Resident Evil : Death Island : notre avis sur le manga Mana Books

Réunir Leon S. Kennedy, Chris Redfield, Jill Valentine, Claire Redfield et Rebecca Chambers dans une même histoire avait tout du cadeau destiné aux fans de Resident Evil. Avec Resident Evil : Death Island, Mana Books propose justement de retrouver cette équipe de choc dans une adaptation manga du film d’animation sorti en 2023.

Publié en France le 3 septembre 2026, ce volume signé ZINO reprend donc l’intrigue de Death Island et l’intègre dans la chronologie de la saga, entre Resident Evil 6 et Resident Evil 7.

Et autant le dire immédiatement : si vous connaissez bien Resident Evil, ce manga possède de sérieux arguments.

🧬 Une histoire qui demande quelques connaissances

L’aventure commence en 1998, pendant l’incident de Raccoon City, avant de faire un bond de dix-sept ans.

En 2015, plusieurs affaires apparemment indépendantes vont progressivement converger vers Alcatraz.

Leon est chargé de retrouver un scientifique disparu, tandis que Chris et Jill enquêtent sur une mystérieuse épidémie à San Francisco. Claire poursuit quant à elle une autre piste liée à d’étranges phénomènes touchant la faune marine.

Rebecca Chambers vient compléter le dispositif.

Le problème, c’est que tout cela arrive assez rapidement. Entre les organisations, les personnages, les événements passés et les références à la chronologie de Resident Evil, un lecteur qui ne connaît pas la franchise risque de perdre quelques repères.

Pour les habitués, en revanche, retrouver tous ces personnages et comprendre leur place dans cet univers fait partie du plaisir.

🧟 Dylan Blake apporte un peu plus que des zombies

L’adversaire de cette histoire, Dylan Blake, n’est pas simplement là pour déclencher une nouvelle catastrophe biologique.

Son histoire personnelle est directement liée à Raccoon City et à ce qu’il a vécu durant cette tragédie. Son parcours permet ainsi d’ajouter une dimension plus humaine au récit.

La vengeance, le traumatisme et la défiance envers les institutions donnent davantage de profondeur à un scénario qui aurait facilement pu se contenter d’enchaîner les affrontements avec les créatures.

C’est d’ailleurs ce que j’ai trouvé intéressant : derrière les zombies, virus et monstres, Death Island parle aussi des conséquences laissées par les événements de la saga sur ceux qui les ont vécus.

🔥 Le plaisir de retrouver les héros de Resident Evil

Évidemment, l’un des principaux intérêts du manga reste son casting.

Leon, Chris, Jill, Claire et Rebecca ont chacun leurs caractéristiques bien établies, et ZINO les conserve suffisamment pour que l’on retrouve rapidement leurs personnalités et leurs fonctions dans l’équipe.

Leon reste le spécialiste de l’action et de la survie, Chris et Jill représentent davantage le côté opérationnel, Claire conserve son rôle tourné vers les civils et Rebecca reste indispensable lorsqu’il faut comprendre ou contrer les effets biologiques de la menace.

J’ai particulièrement apprécié les petits clins d’œil à l’univers des jeux. Ce sont exactement ces détails qui peuvent transformer une adaptation en véritable plaisir de lecture pour un fan.

On retrouve cette sensation familière : on sait que les personnages vont probablement traverser l’enfer, mais on a surtout envie de voir comment ils vont s’en sortir cette fois-ci.

✏️ Un dessin qui colle parfaitement à l’ambiance

Côté graphique, ZINO fait un excellent travail.

Le manga ne cherche pas simplement à reproduire les images du film. Les scènes d’action sont réinterprétées avec les outils du manga : cadrages dynamiques, contrastes, gros plans et découpages qui donnent beaucoup d’énergie aux affrontements.

J’ai particulièrement aimé le traitement des personnages. Les héros de Resident Evil sont reconnaissables et particulièrement soignés, tandis que les créatures bénéficient de planches qui rendent très bien leur aspect monstrueux.

Et puis il y a les décors.

