèdent leur propre place dans la mythologie de Poséidon, puisqu’elles correspondent à une forme ancienne des Scales.

J’ai aussi apprécié que Suda ne cherche pas à en faire de nouvelles God Cloths. Le concept conserve ainsi une identité propre.

Le fait que leur conception ait été pensée assez tôt avec la perspective de leur adaptation en trois dimensions montre toutefois clairement que Saint Seiya reste aussi une licence pensée autour de ses objets dérivés. Au moins, ici, les deux approches semblent fonctionner ensemble plutôt que de se contredire.

💥 Le vrai défaut : tout va parfois trop vite

Tout n’est cependant pas parfait.

Rerise of Poseidon est conçu comme une aventure relativement courte et cela se ressent sur le rythme. Les combats avancent parfois très rapidement et certaines situations auraient gagné à bénéficier de davantage de place.

C’est d’autant plus frustrant que les Marinas disposent enfin d’un récit qui leur est consacré.

J’aurais volontiers passé plus de temps avec eux, approfondi certains liens et laissé davantage respirer les scènes avant de passer à l’étape suivante.

Le manga choisit clairement l’efficacité plutôt que la longueur.

Et même si ce choix rend la lecture fluide, il donne parfois l’impression que l’auteur tient entre ses mains davantage de matière qu’il ne peut réellement développer.

🌊 Une vraie bonne surprise pour les fans de Saint Seiya

À retenir

  • Donner enfin une seconde vie aux Marinas
  • Des personnages qu’on redécouvre enfin
  • Un dessin qui retrouve l’esprit de Kurumada

Notre verdict

Voilà probablement ce qui me surprend le plus avec ce premier tome.

Objectivement, Rerise of Poseidon ne révolutionne pas Saint Seiya. On y retrouve des personnages qui reviennent, de nouvelles armures, une nouvelle menace et une structure de combats parfaitement familière.

Mais je n’avais justement pas besoin qu’on révolutionne encore la licence.

Ce que j’avais envie de retrouver, sans forcément le savoir, c’était une raison de m’intéresser de nouveau à ces personnages que je connaissais depuis des décennies.

Et c’est exactement ce que ce premier tome m’a offert.

Les Marinas deviennent enfin autre chose que des obstacles sur le chemin de Seiya et des autres. Ils ont désormais une histoire à défendre, des relations à explorer et un passé qui mérite d’être raconté.

Je n’ai donc pas refermé ce tome en me demandant si Rerise of Poseidon allait sauver Saint Seiya.

Je me suis simplement dit : dommage de ne pas avoir la suite sous la main.

Et venant de moi, c’est probablement le meilleur compliment que ce spin-off pouvait recevoir.

Une très bonne surprise qui redonne de l’intérêt aux Généraux des Mers en leur offrant enfin un véritable espace narratif. Le dessin de Tsunakan Suda joue intelligemment avec l’héritage de Kurumada et les Arch-Scales apportent une évolution intéressante à la mythologie de Poséidon. Le rythme parfois trop rapide empêche l’ensemble d’atteindre encore un niveau supérieur, mais ce premier tome réussit surtout l’essentiel : donner envie de replonger dans Saint Seiya.

Le manga Saint Seiya: Rerise of Poseidon (Tome 1), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 8.10€