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Les sorties manga de la semaine

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Voici le récapitulatif des différentes sorties manga de la semaine ! Toutes les semaines retrouvez le planning complet des derniers sorties mangas de vos éditeurs manga préférés ! Toutes news de Pika, Kana, Meian, Doki-Doki, Glenat, Akata, Delcourt/tomkam sans oublier Kurokawa et Ki-oon et bien plus encore…

Sorties manga de la semaine

Barbarities / Taifu Comics

Dans le royaume de Lorraine, le vicomte Adam Cunning se voit assigné la garde du vieux seigneur Montagu. Le jeune noble, hédoniste et libertin, décide pour tromper son ennui de se rendre à une partie fine où est censé apparaître Joël, le neveu de son maître. Timide et maladroit, ce dernier n’est toutefois pas là pour prendre du bon temps, mais afin de tirer parti de la situation et de mener à bien une certaine mission. Semblant être bien moins à l’aise avec les choses de la chair qu’avec les choses de l’esprit, il aura besoin de toute l’aide que le bel Adam pourra lui apporter.

Le Dévoreur de Souvenirs – roman / Delcourt/Tonkam

Ryôichi, étudiant, mène des recherches sur les légendes urbaines. Alors que plusieurs personnes perdent subitement et étrangement la mémoire autour de lui, il entend de plus en plus parler d’un mystérieux monstre, le Kiokuya, qui est supposé se nourrir des souvenirs des gens. Mais ce Kiokuya existe-il vraiment ? Et si tel est le cas, quel est son véritable but ?

Hôtel Voynich / Noeve Grafx

Suite à de mystérieux événements, Taizô Kuzuki échoue sur la petitite île de Blefuscu, perdue en plein océan Pacififique. Indolence tranquille de la vie sous les tropiques, beauté sauvage d’une forêt centenaire, histoire à laquelle se mêlent les légendes locales, prestitige de la clientèle… Bien installé dans une suite de l’hôtel Voynich, c’est ainsi qu’on lui présente les charmes de l’île. Mais entre leurs origines obscures, leurs actitivités douteuses et leurs discutables desseins, visiteurs comme habitants semblent tous cacher de bien étranges secrets…

Monster Girls Collection / Soleil

Tout bon monstre qui se respecte doit savoir effrayer ! Pour cela, Ichika et ses camarades doivent absolument obtenir leur diplôme de monstre ! Mais dans leur classe, la plus mauvaise de toutes, étudier n’est pas une mince affaire ! Entre tricheries et règlements de comptes sanglants, Monsieur D, leur professeur principal, va avoir bien du mal à les emmener jusqu’au diplôme…

The Vampire & The Rose / Soleil

Chiyu est une lycéenne qui croit au grand amour. Dans sa classe, Yomiya fait tourner toutes les têtes. Il est séduisant, intelligent, sportif et… c’est un vampire ! Malgré tout, elle lui propose son sang lorsqu’un beau jour, elle le trouve en train de faire un malaise. Il découvre alors son goût délicieux et n’a pas l’intention de renoncer à d’autres rations…

Wakusei Closet / Noeve Grafx

Aimi fait des rêves étranges. Un autre monde, désolé, peuplé de monstres, avec pour seule compagnie humaine une jeune fille ayant oublié jusqu’à son propre nom et prisonnière de cet univers cauchemardesque. Alors qu’Aimi tente de se convaincre que ses rêves ne sont que fantaisies, l’un de ses camarades de classe disparaît sous ses yeux… et apparaît dans l’autre monde.

Les Architectes de Babel / Glénat

XVIIIe siècle avant J.-C., en Mésopotamie antique. Maintenant qu’il est parvenu à unifier une grande partie de la région, le roi de Babylone, Hammurabi, ordonne la construction d’une tour qui “atteigne le soleil” afin d’assurer une prospérité éternelle à son royaume. De son côté, Gaga, un architecte de la cour né dans une famille de militaires, se voit confier la mission d’aller chercher dans la ville de Dilmun le dénommé Nimrod, un descendant de Noé. Un châtiment impitoyable l’attend s’il ne le ramène pas au palais royal sous dix jours. Dans ce manga historique qui a pour théâtre la cité de Babylone à l’apogée de sa gloire, 4000 ans plus tôt, deux architectes de génie vont tout donner pour tenter de résoudre un problème qui semble, à première vue, insurmontable…

La Cantine de Minuit – La cuisine japonaise à la maison / Le Lézard Noir

Dans ce livre, quatre expertes de l’art culinaire se sont glissées derrière les fourneaux de la Cantine pour vous présenter leurs recettes adaptées du manga. Des plats gourmands, pour toutes les occasions, faciles et rapides à préparer !
Entre cours de cuisine, émissions télévisées et livres culinaires, ce quatuor de cuisinières bien connues des Japonais a décortiqué la série et enfilé le tablier du patron pour mieux réinventer sa cuisine.

L’énigme Détective Conan / Pix’n Love

La dégaine élégante d’un Sherlock Holmes vêtu de sa robe de chambre, allongé nonchalamment sur son sofa du 221B Baker Street, le regard de braise d’un Arsène Lupin qui scrute la scène avant de commettre un énième méfait avec succès, ou encore Kogoro Akechi et son inaliénable sang-froid face aux mystères les plus sombres du genre humain. Toutes ces mythologies, tous ces héros flamboyants, tous ces souvenirs sont convoqués dans l’énigme du manga : Détective Conan, de Gōshō Aoyama.

Cette oeuvre chorale aux dizaines de personnages n’est pas un simple manga au long cours, elle a renouvelé son genre : la fiction policière à énigme, en variant tous les styles. Roman noir, codes à déchiffrer et comédie romantique, crimes sanglants, vengeances impitoyables et in-compréhensions d’adolescents, parfois côté voleur, souvent côté détective, un peu James Bond, beaucoup Hercule Poirot. Les inspirations, à l’image des règles et des convenances, sont autant respectées que brisées par l’auteur.