Alcatraz, les installations souterraines, les égouts ou encore les environnements liés aux expériences biologiques possèdent exactement cette ambiance oppressante que l’on attend d’un Resident Evil.

Sur ce point, le passage du film d’animation au papier fonctionne plutôt bien.

🎮 Un manga avant tout destiné aux fans

C’est finalement le principal enseignement de cette lecture.

Resident Evil : Death Island est court, puisque l’histoire tient en un seul tome, et cette contrainte ne permet évidemment pas de développer autant les personnages ou certains éléments de l’intrigue qu’une série plus longue pourrait le faire.

Mais le manga va droit à l’essentiel.

Action, horreur, monstres, personnages emblématiques et références aux jeux sont au rendez-vous. Pour quelqu’un qui connaît déjà l’univers, le plaisir est immédiat.

En revanche, si vous n’avez jamais joué à Resident Evil ou si vous connaissez très peu sa chronologie, je pense que l’expérience sera beaucoup plus compliquée. Certaines informations sont rapidement posées et le récit suppose une certaine familiarité avec les protagonistes et leur passé.

🧟 Mon avis sur Resident Evil : Death Island

J’ai passé un très bon moment avec ce manga, notamment grâce au dessin de ZINO et au plaisir de retrouver une bonne partie des personnages emblématiques de la franchise.

L’adaptation reste malheureusement assez condensée. En un seul volume, difficile de donner beaucoup d’espace à chacun, et certains passages auraient mérité davantage de développement.

Mais pour un fan de Resident Evil, le contrat est rempli.

Ce n’est peut-être pas le manga que je conseillerais pour découvrir la franchise, mais si vous connaissez Leon, Jill, Chris, Claire et Rebecca, que vous aimez les créatures biologiques et que les références aux jeux vous font toujours sourire, Death Island possède clairement de quoi vous faire passer un bon moment.

Un volume efficace, généreux en fan service et graphiquement réussi, mais qui reste réservé en priorité aux connaisseurs.

Le manga Resident Evil : Death Island, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 12€

The Dark Knight Returns – Coffret fac-similé 40 ans

Pour les 40 ans de The Dark Knight Returns, Urban Comics réédite la mini-série de 1986 telle que les lecteurs l’ont découverte à l’époque, en reproduisant ses quatre numéros d’origine au format souple dans un coffret vendu uniquement complet. On y suit un Bruce Wayne quinquagénaire, aigri et porté sur la boisson, qui sort d’une longue retraite pour enfiler à nouveau le costume de Batman face à une Gotham City sombrant dans le crime, quitte à se retrouver traqué par la police et le gouvernement. Le coffret est complété par un poster et par un livret bonus inédit qui revient en détail sur l’histoire de la publication de cette œuvre devenue l’une des références absolues du Chevalier Noir.

Disponibilités :
– Amazon 40€

Mushoku Tensei Tome 1 : notre avis sur le manga Doki-Doki

Mushoku Tensei commence par une idée devenue incontournable dans les récits de réincarnation : offrir à un personnage une nouvelle existence après un premier passage sur Terre particulièrement chaotique. Mais ici, cette seconde chance ne sert pas simplement à découvrir un monde fantastique. Elle permet surtout à un homme profondément marqué par son passé de tenter de construire enfin une vie différente.

🌍 Une seconde vie qui commence dès l’enfance

Le protagoniste était un NEET de 34 ans, complètement isolé et incapable de sortir de la spirale dans laquelle il s’était enfermé. Sa rencontre avec la mort devient paradoxalement le point de départ d’une nouvelle existence.

Il renaît alors sous le nom de Rudeus Greyrat, dans un monde où la magie et les épées font partie du quotidien.

Mais son nouveau corps appartient à un enfant.

Et c’est précisément là que le manga trouve une partie de son intérêt. Rudy conserve les souvenirs de son ancienne vie et donc une expérience d’adulte, tout en devant grandir physiquement comme n’importe quel enfant. Cette contradiction crée immédiatement une personnalité assez particulière, parfois mature, parfois complètement décalée.

Son objectif est simple : ne pas gâcher cette nouvelle chance.

