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Les sorties manga de la semaine

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Voici le récapitulatif des différentes sorties manga de la semaine ! Toutes les semaines retrouvez le planning complet des derniers sorties mangas de vos éditeurs manga préférés ! Toutes news de Pika, Kana, Meian, Doki-Doki, Glenat, Akata, Delcourt/tomkam sans oublier Kurokawa et Ki-oon et bien plus encore…

Sorties manga de la semaine

Barbarities / Taifu Comics

Dans le royaume de Lorraine, le vicomte Adam Cunning se voit assigné la garde du vieux seigneur Montagu. Le jeune noble, hédoniste et libertin, décide pour tromper son ennui de se rendre à une partie fine où est censé apparaître Joël, le neveu de son maître. Timide et maladroit, ce dernier n’est toutefois pas là pour prendre du bon temps, mais afin de tirer parti de la situation et de mener à bien une certaine mission. Semblant être bien moins à l’aise avec les choses de la chair qu’avec les choses de l’esprit, il aura besoin de toute l’aide que le bel Adam pourra lui apporter.

Le Dévoreur de Souvenirs – roman / Delcourt/Tonkam

Ryôichi, étudiant, mène des recherches sur les légendes urbaines. Alors que plusieurs personnes perdent subitement et étrangement la mémoire autour de lui, il entend de plus en plus parler d’un mystérieux monstre, le Kiokuya, qui est supposé se nourrir des souvenirs des gens. Mais ce Kiokuya existe-il vraiment ? Et si tel est le cas, quel est son véritable but ?

Hôtel Voynich / Noeve Grafx

Suite à de mystérieux événements, Taizô Kuzuki échoue sur la petitite île de Blefuscu, perdue en plein océan Pacififique. Indolence tranquille de la vie sous les tropiques, beauté sauvage d’une forêt centenaire, histoire à laquelle se mêlent les légendes locales, prestitige de la clientèle… Bien installé dans une suite de l’hôtel Voynich, c’est ainsi qu’on lui présente les charmes de l’île. Mais entre leurs origines obscures, leurs actitivités douteuses et leurs discutables desseins, visiteurs comme habitants semblent tous cacher de bien étranges secrets…

Monster Girls Collection / Soleil

Tout bon monstre qui se respecte doit savoir effrayer ! Pour cela, Ichika et ses camarades doivent absolument obtenir leur diplôme de monstre ! Mais dans leur classe, la plus mauvaise de toutes, étudier n’est pas une mince affaire ! Entre tricheries et règlements de comptes sanglants, Monsieur D, leur professeur principal, va avoir bien du mal à les emmener jusqu’au diplôme…

The Vampire & The Rose / Soleil

Chiyu est une lycéenne qui croit au grand amour. Dans sa classe, Yomiya fait tourner toutes les têtes. Il est séduisant, intelligent, sportif et… c’est un vampire ! Malgré tout, elle lui propose son sang lorsqu’un beau jour, elle le trouve en train de faire un malaise. Il découvre alors son goût délicieux et n’a pas l’intention de renoncer à d’autres rations…

Wakusei Closet / Noeve Grafx

Aimi fait des rêves étranges. Un autre monde, désolé, peuplé de monstres, avec pour seule compagnie humaine une jeune fille ayant oublié jusqu’à son propre nom et prisonnière de cet univers cauchemardesque. Alors qu’Aimi tente de se convaincre que ses rêves ne sont que fantaisies, l’un de ses camarades de classe disparaît sous ses yeux… et apparaît dans l’autre monde.

Les Architectes de Babel / Glénat

XVIIIe siècle avant J.-C., en Mésopotamie antique. Maintenant qu’il est parvenu à unifier une grande partie de la région, le roi de Babylone, Hammurabi, ordonne la construction d’une tour qui “atteigne le soleil” afin d’assurer une prospérité éternelle à son royaume. De son côté, Gaga, un architecte de la cour né dans une famille de militaires, se voit confier la mission d’aller chercher dans la ville de Dilmun le dénommé Nimrod, un descendant de Noé. Un châtiment impitoyable l’attend s’il ne le ramène pas au palais royal sous dix jours. Dans ce manga historique qui a pour théâtre la cité de Babylone à l’apogée de sa gloire, 4000 ans plus tôt, deux architectes de génie vont tout donner pour tenter de résoudre un problème qui semble, à première vue, insurmontable…

La Cantine de Minuit – La cuisine japonaise à la maison / Le Lézard Noir

Dans ce livre, quatre expertes de l’art culinaire se sont glissées derrière les fourneaux de la Cantine pour vous présenter leurs recettes adaptées du manga. Des plats gourmands, pour toutes les occasions, faciles et rapides à préparer !
Entre cours de cuisine, émissions télévisées et livres culinaires, ce quatuor de cuisinières bien connues des Japonais a décortiqué la série et enfilé le tablier du patron pour mieux réinventer sa cuisine.