Hong Kong, cité déchue / Rue de l’échiquier

À Hong Kong, les jours de la démocratie sont comptés. À quoi ressemblerait la ville dans un futur proche, sous la botte d’une dictature chinoise sans merci ? En nouant les fils de plusieurs récits courts, qui se nourrissent de sa propre expérience, Kwong-shing Lau dresse un tableau glaçant de l’avenir potentiel de l’ancienne colonie britannique, naguère symbole d’indépendance et de liberté.

My capricorn friend / Delcourt/Tonkam

Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d’autant plus qu’il est persuadé que Wakatsuki n’est pas réellement coupable du meurtre…

The Promised Neverland – Guide « Mystic Code » / Kazé Manga

Avec ce guide officiel, plongez dans les profondeurs de The Promised Neverland à travers les scènes clés des vingt tomes de la série commentée par leurs auteurs et l’éditeur !
Retrouvez également des fiches de personnage, des story-boards inédits, des pages thématiques et des interviews afin de répondre aux milles questions et secrets de TPN et de sa genèse !

The Promised Neverland – roman « Au fil des souvenirs » / Kazé Manga

Norman, Ray et les autres ont enfin retrouvé Emma, deux ans après être passés dans le monde des humains. Leur camarade, par sa promesse, a fait le choix de l’amnésie : la perte de ses souvenirs. Alors, en décryptant de vieilles photos, tous les enfants plongent dans leurs propres mémoires pour rappeler à Emma sa vie d’autrefois. De leurs fêtes d’anniversaire à la contemplation de l’étoile Polaire, en passant par les parties d’échecs contre Maman, remontez avec eux le fil de leurs souvenirs !

Un matin de ce printemps-là / Rue de l’échiquier

Le 9 avril 1975, à l’aube, dix-huit heures après avoir été condam- nés à mort, huit hommes sont exécutés dans la prison cen- trale de Séoul. Leur crime ? Être sympathisants communistes et avoir prétendument espionné pour le compte de la Corée du Nord, l’ennemi honni.

Mais personne ou presque n’est dupe du simulacre de procès dont viennent d’être victimes ces huit innocents – professeur, journaliste, étudiant ou petit chef d’entreprise. Dans la Corée du Sud répressive et autoritaire du dictateur Park Chung-hee, alors que la contestation populaire gronde, ils ont été choisis au hasard, comme boucs émissaires, pour frapper les esprits. Faire peur.

Maison Ikkoku – Perfect Edition – 10 tomes / Delcourt/Tonkam

Étudiant raté, Yusaku Godaï décide un jour de quitter la pension de famille dans laquelle il vit car les autres locataires n’arrêtent pas de faire la fête dans sa chambre. Mais ce même jour arrive Kyoko Otonashi, la nouvelle responsable. Elle est veuve à seulement 20 ans et Yusaku tombe directement amoureux d’elle…

Festifood : notre avis sur la BD de Coline Hégron

Et si un simple jouet de fast-food pouvait laisser une trace indélébile dans une vie ? Avec Festifood, Coline Hégron part d’une idée presque absurde pour construire une histoire familiale étonnamment touchante, entre obsession, souvenirs d’enfance, secrets et quête de vérité.

Après Sans panique, son premier album, l’autrice revient avec un récit qui quitte cette fois le fantastique pour s’ancrer dans un quotidien beaucoup plus réaliste. Mais le résultat n’en est pas moins étrange.

🐸 Le jouet que personne ne veut croire

À première vue, Béa a tout pour être heureuse. Un mari qui l’aime, deux enfants désormais adultes et une existence qui semble plutôt tranquille.

Sauf que Béa traîne depuis l’enfance une drôle d’histoire.

Lors d’un anniversaire chez Festifood, elle aurait reçu un jouet particulièrement étrange : le Joujou Bavard, une grenouille capable de prononcer des gros mots.

Le problème ? Personne ne semble avoir conservé le moindre souvenir de cet objet.

Pire encore : impossible de retrouver sa trace. Alors que les jouets distribués par la chaîne se retrouvent régulièrement dans les brocantes, celui qui obsède Béa paraît avoir totalement disparu.

Au fil des années, cette histoire est devenue une véritable obsession. Béa collectionne les jouets Festifood et leur présence finit par envahir sa maison… mais aussi une bonne partie de sa vie familiale.

🧩 Quand un souvenir devient un mystère

Ce qui m’a particulièrement plu dans Festifood, c’est la manière dont Coline Hégron transforme progressivement une histoire qui pourrait sembler anodine en véritable problème familial.

Car le plus intéressant n’est finalement pas de savoir si ce jouet a réellement existé.

C’est de comprendre ce que le silence des adultes a provoqué chez une enfant.

Pourquoi cette histoire a-t-elle été censurée ? Pourquoi personne n’a-t-il voulu en parler ? Et comment un événement apparemment insignifiant peut-il continuer à peser plusieurs décennies plus tard ?

Béa elle-même finit par douter de ses propres souvenirs. À force d’être confrontée au scepticisme de son entourage, elle ne sait plus très bien si elle se souvient d’un événement réel ou d’une histoire qu’elle aurait reconstruite avec le temps.

Et c’est là que l’album devient beaucoup plus intime.

🚗 Une enquête familiale à travers la France

Le récit prend une nouvelle dimension lorsque les 60 ans de Béa approchent.

Son fils découvre alors dans une brocante un objet qui pourrait bien remettre toute l’histoire en perspective.

À partir de là, Festifood change de rythme et se transforme en road-trip familial. La famille part à la recherche de réponses et tente de reconstituer les morceaux d’une histoire qui semblait depuis longtemps condamnée à rester dans le domaine du souvenir.

J’ai particulièrement apprécié cette deuxième partie. Les personnages se retrouvent réunis autour d’un même objectif et l’enquête devient finalement un moyen de mieux comprendre Béa, mais aussi les relations qui unissent cette famille.

Les rencontres qui ponctuent le voyage apportent également leur lot d’humour et de tendresse.

❤️ Une histoire sur les blessures que l’on transmet

Derrière cette étonnante histoire de jouet disparu, Coline Hégron aborde surtout la question des non-dits familiaux.