✨ Rudy découvre la magie

Les premières années permettent surtout au lecteur de découvrir progressivement ce nouvel univers. Rudy se passionne rapidement pour la magie et montre des capacités qui attirent l’attention.

Son apprentissage lui permet notamment de rencontrer une nouvelle enseignante, mais également de développer ses premières relations dans ce monde qui lui était totalement étranger.

Le récit prend alors une direction plus légère après son introduction particulièrement sombre. L’auteur alterne découverte, humour et moments plus sérieux sans chercher à précipiter l’évolution de son personnage.

J’ai apprécié cette progression. Rudy ne devient pas instantanément quelqu’un d’autre simplement parce qu’il a été réincarné. Son passé continue de peser sur lui et certaines de ses peurs restent profondément ancrées.

😅 Un héros parfois franchement gênant

C’est probablement l’un des aspects les plus particuliers de Mushoku Tensei.

Rudy possède une culture d’adulte et surtout une culture très marquée par son ancienne vie d’otaku. Il analyse donc certaines situations avec un regard qui n’est absolument pas celui d’un enfant de son âge.

Cela donne lieu à quelques scènes franchement embarrassantes, mais aussi à un humour qui repose beaucoup sur le décalage entre ce que Rudy pense et ce que les autres voient réellement.

Le personnage n’est d’ailleurs pas présenté comme un héros parfait. Ses défauts, ses traumatismes et certains comportements discutables font partie intégrante de sa personnalité. C’est ce qui le rend plus intéressant qu’un simple protagoniste surpuissant propulsé dans un monde fantastique.

🎭 Un univers qui donne envie de continuer

Ce premier tome prend finalement le temps de poser ses personnages et son fonctionnement plutôt que de multiplier immédiatement les grands combats.

Les dessins sont réussis, les scènes d’action restent parfaitement lisibles et l’univers possède suffisamment de potentiel pour donner envie d’en découvrir davantage.

Surtout, plusieurs éléments laissent comprendre que la vie de Rudy ne va pas rester aussi tranquille. Son avenir semble déjà se dessiner en arrière-plan et ce premier volume donne suffisamment de pistes pour susciter la curiosité sans tout révéler.

Mushoku Tensei Tome 1 est une introduction convaincante. J’ai particulièrement apprécié son idée de seconde chance, mais aussi la manière dont le manga exploite le décalage entre l’expérience d’un homme adulte et les contraintes d’un corps d’enfant.

Le mélange entre fantasy, magie, humour et culture otaku fonctionne plutôt bien, tandis que Rudy s’impose rapidement comme un personnage auquel on a envie de donner une chance.

Ce premier tome pose surtout les bases. Il reste maintenant à voir ce que cette nouvelle vie va réellement réserver à Rudeus Greyrat.

Le manga Mushoku Tensei (Tome 1), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€

Absolute Batman – Coffret collector édition limitée

Phénomène de l’univers Absolute de DC, la série qui réinvente un Bruce Wayne sans fortune ni manoir, fils d’un enseignant de l’école publique marqué à vie par une fusillade et devenu un justicier aussi cérébral que massif dans les quartiers pauvres de Gotham, s’offre un coffret collector chez Urban Comics.

On y retrouve les trois premiers tomes, qui rassemblent les épisodes 1 à 18 ainsi que les numéros spéciaux Ark M, Annual 2025 et Absolute Evil, accompagnés d’un sketchbook réunissant les recherches préparatoires et de nombreuses illustrations de Nick Dragotta. Le coffret contient également six ex-libris exclusifs signés Daniel Warren Johnson, Frank Quitely, Jock, Martin Simmonds, Ben Oliver et Clay Mann, ainsi qu’une figurine à peindre de ce Batman conçue avec Monolith pour son jeu de plateau et proposée en exclusivité mondiale dans cette édition.