L’énigme Détective Conan / Pix’n Love

La dégaine élégante d’un Sherlock Holmes vêtu de sa robe de chambre, allongé nonchalamment sur son sofa du 221B Baker Street, le regard de braise d’un Arsène Lupin qui scrute la scène avant de commettre un énième méfait avec succès, ou encore Kogoro Akechi et son inaliénable sang-froid face aux mystères les plus sombres du genre humain. Toutes ces mythologies, tous ces héros flamboyants, tous ces souvenirs sont convoqués dans l’énigme du manga : Détective Conan, de Gōshō Aoyama.

Cette oeuvre chorale aux dizaines de personnages n’est pas un simple manga au long cours, elle a renouvelé son genre : la fiction policière à énigme, en variant tous les styles. Roman noir, codes à déchiffrer et comédie romantique, crimes sanglants, vengeances impitoyables et in-compréhensions d’adolescents, parfois côté voleur, souvent côté détective, un peu James Bond, beaucoup Hercule Poirot. Les inspirations, à l’image des règles et des convenances, sont autant respectées que brisées par l’auteur.

Hong Kong, cité déchue / Rue de l’échiquier

À Hong Kong, les jours de la démocratie sont comptés. À quoi ressemblerait la ville dans un futur proche, sous la botte d’une dictature chinoise sans merci ? En nouant les fils de plusieurs récits courts, qui se nourrissent de sa propre expérience, Kwong-shing Lau dresse un tableau glaçant de l’avenir potentiel de l’ancienne colonie britannique, naguère symbole d’indépendance et de liberté.

My capricorn friend / Delcourt/Tonkam

Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…

The Promised Neverland – Guide « Mystic Code » / Kazé Manga

Avec ce guide officiel, plongez dans les profondeurs de The Promised Neverland à travers les scènes clés des vingt tomes de la série commentée par leurs auteurs et l’éditeur !
Retrouvez également des fiches de personnage, des story-boards inédits, des pages thématiques et des interviews afin de répondre aux milles questions et secrets de TPN et de sa genèse !

The Promised Neverland – roman « Au fil des souvenirs » / Kazé Manga

Norman, Ray et les autres ont enfin retrouvé Emma, deux ans après être passés dans le monde des humains. Leur camarade, par sa promesse, a fait le choix de l’amnésie : la perte de ses souvenirs. Alors, en décryptant de vieilles photos, tous les enfants plongent dans leurs propres mémoires pour rappeler à Emma sa vie d’autrefois. De leurs fêtes d’anniversaire à la contemplation de l’étoile Polaire, en passant par les parties d’échecs contre Maman, remontez avec eux le fil de leurs souvenirs !

Un matin de ce printemps-là / Rue de l’échiquier

Le 9 avril 1975, à l’aube, dix-huit heures après avoir été condam- nés à mort, huit hommes sont exécutés dans la prison cen- trale de Séoul. Leur crime ? Être sympathisants communistes et avoir prétendument espionné pour le compte de la Corée du Nord, l’ennemi honni.

Mais personne ou presque n’est dupe du simulacre de procès dont viennent d’être victimes ces huit innocents – professeur, journaliste, étudiant ou petit chef d’entreprise. Dans la Corée du Sud répressive et autoritaire du dictateur Park Chung-hee, alors que la contestation populaire gronde, ils ont été choisis au hasard, comme boucs émissaires, pour frapper les esprits. Faire peur.

Maison Ikkoku – Perfect Edition – 10 tomes / Delcourt/Tonkam

Étudiant raté, Yusaku Godaï décide un jour de quitter la pension de famille dans laquelle il vit car les autres locataires n’arrêtent pas de faire la fête dans sa chambre. Mais ce même jour arrive Kyoko Otonashi, la nouvelle responsable. Elle est veuve à seulement 20 ans et Yusaku tombe directement amoureux d’elle…

Le Battement des cils : Shuzo Oshimi se livre sur le drame qui a marqué sa vie

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Connu pour ses récits psychologiques troublants, notamment avec Les Liens du sang, Shuzo Oshimi s’apprête à dévoiler une facette beaucoup plus personnelle de son travail. Les éditions Ki-oon annonceront prochainement en librairie Le Battement des cils, un manga dans lequel l’auteur s’éloigne de la fiction pour revenir sur un événement douloureux de son existence : la mort de son frère.

Le premier tome est attendu en France le 21 janvier 2027. Une publication qui promet une plongée particulièrement intime dans le parcours du mangaka, habitué à explorer les émotions humaines jusque dans leurs aspects les plus sombres.

🖋️ Shuzo Oshimi face à son histoire personnelle

Les œuvres de Shuzo Oshimi ont souvent été marquées par une dimension intime, avec des personnages confrontés à des émotions complexes, à des traumatismes et à des relations parfois difficiles. Avec Le Battement des cils, l’auteur franchit toutefois une nouvelle étape en se confrontant directement à son propre passé.

Cette fois, il ne s’agit plus de faire passer ses questionnements par l’intermédiaire de personnages fictifs. Le mangaka choisit de raconter une expérience personnelle particulièrement douloureuse, liée à la disparition de son frère.