Un événement peut sembler insignifiant pour un adulte et prendre une importance considérable dans l’esprit d’un enfant. Et lorsqu’on refuse d’en parler, le mystère peut prendre encore plus de place.

L’album réussit ainsi à parler de mémoire, de transmission et de construction personnelle sans devenir démonstratif.

La quête du Joujou Bavard devient progressivement une quête de soi.

Et la conclusion fonctionne justement parce qu’elle donne un véritable sens à tout ce qui précédait, avec une dimension émotionnelle qui m’a plutôt bien surpris.

🎨 Un album qui déborde de vie

Graphiquement, Festifood est également une belle réussite.

Coline Hégron propose des planches très dynamiques, avec beaucoup de mouvements, de détails et des couleurs pastel particulièrement lumineuses. Cette énergie graphique contraste parfois avec les passages plus intimes du récit.

Les séquences de cauchemar de Béa permettent également à l’autrice de laisser davantage parler son imagination.

Et puis il y a cette couverture Delcourt, particulièrement réussie, qui joue avec les codes des livres pour enfants. Une idée qui correspond parfaitement au sujet de l’album et à cette enfance qui continue, d’une certaine manière, à poursuivre Béa.

⭐ Une belle surprise

Festifood réussit un exercice assez délicat : partir d’une idée presque loufoque pour raconter quelque chose de profondément humain.

Le jouet mystérieux sert de point de départ à une histoire sur la mémoire, les secrets et les blessures que l’on peut conserver pendant des décennies. Le road-trip apporte une dimension d’aventure bienvenue, tandis que les personnages donnent au récit toute sa chaleur.

Et surtout, Coline Hégron ne se contente pas de raconter une enquête autour d’un jouet disparu. Elle utilise cette recherche pour parler d’une famille qui tente enfin de comprendre son propre passé.

Une BD originale, drôle, tendre et parfois mélancolique, qui trouve progressivement sa véritable profondeur. L’idée de départ est étonnante, mais c’est surtout la manière dont Coline Hégron la transforme en histoire familiale qui fait la différence.

Une très belle découverte.

La BD Festifood, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 25.50€

Vieux Papa : notre avis sur la BD de Anne Baraou et Pierre Van Hove

Vieillir, perdre progressivement son autonomie et devoir accepter l’aide des autres n’a rien d’un sujet particulièrement drôle. Et pourtant, Vieux Papa réussit à en tirer une chronique à la fois tendre, grinçante et souvent franchement amusante.

Publié chez Delcourt, l’album suit un homme de 82 ans, veuf depuis plusieurs années, qui entend bien continuer à vivre comme il l’a toujours fait. Le problème, c’est que son corps commence progressivement à lui rappeler que certaines habitudes deviennent plus compliquées à conserver.

🏠 À 82 ans, Vieux Papa n’a pas l’intention de céder sa place

Monsieur Baraou vit seul dans son pavillon. Sa fille habite loin pour des raisons professionnelles et les visites ne sont donc pas aussi fréquentes qu’il le souhaiterait.

Mais surtout, Vieux Papa refuse de devenir dépendant.

Les problèmes de santé s’accumulent pourtant. Le traitement lié à sa DMLA pose notamment la question de la conduite automobile, alors que la voiture représente précisément l’un des éléments de son indépendance.

Et plutôt que de sagement accepter les contraintes qui arrivent avec l’âge, notre personnage préfère continuer à faire les choses à sa manière.

C’est probablement ce qui le rend aussi attachant.

🍷 Une chute et tout bascule

Puis survient l’accident.

Après un apéritif partagé avec son ami Robert, Vieux Papa chute dans sa cuisine et se retrouve avec une cheville cassée. Une hospitalisation qui va forcément compliquer encore davantage son quotidien.

À partir de cette situation très concrète, Anne Baraou construit une histoire qui parle surtout de l’autonomie, de la solitude et des relations entre générations.

La force du récit vient justement de son absence de spectaculaire. Il n’est pas question ici de transformer la vieillesse en grand drame romanesque. Ce sont les petites difficultés quotidiennes qui prennent toute leur importance : se déplacer, conduire, recevoir de l’aide, gérer ses rendez-vous ou simplement continuer à décider soi-même de sa vie.

😏 Un personnage bougon mais terriblement humain

Vieux Papa n’est pas forcément le grand-père idéal.

Il peut être têtu, râleur, difficile à convaincre et particulièrement attaché à ses habitudes. Mais c’est aussi un homme qui refuse de renoncer à sa liberté et à son indépendance.

Ses amis Robert, Raymond et Jacques apportent d’ailleurs une belle respiration au récit. Entre souvenirs et repas partagés, ils permettent à l’album de conserver une vraie chaleur humaine.

Et les scènes autour de la nourriture participent beaucoup à cette ambiance. Les personnages parlent, plaisantent et cuisinent, avec notamment quelques plats qui donnent presque envie de passer directement derrière les fourneaux.

✏️ Un dessin qui accompagne parfaitement le ton

Le dessin de Pierre Van Hove fonctionne particulièrement bien pour ce type d’histoire.

Son style semi-réaliste et expressif permet de faire passer les émotions sans alourdir le récit. Les personnages ont suffisamment de caractère dans leurs expressions et leurs attitudes pour que l’humour puisse fonctionner sans avoir besoin d’en rajouter.

C’est aussi ce qui permet à l’album de naviguer entre tendresse et mélancolie sans jamais donner l’impression de forcer l’émotion.

❤️ Une BD sur la vieillesse qui préfère rire que dramatiser

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans Vieux Papa, c’est cette capacité à parler d’un sujet qui nous concerne finalement tous sans tomber dans le pathos.

La vieillesse n’est ni idéalisée ni transformée en catastrophe permanente. Elle est montrée avec ses contraintes, ses frustrations, ses moments de solitude, mais aussi avec ses plaisanteries, ses amitiés et ses petits plaisirs.