Disponibilités :
– Amazon 119€

The Art of Endless Legend 2 – Artbook

Suite directe d’Endless Legend, ce jeu de stratégie au tour par tour aux accents de fantasy se déroule sur une seule planète de l’univers Endless, Saiadha, un monde balayé par les tempêtes, marqué par de profonds bouleversements et peuplé d’habitants venus d’horizons très différents. Cet artbook invite à parcourir ses paysages et son histoire à travers de nombreuses illustrations, et à faire connaissance avec les peuples et les espèces qui survivent sur cette terre hostile. Les scénaristes et les artistes du studio y dévoilent aussi les coulisses de la création de cet univers, et la manière dont ils ont bâti chacun de ses aspects.

Disponibilités version anglaise :
– Amazon.fr 45,68€

Tomb Raider : Legacy of Atlantis – édition Deluxe (Switch 2)

Tomb Raider : L’Héritage de l’Atlantide est une réinterprétation époustouflante du jeu culte de 1996. Incarnez Lara Croft et faites appel à votre intelligence et à votre agilité pour explorer des lieux exotiques oubliés du temps : des jungles du Pérou aux ruines antiques de Grèce, en passant par les déserts d’Égypte et une île méditerranéenne mystérieuse, nimbée de légendes.

Traversez des paysages périlleux, résolvez des énigmes mortelles et affrontez de redoutables prédateurs dans votre quête des fragments du Scion, un artefact d’une puissance incommensurable. Que vous soyez un aventurier chevronné ou un nouveau venu dans l’univers de Lara, Tomb Raider : L’Héritage de l’Atlantide vous offre des graphismes à couper le souffle grâce à l’Unreal Engine 5, une conception de jeu moderne et de nouvelles surprises, tout en respectant l’esprit et l’atmosphère de la première aventure de Lara Croft.

Disponibilités :
– Amazon 69,99€

Spider-Noir : ce que devait raconter la saison 2 avant l’annulation

0

Il faudra probablement se contenter d’une seule saison de Spider-Noir. Alors que la série portée par Nicolas Cage vient de recevoir plusieurs récompenses aux Emmy Awards, Prime Video a décidé de ne pas poursuivre l’aventure. Une situation forcément particulière pour une production qui venait pourtant de connaître une belle reconnaissance critique.

Mais son créateur avait déjà commencé à réfléchir à la suite. Et ses idées donnent une petite idée de ce que nous ne verrons peut-être jamais.

🕵️ Un autre décor pour le détective Spider-Man

Oren Uziel, showrunner de Spider-Noir, avait déjà imaginé différentes possibilités pour une éventuelle deuxième saison.

L’idée la plus intéressante concernait notamment le changement de décor. Après avoir installé son univers dans le Los Angeles des années 1930, la série aurait pu emmener son héros vers d’autres territoires, notamment en Europe.

Une évolution qui aurait permis de renouveler complètement l’atmosphère de la série tout en conservant son identité de film noir.

Et le contexte historique aurait rapidement changé la nature du récit.

🌍 De 1933 à la Seconde Guerre mondiale

La première saison se déroule à partir de 1933. Une éventuelle suite aurait donc naturellement fait avancer le calendrier.

Pour Oren Uziel, cette progression pouvait conduire directement vers une période particulièrement sombre de l’Histoire : la Seconde Guerre mondiale.

Un contexte qui aurait ouvert de nombreuses possibilités narratives pour Spider-Noir. Le détective aurait pu quitter les rues familières de Los Angeles et évoluer dans un monde radicalement transformé par les événements internationaux.

Pour l’instant, ces idées restent évidemment au stade de projets abandonnés. Il ne s’agit pas d’une intrigue officiellement produite.

🏆 Une annulation arrivée au pire moment ?

Le destin de Spider-Noir possède une ironie assez étonnante.

L’annulation de la série a été annoncée seulement deux jours avant les Emmy Awards 2026. Et lors de la cérémonie, la production a finalement remporté cinq récompenses.

Ce décalage entre l’arrêt du programme et sa reconnaissance lors de la cérémonie a naturellement alimenté les discussions autour de la décision de Prime Video.

La principale raison avancée concerne les performances d’audience et les coûts de production. Oren Uziel a d’ailleurs expliqué que la série représentait un investissement important, tout en relativisant certains chiffres très élevés ayant circulé sur Internet.