Cette démarche donne au projet une dimension différente de ses précédents mangas. L’autobiographie devient ici le cœur même du récit, offrant aux lecteurs un accès plus direct à ce qui a pu façonner la sensibilité de l’auteur et sa manière d’aborder certains thèmes.

💔 Un manga autour du deuil et des traumatismes

La disparition d’un proche peut laisser des traces durables, et Le Battement des cils s’annonce comme une œuvre profondément liée à cette réalité. Selon la présentation des éditions Ki-oon, Shuzo Oshimi aborde son histoire avec une franchise inhabituelle, sans se réfugier derrière les mécanismes habituels de la fiction.

Le manga promet ainsi une exploration émotionnelle du deuil et des blessures personnelles, portée par le regard de celui qui les a vécus. L’éditeur met notamment en avant la capacité de l’auteur à retranscrire les sentiments avec justesse et à traiter des sujets intimes sans en atténuer la violence émotionnelle.

Pour les lecteurs qui suivent son travail depuis plusieurs années, cette nouvelle publication pourrait également apporter un éclairage différent sur ses précédentes créations. Ki-oon présente d’ailleurs ce titre comme une œuvre essentielle pour mieux comprendre l’univers de Shuzo Oshimi.

📅 Rendez-vous en librairie en janvier 2027

Avec Le Battement des cils, Shuzo Oshimi semble vouloir proposer l’un de ses projets les plus personnels. Le manga intéressera autant ses lecteurs habituels que ceux qui apprécient les récits autobiographiques abordant le deuil, la mémoire et les conséquences d’un traumatisme.

Il faudra attendre la publication du premier volume pour découvrir comment l’auteur transforme cette expérience en récit dessiné. Une chose est certaine : après avoir exploré les tourments de personnages fictifs, Shuzo Oshimi choisit cette fois de se placer lui-même au centre de l’histoire.

Le premier tome du Battement des cils paraîtra le 21 janvier 2027 aux éditions Ki-oon.

Blue Giant Momentum Tome 4 : Dai trouve un nouveau souffle à Harlem

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Les aventures américaines de Dai Miyamoto se poursuivent dans ce quatrième tome de Blue Giant Momentum, publié aux éditions Glénat. Toujours animé par son ambition de devenir un grand saxophoniste de jazz, le jeune musicien doit pourtant composer avec une réalité bien moins enthousiasmante que ses rêves : l’argent manque, les occasions de jouer se font rares et son groupe peine à trouver sa place à New York.

J’apprécie particulièrement cette étape du récit, car Dai doit enfin se confronter aux difficultés du quotidien. Après avoir vu son talent lui ouvrir plusieurs portes, le voici face à des obstacles qui ne se règlent pas simplement en soufflant plus fort dans son saxophone. Et c’est justement ce qui rend ce quatrième volume intéressant.

🏙️ Harlem, un nouveau départ pour Dai et son groupe

Dai commence à comprendre que son groupe risque de tourner en rond dans le quartier où il s’est installé. Pour continuer à avancer, il lui faut trouver un environnement différent, de nouvelles rencontres et des occasions de se faire connaître. C’est finalement vers Harlem que ses pas vont le conduire.

J’ai beaucoup aimé cette évolution. Ce changement de quartier ne constitue pas une solution miracle, mais il apporte une nouvelle perspective à l’histoire. L’auteur prend le temps de montrer les difficultés auxquelles les musiciens sont confrontés, tout en présentant un lieu riche de sa culture et de la solidarité de ses habitants.

Harlem ne se résume pas à l’image parfois négative qu’on peut lui associer. Le manga s’intéresse aussi à la richesse humaine et culturelle du quartier, aux liens qui peuvent se créer et aux possibilités qu’il offre à ceux qui cherchent leur place. Cette découverte apporte une dimension immersive au récit et donne envie de voir comment Dai et ses compagnons vont réussir à s’intégrer.

💸 Des galères qui rendent le parcours plus humain

L’un des aspects les plus appréciables de ce tome est la manière dont les difficultés matérielles reprennent leurs droits. Le groupe manque d’argent, la nourriture devient une préoccupation et la fatigue s’accumule. Sans véritable occasion de monter sur scène, les musiciens doivent continuer à avancer sans savoir quand leur situation pourra s’améliorer.

J’ai trouvé ce passage important pour la série. Dai possède un talent indéniable, mais cela ne signifie pas que le monde de la musique va lui dérouler le tapis rouge. Le voir chercher des solutions, s’interroger sur ses choix et persévérer malgré les obstacles donne davantage de consistance à son parcours.

Le récit ne se contente donc pas de célébrer le jazz et les performances musicales. Il raconte aussi le prix humain de l’ambition, les sacrifices nécessaires et les périodes où il faut continuer à croire en son projet sans en voir immédiatement les résultats.

Cette dimension donne du relief à l’aventure américaine de Dai. Son cheminement paraît moins évident, mais aussi plus crédible et touchant.

🎷 Un concours de saxophone pourrait tout changer

Alors que les perspectives semblent plutôt limitées, une rencontre va permettre à Dai d’entrevoir une nouvelle possibilité. Un concours destiné à désigner le meilleur musicien de jazz dans chaque catégorie d’instrument est annoncé, et cette année, le saxophone est à l’honneur.