Le récit étant présenté comme presque autobiographique, cette proximité avec le vécu renforce encore son côté réaliste.

Une BD qui fait sourire, parfois réfléchir, et qui rappelle surtout que derrière les problèmes liés à l’âge, il y a toujours une personne qui souhaite continuer à décider pour elle-même.

Vieux Papa est une chronique humaine, drôle et parfois touchante sur la vieillesse et la perte progressive d’autonomie. Anne Baraou évite les grands discours pour privilégier les situations du quotidien, tandis que le dessin de Pierre Van Hove donne au récit une vraie expressivité.

Une lecture particulièrement accessible, qui peut faire écho à ceux qui accompagnent aujourd’hui un parent vieillissant comme à ceux qui savent qu’un jour, la situation pourrait être la leur.

Le BD Vieux Papa aux éditions Delcourt est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 14.50€

Uri Tupka et les Dieux : notre avis sur la BD de Mike Mignola

Avec Uri Tupka et les Dieux, Mike Mignola poursuit l’exploration de son nouvel univers de fantasy après Le Carnaval des cadavres. Mais cette fois, l’auteur abandonne la forme anthologique pour suivre un personnage unique dans un monde où les dieux semblent avoir disparu. Une aventure étrange, parfois déroutante, mais qui confirme surtout que Mignola n’a absolument pas fini de nous surprendre.

Publié chez Delcourt le 3 septembre 2026, l’album est proposé au prix de 17,50 €.

🌑 Un monde qui ne donne aucune réponse

Uri Tupka est un fugitif qui traverse une contrée dont nous ne connaissons finalement presque rien. À la recherche des dieux, il avance de lieu en lieu, croise des créatures aussi diverses que des dragons, des géants ou des démons et accumule les récits sur ce monde mystérieux.

Et c’est justement là que l’album devient intéressant.

Mignola ne prend pas le lecteur par la main. Les lieux ont des noms, les divinités existent, des événements semblent avoir une histoire… mais beaucoup de choses restent volontairement inexpliquées. On découvre cet univers comme Uri lui-même : par fragments.

Il faut accepter de ne pas tout comprendre immédiatement.

Personnellement, c’est un aspect que j’ai beaucoup apprécié. Cette impression de parcourir un monde qui existait avant notre arrivée donne une vraie profondeur au récit. Mais c’est aussi un choix narratif qui pourra déstabiliser certains lecteurs.

🗺️ Une aventure qui avance par fragments

L’album possède un rythme particulier. L’action n’est pas forcément permanente, mais les ellipses sont nombreuses et permettent à Uri de parcourir rapidement de vastes territoires.

Une carte accompagne d’ailleurs son voyage et renforce cette sensation de périple.

Le récit joue également beaucoup avec les histoires racontées, transmises ou rapportées. Une histoire peut en contenir une autre, donnant progressivement à l’univers cette dimension de légende en construction qui semble constituer l’un de ses principaux fils conducteurs.

C’est très différent de Hellboy et des autres créations de Mignola, qui prenaient souvent appui sur notre propre monde pour y faire surgir le fantastique.

Ici, les repères sont beaucoup plus rares.

👁️ Du pur Mignola dans un univers totalement nouveau

Même si l’univers change, certains éléments restent immédiatement reconnaissables.

On retrouve cette fascination pour le folklore, les créatures étranges, l’horreur et les mythes, avec en prime une dimension presque cosmique qui peut évoquer par moments l’imaginaire lovecraftien.

J’ai également trouvé assez amusante la ressemblance physique entre Uri et son créateur. Difficile de ne pas y voir un petit jeu de miroir entre cet hérétique vieillissant parti à la recherche de dieux disparus et l’auteur qui, lui aussi, semble partir explorer un territoire entièrement nouveau.

Ce n’est évidemment qu’une lecture personnelle, mais elle ajoute une petite saveur supplémentaire au personnage.

✒️ Un dessin toujours aussi reconnaissable

Côté graphique, Mike Mignola reste fidèle à ce qui fait sa force.

Son trait extrêmement épuré, son utilisation des noirs et des ombres et sa manière de construire des silhouettes immédiatement identifiables donnent à l’album une atmosphère qui lui appartient totalement.

Il n’a pas besoin de multiplier les détails pour rendre un décor inquiétant ou une créature impressionnante. Quelques formes, des masses noires et une composition bien pensée suffisent souvent.

Les bonus présents dans l’album sont également intéressants pour découvrir des croquis et des éléments du processus de création, et permettent de mesurer le travail réalisé en amont.

⭐ Une petite pépite qui ose prendre des risques

Uri Tupka et les Dieux n’est pas forcément une lecture évidente. Son univers encore très mystérieux et ses nombreuses références non expliquées peuvent laisser certains lecteurs sur le bord du chemin.

Mais c’est aussi ce qui fait son charme.

Mignola accepte de ne pas tout expliquer pour laisser son monde respirer, et cette prise de risque fonctionne particulièrement bien pour moi. L’auteur semble prendre un véritable plaisir à multiplier les idées, les créatures et les récits sans chercher immédiatement à tout relier.

Après Le Carnaval des cadavres, cette nouvelle aventure confirme donc que les Contrées inconnues ont encore beaucoup à raconter.

Et avec Uri Tupka et les Démons annoncé comme la suite, une chose est certaine : j’ai envie de connaître la suite.

Uri Tupka et les Dieux est une BD aussi fascinante qu’étrange, portée par un univers volontairement mystérieux et un Mike Mignola toujours aussi inspiré graphiquement. Une aventure qui ne livre pas toutes ses clés, mais qui donne justement envie de continuer à chercher.

Dragon Quest dépasse les 100 millions de jeux vendus dans le monde

Quarante ans après ses débuts au Japon, Dragon Quest franchit un cap historique. Square Enix annonce que la célèbre franchise de RPG a désormais dépassé les 100 millions de jeux vendus à travers le monde.

Un chiffre qui intervient alors que la série continue de miser sur son patrimoine avec plusieurs remakes d’épisodes emblématiques, tandis que de nouveaux projets viennent prolonger l’univers imaginé par Yuji Horii.