🎬 Nicolas Cage ne semble pas regretter l’expérience

Même si une deuxième saison ne verra probablement pas le jour, Nicolas Cage considère avoir suffisamment développé sa vision de cette version particulière de Spider-Man.

L’acteur avait accepté de reprendre le personnage qu’il avait interprété dans Spider-Man: New Generation, mais dans une série qui lui offrait cette fois davantage d’espace pour explorer cet univers rétro et beaucoup plus sombre.

De son côté, Uziel a indiqué qu’il aurait aimé continuer à travailler avec l’équipe de la série, tout en reconnaissant que la première saison avait été conçue comme une histoire complète.

C’est finalement ce qui permet à Spider-Noir de fonctionner malgré son annulation : le récit possède une conclusion et ne laisse pas nécessairement l’impression d’avoir été brutalement interrompu au milieu d’une intrigue.

🕷️ Sony prépare déjà d’autres séries Spider-Man

L’arrêt de Spider-Noir ne signifie toutefois pas que Sony et Amazon abandonnent leurs ambitions télévisuelles autour de Spider-Man.

Selon plusieurs informations venues des États-Unis, quatre projets de séries en prises de vues réelles seraient actuellement développés pour Prime Video.

Parmi les scénaristes et producteurs associés à ces différents projets figureraient Kelvin Yu, Alison Tatlock, Ben Nedivi, Matt Wolpert et Megan McDonnell.

Les personnages concernés et les intrigues restent encore inconnus. Rien ne permet donc pour l’instant d’affirmer quelle série sera effectivement produite.

Oren Uziel ne serait pas impliqué dans ces nouveaux projets, même s’il a expliqué être intéressé par l’idée de continuer à travailler dans cet univers.

🖤 Une seule saison, mais une véritable histoire

C’est probablement le paradoxe de Spider-Noir. La série avait suffisamment de potentiel pour envisager plusieurs directions, mais elle avait aussi pris soin de raconter une histoire complète en huit épisodes.

On peut donc regretter de ne jamais découvrir ce que serait devenu ce Spider-Man dans l’Europe des années 1930 ou face au bouleversement provoqué par la guerre.

Mais les récompenses obtenues aux Emmy Awards montrent au moins que cette expérience aura marqué son passage à la télévision.

La saison 2 de Spider-Noir restera peut-être définitivement une histoire imaginaire. Et quelque part, c’est sans doute ce qui rend les révélations d’Oren Uziel encore plus intéressantes : elles permettent d’entrevoir une aventure qui existait déjà dans les esprits de ses créateurs, mais qui ne dépassera probablement jamais le stade des idées.

Alice au-delà des étoiles Tome 2 : entre dépassement de soi et rêve spatial

0

Avec son deuxième tome, Alice au-delà des étoiles continue de suivre la jeune Alice dans son parcours pour intégrer une sélection destinée aux futurs astronautes. Le potentiel de la série reste évident, notamment grâce à une héroïne attachante et à une approche intéressante de la différence.

Mais après deux volumes, une question commence à se poser : où est réellement l’aventure spatiale que le titre semble promettre ?

🌟 Alice apprend enfin à croire en elle

Alice est toujours confrontée à des candidats particulièrement brillants, ce qui nourrit naturellement ses propres complexes. Elle possède pourtant des qualités qui pourraient sembler inhabituelles dans ce type de sélection.

Sa sensibilité auditive exceptionnelle, notamment, devient progressivement un véritable atout. Même son japonais imparfait peut être dépassé lorsqu’elle apprend à communiquer autrement et surtout à ne plus considérer systématiquement ses différences comme des faiblesses.

C’est finalement l’évolution personnelle d’Alice qui constitue le véritable fil rouge de ce deuxième volume.

Au début, elle s’appuie énormément sur Inuboshi. Mais leur dynamique change progressivement. Alice commence à prendre des initiatives, à proposer ses propres idées et à participer pleinement aux décisions du groupe.

Cette transformation est réussie parce qu’elle reste progressive : Alice ne devient pas soudainement une héroïne parfaite. Elle apprend simplement à reconnaître ce qu’elle est capable d’apporter aux autres.