Difficile d’imaginer une occasion plus adaptée à notre héros ! Une victoire pourrait lui ouvrir de nouvelles portes et lui offrir une visibilité bienvenue dans un parcours jusque-là semé d’embûches.

J’aime la manière dont Shinichi Ishizuka renouvelle les étapes de l’histoire. Au lieu de répéter inlassablement le même schéma, l’auteur propose à son personnage des perspectives différentes en fonction des lieux qu’il découvre, des musiciens qu’il rencontre et des groupes avec lesquels il évolue.

Ce concours représente donc une nouvelle piste prometteuse, même si elle ne correspond pas nécessairement à la direction que l’on pouvait imaginer pour la suite. Le récit sait surprendre sans perdre de vue l’objectif de Dai, et c’est une qualité que j’apprécie beaucoup.

❤️ Elvin, la rencontre qui donne une autre saveur au tome

Si ce volume m’a peut-être moins fait vibrer musicalement que certains précédents, il m’a néanmoins touché par sa dimension humaine. La relation qui se noue entre Dai et Elvin, un jeune garçon du quartier, constitue l’un des passages que je retiens le plus.

À travers cette rencontre, le manga rappelle que le parcours du musicien ne se résume pas à la recherche de la scène idéale ou à la prochaine performance. Les personnes croisées en chemin participent elles aussi à son évolution et enrichissent son expérience.

C’est une force majeure de Blue Giant Momentum. La musique reste au cœur du récit, mais les rencontres donnent toute sa profondeur à l’aventure. Les personnages ne sont pas seulement là pour accompagner Dai dans son ascension : ils lui permettent aussi de découvrir d’autres réalités et de construire des liens qui comptent.

⭐ Verdict : un tome plus humain, qui prépare la suite

Ce quatrième volume de Blue Giant Momentum m’a peut-être moins transporté par ses moments musicaux, mais il m’a convaincu par le chemin parcouru par Dai et son groupe. L’arrivée à Harlem renouvelle agréablement le décor, tandis que les difficultés financières et l’absence d’occasions de jouer rappellent que la réussite ne se construit pas sans obstacles.

La dimension humaine reste la grande force de la série. La rencontre avec Elvin, la solidarité découverte dans ce nouveau quartier et l’espoir suscité par le concours de saxophone donnent au récit un équilibre intéressant entre difficultés quotidiennes et nouvelles perspectives.

J’ai hâte de découvrir les conséquences de ce changement d’environnement et de voir si cette compétition permettra à Dai de franchir une nouvelle étape. En attendant, ce tome rappelle que le parcours d’un musicien est fait autant de notes que de rencontres, de doutes et de persévérance.

Un volume qui fait avancer l’aventure avec sensibilité et qui donne envie de retrouver Dai pour la suite.

Le manga Blue Giant Momentum (Tome 4), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.90€

Animal Human Tome 2 : une fable horrifique qui perd de sa force

Avec Animal Human, Takuya Okada imagine une société où les rapports entre humains et animaux ont été totalement bouleversés. Ici, les hommes peuvent devenir des proies, tandis que les animaux occupent à leur tour la place des prédateurs. Publié chez Mangetsu, ce deuxième tome poursuit cette exploration dérangeante avec des scènes de body horror qui n’épargnent pas le lecteur.

Pourtant, malgré une entrée en matière particulièrement marquante, cette suite peine à conserver toute la portée de son propos. La violence reste omniprésente, mais la réflexion sur notre rapport aux autres espèces s’efface progressivement derrière une lutte plus générale pour la survie.

🥩 Une horreur qui met le lecteur face à ses contradictions

Dès les premières pages, Animal Human cherche à provoquer un véritable malaise. Le manga reprend le principe du renversement des rôles en confrontant le lecteur à une situation où un animal se retrouve au cœur d’un repas dans des conditions profondément dérangeantes.

La scène fonctionne parce qu’elle oblige à changer de perspective. Les gestes et les expressions des consommateurs prennent une dimension inquiétante, tandis que la victime devient le centre d’une situation qui rappelle certaines pratiques humaines sous un angle inversé.

J’ai trouvé cette ouverture particulièrement efficace. Le dégoût ne repose pas uniquement sur les images, mais sur ce qu’elles nous renvoient de nos propres comportements. Le trait précis de Takuya Okada accentue cette impression et donne à la séquence une dimension presque insoutenable.

C’est précisément là que le manga se montre le plus intéressant : l’horreur visuelle ne sert pas seulement à choquer, elle permet d’interroger la manière dont une société décide quelles vies méritent d’être protégées et lesquelles peuvent être sacrifiées.

⚖️ Quand la loi du plus fort prend le dessus

Le problème apparaît lorsque le récit élargit son propos. Peu à peu, la confrontation entre humains et animaux laisse place à une lutte où chacun peut devenir la proie de son semblable. Les humanimaux comme les humains s’en prennent à leurs congénères, et la frontière entre les deux camps devient de moins en moins importante.