🎮 40 ans d’histoire pour une série devenue incontournable

Le premier Dragon Quest est sorti au Japon en 1986. Quatre décennies plus tard, la franchise compte 11 épisodes principaux, auxquels s’ajoutent de nombreux spin-offs.

Son influence ne s’est d’ailleurs pas limitée au jeu vidéo. Dragon Quest s’est progressivement développé à travers différents médias, avec notamment des films, des séries animées, des romans, des mangas ainsi qu’une importante quantité de produits dérivés.

L’identité de la série repose notamment sur un système de jeu accessible, des aventures centrées sur la narration, des personnages reconnaissables et une galerie de monstres devenue emblématique. Les créations visuelles d’Akira Toriyama et les compositions musicales ont également participé à construire l’identité de la franchise.

🏰 La trilogie d’Elric revient en HD-2D

Ces dernières années, Square Enix a notamment remis plusieurs épisodes historiques au goût du jour.

Dragon Quest III HD-2D Remake et Dragon Quest I & II HD-2D Remake permettent ainsi de redécouvrir l’intégralité de la trilogie d’Elric avec une nouvelle direction artistique en HD-2D.

Ces remakes ne se contentent pas de moderniser les graphismes. Square Enix indique également avoir intégré du nouveau contenu narratif ainsi que différentes évolutions du gameplay.

Une manière de rendre ces épisodes plus accessibles tout en conservant leur place dans l’histoire de la série.

🧩 Dragon Quest VII revisité en 2026

Autre exemple de cette volonté de revisiter le catalogue historique : Dragon Quest VII Reimagined, lancé au début de l’année 2026.

Le titre reprend Dragon Quest VII: Fragments of the Forgotten Past, sorti initialement en 2000, et propose une nouvelle interprétation de l’aventure.

Les personnages issus du travail d’Akira Toriyama bénéficient notamment d’une nouvelle approche visuelle en 3D, tandis que l’exploration, les environnements et les donjons ont été repensés. Certains décors adoptent notamment une esthétique évoquant des dioramas.

🌟 Un anniversaire marqué par un cap symbolique

Le dépassement des 100 millions de jeux vendus intervient donc à un moment particulier pour Dragon Quest, alors que la franchise célèbre son 40e anniversaire.

Entre remakes d’épisodes historiques, nouveaux projets et présence dans différents médias, la série continue ainsi de s’appuyer sur un catalogue construit depuis 1986.

Square Enix accompagne cette annonce d’une vidéo commémorative consacrée aux 40 ans de Dragon Quest, avec la participation de Yuji Horii, son créateur.

Jujutsu Kaisen : l’intégrale du manga arrive en 6 coffrets chez Ki-oon

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Les lecteurs qui attendaient une occasion de réunir l’intégralité de Jujutsu Kaisen vont pouvoir se lancer dans une nouvelle collection. Ki-oon annonce une édition intégrale du manga de Gege Akutami, répartie en six coffrets illustrés regroupant les 31 tomes de la série.

Une proposition qui s’adresse aussi bien aux lecteurs ayant découvert l’œuvre avec l’anime qu’à ceux qui souhaitent simplement réunir la série complète dans une édition pensée pour la collection.

📚 31 tomes répartis dans six coffrets

La particularité de cette édition réside dans sa présentation : les 31 volumes de Jujutsu Kaisen seront répartis dans six coffrets dont les illustrations ont été conçues pour former une fresque lorsqu’ils sont placés côte à côte.

Les deux premiers coffrets seront les premiers disponibles en librairie.

Le coffret 1 réunira les tomes 0 à 5 et sera proposé au prix de 41,70 €.

Le coffret 2, qui contiendra les tomes 6 à 10, sera vendu 34,75 €.

Les deux coffrets sont annoncés pour le 5 novembre 2026.

La série étant terminée, cette collection permettra donc de réunir progressivement l’intégralité de l’histoire de Yuji Itadori et de ses compagnons.

👁️ L’histoire de Yuji Itadori commence avec une relique maudite

Avant les affrontements qui feront de Jujutsu Kaisen l’un des grands mangas de dark fantasy de sa génération, l’histoire commence avec un lycéen aux capacités physiques exceptionnelles.

Yuji Itadori fréquente le club de spiritisme de son établissement sans réellement croire aux phénomènes surnaturels. Mais lorsqu’une mystérieuse relique est découverte, la situation dégénère rapidement.

Le jeune homme décide alors d’avaler le doigt d’une créature millénaire afin de protéger ses camarades. Une décision qui le conduit directement à partager son corps avec Ryomen Sukuna, l’une des figures les plus redoutées de cet univers.

Contre toute attente, Yuji parvient cependant à conserver le contrôle de son propre corps.

Pour les exorcistes, cette situation représente toutefois une menace qu’il faut éliminer. Une condamnation à mort est prononcée contre Yuji, avec une possibilité de sursis : retrouver les autres doigts de Sukuna et les ingérer avant de procéder à l’exécution définitive.

⚔️ Une collection pour retrouver toute la série

Cette édition intégrale constitue surtout une nouvelle manière de collectionner Jujutsu Kaisen, avec des coffrets qui prennent une dimension graphique lorsqu’ils sont réunis.

Pour les lecteurs qui ont découvert Yuji, Megumi, Nobara, Gojo et les autres personnages grâce à l’adaptation animée, c’est également l’occasion de revenir à l’œuvre originale et de suivre l’aventure dans son intégralité.

Jujutsu Kaisen – Intégrale, coffrets 1 et 2, sera disponible en librairie le 5 novembre 2026 chez Ki-oon.

Keylocker : le JRPG cyberpunk arrive en édition physique sur PS5 et Nintendo Switch

Avis aux amateurs de JRPG atypiques : Keylocker | Turn Based Cyberpunk Action débarque désormais en édition physique sur PlayStation 5 et Nintendo Switch. Développé par Moonana Games et édité physiquement par Tesura Games et Serenity Forge, le jeu propose un mélange assez particulier entre cyberpunk, RPG au tour par tour et mécanique de jeu rythmique.