🛰️ Les étoiles restent malheureusement en arrière-plan

C’est ici que mon enthousiasme est plus mesuré.

J’attendais de ce manga davantage de sélection astronautique, d’entraînement, de technologie et de découverte spatiale. Or, dans ce deuxième tome, ces éléments restent principalement au service du développement des personnages.

Les différentes épreuves permettent surtout d’aborder la confiance en soi, le stress, la communication et l’acceptation de ses différences.

Le propos est intéressant, mais ce n’est pas exactement ce que j’espérais trouver.

Et certaines épreuves m’ont laissé assez indifférent. J’aurais aimé que l’univers spatial soit davantage exploité pour créer de véritables moments de dépaysement et d’émerveillement.

🤝 Inuboshi et Alice changent de rôle

L’un des aspects que j’ai davantage apprécié concerne la relation entre Alice et Inuboshi.

Leur dynamique évolue véritablement dans ce volume. Inuboshi n’est plus simplement celui qui aide Alice à avancer : elle devient progressivement son égale dans l’aventure.

Ce changement donne davantage de relief à leur relation et permet surtout à Alice de s’affirmer.

C’est également ce qui rend le personnage intéressant : ses particularités ne sont pas présentées uniquement comme des obstacles à surmonter. Elles peuvent devenir des compétences utiles, à condition qu’elle apprenne à les maîtriser.

🌌 Un potentiel spatial encore sous-exploité

C’est probablement mon principal regret après la lecture.

J’apprécie la douceur du récit, ses personnages et son discours positif sur la différence. Mais lorsque je lis Alice au-delà des étoiles, j’ai envie de voyager dans les étoiles.

Sur ce terrain, la comparaison avec Space Brothers est presque inévitable. Là où cette dernière série réussit à rendre passionnants les entraînements, les contraintes du métier d’astronaute et les enjeux scientifiques, Alice au-delà des étoiles privilégie clairement le récit initiatique.

Ce n’est pas un défaut en soi. Simplement, ce n’est pas forcément ce que j’attendais de la série.

J’ai donc parfois trouvé le rythme un peu trop sage, voire quelques passages légèrement ennuyeux. Pourtant, je ne considère absolument pas ce deuxième tome comme une déception totale. Alice gagne en assurance, Inuboshi évolue avec elle et le potentiel de la série reste bien présent.

🚀 Mon avis sur Alice au-delà des étoiles Tome 2

Ce deuxième tome me laisse donc avec un sentiment partagé.

J’ai aimé l’évolution d’Alice, son apprentissage et la façon dont ses différences deviennent progressivement des forces. La relation avec Inuboshi prend également une direction intéressante et donne envie de découvrir la suite.

En revanche, je reste frustré par l’utilisation de l’univers spatial. L’astronautique est davantage un décor qu’un véritable moteur narratif, alors que c’est précisément cet aspect qui m’avait attiré au départ.

Je continuerai donc la série avec curiosité. Alice commence véritablement à trouver sa place et possède maintenant les moyens de devenir une candidate à part entière.

Reste à espérer que les prochains tomes nous feront un peu plus lever les yeux vers les étoiles.

Le manga Alice au-delà des étoiles (Tome 2), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.90€

Réimp’! Tome 20 : une magnifique conclusion pour une série pas comme les autres

0

Il y a des séries que l’on referme avec le sentiment d’avoir simplement terminé une histoire. Et puis il y a celles qui donnent véritablement l’impression de quitter des personnages auxquels on s’est attaché. Avec son vingtième tome, Réimp’! appartient clairement à la seconde catégorie.

Publié chez Glénat, ce dernier volume vient conclure le parcours imaginé par Naoko Mazda autour du monde de l’édition manga. Une série passionnante qui, au fil des tomes, aura réussi à parler de création, de publication, de relations humaines et des réalités professionnelles de l’industrie sans jamais perdre son côté profondément accessible.

✍️ Nakata a enfin réussi à tourner la page

Le personnage de Nakata occupe logiquement une place centrale dans cette conclusion. Celui que l’on a découvert marqué par de lourds traumatismes a considérablement évolué.