Cette évolution n’est pas dénuée d’intérêt, mais elle modifie profondément la portée de l’œuvre. Le récit s’oriente davantage vers une réflexion sur la domination, la violence et l’instinct de survie que sur le rapport entre l’être humain et l’animal.

J’ai trouvé ce changement moins convaincant. En devenant une lutte généralisée entre prédateurs et victimes, la fable perd une partie de sa singularité. Le lecteur reste confronté à des situations brutales, mais celles-ci produisent progressivement moins d’effet, car le contraste qui faisait la force du premier propos s’atténue.

La violence finit alors par prendre davantage de place que la réflexion qu’elle était censée nourrir. C’est dommage, car le concept initial possédait un potentiel particulièrement intéressant pour questionner nos habitudes et nos contradictions.

🐾 Chikka ouvre de nouvelles perspectives

Heureusement, la seconde moitié du tome apporte un élément susceptible de renouveler l’intérêt de la série : le retour de Chikka. Sous une nouvelle apparence et privée de ses souvenirs, elle permet au récit de changer de perspective.

Jusqu’ici, l’histoire restait largement centrée sur la ferme et sur les relations qui s’y nouaient. Avec cette nouvelle étape, le manga laisse entrevoir un univers bien plus vaste, dans lequel les humanimaux ne représentent qu’une partie d’une réalité encore largement inconnue.

Cette ouverture arrive à point nommé. Elle donne une nouvelle direction à l’intrigue et laisse espérer que les prochains volumes retrouveront une réflexion plus singulière, au-delà de la simple opposition entre ceux qui dominent et ceux qui subissent.

Les éléments dévoilés autour de Chikka ne suffisent pas encore à effacer les limites de ce deuxième tome, mais ils apportent une raison supplémentaire de poursuivre la lecture.

⭐ Verdict : un manga toujours dérangeant, mais moins percutant

Ce deuxième volume d’Animal Human devrait séduire les amateurs de body horror grâce au travail graphique de Takuya Okada et à certaines scènes particulièrement éprouvantes. L’ouverture illustre parfaitement la capacité du manga à provoquer le malaise tout en donnant un sens à sa violence.

Cependant, la réflexion perd progressivement en profondeur lorsque l’histoire délaisse son jeu de miroir entre les espèces au profit d’une lutte plus universelle pour la survie. Le choc visuel demeure, mais il semble moins étroitement lié au propos de départ.

Le retour de Chikka et l’élargissement de l’univers constituent néanmoins des pistes encourageantes. La série possède encore des possibilités intéressantes, à condition de retrouver ce qui rendait son concept initial si dérangeant : sa capacité à nous forcer à regarder autrement des comportements que nous considérons habituellement comme normaux.

Un tome inégal, donc, qui conserve une vraie efficacité horrifique mais laisse planer quelques doutes sur la direction prise par la série.

Le manga Animal Human (Tome 2), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 9.95€

Panorama de Marvel – LEGO Marvel

LEGO applique à l’univers Marvel le principe de ses panoramas urbains en réunissant sur un même socle, à micro-échelle, les bâtiments les plus connus des comics, des films et des séries. Les repaires des héros y côtoient les sièges des grands méchants, de la tour des Avengers au Baxter Building en passant par Oscorp et la tour Fisk, tandis que de minuscules véhicules comme le X-Jet ou la Spider-Mobile viennent animer les rues.

Galactus domine l’ensemble sous la forme d’une minifigurine, ce qui donne une idée de l’échelle retenue, accompagné de deux figurines trophées de Spider-Man et de la Torche humaine. Pensé comme un objet d’exposition pour les collectionneurs adultes, le set mesure 40 cm de large et peut se monter à plusieurs grâce au mode Construire ensemble de l’application LEGO Builder.

Disponibilités :
– boutique LEGO 99,99€

Dune : Deuxième partie (tome 2) – L’adaptation officielle du film

Après un premier tome consacré au film de 2021, Delcourt poursuit l’adaptation officielle en bande dessinée de la saga cinématographique tirée du roman de Frank Herbert avec ce deuxième volume, qui transpose Dune : Deuxième partie. On y retrouve Paul Atréides réfugié parmi les Fremen dans les profondeurs du désert d’Arrakis, aux côtés de Chani et de sa mère Jessica, alors qu’il cherche à venger la chute de sa maison face aux Harkonnen tout en voyant grandir autour de lui une ferveur prophétique qui le dépasse. L’album prolonge le travail graphique entamé sur le premier tome, avec les dessins de Drew Johnson et la contribution de Bill Sienkiewicz.

Disponibilités :
– Fnac 17,95€

Figurine Funko Pop – Donjons & Dragons – Dragonnet de cuivre – Ed Limitee Supreme

Funko ajoute à sa gamme Donjons & Dragons un dragonnet de cuivre, le plus jeune stade de l’un des dragons métalliques du jeu de rôle, dans une finition métallisée réservée à sa convention d’automne 2026. Il s’agit d’une édition limitée à 8 000 exemplaires dans le monde, classée Supreme par le fabricant, dont la boîte porte le sticker de la convention ainsi qu’un sticker d’authentification Octane5, doté d’un code unique qui permet de vérifier en ligne que l’exemplaire est officiel. La boutique Funko limite les achats à deux exemplaires par foyer.