Disponible depuis le 22 septembre 2026, Keylocker est proposé en version standard, mais également dans une édition collector particulièrement fournie.

⚡ Un JRPG où la musique devient une arme

Dans Keylocker, le joueur incarne B0B0, une chanteuse et compositrice qui évolue sur une planète Saturne loin d’être accueillante. Le jeu mélange une structure de JRPG traditionnel avec des affrontements qui demandent de réaliser certaines actions en temps réel.

La musique n’est donc pas uniquement un élément d’ambiance. Elle devient une véritable source de pouvoir, permettant notamment d’utiliser l’électricité aussi bien pour attaquer que pour se défendre.

Les combats reprennent le principe du tour par tour, tout en ajoutant des séquences inspirées des jeux de rythme : viser, attaquer, bloquer ou parer demande ainsi davantage d’implication de la part du joueur.

🎤 Une aventure cyberpunk qui laisse des choix au joueur

L’univers de Keylocker repose également sur les décisions prises au fil de l’aventure. Les joueurs peuvent développer des relations avec les habitants, leur offrir des cadeaux et effectuer différents choix susceptibles de modifier le déroulement de l’histoire.

Plusieurs personnages disposent par ailleurs de leur propre progression et de compétences spécifiques. L’équipement peut être personnalisé et des talents supplémentaires peuvent être débloqués grâce aux clés récupérées pendant les affrontements.

Autre particularité : aucune rencontre aléatoire ne vient interrompre l’exploration. Les ennemis sont directement visibles et les combats peuvent donc être abordés avec davantage d’anticipation.

🎶 Une bande-son au cœur de l’expérience

La dimension musicale ne s’arrête pas aux combats. Le jeu propose également un mini-jeu Music Show, permettant notamment de jouer avec les personnages rencontrés durant l’aventure.

Les compositions sont signées Elektrobear, connu notamment pour son travail sur Momodora et Virgo Versus The Zodiac, avec des interprétations assurées par Psamathes.

📦 Une édition collector particulièrement complète

L’édition standard comprend le jeu physique, une planche d’autocollants originale ainsi qu’un billet permettant de télécharger la bande originale.

La version collector ajoute plusieurs éléments destinés aux collectionneurs :

  • le coffret collector ;
  • le jeu physique ;
  • la planche d’autocollants ;
  • le billet de téléchargement de la bande originale ;
  • le CD de la bande originale ;
  • un pin’s magnétique B0B0 ;
  • une affiche recto-verso ;
  • une figurine acrylique représentant B0B0 en train de chanter.

Keylocker | Turn Based Cyberpunk Action est donc désormais disponible physiquement sur PS5 et Nintendo Switch, avec une proposition qui mélange RPG, musique, cyberpunk et combats rythmés.

Tatari Tome 8 : la revanche des yokai avant le dernier combat

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Avec son huitième tome, Tatari entre clairement dans sa dernière ligne droite. Après la défaite subie précédemment, Tatari et les yokai ne comptent pas rester sans réaction. Accompagnés des onmyoji, ils passent à l’offensive et infiltrent les installations qui servent de base à Isha Lu.

L’objectif est simple : prendre leur revanche. Mais ce volume ne se contente pas d’enchaîner les affrontements. À l’approche de la conclusion, plusieurs éléments du récit trouvent enfin leur place.

⚔️ Un tome qui mise sur l’action

Difficile de reprocher à ce volume son manque de rythme. Les combats s’enchaînent pratiquement sans temps mort et chaque confrontation permet de retrouver un adversaire différent.

Raiden affronte Liber, pendant que Beriko se retrouve face à Öllegård. Pendant ce temps, Konia, Haris, Abe et les onmyoji tentent de protéger l’hôpital où se trouvent Yuki et les autres.

La situation évolue encore lorsque Killberry, présenté comme le plus puissant membre des Gene Richers, entre dans la bataille.

Le lecteur a donc droit à une succession de techniques et de pouvoirs particulièrement spectaculaires. L’aspect visuel fonctionne bien et l’approche très offensive de ce huitième tome colle parfaitement à l’idée d’un affrontement décisif.

💥 Des combats parfois trop vite réglés

C’est également là que se trouve ma principale réserve.

Certains affrontements donnent malheureusement l’impression d’être expédiés un peu trop rapidement. Les rapports de force évoluent parfois de manière brutale et il devient difficile de comprendre comment certains personnages peuvent soudainement rivaliser avec des adversaires qui les avaient largement dominés auparavant.

Après leur précédente défaite, les yokai semblent ainsi disposer de nouvelles ressources ou capacités cachées, sans que leur progression soit toujours suffisamment développée.

Le spectacle est là, mais j’aurais aimé que plusieurs de ces confrontations bénéficient de davantage de temps pour installer la tension et rendre leur conclusion plus convaincante.

🧩 Les combats servent aussi à refermer l’histoire

Heureusement, ce tome ne repose pas uniquement sur le spectacle.

À mesure que les affrontements progressent, plusieurs fils narratifs sont refermés. L’histoire profite notamment de cette dernière grande bataille pour apporter de nouvelles informations sur le passé de Tatari et sur certains personnages.

On découvre notamment davantage de choses sur la manière dont Tatari a autrefois été enfermé, tandis que la confrontation entre Belter et Liber permet de mettre leurs sentiments davantage en lumière.

Ces révélations ont leur importance, car Tatari avait parfois tendance à multiplier les personnages, les enjeux et les ramifications. Ce huitième volume commence justement à resserrer l’intrigue autour de son objectif final.

🔥 Tatari prépare son dernier acte

Ce tome 8 ressemble donc véritablement à une étape de transition vers la conclusion.

Les affrontements permettent de régler plusieurs situations secondaires, les personnages dévoilent leurs dernières cartes et le récit commence à préparer le climax final.

Tout n’est pas parfaitement équilibré, notamment à cause de combats qui auraient mérité davantage de développement, mais l’ensemble reste efficace et suffisamment dynamique pour donner envie de découvrir la suite.