Son travail sur La transition des Pivs lui permet progressivement de retrouver une forme de sérénité. Il n’est plus uniquement défini par ses blessures ou par son caractère difficile : il devient un auteur capable de regarder son parcours avec davantage de recul.

Sa relation avec Ayu participe également à cette évolution. Et lorsque celle-ci se retrouve confrontée à un harceleur, Nakata intervient pour la protéger.

Ce qui fonctionne particulièrement bien ici, c’est que son évolution reste humaine. Nakata n’est pas soudainement devenu quelqu’un d’autre. Il a simplement appris à vivre avec son passé et à envisager l’avenir autrement.

💼 Kokoro, une éditrice qui a grandi avec ses auteurs

De son côté, Kokoro bénéficie elle aussi d’une conclusion particulièrement réussie.

Depuis le début de Réimp’!, nous avons pu suivre son apprentissage du métier d’éditrice. Le succès de La transition des Pivs ne représente donc pas uniquement l’accomplissement de Nakata : il constitue également une forme de reconnaissance pour le travail accompli par Kokoro.

Elle a gagné en expérience, en confiance et en capacité à accompagner les auteurs. Son parcours rappelle d’ailleurs l’une des grandes qualités du manga : derrière chaque œuvre publiée se trouvent de nombreux professionnels, dont le travail reste souvent invisible pour le lecteur.

🌟 Un dernier tome qui continue d’élargir son propos

Même dans ce volume final, Naoko Mazda trouve encore le moyen d’aborder de nouvelles problématiques.

La carrière de Waka permet notamment de retourner brièvement vers le monde du spectacle, tandis qu’un autre passage s’intéresse à l’accessibilité des mangas pour les personnes dyslexiques.

Le sujet est abordé rapidement, mais il apporte une réflexion intéressante : si le manga est un moyen d’expression et un langage artistique, pourquoi ne devrait-il pas être pensé pour toucher le public le plus large possible ?

Le tome évoque également le parcours d’un mangaka étranger, avec les difficultés liées à la communication. Une manière supplémentaire de rappeler que la création manga peut dépasser les frontières.

❤️ Une fin qui donne surtout envie de continuer

Le plus beau paradoxe de ce vingtième tome est peut-être là : Réimp’! se termine alors que la vie de ses personnages, elle, continue.

Naoko Mazda choisit de refermer son récit autour de Nakata et de La transition des Pivs, deux éléments qui auront accompagné une grande partie de l’aventure. Il ne s’agit donc pas d’une conclusion spectaculaire destinée à tout résoudre.

Et c’est justement ce qui rend cette fin aussi naturelle.

J’ai particulièrement apprécié ce dernier tome, parce qu’il reste fidèle à ce qui faisait l’identité de la série : de la bienveillance, des personnages qui progressent, une véritable curiosité pour l’univers professionnel du manga et cette capacité à transmettre énormément de choses sans devenir rébarbatif.

Vingt tomes plus tard, Réimp’! laisse surtout derrière lui une impression de lecture enrichissante et profondément feel-good. Une série qui aura permis de mieux comprendre les coulisses de la création manga tout en racontant des histoires humaines.

Une page se tourne donc pour Nakata, Kokoro et les autres. Et franchement, ils vont nous manquer.

Merci à Naoko Mazda pour cette aventure, et à Glénat d’avoir accompagné la série jusqu’à son terme.

Le manga Réimp’! (Tome 20), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.90€

The C64 Handheld – Console portable rétro

Faites un bond dans les années 80 avec la C64 Handheld, une réinterprétation moderne de l’ordinateur familial Commodore 64 qui a marqué toute une génération. Des couleurs classiques, beige et marron, à l’image du modèle « Breadbox » d’origine. Pensée pour les joueurs d’aujourd’hui, elle lie charme rétro et améliorations modernes : un écran IPS aux couleurs éclatantes, des commandes perfectionnées et un slot pour carte SD intégré afin d’enrichir votre ludothèque avec vos propres jeux en toute simplicité.

Disponibilités :
– Fnac 129,99€