Disponibilités :
– Funko 25€

Dune : Le Messie de Dune (tome 1) – Roman graphique

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Après les trois volumes consacrés au premier roman, l’adaptation en roman graphique de la saga de Frank Herbert s’attaque au Messie de Dune, dont ce premier tome reprend le récit là où Paul Atréides, devenu Muad’Dib, s’est hissé sur le trône impérial. Adoré comme une figure divine par les Fremen mais haï par les grandes Maisons qu’il a écartées du pouvoir, le nouvel empereur voit se nouer autour de lui un complot qui prend racine jusque dans son entourage, tandis que le danger le plus pressant vise Chani et l’enfant qu’elle attend. Fidèle au texte d’origine, cette adaptation mêle aventure, politique, religion et écologie, et conserve l’identité visuelle de la série avec une nouvelle couverture peinte par Bill Sienkiewicz.

Disponibilités :
– Fnac 21,95€

Red River : le shôjo culte de Chie Shinohara arrive enfin en France chez Kana

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Les amateurs de manga historique vont pouvoir découvrir une œuvre majeure du shôjo japonais. Après la nouvelle édition de Basara, les éditions Kana annoncent l’arrivée de Red River, le manga culte de Chie Shinohara, avec une publication française prévue à partir du 26 février 2027. Au programme : voyage temporel, romance, luttes de pouvoir et dangers au cœur de l’Antiquité.

Cette série, connue au Japon sous le titre Sora wa Akai Kawa no Hotori, compte parmi les grandes aventures sentimentales et historiques des années 1990. Son arrivée en France permettra aux lecteurs de découvrir une histoire qui mêle destin personnel et enjeux politiques.

🏺 Une lycéenne projetée au cœur de l’Empire hittite

L’histoire suit Yuri, une lycéenne dont la vie bascule lorsqu’elle est mystérieusement transportée dans l’Empire hittite de l’Antiquité. Arrachée à son époque et à ses proches, elle se retrouve rapidement en grand danger : une reine manipule son entourage dans le but de la sacrifier afin de récupérer son sang.

Alors que sa survie ne tient qu’à un fil, Yuri reçoit la protection du prince Kail. Mais cette aide ne la met pas à l’abri de toutes les menaces. Prise dans des intrigues de cour et des complots meurtriers, la jeune fille doit apprendre à vivre dans un monde dont elle ignore les règles.

Le récit associe ainsi voyage dans le temps, romance et intrigues politiques, tout en plaçant son héroïne face à un choix difficile entre la vie qu’elle a laissée derrière elle et le destin qui se dessine dans cet univers étranger.

❤️ Une grande aventure signée Chie Shinohara

Avec Red River, Chie Shinohara a construit une fresque de 28 tomes, initialement prépubliée au Japon entre 1995 et 2002 dans le magazine Sho-Comi de Shôgakukan.

L’œuvre a ensuite bénéficié d’une édition japonaise de poche en 16 volumes, publiée en 2006 et 2007. Une nouvelle édition Deluxe a également débuté au Japon durant l’été 2026, avec quatre volumes disponibles à ce jour selon les informations communiquées.

La série a récemment gagné en visibilité grâce à une adaptation animée. Son arrivée en France s’inscrit dans la mise en avant de grands shôjo d’aventure, après la nouvelle édition de Basara par Kana.

🛍️ Une édition française en 16 volumes dès février 2027

Pour sa publication française, Kana s’appuiera sur le matériel de l’édition japonaise de poche. Les lecteurs retrouveront donc une collection de 16 tomes d’environ 320 pages chacun, avec des couvertures au design modernisé.

Chaque volume sera proposé au prix de 9,25 €. Le lancement est fixé au 26 février 2027, date à retenir pour les lecteurs souhaitant découvrir cette aventure dès sa parution.

Avec son cadre historique, ses conflits de pouvoir et son héroïne confrontée à un monde inconnu, Red River s’annonce comme une sortie à surveiller pour les amateurs de romances historiques et de shôjo d’aventure. Reste à voir comment cette œuvre culte trouvera sa place auprès du public français, près de trente ans après ses débuts au Japon.

Ace of Diamond Tome 8 : Seidô sous pression avant la finale

Avec ce huitième tome publié chez Mangetsu, Ace of Diamond entre dans une phase décisive du tournoi de l’ouest de Tokyo. Seidô doit franchir l’obstacle Sensen pour espérer atteindre la finale, mais son adversaire ne compte pas lui faciliter la tâche. Entre une stratégie soigneusement préparée, la puissance de frappe de Maki et les responsabilités grandissantes de Sawamura, cette demi-finale met les nerfs des joueurs à rude épreuve.

J’ai apprécié ce volume pour sa manière de mettre en avant la dimension tactique du baseball. Le récit ne se concentre pas uniquement sur les performances de Seidô : il prend également le temps de nous montrer les autres équipes et leurs façons de se mesurer aux favoris. Un choix qui donne davantage d’ampleur au tournoi.