Après ce huitième volume, une seule question demeure vraiment : jusqu’où Tatari devra-t-il aller pour terminer cette histoire ?

Un avant-dernier tome dynamique qui fait avancer l’histoire vers sa conclusion. Les combats sont nombreux et spectaculaires, même si certains rapports de force paraissent trop faciles. Les révélations sur le passé et les personnages permettent toutefois de resserrer efficacement l’intrigue avant le grand final.

Le manga Tatari (Tome 8), est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.20€

Jujutsu Kaisen Modulo Tome 1 : une suite qui ose changer les règles

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Jujutsu Kaisen Modulo avait tout pour être une mauvaise surprise. Après la conclusion de la série originale en 30 tomes, Gege Akutami revient dans un format beaucoup plus court, avec une histoire située plusieurs décennies après les événements connus. Et surtout, l’univers des exorcistes accueille cette fois… des extraterrestres.

Sur le papier, le mélange paraît franchement improbable. À la lecture, il se révèle pourtant beaucoup plus cohérent que prévu.

🌍 Jujutsu Kaisen, mais 68 ans plus tard

L’histoire de Modulo se déroule 68 ans après la disparition de Ryômen Sukuna. Le monde a changé et les conséquences du conflit qui a opposé les exorcistes à Sukuna continuent de peser sur l’équilibre international.

Le Japon occupe désormais une position très particulière. C’est précisément dans ce contexte que les Simuriens, une civilisation extraterrestre possédant des capacités proches de celles des exorcistes, cherchent à s’installer sur Terre.

Évidemment, accueillir une population venue d’un autre monde ne se résume pas à lui trouver une place. Sont-ils des réfugiés, une menace potentielle ou de futurs partenaires ? C’est cette question qui constitue l’un des principaux moteurs du premier tome.

Pour tenter d’établir un dialogue, Maruru est envoyé comme émissaire. Il se retrouve associé à Yuka et Tsurugi, deux jeunes exorcistes issus de la descendance de Yuta Okkotsu et Maki Zenin.

Et si le trio fonctionne, ce n’est certainement pas parce que tout le monde est immédiatement sur la même longueur d’onde.

🤝 Une suite qui parle surtout de différence

C’est probablement l’aspect le plus intéressant de ce premier tome. Jujutsu Kaisen Modulo ne cherche pas simplement à reproduire la formule de son prédécesseur avec de nouveaux personnages.

Gege Akutami utilise son univers pour aborder des questions beaucoup plus larges : acceptation de l’autre, intégration, peur de l’étranger, compromis, coexistence et risque de conflit.

Les missions confiées à Yuka, Tsurugi et Maruru servent ainsi autant à faire avancer l’intrigue qu’à confronter les personnages à leurs propres préjugés.

Le concept fonctionne d’autant mieux que les Simuriens ne sont pas simplement présentés comme une nouvelle menace à éliminer. Leur présence oblige les protagonistes à réfléchir avant de sortir les armes.

Et c’est là que Modulo devient assez différent de Jujutsu Kaisen.

⚠️ Un pari surprenant… et forcément risqué

Soyons honnêtes : les extraterrestres dans Jujutsu Kaisen, il fallait oser.

On passe d’un univers essentiellement construit autour des malédictions, des exorcistes et du surnaturel à une situation où l’altérité vient littéralement de l’espace. Le changement peut déstabiliser les lecteurs attachés à l’identité originale de la série.

Pourtant, le choix devient progressivement plus intéressant lorsqu’on comprend ce qu’Akutami veut raconter.

Le problème vient davantage du format. Trois tomes pour développer un contexte géopolitique, de nouveaux personnages, une civilisation extraterrestre et des thématiques aussi lourdes, c’est particulièrement ambitieux.

Ce premier volume pose beaucoup de questions. Reste maintenant à savoir si les deux suivants auront suffisamment de place pour apporter des réponses satisfaisantes.

✍️ Yûji Iwasaki prend le relais au dessin

Autre changement important : Gege Akutami ne dessine plus la série. Il assure ici l’écriture et le scénario, tandis que Yûji Iwasaki prend en charge les illustrations.

L’association fonctionne globalement bien.

Le trait d’Iwasaki est propre, lisible et efficace, avec quelques très belles planches. En revanche, il lui manque encore cette identité graphique immédiatement reconnaissable qui caractérisait le Jujutsu Kaisen original.

C’est surtout pendant les combats que la différence se remarque. Les affrontements restent efficaces, mais leur mise en scène paraît moins percutante que dans la série principale.

Cela dit, le nouveau dessinateur possède suffisamment de personnalité pour que Modulo ne donne pas simplement l’impression d’être une copie graphique de son prédécesseur.

🔥 Une suite qui mérite qu’on dépasse le premier choc

Avec ce premier tome, Jujutsu Kaisen Modulo prend un risque réel. Plutôt que de prolonger mécaniquement l’histoire originale, Gege Akutami change considérablement le contexte et utilise les décennies écoulées pour construire une nouvelle situation.

Le résultat est parfois déconcertant, mais surtout beaucoup plus ambitieux qu’on pouvait l’imaginer.

J’ai particulièrement apprécié le fait que les nouveaux éléments ne servent pas uniquement à créer des combats supplémentaires. Le conflit potentiel entre humains et Simuriens permet au contraire de poser des questions sur la coexistence et la peur de l’autre.

Reste une grosse inconnue : trois tomes seront-ils suffisants pour donner à cette idée toute l’ampleur qu’elle mérite ?

Pour l’instant, Modulo est une expérience étonnante qui ne cherche clairement pas à jouer la sécurité. Et après la fin de Jujutsu Kaisen, ce n’est peut-être pas plus mal.

Une suite surprenante et ambitieuse, qui prend le risque de transformer profondément l’univers de Jujutsu Kaisen. Le changement de direction pourra dérouter, mais les thématiques abordées donnent à cette nouvelle histoire une vraie raison d’exister.