⚾ Sawamura face au plan de Sensen

Sensen aborde la rencontre avec une stratégie conçue pour compliquer la progression de Seidô. Sous la direction du coach Ugai, l’équipe cherche à exploiter chaque occasion pour installer la pression sur ses adversaires. Maki, surnommé le géant, représente une menace majeure, mais il ne constitue pas à lui seul le problème que Seidô doit résoudre.

Après la sortie de Tanba, Sawamura se retrouve au centre de l’attention. Le jeune lanceur doit prendre ses responsabilités alors que la rencontre est loin d’être acquise. Un début délicat, marqué notamment par un but sur balles, lui rappelle qu’il ne pourra pas simplement compter sur ses qualités naturelles pour s’en sortir.

Ce qui rend cette confrontation intéressante, c’est la manière dont Sensen tente de dicter le rythme du match. Chaque décision peut avoir des conséquences et les joueurs de Seidô doivent apprendre à distinguer les véritables menaces des pièges tactiques.

🤝 Miyuki et Sawamura : une confiance mise à l’épreuve

Dans cette demi-finale, la relation entre le lanceur et son receveur prend une importance particulière. Miyuki ne peut pas faire disparaître la pression par un simple conseil, mais il aide Sawamura à comprendre les intentions adverses et à choisir la bonne réponse.

Face à Maki, le receveur accepte notamment de prendre un risque en privilégiant un affrontement direct. Cette décision témoigne de la confiance qui se construit entre les deux joueurs. Sawamura reste faillible, mais il peut s’engager dans ce duel parce qu’il sait que Miyuki assume pleinement la stratégie retenue.

L’opposition avec Maki gagne également en intérêt grâce à son histoire personnelle. Sa rancœur envers Seidô, liée à son parcours et au recrutement, donne une dimension supplémentaire à ce face-à-face. Le duel sportif devient aussi une confrontation entre deux trajectoires, ce qui empêche le puissant frappeur de se résumer à un obstacle destiné à mettre Sawamura en valeur.

Seidô finit par s’imposer sur le score de 8 à 3. Cette victoire récompense la capacité de l’équipe à reprendre progressivement le contrôle d’une rencontre difficile, sans effacer les efforts nécessaires pour y parvenir.

🔥 Inajitsu contre Sakurasawa : un autre visage du tournoi

Une fois la demi-finale de Seidô terminée, le manga se tourne vers l’autre rencontre décisive : Inajitsu face à Sakurasawa.

Inajitsu possède le statut de favori et peut compter sur Narumiya, tandis que Sakurasawa doit trouver une manière de résister à une équipe considérée comme supérieure. Le lycée mise notamment sur Nagao et sa balle papillon, ainsi que sur une défense capable de tenir face à la pression.

Ce changement de perspective est particulièrement appréciable. Le tournoi ne se limite pas au parcours de Seidô : les autres formations ont aussi leurs ambitions, leurs points forts et leurs moyens de faire face à l’adversité. Là où Sensen cherchait à perturber son rival avec une stratégie méthodique et un frappeur redoutable, Sakurasawa tente de s’appuyer sur la patience et la défense.

Les adversaires existent ainsi autrement que comme de simples obstacles sur la route de Sawamura et de ses coéquipiers. Cette ouverture donne plus de relief à la compétition et permet d’attendre la finale avec une curiosité supplémentaire.

⭐ Verdict : un tome de transition qui entretient la tension

Ce huitième tome d’Ace of Diamond réussit à donner une véritable identité à ses deux demi-finales. La première montre Sawamura confronté à une pression grandissante et à un adversaire préparé pour déstabiliser Seidô. La seconde élargit le regard en présentant une opposition différente entre Inajitsu et Sakurasawa.

J’ai particulièrement aimé la place accordée à la stratégie et à la confiance entre les joueurs. Le baseball ne repose pas uniquement sur la puissance d’un lancer ou d’une frappe : la lecture du jeu, la préparation et les décisions collectives pèsent tout autant dans l’issue d’une rencontre.

La principale limite vient de la conclusion, puisque le second match n’est pas terminé. Le volume apporte une réponse satisfaisante concernant Seidô, mais laisse en suspens l’identité de son futur adversaire. Il fonctionne donc davantage comme une étape importante du tournoi que comme un arc complètement autonome.

Une lecture recommandée aux amateurs de mangas sportifs qui aiment voir les tactiques évoluer au fil des manches et découvrir des équipes adverses développées avec soin. La finale approche, mais il reste encore une question à résoudre : qui rejoindra Seidô ?

Le manga Ace of Diamond (Tome 8), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 12.90€

Shiba Inu Rooms Tome 4 : des chiens fantômes toujours aussi attachants

Difficile de résister au charme de Shiba Inu Rooms, cette série qui met en scène une communauté atypique où humains et chiens fantômes apprennent à vivre ensemble. Dans ce quatrième tome publié chez Doki-Doki, Muu et ses compagnons sont de retour pour une nouvelle succession de moments amusants, de petites découvertes et de passages plus émouvants.

Esu Oomori continue de jouer avec les personnalités de ses personnages pour nous offrir une lecture réconfortante, sans oublier cette petite mélancolie qui donne toute sa saveur à la série. Derrière les situations les plus absurdes, les relations évoluent et les liens entre les habitants de la résidence deviennent de plus en plus forts.

💙 Muu découvre qu’il tient beaucoup à Kôri

Le début du tome réserve une situation inhabituelle à Muu : passer une nuit sans Kôri. Dans un premier temps, notre petit shiba semble plutôt satisfait de cette liberté. Il peut retrouver ses amis et profiter de son temps sans avoir sa colocataire dans les pattes.

Mais lorsque la nuit tombe et que Kôri n’est toujours pas rentrée, son enthousiasme laisse progressivement place à l’inquiétude. Muu commence alors à comprendre ce que représente réellement la présence de la jeune femme dans son quotidien.

J’ai particulièrement apprécié ce passage, justement parce qu’il reste simple et naturel. L’attachement de Muu se révèle à travers ses réactions, sans avoir besoin de longues explications ou de grandes déclarations. Il conserve son tempérament bougon, mais l’on découvre peu à peu une autre facette de sa personnalité.

Cette évolution donne de l’épaisseur à leur relation et montre que la série ne se contente pas d’enchaîner les scènes mignonnes. Les personnages changent, même lorsque cela passe par de petits détails du quotidien.

🍫 Une Saint-Valentin qui manque de chocolat

Du côté des situations comiques, la Saint-Valentin apporte son lot de complications. Le chocolat devient rapidement un sujet brûlant pour cette bande de chiens, alors même que cette gourmandise leur est interdite.

Croquette, visiblement peu disposée à accepter cette restriction, décide de protester à sa manière : une véritable grève de la faim ! Une idée parfaitement adaptée à l’esprit du manga, qui aime pousser les comportements canins jusqu’à l’absurde tout en conservant une bonne dose de tendresse.

Ce qui fonctionne particulièrement bien, c’est la façon dont chaque chien possède sa propre personnalité. Les réactions des uns et des autres alimentent les situations comiques, tandis que la vie collective de la résidence multiplie les occasions de créer des scènes inattendues.

Le tome ne se limite toutefois pas à ces moments légers. Certaines histoires, notamment celles qui concernent Chiwako, apportent une émotion supplémentaire. De nouveaux personnages font également leur apparition et viennent enrichir cet univers sans en bouleverser l’équilibre.

🥹 Derrière l’humour, la peur de devoir dire au revoir

C’est probablement dans ce mélange des tonalités que Shiba Inu Rooms trouve sa plus grande force. On peut sourire devant une nouvelle bêtise de Croquette, puis se retrouver quelques pages plus loin face à une situation beaucoup plus touchante.

La présence de chiens fantômes change forcément la manière de percevoir leurs aventures. Ces animaux peuvent encore jouer, découvrir leur environnement et nouer des amitiés, mais leur condition rappelle qu’ils appartiennent à un monde différent de celui des humains.

Cette idée apporte une dimension mélancolique à des histoires qui pourraient, au premier abord, sembler uniquement destinées à faire sourire. L’attachement entre les personnages devient d’autant plus précieux que leur situation soulève des questions sur leur avenir.

À mesure que Muu trouve sa place auprès de Kôri et de ses compagnons, une interrogation se dessine : que deviendra-t-il lorsqu’il n’aura plus aucun regret ? Cette perspective donne un relief particulier aux moments de bonheur et rappelle que, même dans cette résidence pleine de vie, les adieux ne sont jamais très loin.

J’apprécie cette manière de faire cohabiter douceur, humour et émotion sans chercher à forcer les larmes. La série reste accessible et réconfortante, mais elle ne perd jamais complètement de vue ce qui se cache derrière le quotidien de ses personnages.

⭐ Verdict : un quatrième tome tendre et réconfortant

Avec ce nouveau volume, Shiba Inu Rooms confirme son principal atout : des personnages attachants dont les aventures font sourire tout en laissant une petite place à l’émotion. L’absence temporaire de Kôri permet de découvrir à quel point Muu s’est attaché à elle, tandis que la Saint-Valentin offre quelques scènes particulièrement amusantes grâce à Croquette.

Mais c’est surtout l’évolution des relations et la mélancolie propre aux chiens fantômes qui donnent de la profondeur à ce quatrième tome. Esu Oomori continue de développer son univers à travers de nouvelles rencontres et des histoires qui alternent agréablement entre légèreté et sensibilité.

Tout n’a pas besoin d’être spectaculaire pour fonctionner : parfois, une nuit passée seul suffit à révéler l’importance d’une présence. C’est précisément ce que cette série réussit à transmettre.

Un volume chaleureux, drôle et touchant, qui donne envie de retrouver cette petite communauté et de découvrir ce que l’avenir réserve à Muu.

Le manga Shiba Inu Rooms (Tome 4), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.95€