Le manga Jujutsu Kaisen Modulo Tome 1, est disponible dès maintenant dans toutes les bonnes librairies au prix de 7.20€

We Are Dreamers : Legami transforme ses valeurs en roman d’aventure

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Après la papeterie et les cadeaux, Legami se lance dans le roman d’aventure. La marque italienne publiera en France, le 1er octobre 2026, We Are Dreamers – La bataille des fraises, un récit imaginé par Alberto Fassi, fondateur et PDG de Legami.

Publié en France par Les Livres du Dragon d’or et illustré par Bruno Iacopo, le livre entend proposer aux jeunes lecteurs une aventure où amitié, différence, entraide et protection de la nature occupent une place centrale.

🌈 Un monde où tout le monde doit rentrer dans le même moule

L’histoire se déroule dans une société où tout est contrôlé et où les individus sont poussés à correspondre à un modèle prédéfini.

À l’approche des NEXT, les enfants de douze ans doivent passer quatre jours d’épreuves pour tenter d’accéder au statut Premium ou décrocher l’une des très convoitées Étoiles d’Or. Pour ceux qui échouent, deux mots résument leur avenir : Campus et réinitialisation.

Alice connaît parfaitement les règles de ce système. Elle aimerait d’ailleurs réussir à devenir la fille parfaite que sa mère attend d’elle. Pourtant, une partie d’elle-même sait qu’elle ne correspond pas au modèle imposé.

Sa rencontre avec trois autres enfants va progressivement changer la donne.

🐷 Quatre amis contre les règles

Alice va faire équipe avec Bruno, un géant particulièrement généreux, Daniela, perfectionniste assumée, et Carlo, inventeur aussi brillant que spécialiste des catastrophes.

Le quatuor va alors s’aventurer dans un territoire que personne ne semble avoir exploré depuis longtemps : les failles du système.

C’est là que les règles semblent perdre leur pouvoir. Les couleurs réapparaissent, la nature reprend ses droits et les lignes imposées par la société commencent à disparaître.

Même les rencontres les plus improbables deviennent possibles, notamment avec un cochon et des poules plutôt particulières.

Derrière cette aventure, We Are Dreamers – La bataille des fraises développe donc une idée simple : ce qui est considéré comme une imperfection peut aussi devenir une force.

🌱 Un roman marqué par la défense de la nature

Le rapport à la nature constitue l’un des axes importants du projet. Alberto Fassi a notamment fondé le Parc Nature Protégée DREAMLAND, consacré à la protection et à la valorisation de la biodiversité.

Le roman reprend cette sensibilité en proposant un univers dans lequel la nature représente aussi une forme de liberté face à une société devenue trop contrôlée.

L’objectif affiché par Legami est ainsi de transmettre une philosophie fondée sur les relations humaines, l’optimisme, l’acceptation de soi et l’attention portée au monde qui nous entoure, sans abandonner l’humour et l’aventure.

📅 Date de sortie de We Are Dreamers

We Are Dreamers – La bataille des fraises sera disponible en France à partir du 1er octobre 2026.

Le roman sera proposé dans les librairies et papeteries, mais également dans les boutiques Legami, sur le site de la marque et sur Lisez.com.

Une première aventure littéraire pour Legami qui entend donc prolonger son univers coloré au-delà de la papeterie, avec un récit destiné aux lecteurs qui aiment les histoires de rêves, d’amitié et de liberté.

Dreamland fête ses 20 ans avec un pop-up store à Paris

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Vingt ans après ses débuts, Dreamland s’offre une nouvelle étape dans les célébrations de son anniversaire. Pika Édition organisera à Paris un pop-up store entièrement consacré à l’univers imaginé par Reno Lemaire, du 16 au 19 octobre 2026.

L’occasion pour les lecteurs de retrouver l’ambiance de la série, mais aussi de découvrir plusieurs surprises préparées pour cette année anniversaire.

🌙 20 ans de Dreamland : une série qui a grandi avec ses lecteurs

Lancée en 2006, Dreamland compte aujourd’hui 24 tomes et plus de 800 000 exemplaires en circulation. La série suit Terrence, un lycéen plutôt discret dont le quotidien change radicalement lorsqu’il parvient à dépasser sa peur du feu.

Cette victoire va lui permettre d’accéder à Dreamland, le monde des rêves, dans lequel il devient un contrôleur du feu. Sa vie se retrouve alors partagée entre les cours et les aventures nocturnes, aux côtés notamment d’Ève, Savane et Sabba.

Pour célébrer ces deux décennies, les initiatives se sont multipliées en 2026 autour de la création de Reno Lemaire : anime diffusé à l’international, exposition au festival Quai des Bulles, mook consacré à l’univers de la série et édition collector du tome 24.

Le programme anniversaire se poursuivra donc cet automne avec une expérience plus directement tournée vers les lecteurs.

🏪 Un lieu éphémère consacré à l’univers de Dreamland

Pendant quatre jours, le public pourra se rendre au 39 rue Volta, dans le 3e arrondissement de Paris, à proximité de la station Arts et Métiers.

Le pop-up store proposera notamment une exposition de planches originales de Dreamland, mais aussi des goodies exclusifs et différentes animations. Pika Édition annonce également la présence de Reno Lemaire et de plusieurs auteurs ayant participé à Dreamland Le Mook, publié le 23 septembre 2026.

Les rencontres et séances de dédicaces seront précisées ultérieurement : le planning des auteurs n’a pas encore été communiqué.

📅 Dreamland : toutes les informations sur le pop-up store

  • Dates : du vendredi 16 au lundi 19 octobre 2026
  • Adresse : 39 rue Volta, 75003 Paris
  • Métro : Arts et Métiers
  • Horaires : de 10h30 à 19h
  • Au programme : exposition, goodies exclusifs, rencontres et autres surprises
  • Dédicaces : planning à venir

Avec ce rendez-vous parisien, les 20 ans de Dreamland devraient donc se prolonger au contact direct de son public. Après deux décennies de publication, l’univers de Reno Lemaire continue ainsi d’occuper une place particulière dans le paysage du manga français.